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Auteurs, E-mail : Gillossen
Dernière Mise à jour : 11/03/2001

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.:: La Rançon de la Gloire ::.

Le 15/07/2000 par Greg Dixon

Le vrai démon est arrivé à la porte de Karl Urban (Eomer). Il appuie sur le bouton de la vieille sonnette, sans résultat, il tape ensuite poliment à la porte en attendant que l'acteur lui ouvre, le fasse entrer et lui souhaite la bienvenue. Ce démon, vous voyez, a une invitation, quelque chose nous dit que Urban est venu se livrer à contre-coeur aux questions des médias. À travers le personnage de Cupidon dans "Xena", puis désormais dans le rôle de la lourde star Eomer dans "Le Seigneur des Anneaux", ce prometteur acteur d'Auckland est intransigeant et préfère voir son nom et sa tête loin de la une des journeaux. On lui dit qu'il y a seulement un article qui mentione son nom dans les dossiers du "Herald Tribune", et il date de 1992, Urban nous dira plus tard qu'il "préfère ça".

La sonnette n'est pas encourageante mais Urban sait y faire, même un démon des médias se sent bien acceuilli à Herne Bay. Il sert le thé, s'asseoit et boit par petites gorgées. Il a accepté cette interview car il adore son dernier film "The Price Of Milk" ("Le Prix du Lait") , qui a eu sa première mondiale mardi dernier au Festival Internationnal du Film d'Auckland. Il est fier de ce film lui, âgé de 28 ans, c'est à ce jour sa meilleure performance, et le réalisateur et scénariste Harry Sinclair a créé "un film magique qui se tient dans la lignée du grand cinéma néo-zélandais". C'est une histoire d'amour dans un cadre rural, une sorte de conte de fées farfelu sur l'amour parfait et imparfait d'un couple de fermier. Pour Urban, le prix à payer pour l'amour, dans "The Price Of Milk", l'a fait réfléchir à propos de lui-même. La rançon de la gloire est un démon appelé "attention".

Il anticipe la question la plus vraisemblable qu'il "entend posée par (nos) lecteurs": Pourquoi vouliez-vous être acteur si vous ne vouliez pas qu'on fasse attention à vous ? "J'estime que désormais je suis beaucoup plus attentif et prudent vis-à-vis de l'image que je donne et je sais très bien les raisons pour lesquelles je fais ce métier". Ce qui revient à dire que ça n'a pas toujours été le cas. Le premier travail d'acteur d'Urban remonte à ces huit ans, mais ce natif de Wellington, fils d'immigrés allemands, n'était pas vraiment voué à ce métier, jusqu'à ce qu'il quitte le lycée de Wellington en 1990 pour s'engager en tant que licencié en Arts à l'Université de Victoria. La télévision a vraiment été une aubaine pour lui depuis. Après des petits rôles dans "Shark in the Park", "Riding High", et un voyage pour Auckland, il a finalement-comme tellement d'autres acteurs de sa génération- trouvé sa voie dans "l'usine à stars" locale: "Shortland Street", passant 1993 et 1994 dans "Street's Jamie Forrest". Il s'est aussi trouvé entrainé, et ensuite il fut très en colère contre elle, par la machine publicitaire: "Je pense qu'il y avait un point dans ma carrière où je pensais que c'était une bonne chose de voir sa tête dans les magazines et d'être reconnu dans la rue. Mais j'ai ensuite réalisé que ce n'était pas ça, que vous devez aimer l'art en vous et non pas vous dans l'art. Peu de gens sont souvent dans les médias, comment se sentent-ils vis-à-vis d'eux-même au quotidien, combien y-a-t-il de photos d'eux dans les magazines cette semaine, vous savez ça flatte l'ego. Je me suis retrouvé entrainé dans ça et soudain j'étais piégé dans ma vie comme si j'étais un poisson rouge dans son bocal". Et donc, en 1995, le poisson rouge changea une fois de plus de ville, quittant Auckland pour Bondi Beach à Sydney.

Il appelle désormais cette année sabbatique dans un fossé "l'un des plus bas points de ma vie". Il chassa les démons qui le tourmentaient. Il était seul. Mais à partir du moment où il retourna en Nouvelle-Zélande en 1996, il était près à s'investir dans son métier. Commençant en prenant ses premières leçons avec Raymond Hawthorne et Michael Saccente. Des pas de géants ont suivis des petits rôles récurrents dans "Hercule" et "Xéna" (pour "des raisons purement économiques" il continu encore à faire des apparitions aux conventions des fans américains). 1997 marque sa première apparition au cinéma dans "Heaven" ("Paradis"), le film plutôt mal-aimé de Scott Reynold, qui est sorti exclusivement dans les salles néo-zélandaises. Sa seconde apparrition dans "Via Satellite" (d'Anthony McCarten) lui a permis d'être nominé pour "meilleur second rôle" aux récents New-Zealand Film Awards, pendant que son travail en tant que Rob dans "The Price Of Milk" a été récompensé d'une nomination dans la catégorie "meilleur acteur", bien qu'il n'est pas reçu de récompenses cette fois. Il a également joué trois fois en deux ans pour la "Auckland Theatre Company", incluant une entréé dans les dernières années de "Foreskin's Lament".

Et cette année, en prenant une décision qui l'a fait danser autour de sa petite et froide salla à manger, il a accepté le rôle d'Eomer, guerrier de Rohan, dans le Seigneur des Anneaux de Peter Jackson: "C'est totalement exponentiel, j'avais toujours vu ça comme grimper à une échelle, j'ai vu ça comme le troisième échelon. J'en suis peut-être au cinquième échelon maintenant, vous savez. Mais vous y regardais à l'échelle du monde je suis tout en bas de l'échelle". Il ajoute l'air taquin: "Je ne pense pas forcément à l'échelle nationale". Il est cependant réticent à propos du futur. Il a des objectifs mais il ne nous dira pas lesquelles. On lui pose la question et il répond par un monologue tiré des réponses classiques des acteurs: "À mon meilleur niveau j'espères être capable de travailler avec le top de notre industrie. Ce qui serait probablement la chose la plus importante pour moi, ce serait travailler avec des gens d'une telle envergure que je pourrais apprendre d'eux". Son dernier film néo-zélandais, d'ores et déjà terminé, s'appele "The Irrefutable Truth About Demons" ("L'irréfutable vérité sur les démons"). Les démons des médias recevront sans aucun doute unee invitation...