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Rivages

ISBN : 978-222644376-2
Catégorie : Aucune
Auteur : Guillemin, Gauthier

On l’appelle le Voyageur.
Il a quitté une cité de canalisations et de barbelés, un cauchemar de bruit permanent et de pollution qui n’a de cesse de dévorer la forêt.Sous la canopée, il s’est découvert un pouvoir, celui de se téléporter d’arbre en arbre.Épuisé, il a fini par atteindre un village peuplé par les descendants de la déesse Dana, une communauté menacée par les Fomoires, anciennement appelés “géants de la mer”. Là, il rencontre Sylve, une étrange jeune femme au regard masqué par d’impénétrables lunettes de glacier.
Pour rester avec elle, dans ce village interdit aux Humains, le Voyageur devra mériter sa place.

Critique

Par Goldberry, le 21/10/2019

Rivages est le premier roman de Gauthier Guillemin. Un tome 2 a d’ores et déjà été annoncé pour le printemps 2020 chez Albin Michel Imaginaire, même s’il est parallèlement indiqué que ce premier volume peut se lire de façon indépendante.
Si l’éditeur a déjà publié plusieurs auteurs français depuis son lancement, on ne comptait en Fantasy jusqu’à maintenant que Franck Ferric et son réussi Le Chant mortel du soleil, nommé d’ailleurs au prix Elbakin.net cette année. Malheureusement, ce Rivages ne se révèle pas aussi réussi, ni abouti.
Le roman est court et se lit donc plutôt vite. Et pourtant, on n’a l’impression une fois au bout de n’être jamais vraiment entré dedans. Plusieurs éléments nous distraient rapidement, comme ces chapeaux de chapitre intempestifs (un coup présent, un coup absent, de Rousseau à de Nerval) ou, bien plus gênant, le style de l’auteur, inutilement chargé. Cette recherche de la jolie phrase, de la tournure se voulant poétique et/ou profonde, rappelle à nos yeux la nature de premier roman de ce texte, avec des formules finalement assez creuses. Les symboliques développées sont de même assez lourdes, tout comme une narration qui nous distille des éléments de contexte sans subtilité, un paragraphe après l’autre. Conséquence, l’histoire proprement dite a bien du mal à se déployer.  
Les personnages, peu nombreux mais trop falots, ne parviennent jamais tout à fait, là encore, à nous intéresser à leur sort, de façon concrète. On comprend que l’on devrait se sentir touché par ce monde et ces destins, mais le comprendre, ce n’est pas le ressentir, justement. Au détour de quelques pages, pourtant, on aperçoit parfois l’ombre de Robert Holdstock du coin de l’œil (La Forêt des Mythagos est l’une de mes références), mais c’est une sensation bien trop fugace, trop éthérée. 
Un caractère éthéré qui, quelque part, convient bien à ce roman et qui plaira peut-être à certains, bien sûr. Me concernant, la rencontre ne s’est malheureusement pas faite. 

5.5/10

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