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De la valeur des clichés en Fantasy

Par Nak, le mercredi 28 janvier 2009 à 16:16:18

Illustration...Voici traduit pour vous un petit article écrit par Nyssa Pascoe sur les clichés en Fantasy et les discussions qu'ils provoquent.
Et vous, que pensez-vous des clichés dans le monde petit monde de la fantasy ? Existe-t-il une réelle différence avec les archétypes ? Est-ce vraiment dans les vieux pots que l'on fait les meilleurs soupes ?
Cet article vous aidera peut-être à vous décider !

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L'article traduit

Beaucoup font part de leur aversion profonde pour les clichés et les stéréotypes en Fantasy. De nombreux forums sont remplis de gens qui déclament leur haine pour un (ou deux) clichés en particulier, qui semblent surgir un peu partout dans le monde de la Fantasy. Pourtant, ils continuent d’en lire. Les auteurs qui respectent ces clichés et stéréotypes sont toujours en tête des ventes. Chaque auteur en est accusé à un moment ou à un autre de sa carrière ; personne n’est à l’abri d’être pointé du doigt.

Il est probable que les gens continuent d’acheter les livres parce que c’est dans leurs racines. La majorité des anciens mythes fournit des clichés similaires à ceux que l’on trouve dans la Fantasy actuelle – le héros pauvre et réticent, la résurrection, les objets mystiques et magiques, les personnages de mentors.

Les gens dissocient les clichés, les personnalités ou autres de la mythologie d’origine et les relient uniquement aux auteurs populaires actuels. Je me souviens d’un lecteur qui accusait quelqu’un d’avoir plagié C.S. Lewis pour avoir mis des centaures dans son histoire, ainsi ignorant complètement le fait que les centaures viennent de la mythologie grecque d’il y a un millier d’années (NdT : un bon millier d’années, en effet !).

En utilisant des clichés, en reproduisant constamment les anciens mythes, est-ce qu’on ne créerait plus de nouveaux mythes ?

Et bien, quand Tolkien a décrit les elfes comme beaux, immortels et semblables aux humains, il a rejeté l’ancienne version du mythe qui voulait que les elfes soient de petites gens malicieuses apparentés aux fées. Il a produit quelque chose de nouveau.

Ca m’amuse de voir que ces auteurs que l’on considère souvent comme étant soumis aux clichés sont ceux qui assurent ne pas lire eux-mêmes de Fantasy, parce qu’ils veulent éviter d’en bourrer leurs histoires ! – David Eddings, Terry Goodkind et Sara Douglass se sont autoproclamés « non lecteurs » de leur propre genre. Certains auteurs disent qu’ils écrivent de la Fantasy mais qu’ils n’en lisent jamais parce qu’ils détestent la Fantasy traditionnelle et qu’ils veulent la changer pour qu’elle ne soit plus si cliché.

Il est triste que de nombreuses personnes qui commencent à écrire de la Fantasy n’essaient pas d’être publiées, ou même parfois de simplement finir leur livre, parce que tant de critiques (dans le mauvais sens du terme) ont dit que leur travail était trop cliché, trop semblable à un auteur en particulier. Rappelez-vous, les livres de David Eddings et Robert Jordan sont dits Tolkienesques et parfois même, une version copier-coller du Seigneur des Anneaux.

Je pense que les gens devraient considérer le genre dans lequel ils écrivent. Il est normal qu’avant de faire quelque chose, vous vérifiiez la concurrence, comme dans tout métier. Le métier d’écrivain n’est pas différent. Mais se reposer sur d’obscures connaissances de lectures datant de dix ou vingt ans ne donne aucune indication sur où en est la Fantasy aujourd'hui.

En plus, il faut se calmer ! Trop de gens s’énervent à propos des clichés. Est-ce une nouvelle forme du syndrome du grand coquelicot (NdT : terme utilisé en Nouvelle-Zélande, Australie ou au Canada et qui consiste à rabaisser ceux qui s’élèvent de la masse ordinaire) ?

Article originel traduit par Nak avec permission.
"Clichés in Fantasy" by Nyssa Pascoe translated from The Specusphere with permission.


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