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Bitterwood

Tome 1 du cycle : L' Âge des dragons
ISBN : 978-284228393-3
Catégorie : Aucune
Auteur : James Maxey (Proposer une Biographie)

L’âge des dragons a sonné le glas de l’humanité. Depuis des décennies, les hommes ne sont plus que des esclaves à la merci d’un système féodal cruel.
Bant Bitterwood a consacré sa vie à chasser et tuer les dragons afin de venger sa famille. Lorsqu’il assassine le fils préféré du roi Albekizan, ce dernier décide d’éradiquer purement et simplement la race humaine… Bitterwood, capturé et emprisonné, met tout en œuvre pour soulever la rébellion. La lutte s’annonce sanglante.

Critique

Par Gillossen, le 07/04/2010

Avec la parution d’un tel roman, Le Pré aux Clercs prend assurément quelques risques, car malgré son fort parfum de fantasy qui sent “bon” la testostérone, ce Bitterwood déconcerte rapidement.
Dès les premières pages, l’auteur ne se démonte pas et croit sans doute faire monter un véritable ressentiment chez le lecteur à l’égard de certains personnages, histoire de nous placer directement dans le camp de son héros au destin tourmenté dans un monde qui ne l’est pas moins. Mais il faut dire que l’on retiendra surtout une tendance à la surenchère d’entrée de jeu qui, dans ses pires moments, évoquerait même un Monument de triste mémoire par exemple, quoique dans un registre différent…
L’auteur en tout cas trace sa route à bride abattue et ne se retourne guère sur son passage. Il en résulte un roman qui ne fait pas mystère d’un rythme soutenu comme l’un de ses ingrédients de base, et même l’une de ses forces.
Mais Maxey semble avoir donné tout aussi libre cours à son imagination, sur le plan des thématiques et surtout de l’univers. Nous nous garderons ici de vous dévoiler la plupart des surprises du roman, mais c’est plus souvent qu’à son tour que le lecteur se demandera où l’auteur veut en venir au bout du compte. Chaque rebondissement semble en entraîner un autre sans forcément de lien logique, sans même évoquer la question des révélations qui tombent ici ou là.
Si l’auteur a su créer un univers, on verse allégrement dans la série B, pour ne pas dire Z, par séquences. Évidemment, les petits plaisirs coupables ont leur charme. Bien sûr, le roman peut donc compter sur un rythme alerte et des scènes d’action à la pelle, ce qui devrait donc convenir aux amateurs de fantasy musclée, qui ne s’arrêteront pas à la première anicroche. De même, cet Âge des dragons est donc moins convenu qu’il n’y paraît de prime abord ; c’est même le moins que l’on puisse dire au final.
Toutefois, à force d’accumuler des concepts hétéroclites, difficile de ne pas trouver le roman relativement confus, sans compter que Bitterwood n’est pas franchement un personnage marquant en lui-même, pour servir à lui seul de clef de voûte du récit. Il se montre d’ailleurs relativement falot, malgré sa détermination et cette haine qui l’habitent mais que l’auteur ne parvient guère à nous faire sentir.
Et justement, les nombreux protagonistes, aux motivations qui plus est souvent complexes, ne nous touchent pas beaucoup. La faute à des réactions prévisibles et une mise en scène parfois maladroite. Les uns et les autres semblent n’être là que pour servir les thématiques de Maxey, qui, particulièrement dans la deuxième moitié du roman, détonnent là encore.
Malheureusement, une fois de plus, le développement de celles-ci se révèle souvent plutôt naïf, en partie justement à cause du grand écart que l’auteur s’impose entre la teneur de son récit et ses thèmes sous-jacents. Il en résulte des raisonnements alambiqués et pas aussi subtils que cela, qui nous donne un peu plus encore l’impression que le livre se retrouve avec la tranche entre deux rayonnages.
Au final, ce Bitterwood étonne et détonne, mais sans pouvoir prétendre s’affirmer comme une réussite, loin de là. Nul doute d’ailleurs que certains lecteurs feront totalement l’impasse sur les envies de l’auteur pour s’arrêter uniquement sur le vernis action/magie de roman.
Difficile de le leur reprocher en l’état.

6.0/10

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