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Des précisions sur la plainte du Tolkien Trust contre New Line

Par Esdeo, le mercredi 13 février 2008 à 14:45:49

Les détails et les causes de l'action en justice du Tolkien Trust et d'HarperCollins contre New Line, dont nous vous avons déjà déjà parlé, commencent à apparaître. Tout d'abord, la plainte semble avoir été déposée nommément par Christopher Reuel Tolkien, le fils de J.R.R. Tolkien, et elle recouvre plusieurs allégations de rupture de contrat et de fraude : sous-estimation de la part de NewLine des ventes de DVD (autour de 20% des chiffres réels), inclusion dans les coûts de production de la part des profits reversés à Miramax et Saul Zaentz (les précédents détenteurs des droits), destruction des documents et refus d'auditer les deuxième et troisième films de la trilogie. En plus des 150 millions de dollars de dommages compensatoires réclamés en tant qu'ayant-droits sur les adaptations.
En outre, pourquoi cette dernière somme est-elle réclamée ? Il semblerait que cela date du contrat originel de cession des droits d'adaptation à United Artists. Les négociations ont duré deux ans, de 1967 à 1969, et le contrat final de 50 pages est riche de complexités et d'incertitudes. New Line ne croit ainsi pas être contractuellement obligé de payer. Mais alors, note Kristin Thompson, spécialiste de l'affaire, pourquoi ont-ils autorisé un audit sur La Communauté de l'Anneau ?
Autre sujet de confusion : le montant réclamé. L'avocat du Tolkien Trust réclame 7,5% des recettes mondiales de la trilogie, avance le chiffre de 6 milliards de dollars de recettes et réclame finalement 150 millions de dollars. A vos calculettes : 7,5% de 6 milliards font 450 millions de dollars ! Car, dans les recettes mondiales (box office, plus ventes de DVD et autres produits dérivés), une bonne part n'a pas été dans les poches de New Line Cinema, mais celle des distributeurs ou des revendeurs de produits dérivés, et n'est donc pas remise en cause par les plaignants. Cela semble clair mais on peut s'interroger sur cet effet d'annonce, avec un chiffre élevé, prompt à attirer l'attention mais aussi à semer doute et confusion. Cela se surimpose à une autre incertitude : les montants réclamés sont-ils basés sur les recettes ou les profits ? Le son de cloche serait là encore une fois différent entre les plaignants et les accusés ...
Au final, la situation ne remettra sans doute pas en cause l'adaptation, dont le Tolkien Trust réclame aussi, rappelons-le, de pouvoir dénoncer les droits, mais engendrera sans doute un nouveau report ... Et fragilisera encore un peu plus la situation de New Line au sein de Warner.

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