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John Howe

Une habitation de Hobbit :
"Dans un trou vivait un hobbit. Ce n'était pas un trou déplaisant, sale et humide, rempli de bouts de vers et d'une atmosphère suintante, non plus qu'un trou sec, nu, sablonneux, sans rien pour s'asseoir ni sur quoi manger : c'était un trou de hobbit, ce qui implique le confort. Il y avait une porte tout à fait ronde comme un hublot, peinte en vert, avec un bouton de cuivre jaune bien brillant, exactement au centre. Cette porte ouvrait sur un vestibule en forme de tube, comme un tunnel : un tunnel très confortable, sans fumée, aux murs lambrissés, au sol dallé et garni de tapis; il était meublé de chaises cirées et de quantité de patères pour les chapeaux et les manteaux - le hobbit aimait les visites."

Une visite matinale inattendue :
"Bilbo, qui ne se doutait de rien, ne vit ce matin là qu'un vieillard appuyé sur un bâton. L'homme portait un chapeau bleu, haut et pointu, une grande cape grise, une écharpe de même couleur par-dessus laquelle sa longue barbe blanche descendait jusqu'à la taille, et d'immenses bottes noires. "Bonjour!" dit Bilbo. Et il était sincère. Le soleil brillait et l'herbe était très verte. Mais Gandalf le regarda de sous ses longs sourcils broussailleux qui dépassaient encore le bord de son chapeau ombreux. "Qu'entendez-vous par là? dit-il. Me souhaitez-vous le bonjour ou constatez-vous que c'est une bonne journée, que je le veuille ou non, ou que vous vous sentez bien ce matin, ou encore que c'est une journée où il faut être bon? - Tout cela à la fois, dit Bilbo. Et c'est une très belle matinée pour fumer une pipe dehors, par dessus le marché. Si vous en avez une sur vous, asseyez-vous et profitez de mon tabac! Rien ne presse, nous avons toute la journée devant nous!" Bilbo s'assit alors sur un banc qui se trouvait à côté de sa porte, croisa les jambes et lança un magnifique rond de fumée grise qui s'éleva sans se rompre et s'en alla en flottant par-dessus la Colline."

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John Howe

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John Howe

Une réception inattendue :
"L'obscurité entra par la petite fenêtre qui ouvrait sur le côté de la Colline; la lueur du feu vacilla - on était en avril - mais ils continuaient à jouer, tandis que l'ombre de la barbe de Gandalf oscillait sur le mur. L'obscurité envahit toute la pièce, le feu finit par s'éteindre, les ombres disparurent, mais ils continuaient à jouer. Et brusquement, l'un après l'autre, ils se mirent à chanter tout en jouant de ces mélodies gutturales que les nains chantent dans les profondeurs de leurs vielles demeures; et voici un exemple de leur chant, si tant est que cela puisse y ressembler en l'absence de leur musique : Loin au-delà des montages froides et embrumées Vers des cachots profonds et d'antiques cavernes Il nous faut aller avant le lever du jour Et quête de l'or pâle et enchanté."

Rivendell :
"On arriva si brusquement au bord d'une brutale dénivellation que le cheval de Gandalf faillit dévaler la pente. "Nous y voici enfin!" cria-t-il. Et tous de s'assembler autour de lui et de regarder par-dessus l'arête. Loin en dessous d'eux, ils virent une vallée. Ils pouvaient entendre la voix d'une eau qui, dans le fond, coulait en un rapide courant sur un lit rocheux; un parfum d'arbre imprégnait l'air; et il y avait une lumière de l'autre côté de l'eau en aval. Bilbo ne devait jamais oublier la façon dont ils glissèrent et dégringolèrent dans le crépuscule le long du sentier en zigzag jusque dans la secrète vallée de la Combe Fendue. L'air se réchauffait au fur et à mesure de la descente, et l'odeur des pins assoupissait le hobbit, de sorte qu'à tout moment il branlait la tête et manquait tomber, ou bien il heurtait du nez l'encolure de son poney. Leur entrain se réveilla à mesure qu'ils descendaient. Les arbres devenaient des hêtres et des chênes, et une agréable sensation se dégageait du crépuscule. La dernière teinte verte s'était presque effacée de l'herbe quand ils finirent par arriver à une percée située un peu au-dessus des bords de la rivière. "Hum! ça sent l'elfe" pensa Bilbo. Et il leva les yeux vers les étoiles. Elles luisaient d'un éclat vif et bleuté. Juste à ce moment éclata dans les arbre un chant, semblable à une rire : Ah! que faites-vous Et où allez-vous? Vos poneys ont besoin d'être ferrés!"

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Ted Nasmith

Le jeu des énigmes :
"Gollum fut déçu une fois de plus; et alors il commença d'être fâché et aussi d'en avoir assez du jeu. Celui-ci lui avait donné très faim, en vérité. Cette fois, il ne retourna pas à sa barque. Il s'assit dans le noir près de Bilbo, ce qui mit le hobbit extrêmement mal à l'aise et lui retira tous ses moyens. "Il faut que ç-ç-ça pose une ques-s-tion, mon trésor, s-s-si, s-s-si, s-s-si. Jus-ste une ques-stion de plus-s à deviner, s-si, s-si", dit Gollum. Mais Bilbo était tout simplement incapable de penser à aucune question, à coté de cette vilaine chose humide qui le tripotait et lui donnait des bourrades. Il se gratta, il se pinça; mais il ne pouvait toujours penser à rien. "Demandez-nous! Demandez-nous!" dit Gollum. Bilbo se pinça et se donna des claques, il serra sa petite épée; il fouilla même dans sa poche de l'autre main. Là, il trouva l'anneau qu'il avait ramassé dans le passage et qu'il avait oublié. "Qu'ai-je dans ma poche?" dit-il tout haut. Il se parlait à lui même, mais Gollum crut que c'était une devinette, et fut terriblement furieux."

Bilbo vole entre les ailes d'un aigle :
"Cette fois, il lui fut permis de grimper sur le dos d'un aigle et de se cramponner entre ses ailes. L'air se précipitait au-dessus de lui et il ferma les yeux. Les nains criaient des adieux et promettaient de s'acquitter envers le Seigneur des Aigles si jamais ils le pouvaient, comme quinze grands oiseaux s'élevaient du flanc de la montagne. Le soleil était encore tout proche des crêtes orientales. Le matin était frais; des brouillards séjournaient encore dans les vallées ou les creux et entouraient par-ci, par-là les pics et les sommets. Bilbo risquait un oeil pour regarder, vit que les oiseaux étaient déjà très haut, que le monde était très loin et que les montagnes s'effaçaient derrière eux. Il referma les yeux et se cramponna encore davantage. "Ne pincez pas! dit son aigle. Vous n'avez pas besoin d'avoir peur comme un lapin, même si vous en avez l'air. C'est une belle matinée et il y a peu de vent. Qu'y a-t-il de meilleur que de voler? Bilbo aurait répondu : "Un bon bain chaud et après cela un petit déjeuner tardif sur la pelouse", mais il estima plus sage de ne rien dire du tout et de relâcher très légèrement sa prise."

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Ron Ploeg et Gerd Renshof

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Capucine Mazille

Dans la maison de Beorn :
"Dans la salle, il faisait maintenant tout à fait noir. Beorn claqua des mains, et entèrent en trottant quatre magnifiques poneys blancs et plusieurs grands chiens gris au corps allongé. Beorn leur dit quelque chose dans un curieux langage, semblable à des bruits d'animaux transformé en paroles. Ils ressortirent et revinrent bientôt portant dans leur gueule des torches qu'ils allumèrent au feu et plantèrent dans les supports bas, accolés aux colonnes de la salle autour de l'âtre central. Les chiens pouvaient se tenir, quand ils le voulaient, sur leurs pattes de derrière et porter des objets avec celles de devant. Ils sortirent rapidement des murs latéraux des planches et des tréteaux, qu'ils dressèrent près du feu. Et puis, on entendit "bê, bê, bê!" et entrèrent des moutons d'une blancheur de neige, menés par un grand bélier noir comme jais."

Smaug :
"Il était étendu là, le grand dragon rouge doré, profondément endormi; un bruit monotone venait de ses mâchoires et de ses naseaux, ainsi que des rubans de fumée, mais dans son sommeil ses feux étaient bas. Sous lui, sous tous ses membres et son immense queue et de tous côtés autour de lui, s'étendant partout sur le sol invisible, était entassé une masse de choses précieuses, or travaillé et or brut, pierres et joyaux, et argent, teintés de pourpre dans la lumière rougeoyante. Smaug était allongé, les ailes repliées, comme une immense chauve-souris, à demi tourné sur le côté, de sorte que le hobbit pouvait voir son long ventre pâle, qu'un long repos sur sa couche somptueuse avait tout incrusté de gemmes et de parcelles d'or. Derrière lui, là où les murs étaient le plus proches, on apercevait vaguement des cottes de mailles, des heaumes et des haches, des épées et des lances suspendus; et là étaient alignés de grandes jarres et des récipients remplis de richesses incalculables. "

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John Howe

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Ted Nasmith

Attaque de la Montagne :
"Et il était temps. A peine s'étaient-ils un peu éloignés dans le tunnel qu'un grand coup frappa le flanc de la Montagne, semblable au fracas de béliers faits de chênes de la forêt et maniés par des géants. Le rocher retentit, les parois craquèrent et des pierres tombèrent de la voûte sur leurs têtes. Que serait-il advenu si la porte avait été ouverte, je préfère ne pas y penser. Ils s'enfuirent plus loin dans le tunnel, heureux d'être toujours en vie, tandis que derrière eux, au-dehors, ils entendaient les rugissements et les grondements de la fureur de Smaug. Il brisait les rochers en morceaux, écrasant parois et escarpements des coups de son énorme queue, jusqu'à ce que leur petit terrain de campement là-haut, l'herbe roussie, la pierre de la grive, les murs couverts d'escargots, l'étroite corniche et tout disparussent dans un pêle-mêle de fragments, et une avalanche d'éclats de pierre dégringola par-dessus l'escarpement dans la vallée d'en bas."

Mithrandir pour le Conseil d'Elrond , tous droits réservés. Merci à Höledoc pour sa contibution à Elbakin.net !

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Titre de la nouvelle: Qui veut gagner des millions ?
 
 Faire fortune grâce au Seigneur des Anneaux, c'est encore possible. Pour preuve, l'histoire de ce jeune Taiwanais qui voulait traduire en chinois le Seigneur des Anneaux. Il approche un éditeur local avec un marché assez simple : s'il se vend moins de 10 000 copies du livre traduit, Lucifer Chu (c'est son nom ...) ne touchera pas un sou pour sa traduction. Dans le cas contraire, c'est 9% du prix touché par livre vendu qu'il encaissera. Et comme cette histoire se passe à la fin des années 90, ell...
 
Posté le 2005-04-29 Par Administrateur