Vous êtes ici : Page d'accueil > L'Actualité fantasy

Ladies, Please! Ou pourquoi les femmes sont des méchantes dans les livres ?

Par Nak, le dimanche 16 novembre 2008 à 23:00:49

Voici pour vous aujourd'hui un article traduit tiré d’un blog tenu par Mme ou Mlle (pourquoi n’avons-nous pas quelque chose de neutre comme en anglais, quand on ne sait pas la situation de la dame en question, hein ? Bref… une personne de sexe féminin (je précise c’est important pour la suite)) Sarah Rees Brennan, auteur irlandaise de The Demon’s Lexicon. Sujet de l’article : pourquoi les femmes sont des méchantes dans les livres ? Contrairement à ce que pourraient être les apparences, cet article est tout public et croyez-moi, c’est à la fois très instructif et bien marrant ! Avis aux amateurs !

En discuter en forum

L'article traduit, c'est du lourd !

Donc j’étais en train de manger des pancakes avec une amie (NdT : je présuppose que c’est unE amiE), et cette conversation a eu lieu.

SARAH : Et ensuite quelqu’un m’a demandé quel était mon personnage de fiction préféré.
AMIE : Lequel as-tu choisi ?
SARAH : Et bien, c’est dur de choisir, mais je pense Elizabeth Bennet.
AMIE : ‘‘Elizabeth Bennet’’ Mais c’est une fille !

Le truc c’est que ça ne m’a pas surprise. J’ai entendu, de nombreuses fois, des choses comme je n’aime pas tellement les personnages féminins, Elles ne sont pas aussi intéressantes, et ainsi de suite. Et parfois ces commentaires sont totalement fondés.

Et pourquoi ça ?
Déjà, première chose, les premiers livres ont été écrits en des temps bien plus misogynes qu’aujourd'hui. Le premier roman anglais est (à débattre) Pamela de Richardson. Laissez-moi vous donner un court résumé de l’intrigue de Pamela.
HEROS : Il y a une demoiselle avenante dénommée Pamela ! Je vais la ravir !
HEROINE : S’il vous plaît, non.
HEROS : Ne croyez pas que je vous demande votre opinion sur le sujet.
LECTEURS : … Pardon, c’est le héros ?
HEROS : Je me jette sur elle !
HEROINE : Je m’évanouis !
HEROS : Oh bien, ça va rendre les choses plus faciles. Il est temps d’arracher tous les vêtements de cette femme inconsciente.
HEROINE : Je ne peux rester consciente assez longtemps pour repousser mon violeur véritable amour, mais j’ai eu la présence d’esprit de lui écrire des notes et de les cacher sous ma robe, puisque je sais qu’il est le genre de type à arracher les vêtements des femmes inconscientes que son cœur sera touché !
NOTES DE L’HEROINE : Cher monsieur, je vous en prie ne me violez pas. Sérieusement. Je le pense.
HEROS : Hmmm.
NOTES DE L’HEROINE : Cher monsieur, ce n’est pas bon du tout.
HEROS : Eeet bieeeen.
NOTES DE L’HEROINE : SERIEUSEMENT QUOI, J’ESPERAI QUE VOUS SERIEZ BIEN GENTIL DE NE PAS ME VIOLER.
HEROS : Oh BON.
HEROINE : Je reprends conscience !
HEROS : Marrions-nous !
LECTEURS : … Hein ?
MECHANTE : Je suis la sœur du héros, venue pour faire la méchante et pour porter des jugements sur Pamela. N’est-ce pas HORRIBLE ?
LECTEURS : Il semble que nous ne soyons plus dans le carrosse qui nous menait tout droit vers Violville, ouais !

Ouais. L’héroïne s’en sort seulement en étant totalement et adroitement belle et bonne, le héros est pardonné et racheté pour sa conduite qui laisse sérieusement à désirer, et le vrai méchant est une dame. (Il y a en fait bien plus dans Pamela que ça, mais je pense que vous voyez où je veux en venir, les rôles suivant le genre ne sont pas exploités suffisamment).
Et comme la plupart des écrivains, vous savez, lisent une tonne de livres, inconsciemment on a absorbé énormément de choses sur combien les femmes peuvent être fictives dans ces premiers romans. C’est la seule explication pour avoir des livres modernes dans lesquels les femmes sont fréquemment vierges (rien de mal à ça, mais c’est présenté de telle façon que ça semble être directement connecté avec la valeur du personnage) et agissent fréquemment comme des bécasses.
Et pourquoi quelqu’un voudrait-il se sentir concerné par une énorme masse de bécasses faibles ? Bien sûr les lecteurs vont s’intéresser davantage aux personnages mâles, bien sûr ils vont les aimer davantage.

Une autre tradition est la démonisation des femmes, parce que la sexualité peut être effrayante, et beaucoup de gens qui écrivent beaucoup de livres étaient des gens droits qui considéraient la sexualité comme effrayante. Donc il y a bien trop de femmes démoniaques qui sont EVIDEMMENT de mœurs légères, et de gentilles filles qui sont vierges. Jusqu’au point où la féminité elle-même se trouve mêlée avec le démon.
Prenez les livres de Narnia, où les femmes sont les méchants les plus effrayants. La Sorcière Blanche séduit Edmund avec des sucreries et hum, si vous avez l’esprit mieux tourné que le mien et que vous ne l’avez pas lu comme un message codé, il y a la Sorcière du Fauteuil d’argent, qui est belle et charmeuse et qui prétend être stupide, et qui n’a probablement pas joué aux dames sous terre avec son prince captif, si vous voyez ce que je veux dire et je suis sûre que oui. Le méchant du Cheval et son écuyer, Rabadash, est motivé par son désir pour Susan – La reine barbare doit être mienne ! - et Susan a manifestement été une idiote de ne serait-ce qu’aller sur ses terres, sans parler de considérer de l’épouser. Mais que peut-on attendre de Susan ? Elle n’est pas comme Lucy qui, comme un personnage masculin le fait remarquer à un autre, est aussi douée qu’un homme – et bien, aussi douée qu’un garçon en tout cas. (Merci à jamais.)
Et nous savons tous que Susan à la fin se détourne de Narnia de toute façon, d’une façon très spécifiquement féminine. (Et bien, je suppose qu’Edmund aurait pu se détourner de Narnia de la même façon, mais ça aurait donné une scène intrinsèquement hilarante).
PETER LE MAGNIFIQUE : Oh mon frère Edmund ne fait désormais plus partie des amis de Narnia.
ASLAN : Oh quel dommage.
PETER LE MAGNIFIQUE : La seule chose à laquelle il pense c’est de parader en bas nylons et en rouge à lèvres !
ASLAN : … Pardon ?
PETER LE MAGNIFIQUE : NE ME DEMANDEZ PAS D’EN PARLER !

Les méchants mâles tendent à être beaucoup moins sexualisés. Il n’a jamais été suggéré, par exemple, que Sauron ou Saruman étaient sexy. (Si vous venez juste d’avoir une image d’un grand œil enflammé en train de faire une danse du fessier, je suis sincèrement désolée.)
Donc on a des femmes qui sont des bécasses et des femmes qui sont démoniaques, et ensuite on a des hommes qui peuvent coucher avec autant ou aussi peu de femmes qu’ils le veulent, qui peuvent être démoniaques mais ensuite pardonnés, qui vivent bien plus d’aventures. Naturellement nous savons avec qui les gens vont éprouver de l’empathie et de la sympathie.

Oui, Sarah, vous allez peut-être me dire, mais ça c’était seulement dans les anciens temps. On s’est mis au parfum, ‘‘Et j’ai juste tendance à aimer davantage les personnages masculins, ok ?’’ Et bien, laissons de côté le fait que le monde ne s’est pas mis au parfum autant que je voudrais qu’il le soit, parce que j’ai tendance à devenir exécrable à ce sujet, et une fois une amie m’a dit qu’elle n’était pas féministe et je lui ai piqué sa carte de crédit et je voulais pas lui rendre parce que sans le féminisme elle n’aurait pas pu avoir son propre compte bancaire, et je réalise que c’était un comportement inacceptable.

Mais parlons un peu plus du pourquoi.
Il y a une réaction opposée à l’héroïne sans défense, c’est l’Héroïne qui est Faite de Génial, qui est meilleure que les mecs pour tout, plus intelligente, plus forte, et souvent d’une façon qui met à profit les traits des personnages masculins. Et moi je n’aime pas cette héroïne davantage que la Petite Demoiselle Bécasse.
Par exemple : Notre héros Jason est le plus grand jongleur de requin que le monde ait jamais vu, et on parvient à connaître Jason, et à découvrir combien le jonglage de requin est une grande part de sa personnalité, et on croit en ses compétences de jonglage de requin, et ensuite Annette débarque et elle est ‘‘encore meilleure’’ que Jason. En tout cas moi je ne vais pas aimer Annette davantage à moins qu’il y ait plus à propos d’elle que juste le fait qu’elle soit Meilleure Que Le Mec (N’est-Ce Pas Féministe, N’est-Elle Pas Géniale ?), jusqu’à ce que je vois quelque chose en elle qui la rende unique et fasse d’elle un individu à part entière.

Beaucoup de ces héroïnes sont du genre à fouetter le cul des garçons avec une main attachée derrière le dos. Les deux mains attachées derrière le dos ! Les yeux bandés ! Dans la Belgariade de David Eddings on a un voleur génial appelé Silk, et quelques livres plus tard on rencontre une voleuse encore plus géniale appelée Velvet. Elle était tellement géniale, elle lui a montré à Silk ! Youpi le pouvoir des filles ! Sauf qu’essentiellement elle ‘‘était’’ Silk, sauf que c’était une femme. Et plus jeune. Et très conventionnellement attirante, ce que Silk n’était pas. (Et j’ai adoré ces personnages ! Mais je pense que vous voyez pourquoi il y a un problème là).
Je ne veux pas charger ces héroïnes qui déchirent. Ce sont des héroïnes qui déchirent vraiment très cool. Je vais ajouter un mot pour Kitty Norville des livres Kitty de Carrie Vaughn, dans lesquels l’héroïne est une louve-garou et donc a une super force, ‘‘ce qui ne l’aide absolument pas quand elle doit faire face à d’autres loups-garous’’. Kitty doit prendre des cours de self-défense pour apprendre à utiliser sa super force, et quand on voit Kitty botter des culs, on peut penser qu’elle l’a bien gagné.

On ne doit pas non plus forcément voir l’évolution qui mène au fait qu’elles déchirent. Il y a Kate Daniels dans les livres Magic Bites d’Ilona Andrews. Au premier abord, je l’ai regardé et je me suis mise à bailler parce que je pensais l’avoir déjà vue, mais Kate s’en est très bien sortie. Elle est plus forte que certaines personnes, plus faible que d’autres, combative mais elle capable d’utiliser son cerveau, se fait plaquer pour des filles qui sont plus jolies qu’elle, n’est pas géniale tout le temps et bien plus géniale pour ça.

Par contre, je ne veux pas parler que des héroïnes qui déchirent. Le livre Beekeeper’s Apprentice, bien que très bien écrit, m’a pris complètement à rebrousse-poil parce que les compétences de limier de l’héroïne Mary Russell se calquent sur celles de son professeur Sherlock Holmes, mais par la suite dans bien des cas elle est meilleure que lui. Sherlock mentionne aussi qu’il doit s’adapter à la brillance et à l’égalité de Mary vu qu’il est habitué à composer avec l’intellect inférieur de Watson, ce qui soulève un point que je dois mentionner à propos de rendre les personnages géniaux.
Les personnages peuvent être géniaux de bien des façons ! Par exemple, je ne suis pas si sûre que Sherlock Holmes soit tellement plus intelligent que Watson. (Je parle seulement des histoires de Sir Arthur Conan Doyle ici, dans plusieurs adaptations Watson semble de façon évidente n’être là que pour faire l’idiot sympathique.) Première chose, Watson est un docteur, ce qui indique généralement une certaine dose d’intelligence. Watson est certainement plus intelligent socialement et émotionnellement. Et Watson connaît un grand nombre de choses que Sherlock ignore, comme La terre tourne autour du soleil, Sherlock et que LA COCAINE EST MAUVAISE POUR TOI, SHERLOCK. Watson, étant sympathique, peu méfiant et pas du tout le genre de type observateur, n’est tout simplement pas un aussi bon détective que Sherlock. Ce qui est normal, vu qu’être détective c’est le boulot de Sherlock. Si les histoires de Holmes se concentraient sur la pratique médicale, Sherlock serait le coloc de Watson qui se montre occasionnellement et fait son petit futé. Et est accro à la cocaïne. Si ces bouquins avaient pour cadre les temps actuels, je n’aurais aucun problème avec Watson en tant que fille, encore que de temps en temps j’aurais voulu qu’elle donne une petite tape à Sherlock sur le sommet du crâne.

Donc la leçon pour tous ceux qui écrivent serait d’essayer de rendre un personnage de fille génial, de penser à elle et à ses intérêts. Elle ne doit pas être intéressée par les intérêts des garçons juste pour que ça la rende plus géniale (et que tous en tombent amoureux). Concentrez-vous sur elle telle qu’elle est, pas sur elle en tant que meilleure que lui.
Ensuite il y a le fait que les hommes dans l’ensemble aiment les choses assez visuelles, et en général n’apprécient pas trop les livres centrés sur les personnages. (Beaucoup si, j’en suis sûre ! Je généralise !) Et les filles lisent davantage. Et les filles aiment les livres centrés sur les personnages. (Laissez-moi être la première à m’avancer et à dire que c’est ce que j’aime.) Et on a tendance à avoir de l’intérêt pour les personnages que l’on aime, ce qui fait plutôt pencher la balance en faveur des personnages masculins.
Et donc les écrivains et les lecteurs sont, quand on parle de personnages féminins, paralysés par les traditions, entraînés à savoir à quoi s’attendre et préparés à ne pas aimer les filles. Et beaucoup de lecteurs se concentrent sur les mecs parce qu’on les aime. Et même quand les écrivains essaient d’aller contre la tradition (voir : les héroïnes qui déchirent) parfois ils le font de façon complètement erronée. Il est plus difficile de créer des femmes, et ensuite les gens ne vont pas les aimer autant !

Donc pourquoi s’embêter ? Pourquoi ne pas établir chaque livre, je sais pas, à bord d’un bateau ou sur une planète où il n’y a pas de filles (il y en a une dans Ethan of Athos de Lois McMaster Bujold, mais bien sûr tout est à propos d’Ethan quittant Athos, parce que Lois McMaster Bujold est géniale) ? En parlant uniquement des livres et sans penser au monde et aux considérations plus larges de cela, pourquoi s’en faire ?
Et bien déjà premièrement, ça serait super ennuyeux. Généralement je trouve que les mondes fonctionnent mieux quand ils sont peuplés pour moitié de femmes, et si les femmes vont représenter ‘‘la moitié du monde’’, il n’y a aucune excuse pour se concentrer uniquement sur les hommes. J’ai lu beaucoup de livres qui se concentrent uniquement sur les hommes, et à moins qu’il y ait une bonne raison (comme… être à bord d’un bateau dans les années 1700) ça me rend profondément mal à l’aise. Ça me donne envie de m’enfuir de ce livre et de n’en lire aucun autre du même auteur. Et si c’est comme ça que je le ressens, d’autres lecteurs doivent le ressentir aussi, donc humpf, je ne pense pas que quiconque veuille inspirer ce sentiment à ses lecteurs.

Parfois il arrive que les livres aient simplement des personnages principaux masculins, vous allez me dire, et c’est assez vrai. Les livres Temeraire de Naomi Novik, par exemple, ont deux personnages principaux masculins et ils font partie d’une société dominée par les hommes : ils sont très mâles. Mais il y a toujours une tonne de femmes là-dedans, et elles sont des personnes tout en étant des femmes, et elles sont meilleures que les hommes pour certaines choses et pires pour d’autres, et aussi, la plus ou moins petite amie de Laurence, le personnage principal, Jane Roland, qui est plus âgée que lui, très pragmatique, a le visage marqué et aime fumer des cigares ? JE L’ADORE. Ça ne me dérange pas.

Autre chose, parfois s’éloigner de la tradition conduit à des résultats qui sont purement géniaux. Par exemple, voir tellement de versions de la Petite Demoiselle Bécasse fait que quand je vois un personnage féminin Très Sensible, ça me touche complètement et je l’adore et je veux que tout ce qui lui arrive soit bon pour elle et je m’exclame à chaque scène. J’adore Elinor Dashwood dans Sense and Sensibility et aucun autre personnage du livre, mais Elinor se contient tout le temps, essaie d’organiser sa famille de dingues, ne laisse rien transparaître quand son cœur est brisé, et je ne pouvais pas tourner suffisamment vite les pages de ce livre. Certains se rangent du côté de Kel dans la série de Tamora Pierce Protector of the Small et de Sophia dans Howl’s Moving Castle de Diana Wynne Jones. Et bien, j’adore Howl, mais ça m’amène à un dernier point.

Pensez aux pauvres personnages masculins ! Les lecteurs les aiment. Ils ne peuvent pas tous être gays, et même s’ils le sont ils doivent vivre dans ce monde à moitié rempli de femmes. Un grand nombre d’entre eux va finir avec des femmes, et si le gars est génial, la fille devrait l’être aussi (mais comme j’ai dû le mentionner précédemment, d’une façon différente !). J’aime une belle romance, et ça m’oblige à aimer les deux personnages, et la façon particulière qu’ils ont de briller en tant qu’individus, et ce qu’ils parviennent à faire ressortir de l’autre. J’aime Howl, le sorcier lâche et futile, et Sophie, la maîtresse de maison féroce et autoritaire, et plus encore j’aime Howl-et-Sophie. Il y a plein de reprises de Pride and Prejudice (Orgueil et Préjugés) dans lesquelles une Autre Fille prend Darcy, parce que toutes les filles veulent Darcy. Je n’y toucherai pas ! (J’ai regardé un peu Lost in Austen parce qu’une amie connaissait mes préférences et m’a menti à propos de l’héroïne ajoutée et de Darcy qui ne vit pas d’histoire d’amour.) Parce que j’aime Darcy, mais aussi Elizabeth, et encore plus Darcy-et-Elizabeth, la façon qu’ils ont d’être ensemble et ce qu’ils font ressortir de l’autre. Je ne peux pas imaginer de vraiment aimer une paire romantique sans aimer les deux personnages.
Elizabeth Bennet ne pouvait pas botter des culs (surtout pas avec son bonnet), et était probablement vierge mais semblait parfaitement à l’aise avec l’idée de l’attirance, et était clairement intéressée par deux autres hommes à part Darcy durant le livre. Elle aimait les longues promenades, était énormément embarrassée par sa famille, était drôle et spirituelle et occasionnellement une idiote sujette aux jugements cassants. Ses défauts et ses vertus étaient très différents de ceux de Darcy, quoi qu’ils s’imbriquent sur certains points. Elle a été créée comme un personnage féminin avec un accent sur le personnage plutôt que sur le féminin, et elle lit avec tellement de passion qu’elle peut bondir sur une page, et je l’adore.
Pourquoi s’en faire ? Parce que ça rend les livres meilleurs.

Article originel


Dernières critiques

Derniers articles

Plus

Dernières interviews

Plus

Le héros de la semaine

Retrouvez-nous aussi sur :