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La Prêtresse esclave

Tome 1 du cycle : La Croisade Eternelle
ISBN : 979-102811034-5
Catégorie : Aucune
Auteur : Fleury Victor

Au cœur de la capitale d’un empire millénaire, la prêtresse Nisaba est la principale servante de l’héritier royal, Akurgal. La jeune femme a de quoi haïr la famille régnante, même si elle est forcée de servir son maître sans protester. Or celui-ci est réputé pour sa décadence, utilisant sans mesure ses oblats, des esclaves sacrés dont il s’est approprié les sens grâce à ses pouvoirs mystiques – ces derniers sont contraints de partager ses sensations, douleur, plaisir, mémoire et plus encore.
Mais quand Akurgal décide de partir en croisade aux confins de l’empire, Nisaba se voit obligée de le suivre en laissant son propre fils derrière elle. Alors que secrets et complots semblent se multiplier dans l’entourage de son maître, la prêtresse esclave parviendra-t-elle à le protéger, et à sauver l’empire tout entier de la ruine ?

Critique

Par Saffron, le 17/05/2019

Actualité chargée pour Victor Fleury cette année : L’Homme électrique à peine sorti en librairie, l’auteur revient déjà sur le devant de la scène chez Bragelonne avec La Prêtresse esclave, premier tome d’une fantasy cette fois plus « traditionnelle », sans électricité ou influences littéraires franco-françaises. Traditionnelle, certes, mais pas classique pour autant : la géographie et la culture de son royaume d’Ubuk sont modelées sur celles de la Mésopotamie d’il y a bien, bien longtemps avant notre ère.
On lui accorde bien volontiers des points pour l’originalité, mais pour qui n’a pas la moindre connaissance de la région ou de la période (comme c’est le cas de votre servante), références et adaptations culturelles passent malheureusement à la trappe. Cela dit, il semble évident que l’auteur a fait ses devoirs aussi bien que pour son diptyque Électrique, et cela se traduit par un world-building cohérent, où religion et magie sont deux facettes d’une même pièce.
À mon grand regret, les commentaires positifs sur ce roman s’arrêteront là. Sans même se pencher sur le titre, qui ne déparerait pas dans la collection Harlequin Fantasy, la différence de style par rapport à L’Empire électrique est telle que l’on se demande parfois si l’on a affaire au même auteur. L’écriture se limite bien souvent à une série de sujets-verbes-compléments et les péripéties semblent forcées, comme s’il fallait coûte que coûte injecter de l’action et des retournements de situation à intervalles réguliers.
La lecture de La Prêtresse esclave donne le sentiment d’une « recette fantasy type », dont tous les ingrédients doivent impérativement être cochés : on y retrouve ainsi juste ce qu’il faut de quête, de conspiration, de grands méchants, de magie, de sexe et de triangle (voire de rectangle) amoureux. Le tout se mélange malheureusement assez mal et le soufflé monte difficilement.
Quant aux personnages, difficile de s’identifier à eux, et encore moins de s’y attacher. L’Infant Akurgal, pourtant au centre de l’histoire, est l’archétype du prince gâté et insupportable, n’en faisant qu’à sa tête et n’écoutant les conseils de personne. Son attitude, qui passe en quelques lignes de la colère noire à l’apitoiement sur soi sans aucun juste milieu, ferait passer Joffrey Baratheon pour un enfant modèle et un exemple d’éducation réussie.
Bien que Victor Fleury distille les indices sur les liens qui unissent Nisaba et Akurgal avec suffisamment d’adresse pour que le lecteur veuille avoir le fin mot de l’histoire et continue à tourner les pages, la lecture est poussive et fastidieuse. 
À réserver aux inconditionnels de la Mésopotamie antique, qui y trouveront sans doute leur content de références. 

5.5/10

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