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Alice

Titre VO: Alice (Ce Cycle est Terminé)

Auteur : Lewis Carroll
Alice

Alice au pays des merveilles

Alice, petite fille vive et intelligente, parfaitement éduquée, s’ennuie sur un banc par une belle journée d’été. Elle aperçoit soudain un lapin blanc, habillé d’un gilet et équipé d’une montre à gousset, qui file devant elle en s’écriant qu’il est en retard. Poussée par une curiosité bien légitime, elle décide alors de le suivre mais tombe dans un trou qui semble sans fond, mais la mène au Pays des Merveilles. C’est le début d’aventures tour à tour inquiétantes ou loufoques, et de rencontres de personnages qui ne le sont pas moins.

Alice

De l'autre côté du Miroir

Alice a maintenant neuf ans. Nous la retrouvons cette fois enfermée chez elle, alors que la neige tombe au dehors. L’ennui de ne pouvoir sortir guette, alors la petit fille engage la conversion (ou plutôt le monologue) avec l’un de ses turbulents chatons. Son attention est en fin de compte attirée par le miroir au-dessus de la cheminée, et elle se demande à quoi ressemble le monde de l’autre côté… Quoi de mieux que de le vérifier par soi-même ? S’engage alors une partie d’échec, dans laquelle Alice est l’un des pions blancs, et de rencontre en rencontre, tente d’atteindre l’autre bout de l’échiquier pour devenir une reine.


Critique

Par Publivore, le 24/11/2002

Et si vous laissiez de côté tous vos préjugés et que vous décidiez de découvrir les véritables aventures de l’une des héroïnes les plus connues de la littérature dite enfantine ?
Popularisée par Disney (dont le dessin animé est un mélange des deux livres) puis utilisée ” à toutes les sauces ” et sans discernement, Alice a fini par perdre son originalité dans l’imagerie populaire. Et pourtant, en replaçant ces livres dans leur époque, au milieu du XIXème Siècle, il est incontestable qu’ils sortent de l’ordinaire et méritent le détour… de préférence en VO ! (Jetez-vous à l’eau, c’est très abordable, en particulier pour le premier volume). En effet, l’un des principaux attraits de ces ouvrages est l’utilisation à tout va de la logique de l’absurde, fondée essentiellement sur les idiomes et les tournures de phrase de la langue anglaise. Pour éclairer mon propos, je comparerais les facéties linguistiques de Lewis Carroll aux sketches de Raymond Devos.
Mais limiter les aventures d’Alice à de simples jeux de mots serait injuste. Il faut aussi considérer sa formidable galerie de personnages, tous très différents et plus loufoques les uns que les autres, et le rythme effréné auquel Alice les rencontre… à tel point que cela frise parfois l’overdose pour le lecteur, reconnaissons-le !
Mais poésie et nostalgie ne manquent pas de se confondre à la lecture de ces évocations de l’enfance, de son pouvoir de suggestion et de ses certitudes. Car si ces mondes sont des créations oniriques de la petite Alice, lui permettant de grandir, de se découvrir elle-même et d’assimiler les leçons des adultes, il est plus difficile pour ces derniers d’y accéder, à l’exemple de sa sœur qui en effleure les portes dans la dernière page du premier roman (un petit chef d’œuvre à elle seule à mon avis)… ou de toi, ami lecteur, qui pourrait parfaitement y rester hermétique, surtout si tu tentes de t’y aventurer dans la langue de Molière !

7.0/10



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