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Ange impur

Titre VO: The Dirty Streets of Heaven

Tome 1 du cycle : Bobby Dollar
ISBN : 978-235425526-8
Catégorie : Aucune
Auteur : Tad Williams

Bobby Dollar est un ange. Pas exactement le genre chérubin. Incollable en ce qui concerne le péché, non seulement en sa qualité d’avocat sur terre pour les âmes prises entre l’Enfer et le Ciel mais aussi parce qu’il cumule personnellement certains péchés capitaux : la fierté, la colère et même la luxure.
Le problème, c’est que Bobby ne peut pas vraiment faire confiance à ses supérieurs ni aux autres anges sur terre et surtout pas au jeune bleu qu’on lui a mis dans les pattes et qui pose trop de questions. Il ne peut pas non plus se fier à la sulfureuse Comtesse des Mains Froides, une démone qui semble pourtant être la seule à lui dire la vérité.
Quand les âmes de défunts commencent à disparaître, prenant au dépourvu aussi bien l’Enfer que le Paradis, les choses se compliquent pour Bobby Dollar. Se compliquent vraiment. Le genre fin du monde. Le genre apocalypse. Pris entre les forces furieuses de l’Enfer, les stratégies dangereuses de son propre camp et un monstrueux vengeur mort-vivant qui veut lui arracher la tête pour capturer son âme, Bobby va devoir faire appel à toutes les aides possibles : au Ciel, sur terre ou partout où il pourra les trouver.

Critique

Par Gillossen, le 01/11/2012

Tad Williams est un auteur qui n’hésite pas à varier les plaisirs. Le conte animal avec Tailchaser’s Song. La fantasy épique avec L’Arcane des épées. Le cyberpunk avec Autremonde. La jeunesse avec The Dragons of Ordinary Farm… Mais notre homme n’avait pas encore investi le sous-genre de la fantasy urbaine !
C’est maintenant chose faite avec The Dirty Streets of Heaven, premier tome d’une trilogie mettant en scène le dénommé Bobby Dollar, un projet que l’auteur portait depuis quelques années déjà. Bon, certes, Bobby Dollar, on ne peut pas dire que le héros à la langue bien pendue du roman ait droit à un bonus de charisme avec un tel patronyme. Mais au-delà de ce petit clin d’œil amusé, avouons que le roman lui-même constitue une très bonne surprise.
Narration à la première personne, protagoniste principal sarcastique, milieux interlopes, magie trouble… Les ingrédients d’une histoire de fantasy urbaine avec un soupçon de roman noir sont là et bien là. Comme dans La Guerre des Fleurs, dans un registre pas si différent au premier abord, Tad Williams fait preuve d’un véritable talent pour nous dépeindre tout un univers pas si dissimulé que ça.
Le lecteur se retrouve embarqué dans les aventures riches en problèmes de l’ange Doloriel, sans le moindre temps mort. Certains ont jugé que le ton de ce nouveau roman était assez différent du reste de la bibliographie de l’auteur, notamment à travers un langage loin d’être particulièrement précieux ou certaines scènes un peu corsées. Mais ce serait oublier la noirceur de certains passages de La Guerre des Fleurs justement ou même de L’Arcane des épées.
Non, le véritable changement, c’est bien d’une part la longueur du roman, loin des tomes de plus de 600 pages dans lesquels Tad Williams a souvent l’habitude de prendre ses aises et donc le rythme soutenu qui en découle question narration. Le tout avec une maîtrise de premier plan, les différentes pièces du puzzle s’imbriquant avec le brio espéré de la part d’un tel artisan.
Sans s’avérer étourdissant, la faute peut-être à une conclusion pour le coup quelque peu précipitée, The Dirty Streets of Heaven n’en est pas moins un premier tome convaincant, qui donne immédiatement envie de se plonger dans ses deux suites, d’ores et déjà annoncées pour 2013 et 2014, si tout va bien.
Voilà en tout cas un ouvrage à recommander chaudement aux amateurs des Dossiers Dresden et autres Matthew Swift, surtout maintenant que la traduction est parue (Fetjaine, 2013).

8.0/10

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