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Le Khan blanc

Tome 2 du cycle : Les Lames cosaques
ISBN : 978-295394475-4
Catégorie : Aucune
Auteur : Lamb, Harold

On le nomme Le Loup, le Père des Combats, l’Homme au Sabre Incurvé… 
Aventurier et vagabond, Khlit le Cosaque parcourt les montagnes et les déserts d’Asie en guerrier intrépide, ne répondant qu’à l’appel du sang et de l’acier. Mercenaire à la ruse légendaire, ce vétéran aux cheveux gris se défait de ses nombreux ennemis aussi bien grâce à son esprit affûté qu’au tranchant de sa célèbre épée. Toujours armé de cette lame que tous redoutent, il sillonne le monde en loup solitaire, l’oreille tendue. 
Car là où résonnent les trompettes de la guerre, Khlit n’est jamais loin…

Critique

Par Gilthanas, le 14/02/2020

Devenu le Kha-Khan, empereur des Khans, Khlit le Cosaque n’a cependant rien perdu de son habilité et de sa ruse. Alors qu’il commande maintenant aux hordes Jüngars, les dangers des plaines et des montagnes d’Asie Centrale ne lui sont pas épargnés, et le Loup Blanc devra déployer toute sa ruse pour se sortir des pièges tendus par ses ennemis. 
C’est par eux que la connaissance de l’Asie du XIIIe siècle que possédait Harold Lamb se ressent le plus : Chinois, Tibétains, Ouzbeks, Kirghizes, Tartares, Perses, Kallmarks, aucun de ces peuples n’est ignoré, et tous seront confrontés à la colère du Khan Blanc. A travers trois nouvelles de haute volée, qui se suivent chronologiquement, l’auteur confirme tout son talent d’écrivain, et sa capacité à nous transporter dans des aventures épiques peuplées de personnages nobles ou retors, courageux ou lâches, mais jamais quelconques.
On sent le souffle du désert du Taklamakan alors qu’on le travers en compagnie de Khlit et de ses compagnons de fortune. Ces derniers, très archétypaux, n’en sont pas moins parfaitement dans l’esprit orientaliste des écrits de l’auteur : cette vision fantasmée de l’Asie Centrale, matinée de faits historiques, reste très plaisante à découvrir, de la même manière que l’on peut par exemple arpenter l’Aquilonie en compagnie de Conan.
Les trois nouvelles de ce recueil nous montrent un Khlit vieillissant mais à l’esprit toujours affûté, qui n’hésite pas à braver seul les dangers de ce monde où la frontière entre magie et illusion reste souvent mince. 
Les intrigues développées par Harold Lamb sont plus complexes que celles du premier volume, les rebondissements plus nombreux. En un mot comme en cent, c’est comme le tome un mais en mieux !
L’ouvrage, comme d’habitude dans cette collection, est parsemé d’illustrations des passages-clés des nouvelles, agréables à l’œil et qui facilitent l’immersion. La traduction fort bien menée contribue aussi à nous garder au cœur de ces récits haletants et enlevés, où le lecteur absorbé en viendrait même à sentir les odeurs d’épices et d’encens, le vent sur son visage et son cheval galopant sous lui, tant Harold Lamb parvient à nous garder captif de ses mots.

8.5/10

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