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Tolkien : Le Livre des Contes perdus :

Le Livre des Contes perdus fut la première oeuvre majeure d'imagination entreprise par J.R.R. Tolkien. Il entama ce travail en 1916-1917 à l'âge de 25 ans et l'abandonna de nombreuses années plus tard alors qu'il était encore inachevé. Cette oeuvre expose la première conception des Terres du Milieu et de Valinor puisque les Contes perdus constituent le premier tome de ce qui devait plus tard être nommé Le Silmarillion.
La première partie renferme les Contes de Valinor, la deuxième inclut Beren et Lúthien, Túrin et le Dragon, ainsi que les seuls récits complets existants du Collier des Nains et de la Chute de Gondolin. Chaque conte est suivi d'un bref commentaire sous la forme d'un essai, regroupant des textes de poèmes associés. Le tout est accompagné d'informations extensives sur les noms et le vocabulaire des toutes premières moutures des langues elfiques.

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Bien avant le Seigneur des Anneaux, Bilbo le hobbit ou le Silmarillion, J.R.R. Tolkien avait commencé son projet de donner à son pays, à l’Angleterre, des légendes pour former la mythologie qui lui manquait.
Pour faire un lien entre son monde imaginaire et le nôtre, entre les Jours Anciens et aujourd’hui, il fallait un messager, quelqu’un pour transmettre le savoir, un savoir qui pourrait être étudié par les sages et transmis aux générations ultérieures. Ce messager est Eriol/ Aelfwine d’Angleterre, un marin de la période anglo-saxonne, parlant le vieil anglais, et arrivant à Tol Eressëa où il est instruit par les elfes.
Ce sont ainsi 16 contes, livrés avec leurs commentaires, sur deux tomes, qui échelonnent l’Histoire d’Eä et les hauts faits du Premier Age. Les noms changent, certains éléments aussi, comme pour mettre en évidence que des écrits sur de telles distances temporelles s’excusent d’imprécisions.
Le premier tome s’intéresse aux légendes de Valinor, le deuxième à ceux de Beleriand, incluant les récits complets du Nauglafring et de la Chute de Gondolin ; cela peut paraître confus de par l’abondance de notes et les changements par rapport à l’histoire ultérieure, mais il faut passer par une première lecture pour apprécier de toucher du doigt ce maillon qui rattache notre quotidien à Arda, la distance stylistique contribue à l’effet d’éloignement : les Jours Anciens sont passés, les Jours Jeunes s’avancent.