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Trois couples à la lumière du Légendaire... |
Trois couples
à la lumière du Légendaire...
Les best-sellers Bilbo le Hobbit
[1] et le Seigneur des Anneaux [2] ont permis
à John Ronald Reuel Tolkien d'être connu
( et reconnu ) mondialement. Le professeur Tolkien (
il enseignait à Oxford) a durant toute sa vie
développé un légendaire conciliant
ses préoccupations philosophiques, mythologiques
et philologiques. De son oeuvre tentaculaire émergent
de nombreuses interrogations, notamment lorsque l'on
aborde le cas des héros qu'il met en scène.
Si l'on peut considerer que Tolkien
ne développait pas explicitement la psychologie
de ses personnages, préférant (du moins
au début de sa vie ) les récits tels que
La chute de Gondolin [3], "archaïsant
à l'extrème " [4], certains sont
exceptionnels et vont souvent par "paire".
Cette étude recense, d'une manière
non-exhaustive, ces couples exceptionnels. Mon objectif
est d'en dégager leur symbolisme principal, leur
pourquoi et leur importance. Je vous propose pour le
moment l'étude de trois couples, liés
d'une manière lointaine par le sang, connaissant
un destin different, mais combattant à leur manière
pour la même cause.
Mon étude est vouée à
s'élargir au fil de mes recherches ( je n'ai,
par exemple, nullement traité les énigmatiques
Tom Bombadil et Baie d'Or, ou encore les "puissants"
Finwë et Miriel ). [5]
Beren et Lúthien
L'histoire de l'Humain Beren et de l'Elfe
Lúthien, le couple "mixte" [6] qui
déroba un Silmaril sur la couronne de fer de
Morgoth demeure le récit manifeste du Silmarillion
[7], voire de l'oeuvre tout entière si l'on met
à part le Seigneur des Anneaux [2].
Sa forme achevée [8] résulte
d'un processus créatif extrêmement lent,
riche en ratures, corrections, réécritures
( se reférer à titre d'exemple au tome
II de la série HoME [9]); il en est d'ailleurs
de même pour la quasi-totalité de ses écrits.
A la lecture du légendaire dans son ordre chronologique
[10], on note que s'il y avait eu des serments d'amitié
entre Elfes et Humains, comme Bëor et Finrod Felagund
[11], Beren et Lúthien le premier couple elfe-humain.
Dans la version finale du texte [8],
Beren, un Humain errant tombe éperdument amoureux
de l'Elfe Lúthien qui dansait dans les bois.
Il l'appella alors Tinuviel. Son père le roi
Thingol lui refuse la main de sa fille à moins
qu'il ne rapporte un Silmaril de la couronne de fer
de Morgoth. Beren meurt durant la quète, mais
Lúthien ira chercher son amant d'entre les morts.
De retour sur la Terre du Milieu, Beren vivant et Lúthien
mortelle, ils iront vivre quelques années de
sursis à Tol-Galen.
La version du "Lai de Leithian"
[12], contenue dans HoME III [13], qui ne diffère
que dans la forme ( il sagit de vers au style médieval,
d'une "chanson de geste") et le stade d'accomplissement,
nous renvoie directement à l'ambition de jeunesse
de J.r.r. Tolkien, à savoir offrir de véritables
mythes à l'Angleterre.
Cependant l'origine du récit
est bien plus personnelle: Beren, cet Humain "
à l'aspect sauvage et hirsute " [13]
c'est lui, Ronald, amoureux d'une femme ( Edith Brath
) que son tuteur le père Francis Morgan empecha
de fréquenter avant la majorité. Edith
" [...] avait les cheveux d'un noir de
jais, la peau blanche , les yeux brillants, et comme
elle chantait - comme elle dansait !» Pour lui [14],
elle chantait et elle dansait dans la forêt, et cela
donna le conte qui est au centre du Silmarillion : l'histoire
d'un mortel, Beren, qui tombe amoureux de la jeune Elfe
Lúthien Tinuviel, quand il la voit danser dans les bois,
au milieu des fenouils." [15]
Dans ce contexte, si il y avait un détail
interressant à retenir dans le caractère
de Tolkien, c'est bien le fait qu'il soit des plus réservés
à l'égart de femmes. L'histoire de Beren
et de Lúthien est donc avant tout un poème
d'amour, un "hommage litteraire" à
son épouse.
En choisissant deux êtres radicalement
differents mais unis par l'amour, Tolkien a conféré
au texte une portée hautement symbolique, celle
d'un amour plus fort que les differences de races, de
cultures et bien-sûr, la mort. Si, sur certaines
versions du texte, comme celle du Livre des Contes
Perdus [9] Beren apparaît comme un Elfe "de
la race des Noldoli" [12] il est était
bien un Homme dans la première version [16] .
Tolkien a baucoup hésité
sur la nature de Beren et la nature même des relations
entre Beren et Lúthien; ainsi, dans la version
du Livre des Contes Perdus [9] la quète
du Silmaril n'a pas du tout la même ampleur que
celle du "Silmarillion" [7]. Si Tolkien
était pleinement conscient du parrallèle
entre son histoire et celle de ses personnages, pourquoi
a t'il si longtemps hésité sur leur sort?
Si la trame narrative reste pratiquement
la même, il est évident que la modification
de leurs rapports confère une toute autre portée
au conte. Nous avons vu précedemment que le récit
s'applique à la vie de son auteur; cependant,
il serait ridicule de la confiner dans ce seul cadre.
Le thème de Beren et Lúthien reste avant
tout l'archétype de "l'amour en péril"
au même stade que Tristan et Iseult, Roméo
et Juliette. On peut supposer que pour ces raisons incitèrent
Tolkien à hésiter et ne pas lui accorder
l'ampleur qu'il méritait durant un certain temps.
N'oublions aussi l'humilité qu'a
fait preuve J.r.r Tolkien tout au long de sa vie:
" ce récit n'est pas le meilleur de tous,
mais il est le seul revu et corrigé à
ce jour, et quelque insuffisante à la révision,
le seul que je me hasarderai à haute voix"
[18]. C'est peut-être cette même humilité
qui a fait hésiter si longtemps Tolkien dans
son appréhension du conte.
Mais il existe cependant une difference
majeure entre le destin de Beren et Lúthien et
celui de Roméo et Juliette. Si ces derniers se
retrouvent unis dans une mort tragique, il n'en pas
du tout le cas pour les héros de Tolkien. Beren
périt bien sûr tragiquement dans sa quète,
mais Lúthien ne se suicidera pas et ira chercher
Beren dans les caves de Mandos, le "Dieu des Morts",
en quelque sorte. Là-bas, elle échangera
ce qui rendait leur amour impossible, c'est à
dire son immortalité contre la vie de Beren.
Une fois réunis, les deux amants
on terminé leur oeuvre, et leur relation perd
de son symbolisme originel. Ce final est bien plus proche
d'un lai qu'une tragédie comme le conférait
le thème. C'est un peu le récit des
"deux amants" [19], auquel on aurait greffé
une fin heureuse, à la manière du "lai
de Lanval" [19] où les deux amants disparaisent
pour toujours, comme Beren et Lúthien qui "
vécurent à Tol-Galen, l'île verte
[...] et on ne sut plus rien d'eux" [20].
Dans sa version achevée, l'impact
narratif du conte de Beren et Lúthien est multiple:
leur faits incitent l'elfe Maedhros à lutter
de nouveau contre Morgoth; leur histoire est chantée
plus de six mille ans plus tard lors de la Guerre de
l'Anneau. Ce n'est ni les batailles sanglantes de Nirnaeth
Arnoediad ou Dagor Bragollach qui vinrent à bout
de Morgoth, mais le fruit d'une union que tout séparait.
Dans les derniers mots du conte, Tolkien écrit
aussi que "son choix [21] a réuni
les deux races" [22], réunion
matérialisée par leur fils Dior, premier
des Peredhil. Ainsi c'est Eärendil le marin, leur
descendant, qui naviga jusqu'à la terre des Valar
pour qu'ils viennent en aide aux habitants de la Terre
du Milieu. L'union des Enfants du Soleil [23] et ceux
des Etoiles [24] a donc rendu impossible l'inconcevable.
L'histoire de Beren et Lúthien
est, en quelque sorte, un éloge à l'espoir
et à la "force de l'amour".
Túrin et Nienor
Nous sommes en présence du couple
le plus ambigu du Silmarillion [7]. Incestueux,
suicidaire, il incarne un péché terrible
de la religion chrétienne. Après une première
lecture, l'on peut se se demander comment un auteur
fervent catholique, fasciné par la bible qui
contient pour lui " maintes merveilles [...]
<< Mythiques>> dans leur signification
parfaite et indépendante " [25] ai pu
écrire un récit aussi sombre et éloigné
des convictions chrétiennes. Cependant, il n'est
pas interdit à un chrétien de parler des
péchés, si en contrepartie il n'en fait
pas leur apologie, ce qui n'est bien sûr pas le
cas chez Tolkien.
Il est peu aisé de résumer
en un court paragraphe les péripéties
de Túrin Turambar; je vous invite à vous
diriger vers le chapitre 21 du "Silmarillion"
[7], mais aussi, pour plus de détails à
l'ouvrage Lay Of Beleriand [26], écrit
en vers allitératifs, et le chapitre " La
geste des Enfants de Húrin" contenu dans
les "Contes et Légendes Inachevés"
[27]. Túrin est un Humain, fils du héros
Húrin. Ce dernier fut fait prisonnier par Morgoth
qui le maudit lui et sa descendance. Túrin est
séparé très tôt de sa soeur
Nienor et élevé chez les Elfes de Doriath.
Après avoir tué par accident un elfe qui
le provoquait, Túrin s'enfuit des cavernes des
Elfes pour vivre comme un hors-la-loi. Il rencontre
à plusieurs reprises le dragon Glaurung qu'il
veux terrasser. Celui-ci finit par ensorceller le frère
et la soeur: lorsque Túrin et Nienor se rencontrent,
ils oublient leur lien de parenté et tombent
amoureux. Mais Túrin tua le Dragon et le sort
vola en éclat; les deux amants, horrifiés,
se suicidèrent tous les deux.
En 1914, Tolkien découvre, fasciné,
le "Kalevala", ouvrage regroupant plusieurs
cycles de la mythologie Finlandaise ( "Vainamoin",
"Lemmikaien" et "Kullervo"
). Ce dernier cycle narre l'histoire de Kullervo le
Maudit qui vécu dans la vangeance et la haine
et séduit sa propre soeur. Le destin de de Kullervo
ne diffère en rien de celui de Túrin et
Nienor: une fois le mariage consommé, la soeur
se jette dans le fleuve tandis que le frère demande
à son épée de boire son sang. Je
ne pousserai pas plus loin le parrallèle entre
le "Kalevela" et la "Geste
des Enfants de Húrin" [28], qui d'une
part dépasserait le cadre de cette étude,
et d'autre part (selon mon humble avis) necessiterai
une analyse indépendante [29]. On peut néanmoins
avancer que de telles ressemblances avec le "Kullervo"
( à la fois thématiques, narratives et
syntaxiques ) dépassent le cadre de l'inspiration
pour entrer dans celui de l' adaptation.
S'ils sont font partie des héros
du Légendaire, au même titre que Tuor ou
Beren, le couple Túrin-Niniel est avant tout
maudit par Morgoth le Seigneur ténébreux
( " L'ombre de ma pensée pesera sur eux
partout où ils iront ", [30] ). Si Túrin
et sa soeur sont condamnés à faire le
mal, ils ne sont pas des personnages immoraux comme
le suggèrent les apparences. L'hésitation
de Nienor ( " malgré son amour elle retarda
sa réponse" et "une ombre vint sur
son esprit" [31] lorsqu'elle apprit que l'individu
qu'elle aimait se nommait Túrin ) et les exploits
de son frère les élèvent au rang
de martyrs. Ainsi, après leur suicide,
les Elfes de Doriath érigent un tertre et chantent
des thrènes " disant la vaillance de
Túrin et la beauté de Niniel [ nom
donné à Nienor par Túrin ] "
[32]. Je n'ai malheureusement pas d'écrits à
ma disposition qui puisse situer la position de J.R.R.
Tolkien sur l'idée du suicide; cela necessite
là aussi un trvail considérable et indépendant.
Cependant, il est intéressant que de noter que
dans le Livre des Contes Perdus [9], Túrin
hésite avant de se tuer...
Démêler considérations
théologiques et inspiration mythologique se révèle,
chez Tolkien, de l'ordre de l'épineux voire de
l'impossible. La lecture du conte à la lumière
de ses considérations religieuses ne débouche,
à mon avis, que sur des hypothèses contradictoires.
On peut, en conséquence, supposer que Tolkien
avait d'autres préoccupations, plus relatives
à la "forme" qu'au "fond":
celles d'offrir à sa mythologie "son"
"Kullervo".
En conclusion, je dirai que le couple
Túrin-Nienor est placé sous le signe de
la fatalité, qui est multiple: il est maudit,
ensorcellé, victime d'un destin tout puissant
qu'il ne peut enrouer.
Aragorn et Arwen
Aragorn et Arwen, tout comme Beren et
Lúthien, forment un couple mixte: Aragorn est
un Humain de la souche des Dunedains, Arwen lointaine
descendante du peuple d'Olwë, d'Elwë et de
Mélian ainsi que Finwë. Il est interessant
de noter qu'à l'inverse de Beren et de Lúthien,
les deux amants ont un lien de parenté: Arwen
est la fille d'Elrond et Aragorn un descendant indirect
d'Elros. Or, Elrond et Elros sont frères, mais
à l'issue du Premier Age, le premier choisit
d'être considéré comme un Elfe;
le second comme un humain.
En faisant abstraction de cette lointaine
parenté, on constate que Tolkien recrée
le même schéma, mais sur un ton bien plus
amer ( nous y viendrons plus bas ) que celui de Beren
et Lúthien. Tolkien n'a jamais fait de mystères
là-dessus, se plaisant même à comparer
les deux histoires à l'intérieur même
de la narration: " Aragorn venait de chanter
une partie du Lai de Lúthien qui parle de la
rencontre de Lúthien et de Beren dans la forêt
de Neldoreth. Voilà que Lúthien marchait
sous ses yeux [...] " [33]. Tout comme
Beren, Aragorn devra accomplir une quête pour
gagner l'amour de la belle retenue par son père:
" J'ai tourné les yeux vers un
trésor non moindre que celui de Thingol désira
jadis" [34] déclare Aragorn à
Elrond.
Cependant, les similitudes entre les
deux contes existent seulement d'une manière
superficielle: si l'on peut considérer que, d'une
certaine façon, Arwen participe aussi à
la quète ( elle a brodé l'étendart
qu'Aragorn brandit ), son implication reste dérisoire
en comparaison à celle de Lúthien, qui
n'hésite pas à accompagner son aimé
jusqu'au trône de Morgoth. Tolkien a donc fait
ressusciter l'image d'un couple mythe, qui possède
le même aspect que l'original mais n'a pas la
même saveur. Beren et Lúthien disparurent
ensemble des yeux du monde, ce n'est qui n'est pas le
cas pour Aragorn et Arwen. Celle-ci, qui avait elle
aussi choisit une condition humaine, meurt seule, un
certain temps après son mari, dans une Lothlorien
au paysage quasi mortuaire.
Si le couple Beren-Lúthien était
le couple de l'espoir, Aragorn et Arwen incarnent celui
de l'amertume [35]; non pas de par leur relation, mais
plutôt par leur emplacement dans la saga, présentés
comme un extrait d'annales dans les appendices. Leur
amour s'est désagrégé au même
rythme que la disparition des Elfes et de la magie;
il s'éteind dans la Terre du Milieu des Hommes,
où " l'elanor et le niphredil ne fleurissent
plus à l'est de la Mer" [36]; et cloture
une époque révolue, sonnant le glas des
légendes, des mythes et des amours extraordinaires.
Conclusion
Tolkien batit un édifice à
l'image de son couple, l'Espoir. En découle
certaines désillusions: fatalité,
amertume. Tolkien utilise ces trois couples, tous unis
par le sang des Edain, pour symboliser
une époque et les sentiments qu'elle nous inspire.
L'espoir est à l'ouest pour les premiers Quendi
recuillis par les Valar comme pour les derniers Elfes
au Quatrième Age. Le Quenta Silmarillion [36]
narre le "Noldolantë" le récit
de la chute des Noldor, le peuple maudit par
Mandos. L'amertume, ce sont les dernières feuilles
de Mallorne recouvrant la tombe d'Arwen, et la Terre
du Milieu telle qu'on la lit dans le livre rouge des
Hobbits [37] .
Raphaël
Cervera, alias

Un très grand merci à
Sebastien Mallet pour la pertinence de ses remarques
et ses multiples corrections ;) .
[1] 1937, éditions
Allen & Unwin, pour la première
édition.
[2] 1954 "The Fellowship Of The Ring" et "The
Two Towers"; 1955 "The Return Of The King"
( Allen & Unwin )
[3] Ce texte fut débuté
en 1917 ( le plus vieil écrit à voir le
jour ); il correspond au chapitre 23 du Silmarillion
( 1977, Allen & Unwin ).
[4] Contes
et Légendes Inachevés, p16 (Press Pocket,
Christian Bourgeois éditeur, 1982).
[5] Je vous invite à
vous diriger vers l'excellent article de Didier Willis
, intitulé "Miriel,
ou la confrontation de la Lune et du Soleil".
[6] Couple mixte: de race
differente.
[7] 1977, Allen & Unwin
[8] Considerons
comme telle celle du Silmarillion chap 19 "Beren
et Lúthien" ( 1977, Allen & Unwin
).
[9] En Français,
Le Livre des Contes Perdus ( 1983 Allen &
Unwin ; 1995, Christian Bourgeois éditeur
).
[10] A première vue
celle du Silmarillion.
[11] Le Silmarillion,
chap 17 "la
Venue des Humains dans l'Ouest".
Bëor est un Humain et Finrod un Elfe.
[12] Débuté
en 1925 (?). Publié chez Allen & Unwin en
tant que troisième ouvrage de la série
HoME.
[13] HoME II, chapitre
I "conte de
Tinuviel" (
1983 Allen & Unwin).
[14] (J.r.r. Tolkien).
[15] Humprey Carpenter,
Une Biographie, Christian
Bourgeois Editeur, 1980.
[16] Illisible,
voir HoME II p79 ( Christian Bourgeois Editeur, 1995
).
[17] HoME II p69 ( Christian
Bourgeois Editeur, 1995 ).
[18] Contes et Légendes
Inachevés, p16, parlant de son récit
" Tuor et la chute de Gondolin" ( Presses
Pocket, Christian Bourgeois éditeur, 1982 ).
[19] "Lai de Marie
de France", recueil de lais du Moyen-Age.
[20] Le Silmarillion
chap 20 "La cinquième bataille: Nirnaeth
arnoediad" ( Press Pocket, page 247).
[21] Devenir une humaine...
[22] Le Silmarillion
chap 19 "Beren et Lúthien" (
Press Pocket, page 246).
[23] Les
Humains.
[24] Les
Elfes.
[25] Tiré de son
essai On a Faërie Story
( Christian Bourgeois Editeur, 1974 ).
[26] HoME III, publié chez Allen And Unwin.
[27] Presses Pocket, Christian Bourgeois éditeur,
1982.
[28] L'histoire de Túrin, appellée aussi
"Narn I Hîn Húrin". Chapitre
21 "Túrin
Turambar" du Silmarillion; correspond
aussi à la seconde partie
des "Contes et Légendes Inachevés"
intitulée "Narn I Hîn Húrin,
la Geste des enfants de Húrin". Chapitre
II du "Le Livre des
Contes Perdus" : "Turambar
et le Faolokë".
[29] On peut par exemple consulter le recueil dirigé
par Verlyn Flieger et Carl F. Hostetter, intitulé Tolkien’s
Legendarium. Essays on The History of Middle-Earth,
Westport - London, Greenwood Press, Contributions to
the Study of Science Fiction and Fantasy, n°86, 2000.
Y sont présent un article de Charles E. Noad,
« On the construction of ‘The Silmarillion’ » (pp. 31-68),
ainsi que celui de Richard C. West, dans « Túrin’s ofermod
» (pp. 233-245). Un compte-rendu précis dans les pages
de la Compagnie de la Comté est disponible sur le site
Jrrvf.
[30] in Contes et
Légendes Inachevés seconde
partie, "Narn
I Hîn Húrin, la Geste des enfants de Húrin".
[31] Le Silmarillion
( Press Pocket, page 223 )
[32] Contes et Légendes
Inachevés
( Tome I, Presses Pocket, page page 221 )
[33] Le Seigneur
des Anneaux, Appendice
A, "Fragment
de l'Histoire d'aragorn et d'Arwen" .
[34] idem.
[35] A noter que cette amertume n'est éprouvée
que par Arwen -Aragorn meurt serain.
[36] idem.
[36] Seconde partie du Silmarillion.
[37] Tolkien attachait une importance particulière
à ce que les faits soient "rapportés".
Par exemple, l'Akalabeth, le récit de
la chute de Númenor (contenu dans
le Silmarillion), est écrit par Elendil
rescapé sur la Terre du Milieu. Le site les
cahiers de Pengolodh présente un travail
passionnant sur le sujet.
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et poèmes dans le Seigneur des Anneaux, Tome
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Une
réflexion sur le monde de Tolkien
La
parenté des Elfes et des Hommes et leur séparation
Quelle
confession pour Eru?
Tom
Bombadil
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