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Dragons et sentiments

Pas de couverture

Résumé

C'est une vérité presque incontestable que la vie sociale d'une jeune femme sans dragon est condamnée à l'échec.
En arrivant à Hathergill Hall, Elinor Tregarth avait la ferme intention de se conduire comme une parente pauvre irréprochable. Elle n'avait en aucun cas prévu d'enlever le dragon de compagnie de son horrible cousine Pénélope. Ni de tomber amoureuse de l'impudent mais étonnamment charmant chasseur de dot venu courtiser Pénélope. Et jamais, au grand jamais, elle n'aurait rêvé devoir se prêter à une ridicule mascarade magique pour sauver l'avenir de ses sœurs.
Mais même les plus brillants esprits de l'Angleterre de 1817 ne sont encore parvenus à dévoiler tous les secrets des dragons récemment redécouverts... et même les héroïnes les plus raisonnables peuvent émettre quelques souhaits irréfléchis lorsque les circonstances les y poussent. Après avoir abandonné tout bon sens, Elinor va devoir mettre son impétuosité et sa débrouillardise à rude épreuve. Et peut-être se montrera-t-elle suffisamment téméraire pour séduire l'amour de sa vie et s'assurer un bonheur éternel... avec l'aide aussi imprévisible que dangereuse de la créature magique qui l'a adoptée.
Une comédie romantique Régence regorgeant de dragons domestiques et de mésaventures magiques.

Caractéristiques

Auteur(s): Stephanie Burgis
Traducteur(s): Frédéric Grut
Type: Roman
ISBN: 9791028122850
Titre original: Scales and Sensibility

Chronique

Tout est dans le titre (ô combien inspiré) : vous aurez ici des dragons et de la romance, période Régence. Bon, il faut déjà faire fi de la couverture, à laquelle je trouve un parfum d’IA et de kitsch qui pique les yeux.
À l’intérieur, vous trouverez un récit du genre inoffensif, à l’intrigue cousue de fil blanc et dont vous risquez de deviner l’essentiel à l’avance. On est par ailleurs sur des dynamiques classiques et déjà vues mille fois : une jeune bourgeoise insupportable mais très jolie, sa parente pauvre qui lui est plus ou moins asservie, et toute la famille qui trouve ça parfaitement normal, jusqu’à ce que la jeune femme ne puisse plus le supporter. On rajoute par-dessus une couche de romance, avec un homme très beau et assez lucide pour préférer notre héroïne à son horrible cousine, des petits dragons décoratifs mais pas seulement, et quelques « vrais » antagonistes, mal intentionnés ou simplement bas du front.
J’insiste, mais rien n’est surprenant dans ce texte – par ailleurs semé de quelques coquilles assez peu excusables (comme la traduction de « library » en « librairie »). Ce n’est pas particulièrement bien écrit non plus. L’humour n’est pas renversant, les personnages sont trop archétypaux et pas assez creusés pour être franchement attachants. Et il faut souscrire à ce mythe ridicule de l’amour fou noué en à peine trois jours et demi, et pour la vie, bien entendu, qui commence personnellement à me rendre chèvre.
Bref, on est typiquement dans une romantasy cosy qui peut se lire avec le cerveau en phase léthargique : aucun risque d’entorse neuronale ici. Reste que si l’on accepte le contrat de base, on peut trouver ça distrayant. En partie parce que c’est léger, que l’on sait où l’on va et que l’on n’a pas besoin d’être investi pour comprendre l’histoire : parfois, c’est ce dont on a envie.
Est-ce que cela en fait un bon livre ? Selon mes critères, non, clairement pas – et il existe des récits du même type qui sont plus inspirés. Malgré tout, celui-ci peut constituer un divertissement passable, qui au moins ne met pas en scène de relations toxiques enjolivées et se pare, en bonus, d’un ou deux brins de féminisme bienvenus (à titre de comparaison, je n’ai pas eu cette impression de vide intersidéral comme avec La Petite Boutique des sortilèges). 
J’ai lu mieux, indéniablement, mais j’ai aussi lu bien pire.


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