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Les Scarifiés

Titre VO: The Scar

ISBN : 978-226507743-0
Catégorie : Aucune
Auteur : China Miéville

Jeune traductrice de langues oubliées, Bellis fuit Nouvelle-Crobuzon à bord du Terpsichoria dans le but d’atteindre l’île de Nova Esperium.
Arraisonné par des pirates, le navire de Bellis et de ses compagnons est conduit vers Armada, improbable assemblage de centaines de bateaux hétéroclites constitués en cité franche, régie par les lois de la flibuste. Bellis y rencontrera bientôt les deux seigneurs scarifiés d’Armada, les Amants, ainsi qu’Uther Dol, mercenaire mystérieux aux pouvoirs surhumains.
Un trio qui poursuit sans relâche une quête dévorante, la recherche d’un lieu légendaire sur lequel courent les mythes les plus fous. Sollicitée pour ses talents de linguiste, Bellis commence alors le plus stupéfiant des voyages, un périple aux confins du monde.

Critique

Par Anarion, le 27/10/2005

Second roman paru chez nous se situant dans l’univers de Bas-Lag, après l’étonnant Perdido Street Station, Les Scarifiés est incontestablement une pleine réussite. Doté d’une grande richesse, tant sur le plan de l’histoire que de l’arrière-fond ou de sa galerie de personnages, ce roman, sortant nettement des sentiers battus, est difficilement classifiable: dark fantasy, éléments de SF, etc… On reconnaît en outre parfaitement la “patte Miéville”, avec un style foisonnant, très riche, imaginatif, bien qu’ayant tendance à être très chargé, pas assez “épuré”.
L’histoire met du temps à démarrer (sur les 530 pages du roman, les choses s’accélèrent vraiment à partir de la page 200), comme pour
Perdido Street Station, mais cela nous permet de nous immerger tout à fait dans ce monde, ébahi devant tant d’imagination.
Après Nouvelle-Crobuzon, une immense cité dans Perdido Street Station, l’action prend place ici sur Armada, une gigantesque ville maritime, constituée d’un amas hétéroclite de bateaux, épaves, passerelles reliés entre eux, vivant de piratage et se mouvant au gré des vents. Miéville nous présente longuement chaque quartier, chaque recoin tout au long du roman, et il s’en dégage une atmosphère sombre, humide, pesante.
On peut également saluer la galerie de personnage, très intéressante et très “humaine”, terme paradoxal quand on connaît les créatures peuplant Armada : Recréés, Hommes-Cactus, Vampères,… En tout cas, Miéville n’hésite jamais à durement malmener ses personnages, mais toujours de façon justifiée et logique.
Si le rythme global de l’histoire est plutôt lent, Miéville parvient à se surpasser durant certains passages, nous proposant des moments d’anthologie. Et pour finir sur le plan strict de l’histoire, sachez qu’il est difficile d’en parler, sous peine de vous gâcher celle-ci justement : il faudra se contenter du 4eme de couverture. Ce que l’on peut dire, c’est que l’on en apprend un peu plus sur la thaumaturgie et la Torsion, citées dans
Perdido Street Station.
Il en ressort donc finalement un livre sombre, passionnant, parfois exigeant, mais généreux, et non dénué de sens critique envers la société en général.

8.5/10

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