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Hobbits
3e Age
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Trois clans: Pâles,
Forts et Pieds-Velus.
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aussi Perrianath
et Banakil ("semi-homme").
On les rencontre surtout
dans la Comté
mais aussi à Bree. |
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Tolkien est épris des grands guerriers
blonds, des magiciens aux multiples
pouvoirs et des grandes jeunes filles
aux yeux gris. Pourtant il est devenu
mondialement célèbre en créant les
Hobbits, ces personnages semi-hommes
aux pieds nus et velus, mi-humains
mi-animaux, petit peuple de l'herbe
invisible aux yeux des grandes personnes.
Tolkien
lui-même se définit comme un hobbit
:
" En
fait, je suis un Hobbit, en tout sauf
en taille. J'aime les jardins, les
arbres, les cultures non mécanisées
; je fume la pipe, j'aime la bonne
nourriture simple (pas congelée)…j'adore
les champignons (pris dans les champs)
; j'ai un sens de l'humour très simple
; je me couche tard et je me lève
tard. Je ne voyage guère. "
Le
Hobbit est ainsi défini comme un être
simple, si simple qu'il n'a pas besoin
de trop grandir ni d'élever des maisons.
Il vit dans des trous, comme nous
le rappelle la première phrase de
Bilbo, n'apprend pas forcément son
alphabet, s'y connaît en cuisine et
en jardins potagers, mais est à même
de se dépasser lorsque le besoin s'en
fait sentir.
Les
Hobbits sont petits comme des enfants,
ils ont la taille des enfants. Ils
vivent dans des trous, c'est à dire
dans des cachettes comme les enfants.
Ils récupèrent vite de leurs mésaventures,
comme les enfants.
En
bien des points donc, les Hobbits
font office d'enfants. Pippin âgé
de 29 ans sympathise dans le seigneur
des anneaux avec Bergil, un enfant
de Minas Tirith qui devient son compagnon
de jeu. Les Hobbits sont donc en quelque
sorte des enfants déguisés.
Ce
monde des Hobbits, frappé de la devise
Small is beautiful , est aussi un
petit monde, discret et sans histoire.
C'est un monde pour enfants simples
en même temps qu'un monde de tout
repos, sauf à la fin du seigneur des
anneaux.
Le
Hobbit est épris par ailleurs du confort
petit-bourgeois à l'anglaise. Il représente
essentiellement la classe moyenne
(y compris par la taille…) qui se
satisfait des simples joies de l'existence.
Le confort des intérieurs anglais
a souvent été vanté pour qu'il soit
nécessaire d'y revenir.
Celui
des Hobbits en est digne, qui les
rends si peu prompts à s'aventurer
sur des routes obscures.On comprend
que dans cette perspective les Hobbits
soient réticents face à la technique.
L'auteur
du seigneur des anneaux note au tout
début de son livre :
" Les
Hobbits sont un peuple effacé et très
ancien…qui aiment la paix, la tranquillité
et une terre bien cultivée : une campagne
bien ordonnée et mise en valeur était
leur retraite favorite. Ils ne comprennent
ni ne comprenaient, et ils n'aiment
pas davantage les machines dont la
complication dépasse celle d'un soufflet
de forge, d'un moulin à eau ou d'un
métier à tisser manuel, encore qu'ils
fussent habiles au maniement des outils.
"
C'est
ainsi que les Hobbits sont considérés
comme une espèce en voie de disparition,
au sens propre s'entend :
" Ils
ont toujours eu l'art de disparaître
vivement et en silence quand les Grandes
Gens qu'ils ne désirent pas rencontrer
viennent par hasard de leur côté.
"
Cette
capacité à disparaître, digne là encore
de celle des enfants, est élevé à
la hauteur d'un art :
" Leur
caractère insaisissable est dû uniquement
à une habileté professionnelle que
l'hérédité et la pratique, ainsi qu'une
amitié intime avec la terre, ont rendu
inimitable pour les races plus grandes
et plus lourdes. "
Au
début du seigneur des anneaux ou de
Bilbo le Hobbit, il n'est poin question
de guerre et d'aventures.
Les
hobbits sont des êtres inoffensifs
et pacifiques. Mais dès le début de
son épopée, l'auteur nous prévient:
"Quoique
lents à la querelle, et ne tuant aucun
être vivant pour le plaisir de la
chasse, ils étaient vaillants quand
ils étaient acculés, et au besoin
ils savaient encore manier les armes.
Ils tiraient bien à l'arc...et ils
frappaient juste."Les Hobbits pour
Tolkien sont des êtres importants
en ce qu'ils recèlent des capacitées
inconnus et insoupçonnées."
Le
bien-être et la paix avaient néanmoins
laissé à ce peuple une étrange endurance.
Ils
étaient, si les choses en venaient
là, difficiles à abattre ou à tue,
et peut-être la raison pour laquelle
ils aimaient si insatiablement les
bonnes choses était-elle qu'ils ne
pouvaient s'en passer en cas de nécessité.
"Les
Hobbits, et en particulier Sam Gamegie,
peuvent se surpasser. Mais ces actes
d'héroïsmes n'empèchent pas les hobbits
de se montrer avant tout sous leur
dimension de bon vivant. En effet,
"faire pousser la nourriture et la
consommer occupait la majeure partie
de leur temps".
Les
Hobbits sont avant tout de gros mangeurs
et des fumeurs. Ils étaient passés
maitre dans l'art de fumer :
"Les
Hobbits aspiraient ou inhalaient au
moyen de pipes en terre ou en bois
fumée des feuilles en combustion d'une
herbe qu'ils nommaient herbe ou feuille
à pipe, sans doute une variété de
Nicotiana. Une bonne dose de mystère
entoure les oigines de cette coutume
particulière, de cet art comme les
Hobbits préféraient appeler."
Si
loin que les emportent leurs aventures,
ils n'oublient jamais le boire et
le manget qui leur sont si chers.
Sam emporte presque jusqu'à la fin
du voyage son matériel de cuisine.
De même, le début de Bilbo et celui
du seigneur des anneaux sont consacrès
à de copieux repas. Bilbo accueille
des nains désireux de faire bombance
au début du Hobbit et il se navre
d'avoir à sacrifier son garde-manger
pour satisfaire les treize Nains (non
pas les douze ;-) qui viennent prendre
leur petit-déjeuner chez lui :
"On
dirait qu'il connait aussi bien que
moi le garde-manger! pensa Bilbo qui,
positivement démonté, commençait à
se demander si une affreuse aventurene
venait pas de de pénétrer dans sa
maison...Les Nains mangèrent tant
et plus, parlèrent tant et plus, et
le temps passaient."
Toutefois
les Hobbits avouent parfois leurs
limites ; ils sont curieux, impétueux,
imprudents, insatiables au sens strict
du terme puisqu'ils ne supportent
pas le régime drasrique auquel ils
sont soumis. Ainsi Pippin qui fait
la moue devant un petit déjeuner trop
frugal, au risque de s'attirer la
colère de Gandalf. Le bavardage Hobbit
est aussi une plaie dans certaines
circonstances, quand par exemple à
l'auberge du Poney fringant, les Hobbits
s'avouent incapables de retenir leur
langue. Pippin parle trop, et Frodon
se met à chanter, s'enhardit et tombe
sous la coupe de l'anneau qui se met
à son doigt insisieusement, comme
il en a l'habitude.
Grand-pas
puis plus tard Gandalf les couvriront
de reproches tardifs.
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