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Succubus blues

Titre VO: Succubus Blues

Tome 1 du cycle : Georgina Kincaid
ISBN : 978-235294267-2
Catégorie : Aucune
Auteur : Richelle Mead

Georgina Kincaid est libraire le jour et succube la nuit. Deux carrières qui ont chacune leurs avantages (le café à volonté, des partenaires agréables…) et leurs inconvénients (la gestion de la salle des stocks, des partenaires moins agréables…) ; mais rien qui ne soit incompatible. N’est-ce pas ?

Critique

Par Zedd, le 20/02/2009

Pour tout vous dire, je ne suis pas un grand fan de bit-lit (aussi connu sous le nom de paranormal romance). Le plus souvent, la propension des héroïnes à s’épandre sur les malheurs de leur vie amoureuse m’ennuie profondément. Le plus souvent. Car certains des représentants du genre ont réussi à me plaire et ce premier volume des aventures de Georgina Kincaid en fait partie.
Commençons par les points forts. La première bonne surprise, c’est la tentative presque réussie de l’auteur à gommer le manichéisme habituel du genre. L’héroïne est un succube et se nourrit de l’énergie de ses pauvres victimes, ses potes sont des vampires ou des démons. Bref, nos héros sont bien loin des poncifs du genre. Le méchant aurait tout aussi bien pu être le gentil dans une autre histoire, plus convenue.
L’autre bon point vient de l’humour omniprésent dans l’ouvrage. Comme dans les bouquins de sa collègue et compatriote Kim Harrison, on retrouve un côté “série B” bienvenu. La langue bien pendue de l’héroïne lui vaudra bien des ennuis. Eclats de rire garantis à de nombreuses reprises lors des dialogues taillés avec talent.
Sans ses rebondissements prévisibles, Succubus Blues aurait pu être un très bon livre. En effet, les péripéties importantes se devinent longtemps à l’avance et, de fait, tombent un peu à plat. De plus, malgré quelques belles tentatives, ce roman n’évite pas totalement les clichés de ce genre de livre. Ainsi, on n’échappe pas aux nombreux soupirants qui tournent autour d’une belle héroïne qui peine à choisir l’élu de son cœur ni aux trois scènes érotiques (quasi)-obligatoires.
Le dernier chapitre et l’épilogue posent les bases du second volume. Un troisième est déjà sorti outre-Atlantique et un quatrième d’ores et déjà annoncé. Espérons que l’auteur sache s’arrêter à temps.
Fort de son refus du manichéisme et d’une touche d’humour appréciable (le pop-corn et le moka ne sont jamais loin), Succubus Blues reste de la bit-lit. Les uns apprécieront, les autres soupireront. J’ai apprécié ce premier volume. Au second tome de ne pas me faire soupirer.

7.5/10

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