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Herbelin Pissambon Hobbit dit Boldeckh le "Demi Nain"

[ introduction l chapitre 1 ]

Nous voici donc quatre ans plus tard: Boldeckh vient de fêter son quarantième anniversaire, tant de choses se sont passées depuis qu'il a quitté Lofoten, laissez-moi donc vous conter ses aventures.

Un grand désarroi s'empara de Boldeckh, il se sentait si seul si petit si… Hobbit. En effet même si son expérience l'avait conforté dans son idée qu'il était réellement un nain il ne se sentait pas capable d'affronter le monde si tôt, un grand doute s'installa alors et Boldeckh décida de retourner chez ceux qui l'avait élevé, pour vérifier pensait il. Le voici donc parti avec son équipement nain et sa fausse barbe, ah ça on peut dire qu'il ne passait pas inaperçu, tellement même qu'on commenca à le connaître et à parler de lui parmis les peuples Nains et Hobbits.

Malgré tout, son voyage de retour vers l'est se passa plutôt paisiblement, sa tristesse était telle qu'il ne remarquait pas les chuchotements que provoquait son passage en ville. En effet les gens se demandaient quel malheur avait pu arriver à ce Hobbit pour qu'il soit affublé de pareil sorte, mais Boldeckh continuer a marcher sans prêter attention à qui que ce soit. Il n'était pas pressé et son voyage s'éternisa; il passait de plus en plus de temps dans des auberges sordides à noyer son chagrin dans la mauvaise bière que l'on servait dans ces bouges.

Finalement un beau matin d'automne Boldeckh arriva en lisière du pays qui l'avait vu naître et celui dont le coeur avait si ardemment désiré quitter ces lieux, ressenti une certaine joie à revoir les paysages où il avait grandi... et ce malgré le fait qu'il ne l'admit jamais. Il eut quand même une certaine hésitation avant de franchir la frontière mais se dit que le revoir ferait plaisir à ceux qui l'avait élevé, cela faisait presque trois ans qu'il était parti ! Son arrivée fut plus que remarquée et provoqua rires et moqueries car son départ avait fait jaser dans le village. Il alla directement chez lui ne prêtant guère attentions aux petits Hobbits qui couraient autour de lui en essayant de lui arracher sa fausse barbe ou de lui voler sa hache. Mais son retour au foyer ne provoqua pas l'effet escompté ; Sa mère lui sauta dans les bras en larmes car même s'il disait être un nain une mère ne peux en vouloir a son enfant et continu à l'aimer en toutes circonstances, mais il n'en fut pas de même avec son père. Celui-ci considérait le départ de son fils comme une trahison, son aîné avait dédaigné reprendre la très lucrative affaire d'herbe à pipe qui faisait sa fierté pour courir l'aventure en compagnie d'un personnage plus que douteux et revenait au bercail encore plus étrange qu'avant. Quand il vit Boldeckh il détourna le regard continuant à fumer sa pipe dans son fauteuil comme si de rien était. Boldeckh s'approcha du fauteuil, sa mère étant tout affairée à préparer le plus grand festin de la décennie pour le retour de son fils, celui-ci adressa a son père son plus beau sourire:

- Bonjour mon père, dit-il. Tu as l'air en forme!

Mais il parlait toujours avec l'accent nain qu'il avait mis tant de temps à maîtriser.

Le père se mit alors dans une colère noire :

- Tu as si honte de ta famille que tu change même ta façon de parler, mais qu'avons nous fait pour mériter un fils qui déshonore ainsi les siens et fait de sa famille la risée de tout le village ?

Boldeckh eu juste le temps d'émettre un "Mais !" de protestation que l'on entendait déjà la porte de la chambre parentale claquer. Sans qu'il eut le temps de réagir son père réapparut comme un dément son sac sur l'épaule alla a la cuisine et dit a sa femme qu'il rentrerait quand cet étranger aurait quitté les lieux.

Boldeckh ne savait plus quoi faire: Lofoten l'avait abandonné et maintenant son père lui tournait le dos. Sa mère s'approcha doucement de lui pour le tirer de sa stupeur:

- Ne t'inquiète pas lui dit-elle ça lui passera c'est un vieux bourru mais tu es son fils et rien ne pourra changer cela, tu verra après une nuit passer à l'auberge, dans un lit bien moins confortable que le sien, il accourra à la maison et il sera bien obligé de te parler.

Bien que cela ne le réconforta que peu Boldeckh décida de profiter de son séjour du mieux qu'il pourrait.

Au dîner il retrouva ses cinq frères et soeurs qui, une fois la stupéfaction de le voir ainsi accoutré, (il ne quittait plus ses vêtements nains sauf pour dormir, sans parler se la barbe) lui réservèrent un accueil des plus chaleureux le pressèrent de leur raconter son périple.

- Pour le moment faisons honneur au dîner ce n'est pas le moment des histoires, je meurs de faim! s'exclama Boldeckh.

Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas vu une pareille table, chez les nains les repas étaient beaucoup plus rudimentaires et moins nombreux, et sa mère s'était particulièrement surpassée ce jour-là ; tellement même qu'ils eurent du mal à finir leur cinquième assiette de rôtis aux pomme de terre chose particulièrement rare pour des Hobbits.

Après le souper, tous s'installèrent près de la cheminée où flambait une grosse bûche pour écouter la fabuleuse histoire de leur grand frère. Boldeckh s'assit confortablement dans le grand fauteuil bourra sa pipe et commençât son récit.Il leur conta son errance a travers les contrées sauvages à la recherche de lutins, comment il retrouva Lofoten, son séjour dans les mines ainsi que la séparation et enfin son voyage de retour. Les jeunes hobits étaient captivés et on n'entendait que le crépitement du feu parfois couvert par des "ô" et des "ah" d'exclamation, leurs grands yeux brillants regardait leur grand frère comme s'il avait été un grand aventurier qui avait accompli des exploits formidables.

Néanmoins Timel, le plus âgé des cinq restait en retrait d'un air boudeur. Il était à la fois incrédule et jaloux, c'est lui qui était destiné à reprendre l'affaire familiale et d'une certaine façon il enviait son frère d'avoir eut le courage de défier l'autorité paternelle et de partir comme il l'avait fait. Au bout de quelques heures Boldeckh se leva et dit :

- C'est finit pour aujourd'hui! Allez tous le monde au lit si vous voulez pouvoir vous lever demain!

Il alla border les trois plus jeunes, les laissant à leurs rêves de voyages et de montagnes, et revint dans la grande salle pour fumer une dernière pipe au calme, mais quelqu'un l'attendait, son frère Timel.

- Tu ne vas pas dormir ? demanda Boldeckh.

- Non, pas encore, répondit celui-ci. Il faut que j'ai une petite conversation avec toi si je veux pouvoir trouver le sommeil ce soir. Il faut que tu saches ce que ton esprit dérangé nous a coûté, car pendant que monsieur battait la campagne à la recherche de je ne sait quelle bêtise, ici la vie à continué! Au début tous le monde s'est dit que c'était encore une de tes lubies et que tu reviendrait vite, les gens se moquaient de nous, mais c'était supportable. Seulement les mois passèrent et on a commencé à entendre parler d'un hobbit qui se prenait pour un nain et qui vivait parmi eux. Très vite tous le monde a fait le rapprochement avec toi et il a commencé à se dire que nous avions du contrarier quelques mages et qu'il valait mieux se tenir à l'écart. Pendant presque un an nous étions seuls et hormis quelques amis qui nous adressaient la parole, nous avions de moins en moins de clients et il devenait difficile de vivre comme avant. Heureusement que notre herbe à pipe est très réputée et les gens ont finit par préférer oublier cette histoire. La vie a alors reprit son court normal.

Boldeckh n'en croyait pas ses oreilles mais il commençait à mieux comprendre la réaction de son père. Il essaya de s'expliquer mais Tim lui coupa la parole.

- Laisse moi finir ! Hurla-t-il. Ce que je cherche à te dire c'est que tu ne peux pas rester ici et risquer de raviver cette vieille histoire, pars avant que les gens ne sachent que tu es la, si…

- Chuuuut ! Boldeckh tendait la main vers lui pour lui fait signe de se taire, il fixait droit la grande armoire et semblait chercher quelque chose des yeux.

- Mais que se passe-t-il ? demanda Tim, qui ne comprenait pas ce qui pouvait se passer.

- Tu vas le faire fuir ! lui rétorqua son frère toujours aussi concentré, il était là, il nous regardait avec ses petits yeux de fouine. Mais en voilà un qui ne s'en tirera pas comme ça, je l'aurais parole de nain !

- Mais enfin explique toi ! se risqua le jeune Hobbit. Je ne comprends rien, de quoi parle tu ? Il n'y a personne ici a part nous deux, un rat ou un écureuil peut être mais ce n'est pas bien grave! Parle Herb !

Boldeckh était a présent à moitié couché sous le meuble et semblait fouiller dessous.

- Non, non c'est tout autre que cela, c'est un de ces horribles petits monstres chapardeurs et farceurs. Tu ne l'as vraiment pas vu ? Il était la j'en suis sur, je sais encore reconnaître un écureuil et ce que j'ai vu la c'était autre chose, je te l'assure.

- Ne me dis pas que tu crois encore à ces histoires de lutins ! Tu ne vas pas remettre ça ? Enfin, Herb reprends-toi, tu n'es plus un enfant, tu sais bien que ce sont des histoires!

- Arrête de m'appeler ainsi! Je vous l'ai déjà dis, je m'appelle Boldeckh !

Tim avait rarement vu son frère dans un pareil état, il pensa que la discussion n'était plus possible et décida d'aller se coucher.

- Je vais finir par croire que les gens ont raison, tu es complètement fou mon pauvre vieux; dit-il en partant se coucher, désolé du spectacle qu'il venait de voir.

Notre pauvre Boldeckh n'écoutait déjà plus les critiques de son frère, et ne se préoccupait plus de la conversation qu'il venait d'avoir. Complètement obnubilé par la capture du fameux lutin, il décida de passer la nuit dans la grande salle, bien décidé à mettre la main sur ce petit monstre sournois.

- De toute façon, il est prit au piège, se dit-il.

Il prit donc une couverture et s'installa dans le fauteuil, avec du thé et une bonne pipe.

- Je tiendrais un siège, se dit-il.

Les heures passèrent et pas le moindre mouvement sous l'armoire. Peu à peu le sommeil gagna Boldeckh, le long voyage qu'il venait d'effectuer et le repas titanesque qu'il avait ingurgité eurent raison de son endurance et il finit par sombrer dans un profond sommeil, peuplé de petites créatures diaboliques qui le martyrisaientt, lui pinçaientt les oreilles, lui tiraillaient ses vêtements, lui chatouillaient le nez…

Cette sensation de chatouillement était d'ailleurs si réelle qu'elle le fit se réveiller en sursaut, et il se retrouva nez à nez avec un petit visage joufflu aux grands yeux interrogateurs. C'était sa plus jeune soeur Dori qui lui agitait frénétiquement une touffe de poils sous le nez en le tirant par la manche.

- Ma… ma barbe ! s'exclama-t-il.

- Ze l'ai trouvée par terre !

Boldeckh se retint de livrer tout haut ses soupçons au sujet des lutins: autant limiter les dégâts avec Tim et ne pas en rajouter. Il mènera son enquête en secret. Il remit sa barbe, pris donc Dori sur ses genoux et l'embrassa.

- Tu m'satouille ! Dit-elle en descendant, puis elle partit en trottinant vers la cuisine.

La fillette n'avait jamais reçu de baiser d'un barbu et cela amusa Boldeckh qui en riait encore en allant faire sa toilette avant le premier petit déjeuner.

Après, celui-ci il décida d'aller faire un tour dans le village, mais les événements de la veille l'avait un peu dissuadé d'arborer fièrement sa tenue de tous les jours. Il se rendit donc dans sa chambre qui était toujours inoccupée ( madame Pissambong s'était toujours opposé à la transformer ou la céder à un autre enfant, espérant que son fils reviendrait, et elle avait eu raison!). Il ouvrit la commode et retrouva ses vieux habits de hobbits, et en fait rien n'avait bougé, il n'y avait même pas de poussière, sa mère avait continué à entretenir sa chambre comme s'il n'était jamais parti. Celà émut énormément Boldeckh. Il réfléchit un moment et se dit qu'il valait mieux ne pas réveiller les vieilles croyances et décida donc de se "déguiser" en Hobbit... Il n'allait pas en mourir, et tout le monde serait tellement content...

Quand il réapparut tout les gens restèrent ébahis et ne dirent rien pendant quelques instants, puis sa mère lui sauta au cou.

Tilounnou, le 23/12/02

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Titre de la nouvelle: Qui veut gagner des millions ?
 
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Posté le 2005-04-29 Par Administrateur