Retour au SeuilLes Webmestres, etc...Page PrécédentePage SuivanteMettez ce site dans vos favorisLes Forums concernant le film, Tolkien, la Fantasy, etc...Venez chatter !Venez signer ou lire le livre d' orCe site vous plait ? Conseillez le à un ami !Section achat d' Elbakin.net
 

Auteurs, E-mail : Halbarad
Dernière Mise à jour : 28/02/2002

Retour Index Film

.:: Interview sur CNN ::.

Anderson Cooper, présentateur de CNN : Il s'avère que 13 est un chiffre porte-bonheur pour les producteurs du hit hollywoodien Le Seigneur des Anneaux, comme dans 13 nominations aux Oscars, dont meilleur film. L'adaptation du chef d'ouvre de Tolkien est un succès critique et public, pour le moins, mais la vraie « histoire » derrière le SDA est qu'il a bien failli ne pas se faire. Accueillons le réalisateur, nommé pour les Oscars, Peter Jackson. Merci d'être là.

Peter Jackson : C'est un plaisir.

AC : Je suis votre plus grand fan, à commencer par Créatures Célestes en 1994. J'aime beaucoup ce que vous faites.

PJ : Merci, merci.

AC : Je suis épaté que ce film ait failli ne pas se faire. Miramax a été le premier dessus, n'est-ce pas ?

PJ : Oui. Nous l'avons d'abord développé avec eux sous la forme de deux films. Originellement, il ne devait y avoir que deux films, pas trois, et nous avons travaillé avec Miramax pendant au moins deux ans, à écrire le scénario. Nous avons fait beaucoup de pré-production, de design. Et nous en sommes arrivé à un point où c'était devenu trop cher pour Miramax. Ils ont alors essayé de nous convaincre de réduire à un seul film.

AC : Combien cela devait-il coûter à ce stade ?

PJ : La version en deux films se montait à 130, 150 millions. Ils avaient une limite de budget à 75 millions et Miramax appartient à Disney. Apparemment, Disney ne semblait pas vouloir dépenser plus sur le SDA.

AC : Vous avez donc proposé votre projet à New Line Cinema.

PJ : Oui. Nous avions un problème parce que Miramax voulait réduire les films à un seul, ce qui aurait été un désastre. Nous avons présenté le projet à New Line, à Bob Shaye. Bob a été génial, il dit « je ne vois pas pourquoi vous feriez deux films, pourquoi pas trois ? C'est trois livres, non ? Ca devrait être trois films. » Le rêve devenait réalité.

AC : C'est le premier film a avoir été fait de cette manière. Vous pensez que ça changera la façon dont les films à série seront faits dans le futur ?

PJ : Je ne pense pas. Je veux dire que New Line a pris un énorme risque. Ils ont financé trois films énormes, filmés dos à dos, pendant une période de 15 mois. Ca leur a coûté 270 millions. C'est un risque énorme.

AC : Un fameux pari.

PJ : Si le premier film se plante, vous avez un sérieux problème. Mais je pense que tout le monde avait confiance parce que c'était Le Seigneur des Anneaux, à l'évidence l'un des romans les plus populaires de tous les temps. Le studio a prit un pari très courageux, et ça a payé. Mais pour d'autres studios, ça pourrait s'avérer moins payant. Je doute que ça devienne une habitude.

AC : Et pour vous ? Est-ce que tout ça va changer votre carrière ? Je veux dire, ça va vous ouvrir beaucoup de portes à Hollywood, mais.

PJ : C'est une bonne question, parce que, vous voyez, ça ouvre des portes, oui. Mais ce ne sont pas des portes que je veux franchir. Je suis plutôt attaché à la Nouvelle-Zélande. Je suis un réalisateur indépendant Néo-Zélandais, et le SDA a été fait là bas entièrement. Je suis plutôt content de rester là-bas.

AC : Est-ce que les gens à L.A. savent quoi faire de vous ?

PJ : Non, non. Je (inintelligible) pour eux. Mais ils ont l'habitude.

AC : J'ai aussi entendu dire que pendant le tournage, vous avez porté une seule paire de chaussures et deux t-shirts.

PJ : En fait, non. J'avais quatre ou cinq t-shirts, mais Ian McKellen répand la rumeur que c'était juste deux. Mais il a du rater quelques-unes de mes autres couleurs.

AC : Mais une seule paire de chaussures ?

PJ : Oui, une seule. En fait, je les portes en ce moment. Ce sont les chaussures que je portais pendant.

AC : Vous êtes sérieux ?

PJ : Oui, oui, oui. Vous pouvez voir qu'elles sont assez usées. Ce sont les chaussures que j'ai porté pendant les 15 mois de tournage. Elles sont très confortables, je les aime. Ce sont mes chaussures porte-bonheur.

AC : Bien, en avez vous acheté de nouvelles depuis ?

PJ : Non, c'est la seule paire que j'ai.

AC : Votre film a rapporté 700 millions dans le monde. Vous n'avez pas encore acheté de nouvelles chaussures ?

PJ : Non, je suis attaché sentimentalement à celles-ci. Bien qu'elles commencent à sentir.

AC : Je n'ai rien remarqué. Et bien, Peter Jackson, merci d'être venu. Le film est épatant. Bonne chance pour la suite.

Paula Zahn, présentatrice à CNN : Les voilà. Regardez Anderson, nous avons montré ses chaussures.

AC : Oh oui ? Très bien.

PZ : Oui, nous venons de faire un gros plan sur ses chaussures.

AC : Une magnifique paire de chaussures.

PZ : Nous fantasmons tous de marcher dans ces chaussures et faire un film > qui rapporte 700 millions. Félicitations ! Merci Peter.

PJ : Merci.

[1|2|3|4]