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Lune de sang

Titre VO: Gachirin ni Kiri Saku (Ce Cycle est Terminé)

Auteur : Maruyama Tomo (Proposer une Biographie)
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Lune de sang - 1

Sous la pleine lune, on vous entendra crier !
Mieux vaut ne pas traîner aux abords de la forêt la nuit ! Des hommes se font mordre par des chiens errants, des femmes disparaissent… À coups de sabre, Sakuya tente de protéger ces dernières d’une mort atroce. Mais elle est elle-même le jouet d’un sort sanglant, contrainte de tuer “ses semblables”. Que va-t-il advenir d’elle ?
Un récit féroce où le mythe du loup-garou rencontre les croyances folkloriques japonaises ! 

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Lune de sang - 2

Sous la pleine lune, on vous entendra crier !
Une malédiction frappe la forêt d’Ôfuru. À la lueur de la lune, des humains possédés se transforment en monstres, kidnappent et dévorent de pauvres femmes. Grâce aux morsures de son sabre, Sakuya parvient tant bien que mal à apaiser l’âme de ces damnés. Jusqu’à sa rencontre avec la meute sanguinaire de Shirachigo, qui va la pousser dans ses derniers retranchements…
Un récit féroce où le mythe du loup-garou rencontre les croyances folkloriques japonaises ! 

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Lune de sang - 3

Attention, chiens méchants !
La malédiction des Inugami frappe les humains et les change en créatures terrifiantes. Elle se nourrit de toutes sortes de désirs, y compris un sentiment aussi noble que l’amour…
La lune répond aux pulsions humaines et accorde de grands pouvoirs aux hommes, qui partent se battre afin d’assouvir une vengeance dictée par l’amour… Ne manquez pas le troisième volume de cette histoire explosive où se mêlent combats, sang et folklore japonais !

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Lune de sang - 4

Attention chiens méchants !
Est-ce à son orgueil ou à son destin que la prêtresse doit son apparence grotesque ? Ayant obtenu un pouvoir sanglant au prix d’un irréparable sacrifice, la jeune fille réduite à l’état de chienne tue ses congénères…
Quelle fin attend les courageuses pacificatrices, accomplissant leur pénible mission de génération en génération ? Ne manquez pas le quatrième volume de cette histoire explosive où se mêlent combats, sang et folklore japonais !

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De génération en génération, les membres du clan Inugami se sont laissés emprisonner par les sinistres chaînes de leur mission et sont contraints de suivre un chemin maudit. Malgré ses inquiétudes, Sakuya doit faire face à l’impitoyable réalité, héritage de son histoire familiale…

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Osekami voulait aimer les humains et recevoir leur affection en retour… Était-ce un crime d’aspirer à un si modeste bonheur ?Voici les souvenirs d’une mante religieuse qui recherchait la compagnie des êtres humains et faisait de son mieux pour vivre pleinement malgré le désespoir qui la tenaillait.

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Lune de sang - 7

Sakuya a exploré les profondeurs du Gouffre du Royaume des Ombres et a ainsi pu faire la lumière sur le passé de sa famille. À son retour, elle décide de tout tenter pour briser la malédiction qui frappe sa lignée depuis des millénaires…
Elle obtient de nouveaux pouvoirs en acceptant de porter le fardeau de tous les crimes et de tous les agissements sinistres de ses ancêtres. Elle se rend alors là où tout a commencé… Rongées par le désespoir, les bêtes ne tardent pas à hurler à la lune…


Critique

Par Aya Sakuraba, le 10/02/2016

Commençons par des avertissements. Cette série, comme indiqué sur la couverture, ne convient pas aux plus jeunes : nudité et violence sont couramment rencontrées au fil des pages. Ceci dit, il s’agit moins d’un argument commercial (comme on aurait pu le rencontrer dans La Paire et le Sabre par exemple) qu’un soutien à l’histoire et son propos.
En effet, la série mélange le mythe européen des loups-garous et le mysticisme religieux japonais, particulièrement shintoïste. Ainsi l’état de loup-garou résulte d’une blessure infligée par un original qui transmet des impuretés contaminant l’individu. Les loups-garous peuvent donc être purifés ou contenu dans des espaces consacrés. Ce mélange est agréable et semble vraiment cohérent, à l’instar d’autres séries s’inspirant également de mythes fantastiques européens pour les intégrer à la culture japonaise (Bakemonogatari, Kurozuka, Shiki …). Il faut dire que le bestiaire japonais est vaste, et qu’il permet d’accueillir facilement de nouvelles recrues.
Nous avons donc globalement une mise en place de l’histoire, des personnages et de leurs rôles assez classique. Un problème local, géré par la population du coin, et connu d’eux-seuls, avec des familles exerçant le même rôle depuis plusieurs générations, à savoir contenir l’infestation lupine. Pour renforcer cela, il se veut même que seules les femmes puissent combattre les abominations, qui ne sont d’ailleurs que masculines. Car qui n’aime pas une femme guerrière, dangereuse et sexy, armée d’un katana et couverte de sang ? Pas Tarantino en tout cas.
D’où l’œuvre tire-t’elle son originalité dans ce cas ?
Tout d’abord, comme dit en intro, l’œuvre n’est pas avare en membres arrachés et en corps déchiquetés. Le côté brutal et sauvage des loups est donc renforcé par des scènes explicites où ils dévorent des jeunes femmes, mêlant alors luxure et barbarie. Ceci vient servir le propos et renforce l’immersion dans l’histoire. Ensuite, on découvrira plus avant l’origine de l’infection, et comment le village est devenu responsable de la contenir. Ainsi, contrairement aux autres histoires similaires qui placent l’origine des vampires, des loups-garous et autres créatures folkloriques dans le monde occidental, et qui auraient alors émigré sur la péninsule japonaise, cette fois-ci les créatures d’origines sont bien nipponnes. Fait assez rare pour être noté.
Les personnages sont relativement peu élaborés. Sans devenir vraiment des stéréotypes, le lecteur devrait tout de même retrouver des modèles déjà aperçus. Cependant ils restent efficaces et attachants. L’héroïne Sakuya et sa relation avec son bien-aimé Kaina par exemple est classique mais fait tout de même son petit effet. De l’autre côté, le Petit Chaperon Ecarlate et ses lieutenants remplissent également bien leur rôle et on leur en sait gré.
Au niveau graphique, l’auteur s’impose déjà comme un maître. Les dessins sont très beaux (les illustrations des couvertures également, comme vous pouvez déjà en juger), les loups sont parfaits, le dessin reflétant très bien leur folie et leur violence. Les scènes d’action sont très bien mises en scène, valorisées par des découpages dynamiques, apportant du rythme et de nouveaux points de vue.
Pour conclure, Maruyama Tomô nous livre une œuvre adulte pourtant porteuse de tous les codes du shônen, avec une excellente qualité graphique et de très bonnes idées. La série est courte (7 volumes), ne comporte pas de longueur inutile et jongle très bien entre de l’action et un fond d’histoire que l’on prend plaisir à découvrir. On aurait pu attendre des personnages et un scénario un poil plus originaux, mais aucun des deux ne vient gâcher l’ensemble.

 

6.0/10

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