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La Souveraine des ombres

Titre VO: A Darkness Forged in Fire

Tome 1 du cycle : Les Elfes de fer
ISBN : 978-226508957-0
Catégorie : Aucune
Auteur : Chris Evans (Proposer une Biographie)

Par souci de transparence, nous vous signalons que ce livre a été traduit par Gillossen, contributeur du site.

Konowa Vif Dragon, ancien commandant des Elfes de fer, a été banni pour avoir assassiné le vice-roi d’Elfkyna.
C’est plus amer que jamais qu’il se voit rappelé par l’Empire un an plus tard. Sa mission : retrouver l’Étoile de Sillra, un artefact légendaire, censée se trouver à Luuguth Jor, un fort abandonné, perdu au milieu de nulle part. A la tête d’un régiment hétéroclite ne manquant pas de fortes têtes, Konowa va tenter de laver son honneur et celui des siens.
Mais la Souveraine des Ombres, sorcière-elfe dont l’influence s’étend peu à peu sur le monde, convoite elle aussi l’Étoile de Sillra et… l’âme même de Konowa.

Critique

Par Gillossen, le 14/09/2008

Nouveau venu sur la scène américaine, le roman de Chris Evans a connu un joli buzz sur le net, que ce soit de la part des critiques, des lecteurs, ou même de certains auteurs appelés à donner leur avis…
Qu’en est-il exactement ? Pour un premier roman, voilà une histoire parfaitement maîtrisée, de bout en bout. Pas de temps mort, une intrigue qui ne se perd pas en rebondissements inutiles mais qui ménage tout de même plusieurs pistes, qui, bien entendu, se recoupent toutes à un moment ou un autre, et un réel talent pour conclure ses chapitres en donnant immédiatement envie de se ruer sur le suivant.
De toute évidence, l’auteur a déjà connu l’expérience du poste d’éditeur, de l’autre côté de la barrière.
Retrouver un héros chargé de reprendre du service après avoir assassiné son vice-roi (pas moins !) nous place à son niveau, dans ses pas, et difficile de ne pas adhérer à la personnalité de Konowa. Juste, courageux, suffisamment grognon, pince sans rire… Si ce portrait n’est finalement pas très original, le personnage est, quoi qu’il en soit, réussi. Beaucoup d’autres protagonistes partagent d’ailleurs souvent un même trait de caractère : cet humour au deuxième degré. Aussi bien parmi les gentils que parmi les méchants, à l’image du nouveau vice-roi que l’on retrouve régulièrement. De fait, si ce type d’humour, entre répliques acerbes et petites séquences humoristiques a tendance à ne pas vous revenir, vous pourriez vous agacer de temps à autre.
Côté « défaut », ou plutôt possible réticence, il faut bien avouer que l’histoire en elle-même ne révolutionnera pas le genre et que celle-ci n’échappe à certaines convenances - notamment dans le domaine romantique, qui apparaît presque comme une étape obligée et non pas découlant naturellement de ses ressorts.
Toutefois, mentionnons une fois de plus que l’ensemble se révèle très solide. Et les bonnes surprises sont également présentes. Le point de vue de simples nouvelles recrues du régiment des Elfes de fer éclaire l’histoire sous un angle différent. De même, le personnage de la Souveraine des ombres, une sorcière elfe et grande méchante de l’histoire, intervient à intervalles réguliers lors de scènes, qui, elles, n’ont rien de comiques.
La dimension militaire du roman est bel et bien là, et s’applique avec une réelle intensité. Il ne s’agit pas de faire illusion avec quelques termes bien choisis. Il est évident que l’auteur possède des connaissances bien établies dans ce domaine et sait les employer à bon escient, sans noyer pour autant le lecteur sous une rafale de termes techniques à la portée des seuls universitaires spécialisés.
Au final, voilà un roman qui, bien que moins sombre que certains « cadors » parus ces dernières années, plus direct, est tout de même bien loin des Shannara et autres ouvrages du même cru (si ce n’est, par rapport à Shannara, une certain appétit pour un canevas magique), avec un univers plus complexe qu’il n’y paraît - à travers les manœuvres des uns et des autres, la condition des elfes - mais qui ne sacrifie pas à la noirceur pour la noirceur.
Peut-être pas à la hauteur d’un mélange J.R.R Tolkien / Bernard Cornwell comme le vante Karen Traviss en 4eme de couverture, mais assurément très bon !

7.5/10

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