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Arwen
Elfe
241
3A - 4A
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Arwen signifie "
Noble Dame" , mais
fut surnommée Undòmiel
( Etoile du Soir ). Fille
d'Elrond et de Celebrìan,
soeur d'Elladan et d'Elrohir,
Arwen Undomiel epousa
Aragorn ,et renonca ainsi
à son immortalité.
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En 241 du Troisième Âge, naquit celle
qui devrait devenir l’un des plus
beaux trésors que recelait la Terre
du Milieu. Arwen était une jeune Elfe
de Fondcombe, princesse de sang, dont
le destin fut entre-tissé à celui
des Hommes et de l’Anneau Unique,
et on dit que son histoire est incommensurablement
triste comme beaucoup de celles qui
se déroulèrent avant la défaite totale
du Mal et la Domination des Hommes.
Son père était le
Seigneur Elrond, descendant d’Humains
et d’Elfes, et sa mère Celebrìan,
fille de Dame Galadriel. En elle coulait
le sang de puissantes lignées : de
par sa mère elle était de la Maison
Royale des Noldor, Melian la Maia
et Lùthien la Belle, qui se dressa
seule contre Morgoth lui-même, étaient
du nombre de ses aïeules, et de par
son père elle descendait de Thingol
de la Maison Royale des Sindar de
Beleriand. Son Oncle Elros, mort depuis
un âge tout entier à sa naissance,
avait engendré la noble lignée des
Rois de Nùmenor. Et de ce glorieux
héritage vint une princesse, qui dans
sa jeunesse fut près d’égaler les
plus grandes. Arwen signifiait « Noble
Dame », et elle fut surnommée « Undòmiel,
« l’Etoile du Soir » de son peuple.
Elle était belle à
regarder, si belle qu’elle rivalisait
avec Dame Galadriel en personne. Sombres
ses cheveux n’arboraient aucune trace
de givre, son visage clair était lisse,
sans défauts, ses bras, blancs, et
ses yeux reflétaient la lumière des
étoiles d’un gris comme une nuit sans
nuages. Elle avait un port de Reine,
pensée savoir et sagesse se reflétaient
dans son regard, comme Frodon le ressentit
lorsqu’il se trouvait à Foncombe.
Elle irradiait de grâce, de douceur
et de pureté, et respirait la bonté.
On disait aussi que l’image même de
Lùthien était revenue et s’était réincarnée
en Arwen. Et en cela la ressemblance
alla jusqu’à s’emparer de son destin.
Car elle fit le choix de son ancêtre
et abandonna sa vie immortelle par
amour.
On sait peu de choses
sur ses premières années sinon que
sa mère fut enlevée par les Orques,
torturée, et que tourmentée bien que
libérée, elle fit voile Outre-Mer
pour trouver la guérison, privant
sa fille d’un amour maternel dont
tout être a besoin. Arwen s’en alla
très tôt vivre en Lòrien, chez Galadriel,
où elle resta maintes années avant
de revenir auprès de son père et de
ses deux frères : Elladan et Elrohir.
C’est là que pour la première fois
elle rencontra Aragorn. Il chantait
le lai de Leithian et « il crut qu’il
avait reçu le don des ménestrels elfiques
qui pouvaient faire apparaître devant
les yeux de quiconque les écoute les
choses qu’ils chantent. [...] Et voilà
que Lùthien marchait sou ses yeux
à Fondcombe, vêtue de bleu et d’argent,
belle comme le crépuscule du pays
elfique. » C’est de là qu’il l’aima.
29 ans plus tard,
ils se rencontrèrent à nouveau alors
qu’il revenait, las, de lointains
voyages. Car il avait était admis
en Lòrien alors qu’elle s’y trouvait
à nouveau. Mais il est dit qu’elle
était inchangée sauf en ce que son
visage se faisait plus grave, et qu’elle
riait moins souvent. Longtemps ils
se promenèrent dans les clairières
de la Lothlòrien, lui vêtu par Dame
Galadriel « de blanc et d’argent une
gemme posée sur le front ». Alors
son choix fut fait et son destin,
scellé. Ils se promirent l’un à l’autre
sur Cerin Amroth au coeur du royaume
elfique.
« Noire est l’Ombre,
et pourtant mon coeur se réjouit,
car vous Estel, vous serez parmi les
grands dont la vaillance la détruira.
» Et elle dit encore : « Je m’attacherai
à vous, Dunadan, et je me détournerai
du Crépuscule. C’est pourtant là que
se trouve mon peuple et la demeure
séculaire de ma race. »
De nouveau ils se
séparèrent mais elle veillait sur
lui dans ses songes, et c’est à cette
période qu’elle confectionna l’étendard
qui représentait l’Arbre Blanc, symbole
de la royauté numénoréenne. Vinrent
les années sombres où ils ne se virent
qu’épisodiquement, puis lorsqu’enfin
Sauron fut défait, fut célébrée l’union
d’Elessar et d’Undòmiel. Mais ce choix
fut pour elle dur et douloureux, car
il la séparait de son père Elrond
par un destin aussi grand que Belegaer
et qui devait les éloigner jusqu’à
la fin du monde. Elle s’entretint
alors longuement avec lui, dans les
collines aux alentour d’Edoras, et
cruelle fut leur séparation, car elle
l’aimait tendrement. Car en effet,
en choisissant de demeurer sur les
Terres du Milieu alors qu’Elrond faisait
voile Outre-Mer, elle acceptait de
subir le Destin des Hommes, la Mort,
et elle devint mortelle. Mais sa place
sur le vaisseau qui emporterait son
père, elle la laissa à Frodon, afin
qu’il puisse guérir des maux que lui
avaient causé l’Anneau, en Eressëa.
« Je vais vous
faire un présent car je suis la fille
d’Elrond. Je ne vais pas l’accompagner
quand il partira pour les Havres ;mon
choix est en effet celui de Lùthien,
et j’ai choisi en même temps le doux
et l’amer. Mais vous partirez à ma
place, Porteur de l’Anneau, et si
tel est votre désir. Si vos blessures
vous font encore souffrir, et si le
souvenir de votre fardeau est lourd,
vous pourrez passer à l’Ouest jusqu’à
guérison de vos maux, et de votre
lassitude. Mais portez ceci maintenant
en mémoire de Pierre Elfique et d’Etoile
du Soir, avec lesquels votre vie a
été entre-tissée. »
Et elle lui offrit
une gemme qu’il portait à son coup,
pour oublier les tourments de son
voyage et le vide que lui causait
la destruction l’Anneau. 120 ans encore
elle vécut heureuse avec Aragorn,
et eut des fils et des filles. Mais
vint le moment tant redouté où Aragorn
allait se dessaisir de la vie, et
malgré sa lignée et sa sagesse, il
est dit qu’ « elle ne put s’abstenir
de convaincre de rester encore quelque
temps, car elle n’était pas encore
lasse du monde ». Mais Aragorn lui
imposa l’ultime choix juste avant
sa mort : partir aux Havres-Gris ou
subir le Destin des Hommes, car, croyait-il,
elle avait encore le pouvoir de décider.
Mais ce temps là était définitivement
révolu. Aucune nef ne pouvait plus
l’emporter à l’Ouest. « Je dois donc
subir le destin des hommes, que je
le veuille ou non. » furent ses paroles.
Et dans cette épreuve elle acquit
une sagesse nouvelle, car elle comprenait
alors la chute des Rois de Nùmenor
dans leur futile guerre pour l’immortalité,
et elle avait à présent pitié des
Hommes. « Si c’est là en vérité, comme
le disent les Elfes, le don de l’unique
aux Hommes, il est amer à recevoir.
» Aragorn mourut, emportant tout ce
qui lui restait, tout ce qui la rattachait
au Monde d’Avant et à la vie. Alors
la lassitude s’empara d’elle.
" Mais Arwen
sortit de la maison ; la lumière de
ses yeux était éteinte, et il parut
à son peuple qu’elle était devenue
froide et grise comme la nuit qui
vient en hiver sans une étoile. Elle
dit alors adieu à Eldarion et à ses
filles et à tous ceux qu’elle avait
aimés ; et elle sortit de la cité
de Minas Tirith et s’en fut en Lòrien,
où elle vécut jusqu’à l’hiver, seule
sous les arbres qui se flétrissaient.
Galadriel avait disparu et Celeborn
était parti lui aussi, et le pays
était silencieux. Là, enfin, tandis
que les feuilles de mallorne tombaient
mais que le printemps n’était pas
encore venu, elle s’étendit pour le
repos sur Cerin Amroth ; et là est
sa tombe verdoyante jusqu’à ce que
le monde change et que tous les jours
de sa vie soient totalement oubliés
des Hommes qui suivront et que l’elanor
et le niphredil ne fleurissent plus
à l’Est de la mer. "
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