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Le Petit oiseau blanc

Titre VO: The Little White Bird

ISBN : 978-284362309-7
Catégorie : Aucune
Auteur : James Matthew Barrie

Un gentleman londonien quadragénaire sous l’Ere Victorienne, engoncé dans les principes de son époque mais aussi dans son corps d’adulte, se prend d’affection pour une lumineuse jeune femme de basse extraction.
Il n’hésite pas à donner des petits coups de main au destin, toujours en cachette et à son âme puritaine défendant, afin d’améliorer la vie de sa protégée. D’une union heureuse de la jeune femme avec un artiste naît David, garçon qui parcourt avec son père de cœur les Jardins de Kensington dès que l’occasion se présente.
Dans ce lieu chargé de magie, deux esprits à l’imagination bouillonnante nous dévoilent leurs aventures et leurs rencontres…

Critique

Par Publivore, le 15/04/2007

Sir James Matthew Barrie, l’auteur de Peter Pan, nous livre ici un récit aux accents autobiographiques prononcés, teintés d’une nostalgie et d’une poésie omniprésentes, très différent des aventures du garçon volant.
Comme indiqué dans le résumé, un double carcan enserre l’enfant devenu adulte, social mais aussi anatomique, que va faire exploser le petit David, libérant pour un temps l’homme à l’imagination débordante, qui sait donner vie à ses fantasmes. Mais même l’enfant salvateur devra grandir, car vous le savez bien, seul un petit garçon ne le fera jamais… Peter -puisque c’est lui dont il est question- habitant de ces Jardins londoniens que nous parcourons tout au long de ce récit , nous livre en passant le secret de ses origines. Il ne s’agit d’ailleurs pas tout à fait du héros qui arpente Neverneverland dans le roman déjà cité.
Mais limiter cet ouvrage aux quelques chapitres concernant Pan serait faire injure à l’auteur, tant le reste, mêlant habilement réalité et imaginaire, est également plein de fraîcheur, d’une forme de naïveté volontaire, et de personnages susceptibles de ravir petits… et grands ! (Votre serviteur a une affection particulière pour Porthos, le chien du gentleman narrateur, qui apparaît en pointillé, mais toujours vu avec un anthropomorphisme drôlissime).
Pour terminer cette critique, il faut souligner le superbe travail de traduction de Céline-Albin Faivre, passionnée par l’auteur. Elle sait nous faire bénéficier de sa connaissance de Sir Barrie, que ce soit à travers de nombreuses notes de bas de page, de photos habilement insérées à un point clé du récit, qui permettent de mettre en perspective le roman et son auteur, ou d’un énorme essai de 60 pages ! On regrettera cependant que ce “pavé” se trouve en préface, alors qu’il est plus abordable après la lecture de la fiction, et certaines notes de bas de page à l’intérêt très limité.
Pour le reste, nous ne pouvons que conseiller cet excellent ouvrage, qui saura vous surprendre et vous faire rêver à n’en pas douter !

8.5/10

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