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Eowyn
Humaine
2995
3A - 4A
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Eowyn était la
princesse du Rohan; descendante
d'Eorl, elle naquit en
2995 3A. Fille d'Eomund
et de Theodwyn, soeur
d'Eormer et nièce
de Theoden, elle fut surnommé
" Dame-au-Bras-de-l'écu
" après avoir
vaincu le Roi-Sorcier.
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Eowyn était une vierge guerrière féroce,
sachant manier l’épée et se défendre.
Intrépide, elle rêvait de grands exploits
jusqu’à ce que les événements se fissent
noirs en Terre-du-Milieu et qu’elle
ne perdît tout espoir et toute joie.
Elle était princesse du Rohan, et
accomplit de hauts faits lors de la
Bataille des Champs du Pelennor, puis,
lasse de son hiver intérieur, elle
ouvrit son coeur à Faramir et s’en
alla vivre en Ithilien.
Elle naquit d’Eomund
et de Theodwyn, soeur du Roi Theoden
du Rohan, en 2995 du Troisième Age,
elle était ainsi princesse des Rohirrim,
descendante d’Eorl, le père de la
lignée Royale à qui fut donnée cette
contrée qu’on appelait alors en Gondor
le Calenardhon. Son frère était Eomer
pour qui elle avait beaucoup d’affection.
Mais ses parent vinrent à mourir,
occis par les Orques, et son oncle
la prit en charge, ainsi qu’Eomer,
car Theoden était un roi bienveillant,
et elle était pour lui « plus chère
qu’une fille ». On la nomma « Dame-au-Bras-de-l’Ecu
» après la guerre de l’Anneau, car
son bras porteur du bouclier avait
été brisé par la masse d’armes du
Roi-Sorcier lors de la bataille aux
portes de Minas Tirith.
Elle était grande
et élancée, douée d’une grâce et d’une
noble allure qui lui venait de Morwen
de Lossarnach. Sa chevelure était
blonde, son teint, pâle, et on disait
qu’elle était d’une grande beauté,
« belle et froide, comme un pâle matin
de printemps, non parvenue à la plénitude
de la femme ». Eowyn était fière et
forte, fière son peuple qui l’aimait
en retour, forte en surface, et elle
rêvait d’aller à la guerre à cheval,
comme les hommes, de s’élever dans
les hauteurs parmi ceux dont les chansons
chantaient les exploits et les prouesses,
stérile vierge guerrière encore à
son hiver, car on lui avait enseigné
à manier les armes tout comme un homme.
Mais on ne lui laissa pas ce choix.
Et elle dut rester en permanence auprès
de son oncle, dont la santé se détériorait.
Son inactivité rongeait son âme, car
elle était désespérément seule, angoissée,
comme piégée, enchaînée sans pitié
à son destin., et les paroles malsaines
du conseiller Langue-de-Serpent l’empoisonnait
autant que son royal parent. Elle
conçut alors de l’amertume de rester
sans cesse en arrière. Elle se mourait
de l’intérieur, irrémédiablement,
perdant tout espoir, plongeant dans
la tristesse, enfermée dans ses appartements.
Car bien qu’elle ne craignît ni peur
ni douleur, elle craignait une cage,
qu’elle fût d’or ou de fer.
« Rester derrière
des barreaux jusqu’à ce que l’habitude
de la vieillesse les accepte et que
tout espoir d’accomplir de hauts faits
soit passé sans possibilité de rappel
ni de désir. »
Et c’est avec ces
ombres qui se refermaient sur son
coeur qu’elle dut passer à travers
la Guerre de l’Anneau. Sa première
rencontre avec quatre des Neuf Marcheurs
eut lieu en des temps très sombres,
car à cette époque Theoden était réduit
à l’état de vieillard gâteux, et Grima
Langue-de-Serpent avait un grand pouvoir
à Edoras. Mais il la guettait, et
alors qu’il avait vendu le Rohan au
traître Saroumane, il espérait avoir
sa « part du butin ». Et cela, elle
le savait. Son rôle alors lui paraissait
plus vil que le bâton sur lequel Theoden
s’appuyait. Mais tandis que ses peurs
et ses tourments la minaient, arrivèrent
Gandalf le Blanc, Gimli, Legolas,
et Aragorn qu’elle aima dès ce moment.
Ces quatre-là lui apportèrent lumière
dans sa morne vie. Gandalf guérit
Theoden, et il ralluma l’espoir de
vaincre les hordes de Saroumane qui
se préparaient à envahir le Rohan.
Mais Aragorn ne la voyait point avec
les yeux de l’amour, bien qu’il se
prît d’affection pour elle.
« Il m’a semblé
voir une fleur blanche, dressée, droite
et fière, belle comme un lys, tout
en sachant cependant qu’elle était
dure, comme forgée dans l’acier par
les ouvriers elfes. Ou était-ce peut-être
un froid qui avait mué sa sève en
glace et se tenait-elle ainsi, douce-amère,
encore belle à voir, mais frappée
sur le point de tomber et de mourir.
»
La guerre emmena
son oncle au Gouffre de Helm, encore
qu’elle, elle dût rester à Edoras
pour gouverner, car le peuple avait
confiance en elle. Mais le chemin
d’Aragorn devait à nouveau croiser
le sien, et après le victoire du Rohan,
il s’en revint à Edoras, lui apporta
les nouvelles de la guerre, et lui
fit part de son intention d’emprunter
les Chemins des Morts. On dit qu’ils
s’entretinrent et qu’elle tenta de
le dissuader. Mais il ne se laissa
pas détourner de sa route, non plus
qu’il la laissa l’accompagner, même
lorsqu’elle le supplia à genoux le
matin de l’y autoriser, et que, malgré
sa dureté, elle versa des larmes froides
sur son pâle visage.
Une autre épreuve
allait venir, car elle devait aussi
rester à Edoras pour la Bataille des
Champs du Pelennor, de nouveau désignée
par Theoden pour régner sur les Rohirrim.
En ces jours elle arma Meriadoc Brandebouc
pour la guerre, bien qu’il dût rester
lui aussi contre son gré. En cela,
elle ne le comprenait que trop bien.
Alors il lui vint une idée. Elle se
fit passer pour un homme, du nom de
Dernhelm, et prit avec elle sur son
coursier le valeureux Merry jusqu’à
Minas Tirith ; mais ses yeux n’exprimaient
que le désespoir de quelqu’un qui
va délibérément à la mort.
Et c’est devant la
Cité Blanche qu’elle accomplit son
plus haut fait. Elle abattit avec
l’aide de Merry le Seigneur des Nazgûls,
cherchant à protéger le corps de son
oncle agonisant, et accomplissant
la prédiction de Glorfindel, car selon
ses dires, le Roi-Sorcier ne périrait
pas de la main d’un homme. Mais le
choc fut terrible, et son coeur déjà
assombri fut englouti dans les ténèbres,
encore qu’elle ne mourût point, comme
le remarqua Imrahil, et qu’elle fût
menée aux Maisons de Guérison, où
elle revint à elle grâce aux soins
d’Aragorn. Néanmoins, s’il avait pu
la soigner physiquement, il ne pouvait
rien à sa tristesse et à son désespoir.
Il lui demanda donc de rester alitée
jusqu’à complète rémission., car il
avait vu que ses maux la frappaient
depuis bien longtemps. Pourtant avant
peu elle se leva et rencontra l’Intendant
Faramir, qui lui aussi était en rémission
et tomba immédiatement sous son charme.
Ils se promenèrent ainsi ensemble
dans les Jardins, tandis que le printemps
commençait à balayer les dernières
rigueurs de l’hiver qui sévissait
en elle. Alors son coeur changea,
elle accepta l’amour de Faramir et
du haut des murs de la Cité, ils s’embrassèrent
à la vue de tous. Avant peu, on célébra
leur mariage, et enfin, ils s’en furent
vivre en Ithilien, au milieu de jardins
enchantés, où la fière Dame prit demeure
jusqu’à la fin de ses jours.
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