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Chrysalis

Tome 1 du cycle :
ISBN : 978-193500297-0
Catégorie : Bd
Auteur/Autrice : Bennett Marguerite
Dessin : Kristantina Ariela
Coloriste : Kholinne Jessica

Dans l’Angleterre victorienne, une femme et sa dame de compagnie métisse, dotées de pouvoirs surnaturels, entament une relation amoureuse. Dans un monde mêlant fantastique et luxure, elles donnent naissance à un enfant.


Critique

Par Gillossen, le 25/08/2021

Une petite remarque pour débuter ce retour de lecture : si l’on vous dit qu’InSeXts, de Marguerite Bennett et Ariela Kristantina n’est pas à mettre entre toutes les mains, ce n’est pas pour plaisanter. Que ce soit visuellement ou même dans le propos lui-même, certaines planches exigent d’avoir le cœur bien accroché, pour une immense majorité de lecteurs.
Bennett est une scénariste américaine qui a œuvré notamment sur Bombshells, Josie and the Pussycats ou Red Sonja et qui avec InSeXts, signait sa première série créée de toutes pièces et dont elle possède ainsi le contrôle complet. Dans un cadre victorien qui lui n’a au fond rien de bien original, elle nous dévoile une histoire d’amour, certes, mais qui plonge les deux mains dans les entrailles de la vengeance et de la colère, souvent littéralement.
Difficile donc de nier sa détermination à jeter au visage du lecteur un univers sombre et glacé où vivote de rares moments de répit, où pour l’essentiel, le sexe prend là le relais de la mort (Vous avez dit Eros et Tanathos ?). Si au bout du compte, il n’y a rien de fondamentalement perturbant au sens du premier du mot, je dois dire que je me suis senti plusieurs fois presque mal à l’aise devant certaines pages. Toutes les mises en image étaient-elles nécessaires ? Difficile de trancher, contrairement aux personnages eux-mêmes, qui n’hésitent pas à pratiquer une découpe… pas toujours chirurgicale. 
Sur le plan graphique malheureusement, le trait d’Ariela Kristantina pêche parfois. Certains visages se révèlent un peu grossiers et il arrive qu’un personnage semble ne pas avoir tout à fait la même tête d’une case à l’autre, au-delà bien sûr de leurs expressions souvent très exagérées. La mise en couleur n’est quant à elle pas mauvaise mais n’offre rien de bien particulier. 
Une œuvre vénéneuse et sans concession si l’on veut, certes. Pour autant, le message perdrait presque de sa force sous ce déluge sanguinolent. 

6.0/10

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