#41 10/06/2014 00:04:50

Asavar
The Wanderer
Lieu: Abri 111
Date d'inscription: 13/02/2012
Messages: 1397

Re: L'univers Warhammer 40 000 : jeux, films, comics, livres, etc

Je crois que tu as tout dit smile
Si ça t'a gêné le coté "scène bonus" de la première trilogie, tu risques de déchanter quand à Fulgrim qui reprend le même principe. Si mes souvenirs sont bons (j'ai commencé la série il y a longtemps) à part pour Mechanicum qui est à part dans la série vu qu'il ne traite pas des Spaces Marines, il ,faut attendre le premier recueil de nouvelles pour se trouver après la fin du tome 3 (Sauf pour Space Wolves).


War never changes

Hors ligne

 

#42 30/06/2014 21:35:55

Littlefinger
Elbakinien d'Argent
Date d'inscription: 31/03/2011
Messages: 809
Site web

Re: L'univers Warhammer 40 000 : jeux, films, comics, livres, etc

Allez hop, critique du second tome : Les Faux Dieux de Graham McNeill à voir aussi sur Just A Word :



Second volet de la trilogie Loken (et deuxième roman du cycle de L’hérésie d’Horus), Les Faux Dieux constitue une suite directe à l’Ascension d’Horus de Dan Abnett. Ce dernier a en effet passé la main à l’autre auteur habituel de la Black Library, Graham McNeill. D’abord concepteur de jeux pour Games Workshop, il s’est ensuite rapidement et entièrement consacré à l’écriture, notamment dans l’univers de 40.000. Avec ce premier essai dans l’immense construction que représente l’Hérésie, l’écossais se voit confier la dure tâche de passer après le meilleur auteur de l’éditeur anglais. Heureusement, grâce à des romans comme L’Ambassadeur, on sait déjà qu’il peut parfaitement assurer la continuité, notamment au niveau de la qualité d’écriture.

Horus et le capitaine Loken ont réussi à s’échapper des griffes de l’Interex. Plongés dans l’incompréhension suite au revirement soudain de ces derniers, les Luna Wolves s’acheminent vers le système de Davin où Erebus, premier chapelain des Word Bearers, leur a demandé urgemment de mater une rébellion des forces impériales restées à la suite de Corax et sa Raven Guard. Loken ne fait pourtant que peu confiance à Erebus et se questionne toujours à propos de la présence de celui-ci lors du vol d’une arme d’une puissance terrifiante sur la planète de l’interex : L’Anathame. Tandis que la légion de maître de guerre s’apprête à atterrir sur Davin, les esprits s’échauffent à la fois par les retrouvailles envers un peuple bien connu des Luna Wolves mais aussi par de sombres pressentiments des événements à venir…

Les Faux Dieux constitue l’élément capital de la trilogie initiale de L’Hérésie d’Horus. McNeill a non seulement la pression de passer après Abnett mais aussi celle de narrer le tournant décisif de la Grande Croisade qu’est la chute d’Horus sur Davin. On s’aperçoit d’emblée que la structure des chapitres et les sous-titres du premier roman sont conservés, tout comme les principaux personnages. Ceux-ci se révèlent tout aussi bien exploités et exposés par l’écossais qui continue de se servir de Loken comme principal point d’attache pour le lecteur. Outre cela, il introduit des protagonistes de la Legio Mortis et Petronella Vivar, une commémoratrice issue de la noblesse de Terra. Si les adeptes de la machine offrent un vrai plus dans la vision globales des factions qui seront impliquées dans la guerre qui s’annonce, Vivar reste un demi-échec en ne faisant guère avancer l’intrigue… heureusement son garde du corps Maggard arrive à susciter un petit regain d’intérêt.

Côté histoire elle-même, McNeill fait comme Abnett et découpe grossièrement son roman en trois segments. Les deux premiers sont d’ailleurs les plus réussis avec la guerre sur Davin et l’intéressante réaction des impériaux confrontés pour la première fois à la traîtrise d’hommes issus de leurs rangs, ainsi que la confrontation décisive entre Horus et les Dieux du Chaos. Le premier segment sur la lune de Davin s’affirme comme une grande réussite, puisque McNeill installe une puissante atmosphère autour des space marines englués dans les maléfices de Nurgle. L’imagerie et la description méticuleuse de l’écossais assure un excellent moment. Vient ensuite tout un passage autour de la convalescence d’Horus et de son arrivée au temple de Davin. Cette fois, les choses sont plus mitigées…

Il faut bien comprendre que tous les événements ultérieurs sont liés à la décision d’Horus dans cette seconde partie. McNeill tente du mieux qu’il le peut de montrer les doutes du primarque (il avait d’ailleurs déjà esquissé les choses avant) et de montrer les duperies employées à la fois par les Dieux du Chaos et par Erebus. Malheureusement, cet exercice très difficile ne convainc qu’à moitié…Malgré toute la bonne volonté et les nombreuses démonstrations de l’auteur, la décision finale du maître de guerre et ses dernières paroles semblent bien insuffisantes pour achever d’expliquer clairement le positionnement qui sera le sien par la suite. Du fait, il y a une certaine frustration, même si, on le répète, ce n’est pas un échec ou un ratage. C’est juste un peu décevant et trop rapide.

Finalement, c’est aussi la dernière partie lors de la guerre contre la Technocratie, qui rattrape un peu les choses. D’abord parce qu’elle permet de retrouver la légion des World Eaters et le terrifiant primarque Angron, mais aussi parce McNeill révèle doucement les nouvelles allégeances d’Horus ainsi que l’effarement de Loken face aux changements qu’il constate. La dernière phrase ne laisse d’ailleurs aucun doute quant à la prochaine étape, le nom d’Isstvaan III étant tristement célèbres pour les fans de 40.000. A ce stade, on peut aussi saluer l’auteur de faire évoluer en parallèle le Lectio Divinatus, ce culte de L’empereur naissant, et de faire un parallèle avec la montée en puissance des légions obscures. La confrontation entre le démon et Keeler dans la bibliothèque étant un très appréciable moment de bravoure (surtout qu’il concerne une simple humaine et non un Astartes).

Les Faux Dieux s’avère un cran en dessous du roman d’Abnett. Si l’écriture reste d’un niveau satisfaisant pour un ouvrage de divertissement, McNeill peine à trouver les mots juste pour illustrer le choix d’Horus et convaincre de l’inéluctabilité de son choix. Mais ne boudons pas notre plaisir car tout le reste reprend dignement le flambeau de l’Ascension d’Horus et met clairement l’eau à la bouche pour les événements à venir dans La Galaxie en Flammes, confiée cette fois à Ben Counter.
To Be Continued…

Dernière modification par Littlefinger (30/06/2014 21:50:39)

Hors ligne

 

#43 12/07/2014 14:57:47

Littlefinger
Elbakinien d'Argent
Date d'inscription: 31/03/2011
Messages: 809
Site web

Re: L'univers Warhammer 40 000 : jeux, films, comics, livres, etc

Et la critique du tome 3, La Galaxie en Flammes de Ben Counter :

Après Les Faux Dieux, un second roman tout à fait dans la lignée du premier de la trilogie Loken, le cycle de l’Hérésie d’Horus continue avec La Galaxie en Flammes. Cette fois, c’est Ben Counter, l’anglais responsable du roman Chevalier Gris, qui reprend le flambeau après le passage de Graham McNeill et Dan Abnett. Ce troisième opus vient clore la trilogie et termine cette grosse introduction à l’énorme conflit que représente L’Hérésie. Plus orienté action que les précédents, le livre permet à Ben Counter de faire ce qu’il affectionne le plus, décrire des affrontements musclés et impitoyables.

Horus a réussi à échapper à la mort grâce aux temples de Davin. Mais Loken et une poignée d’autres Space Marines et commémorateurs soupçonnent depuis la guerre avec la Technocratie qu’Horus n’est plus le même. Partout dans la flotte expéditionnaire, le secret autour des loges s’épaissit et les combattants d’hier changent radicalement de comportement. Malgré la progression de la foi du Lectio Divinatus, un autre culte se répand comme un cancer, celui du Chaos. Horus décide de rassembler quatre légions, Les Sons of Horus, Les World Eaters, la Death Guard et les Emperor’s Children, pour anéantir une rébellion d’anciens sujets impériaux sur le monde d’Isstvan III. Étrangement, les légions se retrouvent divisés et seul Loken et ses hommes pour les Sons of Horus, descendent pour l’assaut. Il n’imagine pas encore l’horreur absolue du plan d’Horus, le Maître de Guerre.

La Galaxie en Flammes reprend les mêmes protagonistes que les deux volets précédents en introduisant quelques personnages secondaires d’importance pour l’univers. Parmi eux, on trouvera Fabius Bile, l’apothicaire des Emperor’s Children et Nathaniel Garro, le vertueux capitaine de la Death Guard. Ces deux personnages bénéficient d’un temps congru (surtout Fabius) mais se retrouveront ensuite respectivement dans le roman Fulgrim et la Fuite de L’Eisenstein. De même, les chapitres sont découpés de la même façon et le lecteur avance ainsi en terrain connu. On connaît la fâcheuse tendance de Counter à tirer à la ligne mais avec ce roman, il semble corriger le tir et se borner au cahier des charges, une très bonne chose. Car ici, la conclusion des premiers événements de la trilogie se doit d’aller vite, Loken et les quelques Spaces Marines encore fidèles à l’Empereur découvrent la corruption de leur frère.

Celle-ci est très bien représentée par l’auteur, avec des personnages qui glissent de plus en plus dans la folie sanguinaire et l’adoration du chaos. Les loges révèlent leur pouvoir corrupteur et l’on assiste à la chute de nombreux héros du côté des forces du Warp, des Primarques à leurs capitaines en passant par les forces du Mechanicum. L’excellent point de La Galaxie en Flammes, c’est cette ambiance constante de catastrophe imminente et l’ombre de menace qui plane sur les loyalistes. Counter arrive à la distiller petit à petit dans son récit jusqu’à la faire culminer lors de la fameuse bataille d’Isstvan III. Le choix de l’anglais pour écrire ce troisième tome se révèle alors tout à fait judicieux, puisqu’un bon tiers, si ce n’est davantage, du roman s’intéresse à cette affrontement majeur et à la révélation des nouvelles allégeances d’Horus. Que ce soit l’attaque des rebelles ou par la suite, des renégats contre les loyalistes, Counter maîtrise son sujet et dépeint parfaitement la destruction à une échelle inédite qu’engendre le bombardement par charges virales.

Encore une fois, les héros restent tout à fait attachants et convaincants, reprenant les bases posées par Abnett dans l’Ascension d’Horus. La fin, héroïque au possible et très 40.000 dans l’esprit, achève de faire entrer des hommes comme Solomon Demeter, Saul Tarvitz ou Loken dans la légende de l’univers. C’est aussi la toute nouvelle donne au niveau de la répartition des forces qui accentue le côté dramatique du roman et amène une évolution bienvenue dans le cycle. On devine rapidement d’ailleurs les légions les plus enclines à massacrer leurs frères. Angron et ses World Eaters emportent facilement (encore) le titre des Space marines les plus bad-ass et terrifiants, même si Lucius n’est pas en reste. Malgré une simplicité d’écriture et d’imbrications des événements (encore une fois, on n’est pas au niveau du premier tome d’Abnett), le livre se dévore comme un page-turner, divertissement aussi captivant que ses deux prédécesseurs. On peut saluer enfin la tournure du récit telle que l’expose Counter, toujours convaincante et en harmonie avec le reste de l’univers.

Dernier tome pour Loken des Luna Wolves, et encore une fois, une réussite. Ben Counter gère les événements et les personnages avec brio, décrit une bataille d’Isstvan III dantesque et épique, et conclut ce prologue à l’Hérésie de façon tout à fait honorable. Ces trois volumes forment ainsi une porte d’entrée idéale sur le monde très sombre de Warhammer 40.000 et garde un intérêt certain pour les experts de l’univers dans le même temps. Vous n’avez plus qu’à vous laisser tenter…

Hors ligne

 

#44 12/07/2014 19:06:14

Gilthanas
Cultiste
Lieu: Maubeuge (59)
Date d'inscription: 23/01/2012
Messages: 2439
Site web

Re: L'univers Warhammer 40 000 : jeux, films, comics, livres, etc

Tu les a lu en VO ou VF ?


Lecture en cours : Guerre et dinosaures, de Victor Milán

Hors ligne

 

#45 12/07/2014 19:36:07

Littlefinger
Elbakinien d'Argent
Date d'inscription: 31/03/2011
Messages: 809
Site web

Re: L'univers Warhammer 40 000 : jeux, films, comics, livres, etc

En VF, pour du divertissement basique comme ça, la VO bof.

Hors ligne

 

#46 12/07/2014 20:12:23

Gilthanas
Cultiste
Lieu: Maubeuge (59)
Date d'inscription: 23/01/2012
Messages: 2439
Site web

Re: L'univers Warhammer 40 000 : jeux, films, comics, livres, etc

Parce que j'ai souvenir d'une discussion avec un (ancien) traducteur de la Bibliothèque Interdite, qui me disait qu'il retravaillait pas mal les textes pour arriver à un truc potable smile


Lecture en cours : Guerre et dinosaures, de Victor Milán

Hors ligne

 

#47 12/07/2014 22:45:03

Asavar
The Wanderer
Lieu: Abri 111
Date d'inscription: 13/02/2012
Messages: 1397

Re: L'univers Warhammer 40 000 : jeux, films, comics, livres, etc

Ça dépend des auteurs. Mais c'est vrai que certains sont vraiment des tacherons qu'il faut retravailler pour avoir quelque chose de potable. Mais chez BL, la VF est plutôt bien fichue smile


War never changes

Hors ligne

 

#48 12/07/2014 22:49:28

Littlefinger
Elbakinien d'Argent
Date d'inscription: 31/03/2011
Messages: 809
Site web

Re: L'univers Warhammer 40 000 : jeux, films, comics, livres, etc

Donc j'ai bien fait de lire en VF happy

Hors ligne

 

#49 19/07/2014 00:04:38

Littlefinger
Elbakinien d'Argent
Date d'inscription: 31/03/2011
Messages: 809
Site web

Re: L'univers Warhammer 40 000 : jeux, films, comics, livres, etc

Tiens, vous savez qu'il existe des marques de figures "non officielles" compatibles avec warhammer ?
Je suis tombé dessus et PUTAIN (pour être gentil) le rapport qualité-prix a l'air dingue par rapport à GW !

Un exemple de figurine signée Scibor Miniatures :

http://sciborminiatures.com/i/2014/big/gladiatorp_01.jpg

Un exemple de figurine signée HiTech Miniatures :

http://hitechminiatures.com/_shop/userFile/hitech/picture/big/Samael_final_2.jpg

Hors ligne

 

#50 19/07/2014 19:38:25

Littlefinger
Elbakinien d'Argent
Date d'inscription: 31/03/2011
Messages: 809
Site web

Re: L'univers Warhammer 40 000 : jeux, films, comics, livres, etc

La critique du tome 4, La Fuite de L'Eisenstein, qui vieillit un peu mal après la lecture des tomes 5 et 7 :

La Galaxie en flammes concluait la trilogie de Loken, ce capitaine des Luna Wolves qui assistait à la lente corruption de sa légion et de son légendaire primarque, Horus. Alors qu’on pourrait penser que le prochain tome de la série s’intéresserait à la bataille d’Isstvan V et le massacre du site d’Atterrissage, La Fuite de L’Eisenstein choisit de prendre une autre voie. Le roman de James Swallow, l’auteur de Deus Encarmine et Deus Sanguinius (autour des Blood Angels donc), prend le parti de s’attarder sur le parcours du capitaine Nathaniel Garro et sa légion, la Death Guard. On l’avait déjà aperçu dans le précédent volume mais on ne savait tout simplement pas son devenir après la course désespérée de Saul Tarvitz. Ainsi, la Fuite de L’Eisenstein nous propose non seulement de découvrir la conclusion de la mission hautement prioritaire de Garro mais également de revenir en arrière au moment des événements des Faux-Dieux, vu cette fois par la Death Guard.

Le Capitaine Nathaniel Garro est un des plus fidèles lieutenants de Mortarion, le sinistre primarque de la Death Guard. Malgré ses rivalités avec Ignatius Grulgor, Garro n’en reste pas moins un des éléments les plus importants de la légion. Alors que la Death Guard affronte un étrange ennemi mi-mécanique mi-insectoïde dans des complexes spatiales tubulaires, Le Maître de Guerre Horus rappelle son frère pour participer à l’attaque d’une planète rebelle : Isstvan III. Mais peu à peu, les choses semblent étrangement se mettre en place et les forces envoyées sur la planète se retrouvent prises au piège, trahies par leurs frères. Garro, en orbite autour d’Isstvan à bord de la frégate Eisenstein décide alors de tout tenter pour avertir l’Empereur de l’humanité de la traîtrise de son fils favori. Mais entre ses frères d’hier et les démons du Warp, comment Garro pourra-t-il mener à bien sa mission ?

La Fuite de L’Eisentein s’avère rapidement une fausse bonne idée. On passera rapidement sur la qualité toute relative de l’écriture de Swallow, encore un niveau en-dessous de Counter ou McNeill, pour s’intéresser à la structure du roman. Le britannique choisit de commencer par des événements antérieurs à Isstvan III mais ne profite pas de l’opportunité pour nous parler du pourquoi de la trahison de Mortarion. Si Swallow décrit de façon intéressante l’organisation de la légion et quelques rites de passages – l’absorption rituelle de poison – tout en magnifiant le primarque et en décrivant très bien sa sombre majesté, aucun mot sur les raisons de sa décision finale d’alliance avec Horus. On soupçonne bien sûr Typhon, mais rien de concret n’est dévoilé dans le roman, si bien que jusqu’au bombardement de la planète, on ne fait en gros qu’assister à des scènes coupées des autres romans ou simplement vues selon le point de vue de Garro. Le procédé s’avère non seulement peu convainquant mais vite rébarbatif. On se demande constamment l’utilité de faire durer le suspense alors qu’il n’y en a plus (si vous avez lu les tomes précédents évidemment).

Arrive ensuite le vrai morceau de bravoure, et certainement le meilleur passage du livre, à savoir le bombardement viral de la flotte d’Horus et le choix de Garro. Celui-ci fait un peu Loken-like mais arrive tout de même à s’attirer notre sympathie, non seulement par sa fidélité à ses principes mais aussi par sa fragilité, certes discrète, mais bien présente. Si le combat spatial pour s’enfuir de la zone fait un peu court (un peu obligé...), l’arrivée dans le Warp et la confrontation épique qui s’ensuit constituent l’acme du récit. Le lecteur peut enfin assister à une confrontation Marines loyalistes contre Marines possédés et démons du chaos, le tout dans une asphyxiante atmosphère spatiale. Swallow gère bien ses combats et arrive à mener à bien les péripéties dans l’éther. Reste alors la dernière partie, avec le retour de Garro vers Terra et sa rencontre avec Dorn et le Sigillite.

Ici, tout est plus problématique. Swallow en fait un peu trop sur la réaction de Dorn – on a du mal à croire qu’il serait prêt à tuer Garro juste pour le message qu’il apporte, ce n’est pas Russ non plus – et l’affrontement final fait un peu rajouté, comme pour avoir une conclusion adrénalinée. Plus grave, Swallow fait un peu n’importe quoi niveau fluff en annonçant le départ de toute la flotte de Dorn pour le système Isstvan, cela sans le soutien d’autres légions. Non seulement c’est totalement stupide – 1 légion contre 4, Dorn n’est pourtant pas suicidaire – mais en plus cela vient en contradiction avec le roman suivant, Fulgrim, où justement se retrouve la bataille d’Isstvan V et où aucun Imperial Fist n'est présent. Heureusement, la toute fin permet d’apercevoir le Sigilitte et d’apprendre quelques petites choses sympathiques. On se consolera comme on peut.

Finalement, ce quatrième tome est, clairement, une déception. Tout juste sympathique pour les inconditionnels du cycle mais clairement faiblard, La Fuite de L’Eisenstein déçoit par sa répétitivité vis-à-vis de ses prédécesseurs et son manque d’ambition, notamment par rapport à la description du parcours de la Death Guard. A réserver aux inconditionnels, clairement. Les autres peuvent enchaîner directement sur le tome 5, Fulgrim, avec le retour de Graham McNeill aux commandes.

Hors ligne

 

#51 26/07/2014 20:40:59

Littlefinger
Elbakinien d'Argent
Date d'inscription: 31/03/2011
Messages: 809
Site web

Re: L'univers Warhammer 40 000 : jeux, films, comics, livres, etc

La critique du tome 5, Fulgrim de Graham McNeill (en espérant que certains soient encore intéressés happy) :

Le dernier roman, La Fuite de L’Eisenstein prenait le parti malheureux de revenir sur la trilogie Loken pour en combler les trous et en donner un autre point de vue, celui de la Death Guard. Heureusement, Fulgrim, son successeur tente de corriger le tir. Pour l’occasion, c’est un des vétérans de l’équipe de la Black Library qui revient aux commandes en la personne de Graham McNeill qui avait déjà officié avec succès sur le second tome, Les Faux Dieux. Fulgrim initie en fait un second type de roman du cycle de L’Hérésie D’Horus, à savoir des volumes centrés sur une légion particulière et leur parcours durant le conflit. Mais est-ce vraiment un choix judicieux ?

La IIIème légion affronte un ennemi redoutable. Sur Laeran, un peuple reptilien - nommé les Laers - s’est déclaré représenté le guerrier parfait. Et pour cause puisque que leurs soldats, améliorés génétiquement et bénéficiant d’une technologie des plus efficaces, ont tenu en échec les flottes expéditionnaires impériales. Pour Fulgrim, primarque des Emperor’s Children, une des légions favorites de l’Empereur, l’affront doit être lavé dans le sang : seul l’Imperium peut prétendre à la perfection. Alors que les Space Marines livrent des combats acharnés sur la planète, Fulgrim ne se doute pas que cette guerre marque le premier pas vers sa longue déchéance. Seuls des hommes comme Solomon Demeter et Saul Tarvitz tentent de l’avertir, mais un autre adversaire agit dans l’ombre et corrompt petit à petit le cœur de la légion. Lorsque l’inévitable est sur le point de se produire, même les frères d’hier ne résistent pas aux immondes complots du Chaos.

Avec plus de 500 pages au compteur, Fulgrim s’impose comme le plus gros volume jusqu’ici de L’Hérésie d’Horus. C’est d’ailleurs son premier défaut. McNeill, très enthousiaste à l’idée de dérouler l’historique de la légion des Emperor’s Children, s’emporte et tire facilement à la ligne. Tout le début du roman (en gros les cent premières pages) aurait mérité de sérieuses coupes comme présenter par exemple juste l’assaut final contre le temple des Laers. Mais McNeill tente de nous mêler à ce conflit, certes historiquement primordial pour la suite, mais qui reste bancal de toute façon. D’un côté, on nous décrit une guerre terrible que même les Astartes ont du mal à gagner, et de l’autre on sait que le tout sera expédié sur une centaine de pages, sans compter que ce n’est même pas le cœur du roman. Il se reproduit un peu la même chose lors de la rencontre entre Eldrad Ulthran et Fulgrim, les événements trainent en longueur pour, finalement ne faire que rallonger la sauce. En taillant dans le gras de ces deux parties, le roman aurait pu facilement s’alléger de cent pages, ce qui le rendrait déjà plus digeste.

L’autre défaut de Fulgrim, c’est que McNeill n’arrive pas encore à caractériser une légion avec l’habilité d’un Abnett. Ainsi, toutes les deux pages, il insiste sur l’idéal de perfection des Emperor’s Children et à quel point ils se voient tous de cette manière. La redondance de cette caractérisation finit par lasser…et c’est dommage puisque, du reste, Fulgrim s’avère très réussi. McNeill arrive à mêler un aspect à la Loken avec le personnage de Demeter, tout en écrasant pas son récit et en laissant la part du lion au primarque Fulgrim. Son parcours et son portrait rehaussent immédiatement le tableau d’ensemble du roman. Personnage dramatique et rapidement pathétique, Fulgrim succombe à sa fierté et à son obsession. McNeill ne manque pas de revenir sur une des causes prépondérantes de cet aspect monomaniaque avec l’accident dans la création des Space marines et leur nombre réduit au départ de la Grande Croisade. De même, il humanise Fulgrim pour mieux le faire chuter, une chute d’autant plus impressionnante qu’elle évolue sur un mode insidieux jusqu’à une explosion d’horreurs lors de la Maravaglia.

L’autre excellente idée du roman, c’est de présenter une seconde légion intimement liée aux Emperor’s Children : les Iron Hands. La relation qu’entretiennent les deux primarques à leur tête prend tout son sens lors des dernières pages. Ferrus Manus bénéficie d’un soin tout particulier et son tempérament fougueux et inflexible contraste avec celui plus posé et réfléchi de son frère. C’est aussi l’occasion d’opposer deux styles radicalement différents de combats et d’univers. Lorsque la trahison d’Horus arrive, la réaction de Ferrus captive à la fois par sa véhémence mais aussi par un sentiment d’inéluctabilité – il doit laver l’affront sous peine d’être soupçonner d’hérésie. La dernière partie du roman nous emmène d’ailleurs plus loin que les événements relatés dans la trilogie Loken. On assiste au fameux et terrible massacre du site d’atterrissage d’Isstvan V. McNeill réussit totalement ce tournant décisif et nous entraîne dans une bataille aussi courte qu’intense et impitoyable. La confrontation finale entre Ferrus et Fulgrim s’illustre facilement comme le point d’orgue du récit. Ses conséquences sur la santé mentale de Fulgrim puis la prise de conscience de ce dernier le font tomber vers l’horreur totale quand le coup de théâtre final éclate. Bien pensé, il amène à une vision radicalement différente de Fulgrim – notamment avec la délicieuse entrevue entre Horus et le primarque de la IIIème légion – et invente un nouveau pan de fluff bien plus original que le précédent.

Mais si Fulgrim arrive finalement à convaincre, c’est grâce à l’habilité que possède McNeill pour opérer ce lent glissement dans la folie, à la fois des Space Marines mais aussi des commémorateurs humains. On sent petit à petit Slaanesh s’introduire dans le mode de pensée et l’envie de perfection des Emperor’s Children pris à leur propre piège. De l’autre côté, des personnages charismatiques comme Lucius, Demeter ou Santor ajoutent du piment à l’aventure. Sans compter le redoutable et rusé Fabius Bile dont, finalement, on remonte les origines et motivations. Pas si chaotique que ça mais simplement obsédé par les modifications corporelles, il compte dans les plus grandes réussites du roman, chacune de ses apparitions ayant de quoi filer sa dose de frissons.

Ce cinquième tome rassure, et grandement, sur le devenir de la série. McNeill arrive à surpasser ses lacunes pour livrer un portrait convaincant et quelques séquences mémorables – Isstvan V, la Meravaglia, la forge de Manus. Passionnant pour les amateurs de Warhammer 40.000, surement un peu longuet pour les autres, Fulgrim rehausse le niveau après un tome 4 très décevant.
Si l’on ajoute que le prochain opus, Légion, voit le retour du meilleur auteur de la Black Library, nous voici impatient de continuer…

Hors ligne

 

#52 26/07/2014 20:53:31

Eloniel
Vala
Date d'inscription: 29/08/2011
Messages: 357

Re: L'univers Warhammer 40 000 : jeux, films, comics, livres, etc

Si tu veux approfondir le sujet et pouvoir discuter plus longuement des livres et notamment de l'hérésie je te conseil l'excellent forum: Blacklibrarium, j'y suis sous le pseudonyme Eloniel.

Aussi si vous voulez une liste de l'ensemble des oeuvres sur l'Hérésie d'Horus il y a la pages wikipédia (pseudonyme elonex77): https://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9r% … _d%27Horus

que j'essaye de tenir à jour et à rendre assez claire vu la quantité de formats différents.


Top séries: Le Trône de Fer / La Compagnie Noire !

Ma Bibliothèque
Ma Page Photographie

Hors ligne

 

#53 11/08/2014 13:56:50

Littlefinger
Elbakinien d'Argent
Date d'inscription: 31/03/2011
Messages: 809
Site web

Re: L'univers Warhammer 40 000 : jeux, films, comics, livres, etc

Asavar a écrit:

Mechanicum: marre de voir que des Spaces Marines se taper dessus ? Ce livre nous rappelle que l'Hérésie n'a pas touché que les Légions.

Spoiler:

Avec une histoire parallèle qui nous promet beaucoup mais qui tombe un peu comme deux ronds de flan vu que ne revoit plus (jusqu'à aujourd'hui) les personnages sad

Beaucoup aimé ce volume au final, que je viens de critiquer. Par contre, l'intrigue parallèle, je l'ai trouvé très réussie et je pense qu'on a absolument pas besoin de revoir ces perso dans le cycle de l'Hérésie d'Horus, mais plutôt dans un ouvrage du 41ème millénaire vu qu'on parle bien d'un des

Spoiler:

C'tan

.

Hors ligne

 

#54 13/08/2014 08:53:21

Asavar
The Wanderer
Lieu: Abri 111
Date d'inscription: 13/02/2012
Messages: 1397

Re: L'univers Warhammer 40 000 : jeux, films, comics, livres, etc

En effet, on parle bien d'eux. Ce que j'ai trouvé dommage, ce n'est pas l'histoire parallèle en elle même que j'ai aussi beaucoup aimé mais bien plus le fait que c'est une histoire qui mérite une suite à elle seule (lors de l'Hérésie ou au 41ème millénaire.


War never changes

Hors ligne

 

#55 13/09/2014 15:30:26

Littlefinger
Elbakinien d'Argent
Date d'inscription: 31/03/2011
Messages: 809
Site web

Re: L'univers Warhammer 40 000 : jeux, films, comics, livres, etc

Je suis dans Prospero brûle. Abnett prouve qu'il est le meilleur de la Black Library mais le soucis c'est que le titre est de très loin le plus mal choisi de la saga sans parler de la 4ème de couv. Pas étonnant que ce roman soit sous-évalué, il parle de bien davantage que le seul assaut de Prospero.

Hors ligne

 

#56 23/10/2014 22:02:53

Littlefinger
Elbakinien d'Argent
Date d'inscription: 31/03/2011
Messages: 809
Site web

Re: L'univers Warhammer 40 000 : jeux, films, comics, livres, etc

Bon ben voilà, en 2 mois et quelques, je me suis envoyé 17 tomes de l'Hérésie d'Horus.
Mon top pour le moment :
1- Prospero Brûle de Dan Abnett
2- Légion de Dan Abnett
3- La Trilogie Loken (Abnett/McNeill/Counter)
4- Un Millier de Fils de Graham McNeill
5- La Bataille de Calth de Dan Abnett
6- Le Premier Hérétique d'Aaron Dembski-Bowden

Après dans le reste y'a du bon (Mechanicum/Délivrance Perdue) et du déchet (le Dyptique Dark Angels, La Bataille des Abysses, La Fuite de L'eisenstein...)
Reste aussi les nouvelles, où franchement les auteurs de la Black Library ont du mal. Je retiens :
- La Dernière Eglise de Graham McNeill
- Coeur de Fer de Rob Sanders
- Après Desh'ea de Matthew Farrer
- Des Armes Brutales d'Aaron Dembski-Bowden

Voila. J'en suis au recueil Les Primarques avant d'enchaîner sur Signus Daemonicus !

Dernière modification par Littlefinger (23/10/2014 22:03:50)

Hors ligne

 

#57 24/10/2014 11:20:05

Ys
Compagnon des Devoirs
Lieu: Saint Emilion
Date d'inscription: 25/04/2002
Messages: 1479
Site web

Re: L'univers Warhammer 40 000 : jeux, films, comics, livres, etc

Pour moi, les meilleurs tomes restent les 2 premiers, notamment car l'Imperium est alors à son summum, encore sain en grande partie, et qu'on suit la grande croisade dans toute sa gloire. L'hérésie m'a toujours profondément affligé... sad


Hurin, désespéré resta debout devant les murailles muettes d'Echoriath. A l'ouest, le soleil perça les nuages et tacha de rouge ses cheveux blancs. Alors, seul dans le désert, il pleura à grands cris, ne se souciant pas d'être entendu, il maudit ce pays sans pitié et grimpa finalement sur un rocher pour s'écrier d'une voix forte, tourné vers Gondolin:
- Turgon, Turgon, souviens toi du Marais de Serech! O Turgon, n'entends tu rien derrière tes remparts?
Mais il n'y eut comme réponse que le bruit du vent dans les herbes sèches.
- Elles avaient la même voix à Serech au crépuscule, dit Hurin.

Le Silmarillion

Hors ligne

 

#58 24/10/2014 11:37:36

Eloniel
Vala
Date d'inscription: 29/08/2011
Messages: 357

Re: L'univers Warhammer 40 000 : jeux, films, comics, livres, etc

Curieux comme les gouts différent:
1- Prospero Brûle de Dan Abnett
2- Légion de Dan Abnett
J'ai détesté Prospero Brûle, j'ai du mettre des mois à le lire, j'ai pas du tout aimé tout le début ok ça change c'est original mais j'ai pas aimé.
Légion j'ai bien aimé tout le coté sur la garde impériale mais je me souviens que j'étais un peu perdu à la fin.
Alors que a coté j'ai bien aimé le premier tome sur les Darkangel bien qu'il ait rien avoir avec l'Hérésie d'Horus.

Si tu veux venir en parler plus longuement, avoir des conseils, des débats, des news exclusives, je te conseille de rejoindre Ys et moi sur le forum Black Librarium, c'est le premier forum français sur les livres de la Black Library.
(mon pseudonyme las-bas est Eloniel)

Je suis d'ailleurs entrain de realiser une carte de lecture anti-spoiler pour aider les personnes à mieux lire pour éviter les spoiler et vu que ta lecture des recueils de nouvelles est fraiche elle pourrait bien m'aider. (le sujet consacré)

Dernière modification par Elrandir (24/10/2014 11:40:33)


Top séries: Le Trône de Fer / La Compagnie Noire !

Ma Bibliothèque
Ma Page Photographie

Hors ligne

 

#59 24/10/2014 12:33:06

Asavar
The Wanderer
Lieu: Abri 111
Date d'inscription: 13/02/2012
Messages: 1397

Re: L'univers Warhammer 40 000 : jeux, films, comics, livres, etc

Pour moi, le classement serait le suivant :
1 - La trilogie Loken (avec une net préférence pour le 1er)
2 - Le Premier Héretique
3 - Légion (le twist de fin est juste ENORME !!!!)
4 - Un millier de fils
5 - Prospero Brûle/La bataille de Calt

Je crois que je l'ai déjà dit, mais pour moi Abnett et Demski-Bowden restent mes auteurs préférés de BL.

Dernière modification par Asavar (24/10/2014 12:34:42)


War never changes

Hors ligne

 

#60 24/10/2014 14:09:12

Ys
Compagnon des Devoirs
Lieu: Saint Emilion
Date d'inscription: 25/04/2002
Messages: 1479
Site web

Re: L'univers Warhammer 40 000 : jeux, films, comics, livres, etc

La bataille de Calth, encore une fois ce que j'ai vraiment aimé c'est la première partie, les Ultramarines ayant organisé une société et une structure militaire qu'Abnett se régale à décrire. Ensuite, hélas... sad


Hurin, désespéré resta debout devant les murailles muettes d'Echoriath. A l'ouest, le soleil perça les nuages et tacha de rouge ses cheveux blancs. Alors, seul dans le désert, il pleura à grands cris, ne se souciant pas d'être entendu, il maudit ce pays sans pitié et grimpa finalement sur un rocher pour s'écrier d'une voix forte, tourné vers Gondolin:
- Turgon, Turgon, souviens toi du Marais de Serech! O Turgon, n'entends tu rien derrière tes remparts?
Mais il n'y eut comme réponse que le bruit du vent dans les herbes sèches.
- Elles avaient la même voix à Serech au crépuscule, dit Hurin.

Le Silmarillion

Hors ligne

 

Pied de page des forums