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Dancer's Lament

Tome 1 du cycle : Path to Ascendancy
ISBN : 978-085750283-4
Catégorie : Aucune
Auteur : Ian Cameron Esslemont

Au cœur de Quon Tali se trouve la cité de Li Heng, qui a prospéré pendant des siècles sous la tutelle de la puissance sorcière connue sous le nom de Protectrice. Une dirigeante qui n’est pas du genre à apprécier l’arrivée de deux jeunes hommes bien particuliers dans sa ville. L’un est un jeune assassin déterminé à prouver ses talents, l’autre est sa proie, un mage Dal Hon bien difficile à abattre.
Mais c’est sans compter sur le jeune et ambitieux roi d’Itkon Kan qui assiège Li Heng et sur les étranges rumeurs de bêtes féroces qui apparaissent de nulle part et arpentent les rues de la ville, terrorisant les habitants.
C’est le chaos à Li Heng, mais comme dirait un certain mage Dal Hon : « Dans le chaos, il y a des opportunités ».

Critique

Par Merwin Tonnel, le 09/03/2017

A l’instar de Steven Erikson, Ian C. Esslemont ne s’est pas longtemps reposé sur ses lauriers après la fin de sa première saga et s’essaie au même exercice que son compère : la préquelle. L’auteur canadien ne remonte ceci dit pas aussi loin dans le temps que pour la trilogie Kharkanas puisqu’il va nous conter, en un nombre de tomes encore flou (trois ont été commandés par l’éditeur, mais il pourrait y en avoir plus), la naissance de l’Empire Malazéen et donc la jeunesse des femmes et hommes qui l’ont créé, l’Empereur Kellanved et son acolyte Dancer en tête. Enfin, parlons plutôt de Wu et Dorin, puisque c’est ainsi qu’ils sont appelés dans Dancer’s Lament, premier tome de Path to Ascendancy.
Pour les lecteurs de la première heure, ce nouveau livre rappellera des souvenirs de Night of Knives puisqu’il partage nombre de points communs avec cet autre premier tome. On y retrouve donc un récit centré sur une seule ville, des luttes nocturnes entre assassins sur les toits ou encore une sombre magie qui se déchaîne (encore des gros chiens qui sèment le chaos dans les rues !). Mais, surtout, les deux romans partagent la même simplicité de la narration, un aspect toujours un peu surprenant dans un saga qui a habitué ses lecteurs aux circonvolutions et aux zones d’ombre. Le récit s’articule principalement autour de trois points de vue et ne cherche pas à multiplier les personnages. Il reste aussi très léger en termes de scènes mystérieuses ou de clins d’œil abscons qu’on ne peut comprendre à la première lecture. Bref, c’est du Malazéen light, avec ses avantages et ses inconvénients. Dancer’s Lament serait-il trop simple pour du Malazéen ?
Esslemont nous offre là une belle contradiction : l’auteur est à l’évidence plus à l’aise avec des histoires claires et directes mais l’univers malazéen est quant à lui plus efficace en jeu de piste, raconté en mystères et faux-semblants. L’équilibre est donc difficile à trouver (Stonewielder est peut-être celui dans lequel l’auteur y parvient le mieux), mais il vaut mieux un roman classique et efficace comme Dancer’s Lament, quitte à mettre de côté les fulgurances que peut offrir cet univers, qu’une narration difficilement maîtrisée et finalement un brin laborieuse à la Orb Sceptre Throne ou Assail.
Tout comme sa série précédente, Path to Ascendancy reste donc une saga qui intéressera principalement les amateurs de l’univers malazéen qu’Erikson aura accroché grâce à son incontournable décalogie. Mais Esslemont le sait et en joue de manière plutôt habile, profitant d’écrire une préquelle pour glisser plein de clins d’œil et de caméos de personnages emblématiques pendant leur jeunesse qui ne manqueront pas de faire plaisir aux fans.
Si l’auteur continue sur ce chemin (sans mauvais jeu de mots) avec le tome 2, Deadhouse Landing, et s’appuie sur le dynamisme de la relation entre Dorin/Dancer et l’excentrique Wu/Kellanved, Path to Ascendancy devrait se révéler comme un nouvel ajout très sympathique au cycle malazéen.
A défaut d’être bouleversant.

7.5/10

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