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.:: La
Rançon de la Gloire ::.
Le 15/07/2000
par Greg Dixon
Le vrai démon est arrivé à la
porte de Karl Urban (Eomer). Il appuie sur le
bouton de la vieille sonnette, sans résultat,
il tape ensuite poliment à la porte en attendant
que l'acteur lui ouvre, le fasse entrer et lui
souhaite la bienvenue. Ce démon, vous voyez, a
une invitation, quelque chose nous dit que Urban
est venu se livrer à contre-coeur aux questions
des médias. À travers le personnage de Cupidon
dans "Xena", puis désormais dans le rôle de la
lourde star Eomer dans "Le Seigneur des Anneaux",
ce prometteur acteur d'Auckland est intransigeant
et préfère voir son nom et sa tête loin de la
une des journeaux. On lui dit qu'il y a seulement
un article qui mentione son nom dans les dossiers
du "Herald Tribune", et il date de 1992, Urban
nous dira plus tard qu'il "préfère ça".
La sonnette n'est pas encourageante
mais Urban sait y faire, même un démon des médias
se sent bien acceuilli à Herne Bay. Il sert le
thé, s'asseoit et boit par petites gorgées. Il
a accepté cette interview car il adore son dernier
film "The Price Of Milk" ("Le Prix du Lait") ,
qui a eu sa première mondiale mardi dernier au
Festival Internationnal du Film d'Auckland. Il
est fier de ce film lui, âgé de 28 ans, c'est
à ce jour sa meilleure performance, et le réalisateur
et scénariste Harry Sinclair a créé "un film magique
qui se tient dans la lignée du grand cinéma néo-zélandais".
C'est une histoire d'amour dans un cadre rural,
une sorte de conte de fées farfelu sur l'amour
parfait et imparfait d'un couple de fermier. Pour
Urban, le prix à payer pour l'amour, dans "The
Price Of Milk", l'a fait réfléchir à propos de
lui-même. La rançon de la gloire est un démon
appelé "attention".
Il anticipe la question la plus
vraisemblable qu'il "entend posée par (nos) lecteurs":
Pourquoi vouliez-vous être acteur si vous ne vouliez
pas qu'on fasse attention à vous ? "J'estime que
désormais je suis beaucoup plus attentif et prudent
vis-à-vis de l'image que je donne et je sais très
bien les raisons pour lesquelles je fais ce métier".
Ce qui revient à dire que ça n'a pas toujours
été le cas. Le premier travail d'acteur d'Urban
remonte à ces huit ans, mais ce natif de Wellington,
fils d'immigrés allemands, n'était pas vraiment
voué à ce métier, jusqu'à ce qu'il quitte le lycée
de Wellington en 1990 pour s'engager en tant que
licencié en Arts à l'Université de Victoria. La
télévision a vraiment été une aubaine pour lui
depuis. Après des petits rôles dans "Shark in
the Park", "Riding High", et un voyage pour Auckland,
il a finalement-comme tellement d'autres acteurs
de sa génération- trouvé sa voie dans "l'usine
à stars" locale: "Shortland Street", passant 1993
et 1994 dans "Street's Jamie Forrest". Il s'est
aussi trouvé entrainé, et ensuite il fut très
en colère contre elle, par la machine publicitaire:
"Je pense qu'il y avait un point dans ma carrière
où je pensais que c'était une bonne chose de voir
sa tête dans les magazines et d'être reconnu dans
la rue. Mais j'ai ensuite réalisé que ce n'était
pas ça, que vous devez aimer l'art en vous et
non pas vous dans l'art. Peu de gens sont souvent
dans les médias, comment se sentent-ils vis-à-vis
d'eux-même au quotidien, combien y-a-t-il de photos
d'eux dans les magazines cette semaine, vous savez
ça flatte l'ego. Je me suis retrouvé entrainé
dans ça et soudain j'étais piégé dans ma vie comme
si j'étais un poisson rouge dans son bocal". Et
donc, en 1995, le poisson rouge changea une fois
de plus de ville, quittant Auckland pour Bondi
Beach à Sydney.
Il appelle désormais cette année
sabbatique dans un fossé "l'un des plus bas points
de ma vie". Il chassa les démons qui le tourmentaient.
Il était seul. Mais à partir du moment où il retourna
en Nouvelle-Zélande en 1996, il était près à s'investir
dans son métier. Commençant en prenant ses premières
leçons avec Raymond Hawthorne et Michael Saccente.
Des pas de géants ont suivis des petits rôles
récurrents dans "Hercule" et "Xéna" (pour "des
raisons purement économiques" il continu encore
à faire des apparitions aux conventions des fans
américains). 1997 marque sa première apparition
au cinéma dans "Heaven" ("Paradis"), le film plutôt
mal-aimé de Scott Reynold, qui est sorti exclusivement
dans les salles néo-zélandaises. Sa seconde apparrition
dans "Via Satellite" (d'Anthony McCarten) lui
a permis d'être nominé pour "meilleur second rôle"
aux récents New-Zealand Film Awards, pendant que
son travail en tant que Rob dans "The Price Of
Milk" a été récompensé d'une nomination dans la
catégorie "meilleur acteur", bien qu'il n'est
pas reçu de récompenses cette fois. Il a également
joué trois fois en deux ans pour la "Auckland
Theatre Company", incluant une entréé dans les
dernières années de "Foreskin's Lament".
Et cette année,
en prenant une décision qui l'a fait danser autour
de sa petite et froide salla à manger, il a accepté
le rôle d'Eomer, guerrier de Rohan, dans le Seigneur
des Anneaux de Peter Jackson: "C'est totalement
exponentiel, j'avais toujours vu ça comme grimper
à une échelle, j'ai vu ça comme le troisième échelon.
J'en suis peut-être au cinquième échelon maintenant,
vous savez. Mais vous y regardais à l'échelle
du monde je suis tout en bas de l'échelle". Il
ajoute l'air taquin: "Je ne pense pas forcément
à l'échelle nationale". Il est cependant réticent
à propos du futur. Il a des objectifs mais il
ne nous dira pas lesquelles. On lui pose la question
et il répond par un monologue tiré des réponses
classiques des acteurs: "À mon meilleur niveau
j'espères être capable de travailler avec le top
de notre industrie. Ce qui serait probablement
la chose la plus importante pour moi, ce serait
travailler avec des gens d'une telle envergure
que je pourrais apprendre d'eux". Son dernier
film néo-zélandais, d'ores et déjà terminé, s'appele
"The Irrefutable Truth About Demons" ("L'irréfutable
vérité sur les démons"). Les démons des médias
recevront sans aucun doute unee invitation...
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