Vous êtes ici : Page d'accueil > Fantasy > Bd Fantasy > Neverwhere


Neverwhere

ISBN : 978-280940318-3
Catégorie : Bd
Auteur : Mike Carey
Illustrateur : Fabry Glenn (Proposer une Biographie)

Neverwhere nous conte les étranges aventures de Richard Mayhew, un Londonien propulsé dans une Londres fantasmagorique qui existe en marge de la réalité. Il se retrouve malgré lui impliqué dans la lutte de la jeune Porte, une “ouvreuse”, pour venger sa famille assassinée.
Le voilà propulsé dans un monde pour le moins déroutant…


Critique

Par Publivore, le 04/02/2009

C’est sans aucun doute une banalité de l’écrire, mais adapter une œuvre aussi reconnue et appréciée que Neverwhere est toujours risqué, et attendu au tournant par les amateurs du roman. Surtout lorsque l’univers de ce livre, prompt à exciter l’imaginaire du lecteur, marque autant les esprits que les personnages eux-mêmes. Eh bien, soyez rassurés, les auteurs de ce comics s’en tirent très bien.
Côté scénario d’abord, malgré quelques modifications que Mike Carey justifie d’emblée dans l’introduction, on reste fidèle à la trame du roman, avec une cohésion certaine et un déroulement sans heurt, malgré le découpage initial en 9 fascicules, nécessitant bien entendu un rebondissement final pour chacun d’eux, afin de maintenir le lecteur en haleine jusqu’à la sortie du suivant. Bien sûr la base - le roman - était solide et d’une grande force évocatrice, mais il faut reconnaître à l’auteur d’avoir parfaitement su en tirer parti, livrant un récit sans temps mort qui colle parfaitement à la forme imposée (le feuilleton comics) tout en respectant le fil du récit principal originel.
Côté dessin, le trait de Glenn Fabry est assez classique, et ce n’est pas dans son style qu’on trouvera l’originalité. Le découpage des planches est réussi et varié, utilisant tous les plans habituels avec inspiration et rythmant agréablement le récit. C’est en fait du côté des décors qu’est la plus grande réussite, particulièrement ceux du Londres d’en Bas, parfois glauque, toujours inquiétant et dépaysant. Enfin, côté personnage, on alterne le réussi et le moins bon : si Richard est passe-partout à souhait, on sent tout de même le dessinateur pas toujours très à l’aise avec lui, particulièrement dans les gros plans, ce qui est assez gênant puisqu’il s’agit du narrateur de cette version ! De même, le choix graphique pris pour rendre le côté mystérieux de Carabas est pour le moins hasardeux à mon avis, et pas très heureux. De leur côté, MM. Croup et Vandemar tiennent la route au final, même si j’avais été déçu initialement, particulièrement pour le second. Enfin, très belle réussite que Porte, sorte d’Harlequin gothique et sexy, qui ne dépareille pas dans la faune du Londres d’en Bas, elle aussi très soignée et appropriée au récit.
Au final, cette adaptation est franchement à la hauteur, distrayante et m’ayant même envie de me replonger dans l’oeuvre originale. Pour les lecteurs de romans, je vous conseillerais tout de même vivement de commencer par lire l’oeuvre de Neil Gaiman, afin de conserver intactes les différentes surprises et de profiter pleinement de sa puissance évocatrice, sans a priori graphique. Pour les autres, n’hésitez pas à découvrir le Londres d’en Bas avec ce comics, vous ne le regretterez pas.

8.0/10

Discuter de Neverwhere sur le forum.

Auteurs



Dernières critiques

Derniers articles

Plus

Dernières interviews

Plus

Le héros de la semaine

Retrouvez-nous aussi sur :