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Le chant mortel du soleil

ISBN : 978-222644079-2
Catégorie : Aucune
Auteur : Franck Ferric (Proposer une Biographie)

Il s’appelle Araatan, il est le Grand Qsar. On le surnomme la Montagne car il est haut comme deux hommes, large comme un auroch. Le destin de ce géant est de mener son peuple de cavaliers sur la route de la Toute Fin : achever l’extermination totale des dieux. Une seule divinité a survécu à leur déicide  : celle de la cité d’Ishroun. Pour abattre les murailles d’Ishroun et éteindre le culte de la Première Flamme, Araatan se donne un an.
Elle s’appelle Kosum. Née esclave, elle était la meilleure dresseuse de chevaux des plaines. Pour avoir tenté de castrer le fils de son maître, elles a été enchaînée nue à une tour pleine de morts. Alors qu’elle attend résignée le baiser mortel du gel, quatre cavaliers la délivrent. Ces hommes durs retournent auprès du Grand Qsar. Kosum, qui croyait mettre un pied dans la guerre, va entamer un tout autre voyage.

Critique

Par Tzeentch, le 01/04/2019

Le chant mortel du soleil signe le retour de Franck Ferric derrière les fourneaux de l’imaginaire.
Après plusieurs années d’absence, l’auteur qui a déjà écrit plusieurs livres et notamment le remarqué Trois Oboles pour Charon aux éditions Denoël, revient gonflé à bloc. Il s’agit également du premier roman français de fantasy chez Albin Michel Imaginaire.
On ne pouvait ainsi décemment pas passer à côté de cette parution, qui en plus a l’avantage de nous offrir une aventure en un seul volume. Le chant mortel du soleil donc, ou 376 pages qui vont nous plonger dans une histoire à la croisée des chemins : entre les sentiers de la guerre et les chemins de la foi. 
D’un côté Araatan, un puissant tyran qui a pour objectif de détruire le dernier des dieux, va partir à l’assaut de la forteresse d’Ishroun pour jeter à bas les idoles. De l’autre, Kosum et les cavalier-flèches sur ordre d’Araatan, vont chevaucher dans l’autre sens, à la recherche du berceau des croyances. Ici et là les personnages prennent aux tripes, comme le cavalier-flèche Urtaï, tous ont de l’épaisseur, une véritable aura.
Tout au long de cette aventure, Franck Ferric nous invite à la réflexion dans un univers chargé d’émotion ; que ce soit dans la fureur des combats ou dans l’intimité d’un moment de solitude. Le rythme est dosé avec justesse pour nous maintenir en haleine sur tous les tableaux. L’auteur interroge nos différents rapports : à l’histoire, face au sacré et entre-nous. Si l’homme est un loup pour l’homme, il a aussi la fâcheuse tendance à répéter plutôt que réinventer. Le chant mortel du soleil est un récit brutal aux accents Howardien, qui cache sous son masque barbare un visage reconnaissable entre tous, le nôtre.
En résumé, Franck Ferric revient sur le devant de la scène avec une fantasy pleine de caractère et écrite au cordeau. Une bouchée comme celle-ci ouvrant littéralement l’appétit, on réclamerait volontiers une seconde fournée !

8.5/10

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