|
Elfe,
Forgeron, Prince Elfe
Je
suis un Noldor né à
Valinor. Dès mon plus jeune
âge, j'ai commencé
à montrer un grand interêt
pour l'art de la forge, que m'enseigna
Aulë. J'entretins de bons rapports
avec lui, ainsi qu'avec Fëanor,
le plus doué de tous dans
cet art. Je l'ai longtemps admiré,
surtout lors de ses travaux sur
les Silmarils. Mais lorsque je découvris
l'emprise de ces joyaux sur lui,
je devins plus distant, et je continuai
seul d'approfondir mon talent de
forgeron.
Je
suivis ensuite les Noldor lors de
leur retour en Terre du Milieu,
et j'errai longtemps seul, profondément
choqué par les massacres
fratricides qui venaient d'avoir
lieu. Je restai longtemps seul,
et je m'installai fianelement dans
la région d'Ossiriand, où
je continuai sans cesse de forger
de nouvelles armes. Je fis à
cette époque beacoup de commece
avec les Nains, qui m'approtaient
les matériaux nécéssaires
à la forge. Je forgeai durant
cette période de nombreuses
armes, que j'offrais aux Elfes partant
en guerre contre Morgoth. Je ne
pris toutefois jamais part à
ces batailles, dégouté
des combats depuis les massacres
fratricides.
Lorsque
Morgoth tomba, je partis m'installer
dans le Golfe de Lhûn. Je
devins forgeron de Gil-Galad, et
je lui forgeai sa lance Aëglos.
Lorsque Sauron attaqua les contrées
libres de la Terre du Milieu, Gil-Galad,
qui était avant tout un grand
ami, réussi à me convaincre
de prendre les armes et de participer
à la lutte. J'allai donc
à la bataille de Dagorlad,
puis à celle de la Dernière
Alliance, où beaucoup de
mes frères tombèrent,
ainsi que Sauron et mon ami Gil-Galad.
Me retrouvant sans véritable
patrie, je décidai d'aller
à Foncombe continuer à
forger.
Arriva
ensuite la découverte de
l'Anneau par Frodon Sacquet. Elrond,
dans sa grande sagesse, envoya ses
meilleurs guerriers pour défendre
la Comté durant la quête
de Frodon. Mais malheureusement
la Comté fut prise d'assaut
par les Orcs et autres Trolls de
Sauron. Les routes furent coupées
et les guerriers d'Elrond se retrouvèrent
rapidement sans approvisionnement
en armes. Elrond décida alors
de m'envoyer à mon tour aux
frontières de la Comt"é,
afin de forger sur place des armes
pour les guerriers protecteurs.
Je partis donc sur le champ, et
je m'installai aux frontières
de la Comté. C'est là
que je rencontrai pour la première
fois Narron, grande guerrière
Elfe. Lorsque je la vis, je fus
émerveillé devant
tant de beauté et de charisme,
qui me rappellait les lointains
chants sur Luthien que j'entendais
lorsque Morgoth siégait encore
à Angband. Je tombai sous
le charme de Narron, que je surnommai
Elril, "Eclat d'Etoile"
en raison de la Lumière pure
qui semblait émaner d'elle.
Nous
nous offrîmes l'un à
l'autre, et je forgeai pour elle
Elril, en référence
au surnom que je lui avait donné.
Elril était sans doute ma
plus belle oeuvre. Cette épée
fut forgée dans du mithril
, ce qui la rendit incassable et
indestructible, car ce mithril était
celui de Valinor, que j'avais emporté
avec moi lors de l'exile de mon
peuple. La garde de l'épée
était sertie de nombreux
joyaux de toutes couleurs, et la
lame d'argent comportait les inscriptions
suivantes: "Elril, l'Etoile
de Narron". Ces inscriptions
étaient écrites en
lettres Fëanoriennes, et elles
étaient d'or. Sur chaque
extrémité de la lame,
je rajoutais deux étoiles,
l'une d'un bleu pur et l'autre d'un
rouge étincelant. Dans ces
deux étoiles j'emprissonnai
un fragment de l'âme de Narron
et de la mienne, afin que nous demeurions
unis à jamais, l'épée
étant incassable.
Après la destruction de l'Anneau,
je retournai à Foncombe tandis
que Narron partit à Minas
Tirith avec l'escorte d'Elrond,
afin de célébrer le
mariage d'Aragorn et d'Arwen. Lorsqu'elle
revint, nous nous mariâmes
à Foncombe, sous les Etoiles
d'Elbereth...
Ron
Berku
|