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Galadriel
Elfe
Noldo
AA
- 4A
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Signifie:
"jeune fille parée
d'une couronne radieuse
". Appelée
aussi Nerwen (jeune fille
homme?). Appartient à
la Famille Royale, puissante
Dame de Lòrien, détentrice
et gardienne de Nenya,
l'Anneau de Diamant et
membre éminent du Conseil
Blanc, cette fière et
sage Dame elfique fut
à l'origine de bien des
victoires contre l'Ombre
en se mettant dès le départ
au service de la lutte
contre le Mal. Fille de
Finarfin, épouse
de Celeborn.
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Galadriel naquit
durant les Âges des Arbres à Valinor,
la Terre des Dieux, peu avant la fin
de son âge d'or, où elle coula bien
des jours heureux. Elle était fille
de Finarfin, troisième fils du Roi
Finwë des Noldor et d'Indis des Vanyar.
Sa mère était Eärwen d'Alqualondë,
fille du Roi Olwë des Teleri [1].
Galadriel était donc apparentée à
Elu Thingol de Doriath et aux Sindar
de Beleriand et bien des malheurs
auraient pu lui arriver s'il en avait
été autrement. Elle avait plusieurs
frères dont Finrod, Seigneur de Nargothrond,
qu'elle aimait particulièrement, et
avec qui elle avait le plus d'affinités.
Elle
fut nommée Nerwen (jeune-fille-homme
?) par son père et Artanis (Noble
Dame) par sa mère. Mais celui qui
devint plus tard son époux, Celeborn
de Doriath, lui donna le nom sindarin
de Galadriel (jeune fille parée d'une
couronne radieuse) en référence à
sa chevelure, et c'est ainsi qu'elle
se fit connaître, car " de tous ses
noms, c'était le plus beau ".
Car
en effet, on la disait belle, d'une
beauté insoutenable, même selon les
critères elfiques. Elle avait la chevelure
d'or des Vanyar où se mêlait l'argent.
Et cette lumière stellaire elle la
devait à sa mère Eärwen. Bien souvent,
on disait que la lumière des Deux
Arbres s'était fixée dans ses cheveux.
Grande, le plus grande de toutes les
Noldor, elle était " vigoureuse de
corps et d'esprit, capable de tenir
tête aux Eldar tant hommes de savoir
qu'athlètes ". Et parlant de son caractère,
on la décrivait comme fière, forte
et volontaire. On la tenait pour la
plus illustre des Noldor, mis à part
peut-être Fëanor. Mais elle était
beaucoup plus sagace et réfléchie,
possédant un don de clairvoyance hors
du commun, et les années passant,
sa sagesse grandit encore, tandis
que son orgueil s'effaçait ; mais
elle " était toujours miséricordieuse
dans ses jugements et ne refusait
sa bienveillance qu'au seul Fëanor
", car dès le départ, elle semblait
avoir décelé l'Ombre qui grandissait
dans son cœur et qui s'élevait sur
la Cité elfique de Tirion
Elle
partit de Valinor lors de la rébellion
des Noldor [2] bien qu'elle ne prît
point part au massacre fratricide
d'Alqualondë et qu'elle " combattît
farouchement " au côté des Teleri,
son peuple maternel. Mais les discours
que Feänor avait prononcés devant
les Noldor avaient enflammé son cœur,
elle rêvait d'une terre qu'elle pourrait
gouverner à sa guise et se résolut
donc à partir avec les siens, vers
la Terre du Milieu ; et plus que tout
" elle brûlait de poursuivre Feänor
de sa colère " où que ses pas le portassent
après le massacre de son peuple maternel
à Alqualondë. Ainsi refusa-t-elle
fièrement de rebrousser chemin lorsque
les Valar leur lancèrent un ultime
avertissement qui les condamnait à
l'Exil s'ils s'obstinaient à partir.
Elle fut donc poursuivie comme tous
les Noldor par la Malédiction de Mandos,
aussi nommée Prophétie du nord, qui
prédisait leur chute devant l'Ombre.
Lorsqu'elle
parvint en Terre du Milieu, ayant
affronté les rigueurs de l'Helcaraxë
tout en menant courageusement les
siens, elle fut accueillie chez son
parent Thingol à Doriath, où elle
se lia d'amitié avec son épouse, la
Reine Melian la Maïa. C'est là qu'elle
rencontra Celeborn [3], le fil d'Olmë,
frère d'Olwë son père et de Thingol.
Et le frère de Celeborn était Galathil
de qui descendait Elwing, épouse d'Eärendil
le Marin et mère d'Elrond. Mais ce
qui était prédit arriva, et ce fut
la chute des Noldor, son peuple. Finrod
mourut, les grandes Cités Elfiques
tombèrent les unes après les autres
sous les coups de Morgoth, et elle
en garda une grande amertume. Elle
assista et réchappa à la Ruine de
Doriath et vécut au sud de la rivière
Lhûn pour un peu de temps. Et il arriva
qu'à la fin du Premier Âge, après
la Chute du Thangorodrim et la défaite
de Morgoth devant les armées de l'Ouest
conduites par les Valar, elle passa
les Montagnes Bleues et s'en vint
vivre sur les berges du Lac Nenuial
(au Nord de ce qui sera la Comté),
refusant par orgueil le pardon des
Valar [4]. Elle fut considérée par
les Eldar [5] et les compagnies errantes
comme Dame des Eldar en Eriador [6].
Elle
s'en fut ensuite sur les terres que
l'on nomma Eregion, près de la Moria,
car elle avait beaucoup d'affinités
avec le peuple des Nains, étant du
peuple des Noldor, et elle savait
les apprécier, contrairement à Celeborn.
Mais il est dit que " de toute façon,
là dessus, elle voyait plus loin que
lui ". En 750 commença la construction
d'Ost-in-Edhil, et Sauron prit peur
et se retrancha en Mordor, car à la
même époque accostait la flotte de
Tar-Aldarion de Númenor [7].
Mais la clairvoyance de Galadriel
l'avertit que le Mal renaissait, et
de ce que furent ses voyages ensuite,
il ne reste que des récits obscurs
et contradictoires. Toutefois à une
certaine époque elle passa à l'Est,
derrière les Monts Brumeux, et demeura
dans la vallée nandorine de Lindorinan,
" la Vallée des Chanteurs ", et elle
lui donna maints autres noms : Lorinand,
le Val d'Or, Lothlòrien, Fleur de
Rêve, Laurelindorinan, où on perçoit
l'écho de Laurelin, l'Arbre d'Or de
Valinor [8]. Beaucoup de Sindar et
de Noldor s'y établirent à sa suite,
et elle s'efforça de déjouer les machinations
de Sauron, car même si elle ne savait
pas exactement qui il était réellement,
elle avait perçu sa nature mauvaise
lorsqu'il s'était présenté sous le
nom d'Annatar en Eregion pour apprendre
aux Elfes à forger les Anneaux de
Pouvoir. Et lui savait qu'elle serait
un de ses pires ennemis, redoutant
sa sagesse et sa puissance. Ce qui
suit est incertain, mais il sembla
qu'il y eut une rébellion en Eregion
et que Celeborn vint rejoindre Galadriel
entre 1350 et 1400 du Second Âge,
ignorant tout des Anneaux. Mais en
1600, quand Sauron forgea l'Unique,
Nenya, l'Anneau de Diamant, échut
à la Dame.
C'est
à cette époque que le languir de la
mer et de Valinor, la terre de son
enfance, s'empara d'elle et il ne
devait plus la lâcher, de même que
sa tristesse pour la Mort des Deux
Arbres. Elle voulut alors partir pour
les rivages de la mer et arriva à
Imladris (Fondcombe), le premier Conseil
Blanc fut réuni, et peu après elle
s'installa entre l'embouchure du Gwathlò
et l'Ethir Anduin. Elle y demeura
jusqu'en 1981 du Troisième Âge, car
en cette année, " de noirs pressentiments
l'assaillirent ", et elle apprit que
la Lòrien était en danger et son roi
Amroth, perdu [9]. En cette année,
elle assuma enfin le pouvoir et prit
le titre de Dame de Lòrien. Et son
pouvoir fut si grand que son royaume
s'étendit jusqu'au sud de Vert-Bois-le-Grand,
à l'ombre de Dol Guldur, la forteresse
secondaire de Sauron. Puis les événements
s'enchaînèrent, le Conseil Blanc du
Troisième Âge fut réuni, elle apporta
son aide lors de la chevauchée des
Rohirrim au secours du Gondor en 2509
, et l'ombre de Sauron grandit à nouveau,
tandis que les années de l'Exil pesaient
lourdement sur les épaules de la Dame.
En son cœur elle désirait l'Elessar,
la Pierre Verte forgée par Enerdhil
à Gondolin, pour modeler son Pays.
Certains dirent que ce fut Gandalf
qui la lui donna de la part de la
Vala Yavanna, d'autres que Celebrimbor
lui en forgea une autre par amour
pour elle ; toujours est-il qu'elle
embellit la Lòrien avec la Pierre
et la protégea avec son Anneau, pour
finalement en faire un îlot où régnait
la grandeur, la beauté et la jeunesse
des Jours Anciens, témoin de son languir
et de ses regrets. Par la suite, elle
continua d'aider de son mieux la Terre
du Milieu, particulièrement lors de
la Guerre de l'Anneau, où elle fit
don de nombreux présents qui sauvèrent
plusieurs fois leurs possesseurs.
Mais plus que tout, elle refusa l'objet
de ses désirs, l'Anneau Unique, lorsque
celui-ci lui fut offert, prouvant
la sagesse qu'elle avait acquise.
Néanmoins,
Nenya perdit son pouvoir après la
fin de la guerre et le temps des Elfes
fut révolu. Alors, avec les vestiges
de sa puissance, elle détruisit Dol
Guldur jusqu'aux fondations., et,
la fatigue du monde se faisant plus
forte, car elle avait perdu presque
tous ses êtres chers, elle s'en vint
chez Cìrdan aux Havres Gris et fit
voile vers l'Ouest. L'Histoire ne
parla plus alors de la grande Dame
qui jadis arpenta le sol de la Terre
du Milieu.
Finrod
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Notes:
[1] Trois peuples
elfiques vinrent à l'aube des
temps à Valinor : les Noldor,
les Vanyar et les Teleri
[2] Selon la
conception envisagée par l'auteur
au moment de la rédaction du
Silmarillion et du SdA
[3] Selon une
conception ultérieure, Celeborn
vécut à Valinor en tant que
Teler et partit séparément des
Noldor avec Galadriel, ce qui
ne les empêcha pas d'encourir
la Malédiction de Mandos. Toutefois,
il semblerait que Tolkien n'eut
pas le temps de modifier tous
les récits en conséquence, bien
qu'il pût le projeter.
[4] Dans une
version antérieure, il est dit
qu'on ne lui permit pas de revenir
à Valinor, comme tous les autres
chefs de la rébellion des Noldor.
" [...] interdiction lui fut
faite de revenir, et à cela,
elle répondit fièrement qu'elle
ne le souhaitait point. " lit-on
dans The road goes ever on.
[5] Les Elfes
qui participèrent au grand voyage,
à l'aube des temps. C'est essentiellement
des Eldar dont il est question
dans l'œuvre de Tolkien.
[6] Selon une
version antérieure, elle aurait
eu un fils, Amroth, vers 300-400
du Second Âge, mais dans un
essai plus tardif il n'en est
point question, et c'est visiblement
l'idée de Tolkien au moment
de la rédaction du SdA et du
silmarillion
[7] Aldarion
fut un roi de l'île de Numenor.
Il construisit des ports en
Terre du Milieu et devint l'ami
des Elfes du Lindon, les aidant
de son mieux à repousser l'Ombre.
[8] Les récits
racontent qu'avant la venue
du Soleil, la lumière était
donnée par deux Arbres à Valinor
: Laurelin et Telperion.
[9] Dans la
version où Amroth est son fils,
il est dit qu'il vint la chercher
et l'informa du Mal qui se tramait.
Il mourut peu après.
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