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The Witcher, saison 1 : le bilan !

Par Zakath, le lundi 30 décembre 2019 à 05:35:04

TW Apparu en 1990 sous la plume de l’auteur polonais Andrzej Sapkowski, Geralt de Riv, sorceleur de son état, a vu ses aventures déclinées en nouvelles et en romans puis, le succès aidant, en jeux vidéo.
C’est enfin sur Netflix que le cycle aura été adapté, pour une première saison de huit épisodes, sous la houlette de Lauren Schmidt Hissrich, qui a auparavant participé à l’écriture de séries telles qu’À la Maison blanche ou dans un autre registre Daredevil.
Le résultat est pour le moins inégal. Pour situer le point de vue de cette critique, elle est écrite par quelqu’un qui n’a jamais joué aux jeux et n’a lu que les trois premiers volumes parus chez Bragelonne, avec grand plaisir mais sans en garder beaucoup de souvenirs une fois les livres refermés.

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Le bilan

Après une première scène qui ne paie pas de mine montrant le Sorceleur dans ses œuvres (son job est de chasser d’horribles monstres), on plonge plus avant dans son univers, qui mélange une fantasy des plus classiques avec Elfes, Nains ou dragons, où l’on passe à la taverne pour se voir confier une mission, le conte de fées (le personnage maudit à tête de hérisson) ou encore l’horreur (on a droit par exemple à un affrontement avec une strige particulièrement cauchemardesque). S’ajoutent à cela des luttes de pouvoirs, notamment liées aux ambitions de l’Empire de Nilfgaard, et une académie qui forme des magiciennes à la dure.

Le programme est donc chargé et on suivra en parallèle les aventures de Geralt, la formation de Yennefer pour devenir magicienne, et la fuite de la princesse Ciri après la chute de son royaume. Ces trois intrigues, on s’en apercevra, ne sont en fait pas contemporaines, mais une fois qu’on le réalise toutes les pièces se mettent tranquillement en place pour se rejoindre petit à petit.

Le premier bref aperçu de Henry Cavill en mouvement dans le rôle de Geralt avait suscité davantage de perplexité, voire d’hilarité, que de confiance mais malgré une voix caverneuse artificielle, il porte plutôt bien le rôle-titre sur ses épaules tandis que la plupart de ses partenaires s’en tirent également avec les honneurs, avec une mention spéciale pour Anya Chalotra en Yennefer, Freya Allan dans le rôle de Ciri, et Joey Batey alias Jaskier, agaçant juste ce qu’il faut.

Il y a en a donc un peu pour tous les goûts dans cette saison, entre des intrigues de cour et des combats de rue ou contre des monstres, mais avec un bonheur très variable. On peut ainsi passer d’une ambiance lugubre fort réussie dans des ruines où rôdent des créatures innommables à des décors parfaitement kitsch, et il en est de même pour les costumes, parfois crédibles, parfois grotesques (impossible de ne pas citer les armures nilfgaardiennes dans cette catégorie). On peut donc aussi passer, d’une scène à l’autre, à de la dark fantasy peuplée de monstres hideux, où les personnages principaux sont particulièrement malmenés, où les scènes de sexe sont explicites et où les coups d’épées font couler des flots de sang à des séquences qui ne dépareraient pas dans des téléfilms Hallmark tels qu’on en passait en période de fêtes dans les années 90 pour une petite soirée en famille. Ce qui a son charme, mais ce grand écart est par moment déconcertant.

À l’issue des huit épisodes, il ressort de la saison une impression de grande hétérogénéité, que ce soit dans l’ambiance de la série, la nature des péripéties traversées par les différents protagonistes, la qualité de ses effets spéciaux ou son esthétique. The Witcher n’est pas pour autant un mauvais spectacle, loin de là, mais on peut se demander à quel point cet aspect décousu est volontaire et se retrouvera dans la deuxième saison ou s’il ne s’agissait que des conséquences d’une simple mise en jambes avant de trouver le bon équilibre.


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