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Terremer

Titre VO: Earthsea

Tome 1 du cycle : Terremer
ISBN : 978-222110791-1
Catégorie : Aucune
Auteur : Ursula Le Guin

Ici, il y a des dragons.
Et là où il y a des dragons, il y a des enchanteurs, une mer immense et des îles.
Mais le monde de Terremer n’est pas un univers conventionnel de fantasy. Il n’appartient ni à notre passé ni à notre avenir. Il est ailleurs. C’est un univers où la magie fonctionne et s’enseigne comme la science et la technologie dans le nôtre.
Terremer contient trois livres : Le Sorcier de Terremer raconte l’initiation de Ged en l’île de Roke et comment il devient un sorcier convenable capable de commander aux éléments et d’affronter les dragons, et aussi comment son audace faillit le perdre. Les Tombeaux d’Atuan évoquent la terrible histoire de la petite fille, Tenar, choisie pour devenir la Grande Prêtresse des Tombeaux, qui haïra Ged et finira par combattre avec lui l’emprise des Innomables. Et enfin L’Ultime rivage, où le pouvoir des sorciers sera soumis à celui du temps, le grand rongeur.

Critique

Par Joss, le 19/08/2005

Terremer est de ces livres courts mais ô combien denses de réflexions. Pourtant, de prime abord, rien de bien original, un homme qui devient mage et auquel il arrive moult mésaventures. De nombreuses péripéties qui constituent autant de jalons dans son parcours initiatique. Certes. Mais une vision limitée donc erronée.
Car Ursula Le Guin imagine un univers et un système de magie, unique, proche de celle des hommes primitifs, ce qui n’est guère étonnant quand on sait que son père est un célèbre anthropologue.
Terremer est finalement peu dépeint mais comme un Tolkien sait le faire, l’on sent une Histoire qui transpire et que rien n’est laissé au hasard. Ce monde est peu décrit car l’auteur veut éviter une certaine fixité ou rigidité. Les habitants eux-même ne connaissent l’étendue de leur monde et finalement il n’y a guère que les dragons ou les mages qui en connaissent les limites.
Les dragons et les mages sont les deux détenteurs de la magie. Une magie ô combien développée par contre et qui se traduit donc par une rigidité. C’est ainsi que la magie n’est efficace que là où elle a été apprise. Et pour cause, la magie n’est en fait que la connaissance du langage sacré. Ce langage réunissant dans ses mots, l’histoire et l’expérience des choses. Il est donc borné à la connaissance de son environnement.
Il n’y a finalement rien de plus magique que les relations entre les individus, rien de plus magique que la vie elle-même, que les choses en soit. La vraie magie, c’est tout simplement ça. Et l’auteur s’amuse à nous le faire découvrir à travers un style qui reflète un message aussi universelle.
Car la principale aventure de ce cycle est intérieure. Ursula Le Guin nous décrit l’ambivalence des choses où le Bien et le Mal ne sont que deux facettes d’un même sujet. Ces notions ne sont d’ailleurs ni abordées ni même soupçonnées. Ged, le héros, devra lutter contre lui-même pour finalement exister afin d’assimiler non la mort, mais la vie. Il n’y a de vie que si la mort existe. L’on existe que si l’on s’accepte entier. Ce sera tout le travail du héros que d’abord, de l’apprendre, et ensuite de le faire découvrir aux autres.

8.5/10

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