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The City of Lost Fortunes

ISBN : 978-132881079-3
Catégorie : Aucune
Auteur : Camp, Bryan

Le magicien des rues Jude Dubuisson a souffert de plein fouet de l’ouragan Katrina, car il a un secret: la capacité magique de retrouver des choses perdues, un don qui lui a été transmis par un père qu’il n’a jamais connu.
Jude a fait profil bas depuis la tempête, repoussant son pouvoir et fuyant son ancien employeur divin, tout comme une dette due au dieu Fortune de la Nouvelle-Orléans. Mais sa retraite de six ans se termine brusquement lorsque le dieu en question est assassiné. Jude retrouve donc un monde plein de magie, de monstres et de miracles. Un monde où il doit découvrir qui est responsable de la mort du dieu de la Fortune, découvrir l’intrigue qui menace l’âme de la ville et découvrir ce que son talent pour les choses perdues a toujours essayé de lui montrer : ce que signifie être le fils de son père.

Critique

Par Gillossen, le 14/07/2018

Bryan Camp commença à travailler sur ce roman à l’arrière de la voiture de ses parents, en pleine évacuation au moment de l’ouragan Katrina, de funeste mémoire.
Voilà déjà qui pose les bases de l’ensemble sous la veine du réalisme. Du réalisme (magique…) et d’une affection réelle, celle de l’auteur pour la ville de la Nouvelle-Orléans, évidemment au coeur de la présente intrigue. 
Le personnage de Jude, artiste de rue capable de retrouver tout et n’importe quoi, jusqu’à l’ouragan justement, constitue l’autre vraie réussite du roman, un protagoniste à même d’ailleurs de résister au poids de la ville sur ses épaules. Il est tangible, bien campé, en trois dimensions. Et, justement pour bâtir en parallèle sa ville-monde, l’auteur s’éloigne bien vite des clichés : car qui dit Nouvelle-Orléans ne dit pas forcément vaudou, heureusement, même si cette dimension n’est pas absente (Ainsi, vous n’échapperez pas aux zombies et aux vampires, au moins au singulier, si je puis dire ! Mais avec un petit truc en plus.). Camp entremêle en tout cas de nombreux canevas au fil des pages, via une ribambelle de protagonistes lancés dans une lutte acharnée. 
Il faut dire qu’il s’agit là d’un roman qui prend son temps. Le récit démarre assez lentement et n’accélère pour ainsi dire jamais, quand bien même les péripéties et les rencontres ne manquent pas, bien au contraire. Mais ce n’est pas un problème, car, une fois encore, c’est un élément qui se marie parfaitement à l’ensemble et permet de donner au livre une couleur bien à lui. Il faut donc l’accueillir à bras ouverts, comme tout le reste. 
Tout comme il faut accepter parfois de se perdre au détour d’une intrigue (trop) touffue, qui retombe toutefois sur ses pieds, du moins, le plus souvent. Jude se retrouve confronté aux dieux se disputant le pouvoir vacant de la ville et il a parfois bien du mal à démêler leurs véritables intentions, entre deux coups de poker menteur ; et le lecteur avec lui, fatalement. 
Pas de quoi gâcher notre plaisir pour autant : le final s’emballe et nous donne largement de quoi détourner les yeux de ses petites anicroches. Et même si de temps à autre, on se dit “Non, là, tout de même, c’est trop gros pour y croire !”, l’auteur parvient à se jouer de nous et de nos attentes. 
Peut-être pas un tour de force, mais un joli tour de magie !

7.5/10

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