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Apprenez à parler le Dothraki et le Valyrian

Par Nak, le mercredi 15 mai 2013 à 18:04:24

kraznys Le site Vulture a récemment consacré un long article aux langues inventées dans la série adaptée du Trône de Fer.
Vous trouverez ci-dessous une traduction faite par Nak de cet intéressant article centré sur David J. Peterson, l'homme qui a donné naissance à ces langues dans Game of Thrones.

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L'article traduit

Mauvaise nouvelle pour les fans de Game of Thrones : vous prononcez mal le nom honorifique de Daenerys, ‘’Khaleesi’’. Mais ne vous sentez pas mal. Dans la série de HBO, son serviteur Jorah l’a aussi mal dit ; la prononciation la plus juste serait KHAH-lay-see, et pas Kha-LEE-see selon David J. Peterson, le créateur de la langue, responsable de tous les dialogues en Dothraki et Valyrian prononcés dans la série, et il devient fou chaque fois qu’il l’entend. Argh. Mon Dieu. C’est pas comme ça que c’est censé sonner, dit Peterson. Le changement de voyelle me gêne. En tant qu’architecte de la grammaire de la langue et des règles de prononciation, il est le seul qui puisse d’autorité les corriger, mais il a perdu la bataille pour corriger la prononciation dans l’émission dès le début. Les producteurs ont décidé qu’ils préféraient l’autre façon. Ils ont probablement pensé que la plupart des gens le prononçaient comme ça de toute façon, ce qui est vrai.

Bien sûr, Peterson n’a pas inventé le mot Khaleesi. Il existait dans la série de George R. R. Martin, A Song of Ice and Fire, avec quelques dizaines d’autres imaginés par l’auteur. Mais les producteurs de Game of Thrones ont décidé que nous devions entendre Drogo et son peuple parler davantage dans leur langue maternelle et ont cherché quelqu’un pour étoffer le langage, tout comme Marc Okrand l’a fait avec le Klingon et Paul Frommer avec le Na’vi d’Avatar. Peterson, qui a un master en linguistique de l’Université de Californie-San Diego et a fondé la Language Creation Society, a passé douze à quatorze heures par jour, chaque jour, pendant deux mois à travailler sur la proposition qui lui a valu le poste dans Game of Thrones. Quand il a fini, il avait plus de 300 pages de vocabulaire et de notes expliquant comment la langue Dothraki sonnerait et fonctionnerait. Les critères de sélection favorisaient ceux d’entre nous qui étaient au chômage à l’époque, ce qui était mon cas, a lâché Peterson en riant. (Il a également créé un jargon White Walker qui n’a finalement pas été utilisé dans le pilote.)

Les fans studieux de la série savent déjà que c’est Peterson qui a décidé que les Dothrakis n’auraient aucun mot pour dire merci. Et avant même que les producteurs ne le lui demandent, il s’était lancé dans le Haut Valyrian, que l’on a entendu pour la première fois longuement des lèvres de Daenerys dans l’épisode de dimanche 21 avril 2013. J’avais besoin de traduire quelque chose en Dothraki qui nécessitait un mot pour un type spécifique de pain qui ne pouvait pas selon moi être d’origine Dothraki, mais qu’une civilisation stable, qui n’était pas nomade, aurait pu mettre au point. J’ai donc créé le mot en Haut Valyrian – havon, qui veut dire pain - et l’ai importé en Dothraki. Il a inventé près de 4 000 mots en Dothraki.

Daenerys a spectaculairement parlé en Haut Valyrian, en libérant les Immaculés, donnant des ordres à un dragon de feu et expliquant au cruel marchand d’esclaves Kraznys qu’il était grillé. Pour aider l’actrice Emilia Clarke à délivrer ce monologue en tant que Daenerys (voir vidéo ci-dessous), Peterson a fait ce qu’il fait pour l’ensemble des acteurs qui doivent parler ses langues, traduisant les scripts et envoyant des fichiers audio de lui-même lisant le dialogue. Après avoir vu le produit fini dans l’épisode du 21 avril, Peterson a blogué qu’Emilia Clarke parle vraiment le Haut Valyrian comme une native. Elle a raté un ou deux mots ici ou là, mais ça arrive. Le Haut Valyrian est le latin du monde de Martin, la langue mère, et pour l’élever et la différencier des sons durs et gutturaux du Dothraki, Peterson a fait du Valyrian une langue beaucoup plus mélodieuse ; d’ailleurs il pense que c’est presque trop doux aux oreilles. Sérieusement, ça me rend dingue. C’est comme si la langue (Valyrian) contenait une révérence. Ces mots sont tellement beaux, c’est presque stupide. Par exemple, le mot pour le cuivre est brāedion (prononcez: BRI-dee-on, la première syllabe sonnant comme la première syllabe de bridle (atteler)). Le bronze est brāedāzma (prononcez: BRI-dah-ZMAH, encore une fois commebridle^^). Comment je fais pour m’en sortir ? Celui-ci est drôle: Le mot pour une chaîne est belmon, dit Peterson en riant (humour de linguiste !) "C’est tellement une référence à Simon’s Quest, le jeu vidéo Castlevania II (Clairement !)

Les producteurs de Game of Thrones David Benioff et D.B. Weiss imputent à Peterson d’avoir créé des choses vraiment, vraiment ignobles à dire en Dothraki qu’ils n’ont pas eux-mêmes écrit, et il a essayé de se rattraper avec la version abâtardie du Valyrian plus commun parlé par Kraznys. Une partie du plaisir à créer le Bas Valyrian, c’est que je pouvais vraiment prendre une batte pour casser le joli et parfait Haut Valyrian. Parfois, j’imagine que le Haut Valyrian est une piñata d’un château de princesse, a déclaré Peterson. Pour l’instant dans cette saison, c’est la réplique colorée de Kraznys dans l’épisode trois - Et cela parce que j’aime la courbe de ses fesses (traduit: Si kizy vasko v’uvar ez zya gundja yn hilas) - qui a obtenu la plus grande réaction en ligne.

Peterson a déclaré que Dan Hildebrand, qui joue Kraznys, a fait un travail admirable avec des quantités énormes de dialogues en Valyrian. Il a tendance à égosiller beaucoup des consonnes fricatives, mais je le prends comme une variante du dialecte. Il est très convaincant. (Si vous voulez traduire le traducteur, rendez-vous ici pour un tutoriel rapide sur les fricatives). Le pire, c’est quand des mots ou des parties de phrases sont coupés au montage. C’est le genre de choses que seul Peterson remarquerait, mais comme le gars passe ses journées à vérifier le vocabulaire, ça pique. Genre, non, vous ne pouvez pas laisser tomber ça ! Ce mot est carrément important. Mais Peterson n’ose pas prendre des raccourcis, même s’ils sont presque indétectables. Trop de gens apprennent la langue. Sérieusement. Je pense toujours à eux, comme si un jour à la fin, quelqu’un allait repérer ça. Et qu’est-ce que vous pensez de ça comme validation potentielle ? Martin demande maintenant de temps en temps à Peterson de traduire des passages pour le prochain livre de la série, The Winds of Winter. Il va m’envoyer un courriel une fois par lune bleue, j’y répondrai et je n’aurai pas de retour, a dit Peterson en riant. C’est un mec occupé. Je vais devoir attendre la publication pour voir s’il a utilisé quelque chose.

Article originel
Traduction réalisée par Nak

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