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Une reflexion sur le Monde de Tolkien: |
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Une
reflexion sur le Monde de Tolkien (suite et fin)
Dans les travaux de Tolkien , le problème des
races est le premier catalyseur entre les frictions
et explorations sociales. L' engagement d' Aragorn avec
Arwen est initiallement dénigré par Elrond,
qui est lui-même Demi-Elfe, tandis que Gimli le
Nain et L' Elfe Legolas surmontent les frictions raciales
à la conclusion du Seigneur des Anneaux.
Les Hobbits reçoivent une sorte de reconnaissance
mondiale.
Ironiquement,
les Hobbits et leurs mannièrisme se rapprochent
des nôtres, tandis que les affaires des Hommes
- Les Rohirrin de Gondor, associée aux Elfes,
Mordor et le magicien Saroumane, Bombadil, Les Ents,
etc... semblent assez distants, étrangers et
dramatique. " Etrange sont les coutumes des hommes"
commente Legolas à Gimli, et plus tard, ils négocient
tous deux un voyage à travers la Terre du Milieu.
Legolas
visitera avec Gimli les Cavernes Etincellantes, si Gimli
visite avec lui Fangorn.
La
Terre du Milieu, comme notre monde, possède ses
propres instabilités raciales. Les Orques sont
les enfants "sombre" du déchu Vala
Melkor, et deviennent synonymes de Mal. Ce sont des
êtres génétiquement modifié,
fruit de siècles d' expérimentation menées
par les hommes de Sauron. C' est là qu' il peut
être comparé à Hitler qui persécutait
et menait à bien ses horreurs scientifiques sur
les juifs à Auschwitz.
Les
Elfes sont le symbole de la lumière et de l'
immortalité, et les hommes ( ainsi que les Hobbits
) ont le potentiel de destruction et d' assujetissement.
C' est ce que semble dire Tolkien à la fin du
Silmarillion.
Tolkien,
à la fin du Silmarillion et du Seigneur
des Anneaux, fait un émouvant commentaire
sur les Humains et les Elfes. Pendant que les premiers
dominent, les autres s' éloignent peu à
peu pour enfin traverser la Mer.
"Bientôt
les mers du Monde courbé se dérobèrent
sous lui, les vents de la voûte céleste
ne le traversèrent plus, les courants du ciel
l' emportèrent au-dessus ds brumes du monde jusqu'
à l' Ancien Ouest, et ce fut la fin des histoires
et des chants des Eldar."
Les conclusions d' à la fois
le Silmarillion et du Seigneur des Anneaux
sont vraiments émouvantes et procurent un message
allégorique puissant. La fin de la Guerre de
l' Anneau comme la Seconde Guerre Mondiale apporte des
changements sociaux et culturels. Le Fascisme a été
vaincu mais l' ombre du Bolchévisme et du Marxisme
survit forte du pacte incompatible entre les pays démocratiques
et l' URSS
Pacte
qui a eu pour conséquence la Guerre Froide. Les
Elfes commencent à partir à travers la
Grande Mer. Sauron, comme Hitler, est fini. Comme l'
Ouest a du subir l' ombre du Nazisme, les Royaumes de
l' Ouest de la Terre du Milieu doivent défaire
les armées de l' Est de Mordor. La bataille de
la Liberté contre l' Esclavage et le Totalitarisme
dans Le Seigneur des Anneaux est un formidable parallèle
avec la Seconde Guerre Mondiale et l' Histoire Humaine.
La Paix est acquise mais se détourne vers une
paranoïa culturelle et sociale.
Denethor est le symbole de cette paranoïa
qui menace et désunit l' effort collectif dans
Le Seigneur des Anneaux quand il se suicide. En comparaison,
l' URSS signe un traité de paix avec l' Allemagne
Nazi contre l' Alliance qui espérait isoler et
confiner le Nazisme. D' ailleurs, Hitler trahit l' URSS
quand l' Allemagne envahit l' URSS lors de l' opération
Barbarossa en 1943.
Ce
que Le Seigneur des Anneaux semble suggerer est
que les différences raciales et culturelles sont
surmontés quand leur Liberté est menacé
par l' invasion. Tolkien procure un formidable parallèle
entre la Seconde Guerre Mondiale et son roman bien qu'
il s' en défend bien dans le prologue de son
roman.
En
fin de compte, un monde fantastique comme la Terre du
Milieu ne peut qu' être formé que par des
caractéristiques du monde réel afin que
l' auteur puisse délivrer un message compréhensible
et compatissant aux lecteurs.
D'
un point de vue religieux, le monde de Tolkien possède
beaucoups de suppositions concernant la nature de la
religion et sert ainsi le subtil mélange entre
le Christiannisme et les mythologies classiques.
Dans
le Silmarillion, la longue guerre entre Melkor
et les Valar ressemble
étrangement à la chute de Satan du Paradis
et sa volonté d' amener le monde dans les ténèbres
et l' apocalypse.
Dans
Sauron et Saroumane, on voit le désir du Pouvoir
et l' établissement d' un "culte ritualistique".
A travers Angmar, on voit le culte du Seigneur Ténèbreux,
les sacrifices païens comme offrande à Sauron,
ainsi que le Culte de Mor-Sereg. Sauron et Saroumane
sont attirés par le Pouvoir absolu et veulent
devenir en fait de véritables Dieux. Sauron veut,
tout compte fait, ressembler à Melkor ( son ancien
maître ) et Saroumane veut ressembler à
Sauron. Ceci est la base de toute idéologie.
La
corruption de l' Anneau forme le tissu narratif au Seigneur
des Anneaux et à toute l' Oeuvre de Tolkien.
Galadriel, elle même, admet être terriblement
tenté par l' Anneau de Frodon : " Durant
maintes longues années, j' avais réfléchi
à ce que je pourrais faire si le Grand Anneau
venait entre mes mains, et voyez ! Il a été
mis à ma portée. " confia Galadriel.
"
Et maintenant enfin il vient. Vous me donnerez librement
l' Anneau! A la place du Seigneur Ténèbreux,
vous établirez une Reine. Et je ne serai pas
ténèbreuse, mais belle et terrible comme
le Matin et la Nuit. [...] Plus forte que les fondements
de la Terre. "
Ainsi
est l' Oeuvre de Tolkien. Nous sommes en face d' une
vague exploration de la divinité et de la religion.
Les Elfes sont immortels, superbes comme des Dieux.
Dans le Silmarillion, l' Enigme d' Eru nous sautes
immédiatement aux yeux : " Le Premier ",
celui qui créa les Ainurs " qu' il engendra
de sa pensée ".
Eru
est sous la même configuration que Dieu. Il est
inconnu et est la source de tout pouvoir, un peu aussi
comme Brahma, l' esprit suprème dans la religion
Hindi ou le Dieu clément dans le Nouveau Testament.
Cependant Eru et ses Valars ressemblent aussi à
Zeus, Roi des Dieux sur le Mont Olympe dans la mythologie
grecque.
Le Seigneur des Anneaux est un kalaidoscope des
mythes celtiques, nordiques et teutoniques qui embrace
en même temps les techniques médiévales
et gothiques. En créant les Hobbits, Tolkien
célèbre bien plus la culture des Anglais
ruraux alors que les Elfes, les Nains et même
les Humains ont une autonomie culturelle, une langue
et histoire propre. Néanmoins, la Terre du Milieu
est un monde avec ses propres rêgles mais utilisant
des facteurs de notre monde que l' on découvre
apès avoir lu et relu les travaux de Tolkien
sur la Terre du Milieu. Le Seigneur des Anneaux
est un roman épique représentant le rôle
important d' insignifiant Hobbits dans la défaite
de Sauron.
On
peut ne pas comprendre la culture des Elfes, des Nains
et des Humains de Gondor et de Rohan, mais pour ce qui
concerne les Hobbits, Tolkien a créé l'
un des caractères les pluis intimes de la littérature
anglaise. Le lecteur réagit quand ils voient
les Hobbits car, peut être, ils sont le lien littéral
entre le monde réel et le monde de Tolkien.
Quand
les Hobbits découvrent les choses merveilleuses
et nouvelles du monde qui les entourent, le lecteur
les découvrent de la même façon.
Et, à cause de çà, les Hobbits
sont peut être les représentants des lecteurs
dans le monde fantastique de Tolkien. Sans eux, Bilbo
le Hobbit
et Le Seigneur des Anneaux sont des endroits
à la fois confus et complexes.
Finalement,
dans le travail de Tolkien, le lecteur peut interpréter
de beaucoups de façons le monde de Tolkien et
le mettre en parallèle avec notre monde. Tolkien
a écrit Le Seigneur des Anneaux pendant
la Seconde Guerre Mondiale et cela a sûrement
du l' affecter, et l' inspirer pour écrire la
Guerre de l' Anneau.
Apparemment,
la Terre du Milieu est un formidable moyen de s' évader
de la réalité de notre monde. Pourtant
cet essai montre les liens et les similarités
qui unissent ces deux mondes. Quand le lecteur lit Bilbo
le Hobbit et Le Seigneur des Anneaux, il
peut trouver de l' évasion et de la consolation.
Mais le fait est que les problèmes de la Terre
du Milieu ont été et sont les problèmes
que notre monde a connu. Et cela peut quelque peu décontenancé
le lecteur. Ce que Tolkien nous a donné c' est
un monde qui n' est pas si éloigné du
notre, mais un peu tout de même.
Il
est vrai que les allégories ne sont peut-être
pas intentionnelles mais on ne peut quand même
pas y penser et cela contribue en fin de compte à
se plonger dans son oeuvre. Nous sommes en fait partie
intégrante de son Oeuvre.
Tolkien,
dans Bilbo le Hobbit et Le Seigneur des Anneaux
guide avec succés le lecteur à travers
son monde en retenant l' aspect du pouvoir et manipulant
notre sympathie et nos émotions. Comme dans un
système narratif classique, l' équilibre
vole en éclat. Cependant, la situation à
la fin n' est pas la même qu' originellement.
L' équilibre n' est plus tout à fait le
même, on n' a plus les mêmes bases ni les
mêmes forces en présence.
Cela
donne un sentiment d' incertitude. En fin de compte,
la Terre du Milieu est une expérience puissante
et intime. Ce qui compte, ce n' est pas que le monde
soit si merveilleux et si recherché mais que
c' est le produit d' un esprit, et inévitablement,
du monde réel humain.
Un
Essai de Michael
Skeparnides
Traduit
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