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La Guerre du Mein

Titre VO: Acacia

Tome 1 du cycle : Acacia
ISBN : 978-284228342-1
Catégorie : Aucune
Auteur : David Anthony Durham

Un assassin venu du nord glacé afin d’accomplir une funeste mission. Un puissant empire assiégé par son plus ancien ennemi.
Quatre héritiers royaux envoyés en exil ou en captivité, quatre enfants qui ont juré de venger leur père, Leodan Akaran, Maître du Monde Connu, sur son lit de mort.
Bienvenue dans le monde d’Acacia !

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Critique

Par Gillossen, le 30/07/2007

Publié il y a quelques semaines, voici le premier essai de fantasy pour l’auteur David Anthony Durham, qui n’est cela dit pas un débutant. Il s’est en effet déjà illustré dans le domaine du roman historique. Et ce avec un certain succès de l’autre côté de l’Atlantique.
Au point même que nous ayons vu venir cette publication de loin sur Elbakin.net. Précédé d’une réputation flatteuse, accompagné par un auteur aux propos toujours réfléchis et souvent passionnants, mis en avant par la critique généraliste américaine comme l’un des romans de l’été chez USA Today par exemple, était-il encore besoin d’émettre de quelconques réserves ?
La réponse est : non ! Acacia est peut-être le meilleur premier tome du genre paru depuis Le Roi de bruyère, et encore… Il se classe probablement au-dessus de ce dernier. Durham signe là un roman épique, rigoureux, respectueux, et empreint d’une certaine classe. Pour un premier effort en Fantasy, l’élève Durham se montre appliqué et habile pour ce qui est des pièges, sans pour autant sacrifier à quelques figures obligées du genre (dont une très belle carte en couleurs), qui font aussi toute sa saveur. Ainsi, ce parti-pris classique de départ, avec quatre héritiers d’un empire présenté comme “idyllique” et bientôt jetés dans la tourmente la plus bouleversante qui soit…
A côté de cela, l’auteur développe également des thèmes peu usités en fantasy : le racisme, les ravages de la drogue sur une certaine frange de la population… Une certaine conscience aiguë de choses plus terre à terre et néanmoins parfaitement plausibles dans un tel cadre. Un cadre qui ne manque d’ailleurs pas d’évoquer de nombreux qualificatifs, entre mystères, crépuscules, destins croisés, et Histoire déformée par le prisme du temps et le poids des vainqueurs, perpétuel recommencement…
Un cadre, qui, comme tout bon cycle qui se respecte, est mis en valeur par des protagonistes qui savent se tailler une réelle épaisseur : Thaddeus Clegg, manipulateur entre tous, mais aussi, les quatre héritiers justement, qui sont, chacun à leur façon, très loin de ne composer que de simples faire-valoir, quand le temps est venu de regagner l’empire qu’aurait dû leur confier leur père. Si le style de Durham n’est pas son point fort, puisque celui-ci sert avant tout ses complexes intrigues, nous voilà face à un roman que nous lisons avec passion.
Une passion alimentée également par une imagination particulièrement travaillée, qui nous donne l’impression d’un monde à la fois proche et lointain, évoquant de lointains échos de mythes nordiques aussi bien que de contrées fabuleuses à la manière de Terremer ou du monde du Trône de Fer.
Et si, comme souvent avec un premier tome, la conclusion s’avère frustrante tant l’on souhaiterait en savoir plus sur le champ, l’auteur se hisse sur le champ justement à la hauteur de ses illustres références, tout en composant une œuvre tout à fait personnelle, dont la parution française est à guetter dès maintenant !

8.0/10

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