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Stonewielder

Tome 3 du cycle : A Novel of the Malazan Empire
ISBN : 978-055382470-4
Catégorie : Aucune
Auteur : Ian Cameron Esslemont

Greymane a tout fait pour s’affranchir de son passé. Avec son école d’escrime à Falar, il s’imagine pouvoir vivre une existence paisible, même si son collègue Kyle n’est pas aussi enthousiaste à l’idée de vivre en dehors de la Garde Cramoisie. Néanmoins, il n’est pas si aisé pour un ancien Poing de l’Empire malazéen de disparaître ainsi, surtout s’il est en plus considéré comme un traître. Car le nouvel Empereur s’intéresse particulièrement à la désastreuse invasion de Korel et un nom ressurgit alors : Stonewielder.
Sur le continent de Korel, le Seigneur Protecteur Hiam doit faire face à la possible destruction de tout ce à quoi il tient. Avec seulement quelques hommes et un mur de pierre qui a connu de meilleurs jours, il doit affronter un ancien ennemi. En effet, les Stormriders sont de retour et le culte de la Sainte Dame, qui a tenu fermement face à cet ennemi venu des océans pendant des millénaires, est maintenant menacé d’une guerre de religion.
Alors que le chaos se répand, un magistrat enquête sur une série de meurtres qui pourrait le placer au cœur même d’un crime bien plus ancien et bien plus terrifiant.

Critique

Par Merwin Tonnel, le 25/01/2012

Stonewielder serait-il le déclic tant attendu d’Ian C. Esslemont ? C’est en tout cas une impression générale très positive qui se dégage de ce troisième roman malazéen du collègue de Steven Erikson.
En effet, après un Night of Knives plutôt anecdotique et un Return of the Crimson Guard sympathique mais pas exempt de gros défauts, Esslemont nous offre avec Stonewielder un roman mieux construit, moins brouillon et surtout bien plus captivant.
En restreignant le nombre de points de vue tout en en gardant assez pour avoir un aperçu panoramique de Korel, un continent que l’on découvre en détail pour la première fois, l’auteur évite le joyeux bazar de son roman précédent et trouve une clarté qui correspond bien mieux à son style. Les évènements s’enchaînent alors avec beaucoup plus de fluidité et le lecteur n’est plus laissé sur le bord de la route.
On a ainsi l’impression qu’Esslemont s’affirme et trouve enfin sa voix, clairement différente de celle d’Erikson. C’est d’autant plus agréable que l’on peut maintenant déclarer cela sans une pointe de regret, sans cette petite mesquinerie qui avant nous faisait dire : « Si seulement Steven Erikson s’en était chargé… ». Certes, on ne retrouve pas le souffle et les différents niveaux de lecture des écrits d’Erikson, mais ce qu’Esselmont perd en profondeur, il le gagne en rythme. C’est bien simple : pas une seule page de Stonewielder n’est superflue et chaque évènement décrit est là pour faire avancer l’intrigue. Une intrigue d’ailleurs très solide, remplie de mystères, de batailles épiques et de personnages charismatiques qui, alliée à ce rythme effréné, donne un roman difficile à reposer une fois entamé. On regrettera simplement une fin un peu précipitée, en espérant des éclaircissements sur certains points dans les prochains tomes.
Par ailleurs, l’évolution du parcours d’écrivain d’Ian C. Esslemont est particulièrement flagrante si l’on s’intéresse aux personnages et à leurs dialogues. Des protagonistes comme Kiska, Kyle ou Rillish, que l’on avait rencontrés dans les deux tomes précédents sans vraiment s’y attacher, ont maintenant de quoi devenir des personnages beaucoup plus emblématiques de l’univers malazéen. Leur avoir donné la parole avec un style beaucoup plus naturel n’est sûrement pas étranger à ce fait.
Enfin, autre agréable surprise, l’auteur canadien s’attaque à un aspect très présent dans l’œuvre d’Erikson mais encore trop rare dans ses propres livres : l’humour, absurde notamment. Et avec l’introduction de Manask, un voleur à la subtilité déconcertante, Esslemont prouve qu’il est aussi à l’aise dans ce genre que son grand ami.
Vous l’aurez compris, Stonewielder s’impose comme le roman malazéen que l’on souhaitait lire de la part d’Ian C. Esslemont depuis la parution du premier tome de son cycle : un livre à l’approche différente de celle de Steven Erikson, plus axé sur l’action, qui vient certes enrichir la mythologie du Livre malazéen des glorieux défunts mais n’en oublie pas moins d’exister comme un tout cohérent en dehors de l’ombre de la saga qui le précède.

7.5/10

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