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L' Atelier des Sorciers

Titre VO: Tongari Bôshi no Atelier (Ce Cycle est En Cours)

Traduction : Lamodière Fedoua
Auteur/Autrice : Shirahama Kanome
L' Atelier des Sorciers

L' Atelier des Sorciers - 1

Coco a toujours été fascinée par la magie. Hélas, seuls les sorciers peuvent pratiquer cet art et les élus sont choisis dès la naissance. Un jour, Kieffrey, un sorcier, arrive dans le village de la jeune fille. En l’espionnant, Coco comprend alors la véritable nature de la magie et se rappelle d’un livre de magie et d’un encrier qu’elle a acheté à un mystérieux inconnu quand elle était enfant. Elle s’exerce alors en cachette. Mais, dans son ignorance, Coco commet un acte tragique !
Dès lors, elle devient la disciple de Kieffrey et va découvrir un monde dont elle ne soupçonnait pas l’existence !

L' Atelier des Sorciers

L' Atelier des Sorciers - 2

On naît sorcier, on ne le devient pas. C’est la règle. Pourtant, Kieffrey a pris Coco sous son aile et a fait d’elle sa disciple : d’humaine normale, la voilà devenue apprentie sorcière ! Kieffrey, Coco et ses trois camarades se sont rendus à Carn, petite ville de sorciers, pour acheter des fournitures magiques. Mais soudain, les quatre fillettes tombent dans un piège tendu par un mystérieux sorcier encapuchonné : elles sont coincées dans une dimension parallèle et doivent échapper à un dragon !



 

 

L' Atelier des Sorciers

L' Atelier des Sorciers - 3

Pour sauver un jeune garçon, Coco a utilisé un sort pour transformer un rocher en sable. Mais catastrophe ! Son sort a eu bien plus de portée qu’elle ne le pensait, et tout le lit de la rivière s’est effondré en conséquence. Coco est accusée par la milice magique d’avoir eu recours à un sort interdit et condamnée à voir sa mémoire effacée. Elle est sur le point d’être bannie à jamais du monde des sorciers.

L' Atelier des Sorciers

L' Atelier des Sorciers - 4

Agathe s’est inscrite au deuxième examen du monde des sorciers qui lui permettra de pratiquer la magie en public. Kieffrey, Coco et les autres apprenties l’accompagnent sur place, mais la présence néfaste de la Confrérie du Capuchon va bientôt venir troubler le bon déroulement de l’épreuve. Quel est le but de cette étrange organisation ?

 

L' Atelier des Sorciers

L' Atelier des Sorciers - 5

En plein second examen de sorcellerie, Agathe, Trice et le timide Yinny se font attaquer par un sorcier renégat de la Confrérie du Capuchon. Celui-ci utilise un sort interdit pour transformer Yinny en bête sauvage. Coco, Tetia et Kieffrey sont eux aussi dans une bien triste posture : ils sont encerclés par les anciens habitants de Romonon, qui semblent vouer une haine farouche aux sorciers. Comble de malheur, Kieffrey est gravement blessé.
Comment vont-ils s’en sortir ?

 

L' Atelier des Sorciers

L' Atelier des Sorciers - 6

Après leur agression par la Confrérie du Capuchon lors de leur examen, Coco et ses camarades sont rapatriées à l’Académie, la citadelle des sorciers. Tandis que Kieffrey se remet de ses blessures, Coco fait la rencontre du sage Berdalute, responsable de l’enseignement des sorciers. Compréhensif, il promet aux apprenties de valider leur examen si elles parviennent à le surprendre avec leur magie. Mais émerveiller l’un des trois sorciers les plus talentueux de leur génération en seulement trois jours est loin d’être une mince affaire.

 

L' Atelier des Sorciers

L' Atelier des Sorciers - 7

À l’Académie, les apprenties sorcières ont passé avec brio leur épreuve de rattrapage pour le deuxième examen. Mais dans la foulée, Coco se fait convoquer, en pleine nuit, par Berdalute, l’un des trois grands sages. À sa grande surprise, il lui propose de rester à l’Académie pour devenir sa disciple et la mettre à l’abri de la confrérie du Capuchon et de Kieffrey. Coco, perplexe, se demande pourquoi elle devrait renoncer à son maître.
Avant de prendre sa décision, elle décide de partir à la recherche de la vérité et se dirige vers la Tour-bibliothèque…

 

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L' Atelier des Sorciers - 8

Après avoir réussi leur examen à l’Académie, Coco et les autres apprenties sorcières sont de retour à l’Atelier. C’est alors qu’arrive Tarta, qui propose à Coco et à ses amies de l’aider à tenir un stand lors du grand festival annuel des sorciers, la Fête de la Nuit d’argent. Excitées comme des puces à l’idée de prendre part à ces festivités, les petites sorcières entament les préparatifs.
Alors que Coco accompagne Tarta voir son grand-père à l’hôpital, elle recroise le chemin de Kustas, le petit garçon qui s’était blessé lors de l’incident près de la rivière.

 

 


Critique

Par Benedick, le 19/03/2018

La sortie Français du premier volume de L’Atelier des sorciers a été accompagnée par la venue de sa mangaka Kamome Shirahama au salon livre Paris 2018 et par une édition collector épuisée en quelques semaines. Des éléments qui tendent à prouver que l’éditeur, Pika Edition, veut installer un nouveau titre de référence dans le paysage Français du manga de fantasy. 
Même si cet éditeur dispose de licences majeures avec Fairy Talel’Attaque des titans et Seven Deadly Sins, ces trois titres ont atteint leur rythme de croisière en termes de vente après plusieurs années de présence renforcées par divers adaptations animées. Pika Edition a donc tout intérêt à enrichir son catalogue avec un titre frais et facile à exposer auprès d’un public occidental, pas forcement attiré par les mangas, mais accoutumé à des classiques de la Fantasy grand public comme Harry Potter. En effet, la découverte et l’apprentissage de la magie par une jeune personne sont le cœur de l’Atelier des sorciers. Cependant, ce manga combine une parfaite exécution des fondamentaux de ce genre de fiction avec quelques choix d’univers à la fois bien trouvés et superbement maîtrisés.
Dès le premier chapitre, une brillante idée pouvant amener divers réflexions est proposée : la population vit dans un mensonge vis-à-vis de son rapport avec la magie qui l’entoure. En effet, tout individu grandit dans la croyance que la pratique de la magie demande un talent inné et que les magiciens producteurs des nombreux artefacts magiques sont des êtres intrinsèquement à part. Or, le lectorat découvre avec l’héroïne, Coco, que la magie peut être pratiquée par tout être humain comme n’importe quel savoir-faire technique ou artisanal. De plus, cet art de la magie passe par la maîtrise du dessin, chose particulièrement saisissante dans une histoire racontée en bande dessinée. Cependant, la découverte de Coco n’est pas si fortuite et les conséquences vont aller au-delà du rêve innocent d’une jeune fille voulant faire vivre la magie. Le gros point fort de l’Atelier des Sorciers est d’arriver à associer son système de magie, les mystères et les réalités de son monde avec le parcours de son attachante héroïne. A moins d’être profondément blasé, il est très agréable d’accompagner Coco dans ses aventures et il n’y a aucune réelle sensation d’assister au déroulé d’un cahier des charges d’œuvre jeunesse. Rien que le passage concernant les « Monts Surréalistes » s’apprécie dans toute sa poésie, son intelligence et son énergie alors qu’une froide analyse pourrait n’y voir qu’un simple arc narratif d’épreuve initiatique. De même, les prémices de relations de Coco avec les autres sorcières et sorciers sont présentées avec suffisamment de finesse pour laisser place à un futur développement. Notamment le personnage rival d’Agnès dont la froideur et l’intolérance envers Coco ne la rendent pas antipathique pour autant, car son comportement est plus ambigü que caricatural, et peut aussi se comprendre d’après le contexte du monde magique. Même constat pour la figure imposée du mentor, qui n’a pas accepté Coco uniquement par pur altruisme, et semble avoir quelques inimitiés envers certains pouvoirs en place.
Tant qu’à parler de l’excellence de ce manga dans sa capacité à créer une réelle alchimie entre ses personnages et son univers, il faut louer l’élégance de la partie graphique. Cette dernière enchante toute cette cohérence en soignant l’identité graphique de chacun de ses personnages, de ses lieux et des situations où la magie s’exprime. Même l’élément le plus désuet, à savoir la tenue de magicien avec le chapeau pointu, est réalisé avec beaucoup de charme et de personnalité. Le manga se permet même le luxe de ce conclure avec une situation de suspens faisant appel une représentation de toute beauté d’une figure de la Fantasy.
Esthétisme, histoire rythmée, apprentissage d’un système de magie, univers intriguant : l’Atelier des Sorciers dispose de nombreux atouts pour séduire un large public. Ce manga est capable de transporter son lectorat dans son univers sans faire l’économie de la cohérence ou de l’émotion.
A conseiller à tout amateur de fantasy, quelque soit l’âge, sachant que le premier chapitre de 60 pages est disponible gratuitement sur le site internet de Pika édition pour ce faire son propre avis !

L’aristocratie du mignon. L’élite de l’adorable. La délicatesse premium.
L’Atelier des sorciers a ouvert la voie aux œuvres basées sur une version magique d’un art ou d’un artisanat avec pour but d’offrir une ambiance positive et relaxante. Sauf que contrairement aux simulacres, le manga de Kamome Shirahama ne prend pas à la légère sa sensation d’univers. Les huit premiers tomes sont là pour le prouver. C’est la totale domestication de codes de la Fantasy connus de tous qui offre ce sentiment agréable d’une étrange familiarité. L’Atelier des sorciers n’est pas la première œuvre à mettre en scène des écoles de magie. Cependant, ici, la transmission d’un savoir magique est travaillé avec une minutie rare, qui se bonifie au fil des chapitres. D’autant plus que le dessin gagne en vitalité, sans réduire l’extraordinaire maîtrise des détails enrichie par l’ajout de nouveaux éléments.
En filigrane des parcours initiatiques enchanteurs, L’Atelier des sorciers peaufine une société magique élaborée sur différentes strates, la plus fondamentale étant basée sur des tabous profondément gravés dans les esprits. On devine le conflit larvé entre un ordre dirigiste qui vit dans la peur des dérives du passé et un groupe déviant qui prétend combattre l’hypocrisie d’un système de caste. Cela s’accompagne, de manière organique, d’une présence de plus en plus importante d’adultes à l’identité et aux convictions fortes. La série évite ainsi l’écueil classique des enfants anormalement éveillés ou prodigieux. Ici les apprentis restent dépendant des adultes : leur naïveté, leur nombrilisme et, fatalement, leur désillusion sont des limites face à une magie qui n’a aucune bienveillance naturelle. Pour autant, le manga maintient l’attrait des sympathiques résolutions d’énigme magique et de la progression des jeunes sorcières et sorciers dans leur parcours académique. L’enthousiasme juvénile, même s’il se teinte avec la maturité, conserve son pouvoir apaisant lorsqu’il est représenté avec un tel charme.

8.0/10

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