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#1 25/09/2020 19:18:21

John Doe
Loup Solitaire
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La SF au cinéma

Pas trouvé de sujet sur la SF au cinéma en général, pourquoi ne pas ouvrir un sujet.

Revu hier le Strange Days de Kathryn Bigelow (1995), chouette mélange de film noir et d'anticipation, qui n'avait pas bien marché du tout à l'époque.

Los Angeles, quelques jours avant l'an 2000, Lenny Nero un flic déchu reconverti en dealer de clips prohibés, utilisant la technologie SQUID, capable d'enregistrer les flux du cortex cérébral et de les restituer à l'identique, reçoit un blackjack anonyme [...]

Film que je n'avais pas revu depuis plus de 20 ans, et qui tient bien le coup,

Spoiler:

le dernier twist à la fin

mis à part, si on veut pinailler.
Un des thèmes du film incite nécessairement à une réflexion sur le voyeurisme, avec ses scènes en caméra subjective.

Bonne interprétation du trio d'acteurs principaux (Fiennes/Basset et une Juliette Lewis en pleine gloire (entre ce film, il y a son rôle de Mallory dans Tueurs Nés d'Oliver Stone l'année d'avant, et celui de Katherine dans une Nuit en Enfer de Robert Rodriguez l'année suivante).

Petit bonus, elle joue dans ce film une chanteuse, et interprète notamment deux morceaux. Le premier, je me dis que ça ressemble à du Pj Harvey (de fait), et le second (ça, c'est définitivement du PJ Harvey), Rid of Me

On peut également reconnaître Skunk Anansie à la toute fin du film.

Il m'a donné envie de redécouvrir la carrière de K. Bigelow.

Et vous, vos films de SF ?


« Better a life like a falling star, brief and bright across the dark, than the long, long waiting of the immortals, loveless and cheerlessly wise »  - The Broken Sword - Poul Anderson               
« Que sommes nous, tous autant que nous sommes, sinon des spectres disparaissant dans la nuit ?» - Le Crépuscule du Dieu Gris - R.E. Howard

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#2 02/10/2020 16:51:38

Sans-Visage d'Angmar
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Re: La SF au cinéma

J'aime beaucoup Strange Days de Bigelow (comme la plupart des films de cette grande réalisatrice, d'ailleurs) ! Il fait pour moi partie des très bons avatars du Cyber Punk des années 90, avec son Los Angeles complétement apocalyptique, son univers fou et foisonnant. Rien que l'ambiance qui se dégage du film est jouissive.

Le film est d'une richesse thématique assez impressionnante je trouve.
Réussissant  d'une part à développer grand nombre des questions éthiques et morales de son élément science-fictionel (un appareil permettant de vivre et ressentir l'expérience d'autrui, que ce soit en direct ou via l'enregistrement d'un souvenir). Beaucoup de choses y passent, que ce soit le piège de vivre continuellement dans ses souvenirs (comme le personnage principal), le voyeurisme évidemment, le désir d'évasion et d'expérimenter les sensations d'autrui ou encore les tréfonds de noirceur des plus bas instincts

Spoiler:

tout ce qui concerne la trame concernant le tueur en série

, etc.

Mais d'autre part en ayant également un propos assez radical concernant les problématiques raciales (notamment vis-à-vis des forces de l'ordre) aux USA (d'autant plus quand on se rappelle que le film a été fait peu de temps après les émeutes de LA).
J'aime d'ailleurs beaucoup l'espèce de tour de prestidigitation du film, pour nous amener à nous rendre compte que ce qui est réellement important c'est l'enjeu socio/politique

Spoiler:

Le meurtre d'un représentant de la communauté noire par des policiers, couverts par le système

et non l'enquête sur la série de meurtres qui sert de trame de fond.

Spoiler:

et qui n'est donc pas le climax du film

Enfin, j'ai toujours adoré l'histoire d'amour du film

Spoiler:

je parle bien de celle entre Ralph Fiennes et Angela Basset, et non Juliette Lewis

. Son final me donne toujours des frissons à chaque visionnage ! Mon côté romantique sans doute big_smile

Bref, du grand cinéma de genre populaire !


Tout ce que j'ai retenu, c'est qu'elle prenait son bain dans du lait d'ânesse. C'est marrant, l'Histoire. On devient reine, on règne pendant trente ans, on fait des lois, on déclare des guerres aux gens, et le seul souvenir qu'on laisse, c'est qu'on sentait le yaourt et qu'on s'est fait mordre dans le...

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#3 02/10/2020 19:44:31

John Doe
Loup Solitaire
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Re: La SF au cinéma

Merci pour ton retour, je suis d'accord avec les points que tu évoques, un film assez riche d'un point de vue thématique.wink

Et l'histoire entre

Spoiler:

les personnages interprétés par Fiennes & Bassett est effectivement très chouette.

Re-visionnage prévu prochainement de Near Dark, du coup (là, c'est du fantastique, pas de la SF).


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#4 03/10/2020 14:53:07

Sans-Visage d'Angmar
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Re: La SF au cinéma

Ah ! Très chouette Near Dark ! Relecture du vampire à la sauce western.

https://64.media.tumblr.com/881ccf88bfe55ec7bcaae52f77a49ecc/tumblr_pdmqxnXtSs1xw3jjro4_250.gif

Dernière modification par Sans-Visage d'Angmar (03/10/2020 14:53:29)


Tout ce que j'ai retenu, c'est qu'elle prenait son bain dans du lait d'ânesse. C'est marrant, l'Histoire. On devient reine, on règne pendant trente ans, on fait des lois, on déclare des guerres aux gens, et le seul souvenir qu'on laisse, c'est qu'on sentait le yaourt et qu'on s'est fait mordre dans le...

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#5 05/10/2020 11:26:39

Gillossen
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Re: La SF au cinéma

Pas vraiment le temps de participer en ce moment, mais j'ai noté le sujet ! wink


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#6 12/10/2020 18:23:01

John Doe
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Re: La SF au cinéma

Je poursuis avec le They Live (Invasion L.A.) de John Carpenter.
https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn%3AANd9GcQ3utQ_1ytHrsEc8028OyOdE2bbj4BQp9aQEw&usqp=CAU

John Nada parcourt les routes à la recherche d'un emploi comme ouvrier sur les chantiers. Embauché à Los Angeles, il fait la connaissance de Frank Armitage qui lui propose de venir loger dans son bidonville. John va y découvrir une paire de lunettes de soleil hors du commun : elles permettent de voir le monde tel qu'il est réellement,...

C'est le 11ème film de Carpenter, son dernier des années 80. Dans le registre de la SF, c'est son meilleur film avec The Thing (de mon point de vue du moins).

Grand film politique, vrai commentaire social sur son époque - le film a été tourné en pleine ère reaganienne de l'ultra-libéralisme triomphant.
Le choix du nom du héros était d'ailleurs significatif, nada signifiant rien. Simple ouvrier itinérant qui va de chantier en chantier, il croît profondément dans l'idée du rêve américain, que celui qui travaille aura forcément sa chance.
On peut sourire du dispositif (les lunettes), mais il est révélateur : ce sont elles qui vont lui permettre de voir le monde tel qu'il est réellement. Le rêve américain est vérolé, les dés sont pipés.

En effet, (attention, gros spoiler si vous ne connaissez pas l'histoire),

Spoiler:

les lunettes révèlent que les extraterrestres sont parmi nous - et pas à n'importe quelle place, ce sont eux qui réussissent. Il y a également l'idée géniale des messages subliminaux cachés dans les publicités : Consume, Reproduce...

Belle fin

Spoiler:

avec les deux héros qui meurent, et Nada qui fait un doigt d'honneur en mourant aux extraterrestres qui se voient révélés aux yeux du monde entier

et partition réussie, dans un registre mi blues mi electro coécrite par Carpenter.
https://www.youtube.com/watch?v=eM8qEuu … CD9B80E0C9

Les films de ce genre me manquent, je ne sais pas s'il pourrait être réalisé aujourd'hui (et pourtant le contexte s'y prêterait).


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#7 13/10/2020 12:29:22

Ekimus
Ta'veren
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Re: La SF au cinéma

J'avais gardé un bon souvenir de ce film.
Dans le même style (ils sont parmi nous), il y a un film avec Charlie Sheen, mais le nom m'échappe.
Et un avec Daniel Craig il me semble, sauf que je crois pas l'avoir vu celui là


Mettez trois philosophes dans une pièce et vous obtiendrez trois versions différentes d'une même histoire.

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#8 13/10/2020 15:52:58

Sans-Visage d'Angmar
Lige
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Re: La SF au cinéma

Ekimus a écrit:

J'avais gardé un bon souvenir de ce film.
Dans le même style (ils sont parmi nous), il y a un film avec Charlie Sheen, mais le nom m'échappe.

Il s'agit de The Arrival de David Twohy.

Et They Live de Carpenter, c'est pour moi un Classique (mais comme beaucoup de Carpenter wub ) !

Dernière modification par Sans-Visage d'Angmar (13/10/2020 15:55:19)


Tout ce que j'ai retenu, c'est qu'elle prenait son bain dans du lait d'ânesse. C'est marrant, l'Histoire. On devient reine, on règne pendant trente ans, on fait des lois, on déclare des guerres aux gens, et le seul souvenir qu'on laisse, c'est qu'on sentait le yaourt et qu'on s'est fait mordre dans le...

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#9 13/10/2020 18:18:42

John Doe
Loup Solitaire
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Re: La SF au cinéma

Ekimus a écrit:

J'avais gardé un bon souvenir de ce film.
Dans le même style (ils sont parmi nous), il y a un film avec Charlie Sheen, mais le nom m'échappe.
Et un avec Daniel Craig il me semble, sauf que je crois pas l'avoir vu celui là

Le classique du "Ils sont parmi nous" est Invasion of the Body Snatchers , d'après un bouquin de Finney. Adapté quatre fois au cinéma, la première version (celle de Siegel) est l'un des quelques très grands films de SF pré 60's.
J"en ferai un petit retour quand je l'aurai revu.

Et d'accord sur Carpenter. allez, pour le plaisir, mon top 5 (dans l'ordre) : The Thing, They Live, L'Antre de la folie, Prince des ténèbres, Assaut. Et Escape from L.A. en plaisir (presque) coupable,

Plus les choses changent et plus elles restent les mêmes

, avec une de mes fins préférées, et plusieurs scènes énormes. Et le coup du Petit Bangkok reste mémorable


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#10 14/10/2020 08:49:15

Ekimus
Ta'veren
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Re: La SF au cinéma

Ah! Prince des ténèbres. j'adore l'ambiance de ce film.
Et j'en ai un en DVD qui est toujours sympa à regarder: Jack Burton dans les griffes du mandarin avec un Kurt Russell un peu potache

Dernière modification par Ekimus (14/10/2020 08:49:52)


Mettez trois philosophes dans une pièce et vous obtiendrez trois versions différentes d'une même histoire.

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#11 15/10/2020 13:36:27

Gillossen
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Re: La SF au cinéma

Le Prince des Ténèbres, clairement l'un de mes Carpenter préférés ! smile


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#12 15/10/2020 21:50:51

Guigz
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Re: La SF au cinéma

Je le préfère au surcôté Antre de la Folie perso tongue


Ainsi le peuple attendit un héros capable de soulever l'épée sacrée et de ramener la paix dans le monde. Aujourd'hui, les derniers sages de la Terre s'accordent pour dire que cette arme qui porte en elle le destin du monde se nomme en réalité : Pénis-de-Guigz"

Ecrit de la main droite par la très Vénérée Mère Wintonelle, scribe royale de la cité-impériale d'Elbakin-Poinete.

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#13 16/10/2020 00:16:18

Ethan Iktho
Schrödinger's cat
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Re: La SF au cinéma

John Doe a écrit:

Je poursuis avec le They Live (Invasion L.A.) de John Carpenter.
https://encrypted-tbn0.gstatic.com/imag … p;usqp=CAU

John Nada parcourt les routes à la recherche d'un emploi comme ouvrier sur les chantiers. Embauché à Los Angeles, il fait la connaissance de Frank Armitage qui lui propose de venir loger dans son bidonville. John va y découvrir une paire de lunettes de soleil hors du commun : elles permettent de voir le monde tel qu'il est réellement,...

C'est le 11ème film de Carpenter, son dernier des années 80. Dans le registre de la SF, c'est son meilleur film avec The Thing (de mon point de vue du moins).

Grand film politique, vrai commentaire social sur son époque - le film a été tourné en pleine ère reaganienne de l'ultra-libéralisme triomphant.
Le choix du nom du héros était d'ailleurs significatif, nada signifiant rien. Simple ouvrier itinérant qui va de chantier en chantier, il croît profondément dans l'idée du rêve américain, que celui qui travaille aura forcément sa chance.
On peut sourire du dispositif (les lunettes), mais il est révélateur : ce sont elles qui vont lui permettre de voir le monde tel qu'il est réellement. Le rêve américain est vérolé, les dés sont pipés.

En effet, (attention, gros spoiler si vous ne connaissez pas l'histoire),

Spoiler:

les lunettes révèlent que les extraterrestres sont parmi nous - et pas à n'importe quelle place, ce sont eux qui réussissent. Il y a également l'idée géniale des messages subliminaux cachés dans les publicités : Consume, Reproduce...

Belle fin

Spoiler:

avec les deux héros qui meurent, et Nada qui fait un doigt d'honneur en mourant aux extraterrestres qui se voient révélés aux yeux du monde entier

et partition réussie, dans un registre mi blues mi electro coécrite par Carpenter.
https://www.youtube.com/watch?v=eM8qEuu … CD9B80E0C9

Les films de ce genre me manquent, je ne sais pas s'il pourrait être réalisé aujourd'hui (et pourtant le contexte s'y prêterait).

Et ce serait assez d'actualité : OBEISSEZ - CONSOMMEZ... ;-)


Wrong in all the right ways, right in all the wrong ways.
        Tom Petty    https://www.youtube.com/watch?v=9TlBTPI … p;index=27
        The  Ghost Of Tom Joad      https://www.youtube.com/watch?v=n-mq0uJ7rlM

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#14 16/10/2020 00:19:10

Ethan Iktho
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Re: La SF au cinéma

Et le coup du [url=https://www.youtube.com/watch?v=ue8TvvYik74 a écrit:

Petit Bangkok reste mémorable[/url]

En VF :

https://www.youtube.com/watch?v=J3U-DFV9_OU

;-)


Wrong in all the right ways, right in all the wrong ways.
        Tom Petty    https://www.youtube.com/watch?v=9TlBTPI … p;index=27
        The  Ghost Of Tom Joad      https://www.youtube.com/watch?v=n-mq0uJ7rlM

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#15 24/10/2020 01:13:09

Cybercrusader
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Re: La SF au cinéma

Je me suis fait The Thing hier soir. Jamais vu. Masterpiece.
Après, il combinait Carpenter ET Kurt Russel donc bon...

Au passage :
BASKETBALL TO THE DEATH

Dernière modification par Cybercrusader (24/10/2020 01:13:56)

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#16 24/10/2020 11:45:24

John Doe
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Re: La SF au cinéma

Cybercrusader a écrit:

Je me suis fait The Thing hier soir. Jamais vu. Masterpiece.
Après, il combinait Carpenter ET Kurt Russel donc bon...

Au passage :
BASKETBALL TO THE DEATH

Et une fin excellente, avec les

Spoiler:

deux derniers survivants dans la neige, l'abri détruit, et qui s'observent dans les flammes mourantes en se demandant si l'autre n'est pas infecté par l'alien.

Quand je pense que le film avait été très mal accueilli et fut l'un des plus gros échecs de Carpenter... sad
Pour s'extasier devant E.T. "téléphone maison" (même si le film a des qualités), ça il y avait du monde par contre.

La suite/préquelle sortie il y a quelques années, sans être honteuse, est évitable par contre.


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#17 26/10/2020 11:44:02

alana chantelune
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Re: La SF au cinéma

Il y avait un documentaire passé il y a plusieurs mois sur les films fantastiques/SF de l'année 1982, particulièrement riche. E.T. avait tout bouffé à l'automne, mais le doc présentait les 7 films de référence sortis lors de cette année exceptionnelle... dont The Thing ou Conan le barbare.
je ne me souviens plus du titre de ce doc, je crois qu'il est passé en 2e partie de soirée sur Arte.
mais quand... Désolée, j'ai une mémoire de poisson rouge.

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#18 26/10/2020 11:57:58

John Doe
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Re: La SF au cinéma

Revu la version initiale de 1951, réalisée par Christian Nyby, dont c'était le premier film, et produit par Howard Hawks, un des plus grands réalisateurs du cinéma américain classique, et dont Nyby fut le monteur (To Have and Have Not, Le Grand Sommeil, la Rivière Rouge). Il aurait pris une part à la réalisation, sans qu'on sache exactement la proportion.
Carpenter est d'ailleurs un grand fan de Hawks.

Le film tient plutôt bien le coup, la réalisation tire adroitement parti du huis clos pour bâtir une tension réussie.
Le film est assez typique de son époque, de par sa méfiance envers les scientifiques, et la phrase finale "Watch the Skies" a souvent été perçue comme un appel à la vigilance contre les communistes, vu la période de guerre froide et le maccarthysme.
Le film pêche dans son côté quelque peu bavard (surtout dans sa première partie), et il manque l'extraordinaire aspect de

Spoiler:

mimétisme de l'extraterrestre, qui peut non seulement assimiler les humains mais se faire passer pour l'un d'eux.

Carpenter utilisera avec brio cet élément, qui figurait dans la nouvelle de Campbell, pour renchérir sur le côté paranoïaque et étouffant.

Moins bien que le remake de 82 donc, mais pas mal quand même.


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