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Auteurs, E-mail : Gillossen
Dernière Mise à jour : 02/05/2001

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.:: Entretien avec Christopher Lee, John Rhyes-Davis, et Sir Ian McKellen::.

Propos recueillis par 9 journalistes, dont Harry Knowles d'AICN.

Le 12/05/2001

Journaliste : Comment avez-vous eu le rôle ?

Christophe Lee : j'ai eu un appel de mon agent me disant que Peter Jackson dirigeait le Seigneur des Anneaux. "Iriez-vous le voir et lui parlez ? Feriez-vous une lecture ? Est-ce que cela vous gênerait s'ils vous enregistraient sur magnétoscope pendant la réunion ? " Eh bien, ai-je dit, "Non", parce que dans le cas de cette histoire particulière, cette grande épopée, j'étais parfaitement heureux d'aller, être vu, photographié, lire ... et faire tout ce qu'ils aimeraient ! C'est quelque chose qu'on ne fait pas souvent. Ainsi, j'y suis allé et j'ai rencontré Peter Jackson dans une très petite pièce derrière une église à Londres. Il était assis là avec sa femme (un des producteurs et aussi une des scénaristes) Fran et le directeur du casting britannique. Et j'ai lu quelque chose, je ne me rappelle pas ce que c'était et ensuite il a dit ... bien, il n'a dit rien en réalité. Mais je n'ai pas dit "Bien, le fais-je, ou quoi que vous vouliez que je joue ?" J'ai découvert plus tard qu'il avait déjà exactement décidé qui il voulait pour chaque rôle. Et il les a tous obtenus.

John Rhys-Davies : Qu'en est-il de cette histoire où vous vous mettez à genoux et priez ?

CL : ce n'est pas dans le film. Ce .. oh ... C'est venu plus tard. Il m'a montré, comme il vous a montré, toutes ces merveilleuses photographies d'emplacements en Nouvelle-Zélande et certains des personnages conçus par John (Howe). J'ai pensé, mon Dieu, cela va être quelque chose d'unique dans ma vie d'acteur, quelque chose dont je rêvais toujours ... que cela deviendrait un film un jour. Et je rêvais toujours que peut-être je serais là-dedans. Donc de temps en temps les rêves se réalisent ! Pas très souvent.

Journaliste : D'abord, vous avez voulu être Frodon ?

CL : Non.. Bilbo peut-être.

Journaliste : Beaucoup de monde ont dit que vous avez voulu jouer Gandalf, il y a des années.

Christophe Lee : Oh, eh bien ... il y a des années, quand les livres sont sortis ! Et, j'étais trop jeune pour jouer Gandalf. Je l'étais ! Quand les livres sont sortis, quelqu'un m'a dit, "avez-vous lu ces livres et pensez-vous qu'ils seront adaptés en film ? " Et j'ai dit que ce serait merveilleux, mais que j'en doutais. Et il a dit, "qui aimeriez-vous interpréter ?" Et, bien sûr j'ai dit Gandalf, cela n'a rien d'étrange. Qui ne le voudrait pas ? Mais maintenant, je suis trop vieux pour jouer Gandalf. Et quand j'ai vu ce que Ian a fait, non pas dans son interprétation mais pour ce qu'il a dû faire physiquement, j'étais extrêmement reconnaissant ! Je te regardais même (Ian) passant en courant dans les mines hier (durant la projection).

Ian McKellen : Oh, je ne suis pas sûr que c'était moi.

CL : Je me demande si c'est vous alors ?

Journaliste : Que vous rappelez-vous de votre rencontre avec Tolkien ?

CL : Peu de choses.. J'étais à Oxford pour rencontrer quelques amis et nous étions au Randolph Hotel. Et quelqu'un a dit, "qu'est-ce que vous faîtes ici, c'est trop correct et approprié. Allons au pub." C'était il y a plus de 45 ans. Et nous sommes allés à ce pub, maintenant mondialement célèbre, mais je ne peux pas m'en rappeler le nom. Je ne peux pas honnêtement me souvenir. Nous étions assis là, parlant et buvant de la bière ou quelque chose dans ce goût-là, et quelqu'un a dit, "Oh, regardez qui vient" c'était le Professeur Tolkien et je suis presque tombé de ma chaise. Je ne savais même pas qu'il était encore vivant. C'était un homme au regard tranquille, fumant une pipe, marchant comme ... un campagnard anglais avec de la bonne terre sous ses pieds. Et c'était un génie, un homme d'une connaissance intellectuelle incroyable. Et il connaissait quelqu'un dans notre groupe. Il (l'homme dans le groupe) a alors dit, "Oh Professeur, Professeur," et il est venu. Et chacun d'entre nous, eh bien je l'ai salué bien sûr, chacun d'entre nous a dit, "Comment ça va ?" Et j'ai juste dit "Ho... Comment... Comment..." Je ne pouvais tout simplement pas le croire. Mais je ne l'oublierai jamais.

IM : je pense que rencontrer des écrivains est quelque chose de très spécial, plus que de rencontrer...

CL : Bien sûr, ils sont à l'origine de tout cela...

IM : ... la Reine ou des stars. Je me rappelle me trouvant au Théâtre National l'année où Arthur Miller était présent. Quand l'auteur de Death of a Salesman est venu sur scène, je ne sais pas ! Ou, quand j'ai vu une fois la répétition de Samuel Beckett. C'est juste si palpitant. CS Lewis, j'ai eu l'habitude de suivre ses cours à Cambridge...

CL : Bien, il était un membre du même club, les Inklings, comme l'était Tolkien à Oxford. Il a écrit trois merveilleux livres.

IM : Je pense que Tolkien nous regardait. Il était toujours là. Les livres étaient toujours là, juste en dehors du plateau pour chaque scène. La dévotion pour cet homme était je pense égal à celle de Peter Jackson. Il était toujours là, il n'a jamais été dehors.

Journaliste : Comme un directeur vérifiant un compositeur ?

IM : Il était comme cela.

Journaliste : Pourquoi engendre-t-il (Peter Jackson) une telle affection ?

CL : Il le peut ! C'est un homme que vous venez à aimer et respecter.
JRD : Il a tout ce dont un réalisateur a besoin. Et un réalisateur a besoin d'une énorme facilité technique. Il connaît la grammaire et la syntaxe de tournage. Son casting est impeccable. Je ne m'étais jamais rendu à une première lecture auparavant en regardant autour de moi et me disant. "C'est Frodon ... C'est Legolas l'elfe. C'est Sam." Je ne l'ai jamais fait auparavant dans ma vie. Et quand j'ai vu cela, j'ai vu qu'il savait. Qu'il y avait quelque chose de grand qui pouvait se concrétiser.
IM : Vous savez quand ce film sortira, on va simplement dire NewLine présente le Seigneur des Anneaux. Et non pas "un film de Peter Jackson." Ne penseriez-vous pas que vous en auriez pourtant gagner le droit, ayant donné vie à ce projet ? L'homme que vous rencontrerez aujourd'hui est l'homme que nous avons rencontré chaque jour. Il est toujours le même. Il est le type qui a seulement obtenu une paire de chaussures. Il porte un long pantalon aujourd'hui dont je n'ai jamais vu qu'il en fasse usage. Il est toujours en short. Il est toujours dans le même gilet, la même chemise. Et il y a d'autres gens comme lui dans ce pays remarquable qu'est la Nouvelle-Zélande. Et il produit un tel enthousiasme d'être simplement lui-même. Il n'est pas une star. Il est absolument fiable. Vous pouvez aller chez lui et vous obtiendrez la réponse, sa connaissance est formidable.
CL : Il sait ce qu'il veut. Et il continuera jusqu'à ce qu'il ne l'obtienne. Vous savez, quand il dit, "Voilà!" Alors c'EST cela.

Journaliste : Quelle sorte d'impact ces films auront-ils ?

JRD : Ils vont être les films les plus grands de tout les temps. Je ne pense pas que la question se pose. Parce que la moitié du monde a lu Tolkien et l'autre moitié le fera. Je dois vous dire, que cette phrase n'est pas venue de moi.
CL : Elle n'est pas pas venue de moi non plus. C'est quelque chose que j'ai lu.
IM : Depuis que ces films ont été annoncés, les finances de l'héritage Tolkien au Royaume-Uni seul ont doublé. Comment savons-nous que le film va être couronné de succès ? Regardez les nouvelles d'AICN, (indiquant Harry) et d'autres sites. Regardez les 400 millions de connexions sur le site du Seigneur des Anneaux. Regardez les réponses sur mon site Web. Il y a des gens qui attendent et attendent encore. Ce sera la sortie la plus grande de n'importe quel film. La question est, continuera-t-il alors, pour être plus grand cela ? Et ayant vu la demi-heure hier dans la nuit, n'importe quel souci peut être mis de côté. Et il doit faire appel aux gens qui n'ont jamais lu le livre et ne liront jamais les livres et vont juste vouloir continuer le voyage. Et je pense qu'il va y arriver.

Journaliste : Alors c'est quelque chose d'incroyable d'en faire partie ?

CL : Tout pour un acteur doit être un challenge. Tout est un challenge. Et s'il s'en acquitte, c'est une victoire.

Journaliste : pourriez-vous douter de vos rôles ?

CL : Pas avec ce casting. Pas avec ce réalisateur.
IM : Vous savez, nous ne sommes pas tous ici. Nous avons tous laissé tomber tout pour arriver ici, que nous travaillions ou non. Nous devons être ici. Peter a dit, "viendriez-vous ?" Nous avons dit, "Oui, bien sûr." Chacun de ceux qui ne sont pas là travaillent et ne pouvait pas partir. Cela a été une très grande famille d'amis, tous avec quelque talent particulier, ou appris par eux-mêmes ou appris spécialement pour ce projet ... Et si personne ne voulait voir notre film, l'expérience aurait toujours été valable. Mais c'est palpitant, le bon côté de cette occasion, essayant de faire les choses juste, et être récompensé par la réponse populaire.
CL : j'ai remarqué hier dans la nuit, il y avait un cocktail, j'ai dit à ma femme, "... c'est très intéressant, parce qu'il y a certaines personnes qui gravitent autour de certaines personnes. Et les Hobbits étaient plus ou moins dans un coin et ensembles de nouveau. Et vous savez, Aragorn et Boromir sont ensembles et ils sont tous une part de la Communauté bien sûr." La chose intéressante pour moi est de voir que cela, cette grande affection parmi nous tous, est toujours là. Et croyez-moi, après une année ou plus c'est très, très rare. Il y a certaines personnes que vous ne voulez jamais voir de nouveau d'habitude.
JRD : Nous ne pouvons pas vous raconter d'histoires d'énervements ou de colères, ou des choses comme ça. Il y avait tellement de camaraderie.

Journaliste : C'était la première fois que vous avez travaillé tous ensembles ?

CL : j'ai travaillé avec John, je n'avais jamais travaillé avec Ian.
JRD : Durant ma lune de miel, nous sommes allés au théâtre d'Oxford voir un jeune acteur brillant dans une pièce. C'était la troisième fois que je vous ai vu (Ian McKellen). À Oxford. IM : Tolkien aurait pu être là alors. C'était il y a plus de 40 ans.

Journaliste : Vous (John Rhys-Davies) avez été dans d'autres films d'action auparavant. Pouvez-vous comparer Les Aventuriers de l'arche perdue avec celui-ci ?

JRD : Il y avait un merveilleux sens d'improvisation avec le premier Indiana Jones. Si vous lisez le premier scénario, honnêtement, cela se lit comme une bande dessinée. Tous les deux étaient deux merveilleuses expériences. Mais je ... ne peux pas vraiment comparer deux occasions extraordinaires dans une vie. Dans dix ans, quand vous regarderez derrière vous et vous composerez votre liste de vos films préférés, je pense que nous trouverons une place pour le Seigneur des Anneaux. C'est un bon mariage, seulement maintenant, que la technologie existe pour raconter l'histoire. C'est un conte magique. C'est à propos du Bien et du Mal.
CL : Tout à fait personnellement à l'égard de cette histoire, je n'ai jamais cru qu'à mon âge, alors que dans quelques semaines, j'aurais 80 ans, je pourrais travailler dans l'espace d'une année, avec Tim Burton, Peter Jackson et George Lucas. C'est incroyable. Ils sont tous absolument merveilleux dans leur genre.
JRD : Bien, vous supposez que vous avez fait combien ... 240 films ?
CL : 255 ... 255 je crois.
JRD : Vous avez probablement, maintenant, tout juste fini votre apprentissage.

Journaliste : Ian, est-ce étrange pour vous après tant d'années de théâtre, d'être une figurine; d'être dans une grande épopée vue par des gens plus jeunes ?

IM : le problème avec le texte le plus grand jamais écrit, Shakespeare, vient ce que vous que vous êtes impatients avec tout qui ne commence pas à s'harmoniser avec son imagination et son expression. Ainsi, j'ai rejeté probablement plus de films que je n'en ai fait, parce que je ne pensais pas qu'ils étaient assez bien écrits. Mais dans le cas de X-Men, ce n'était pas un grand texte, mais une grande histoire ... Je veux dire une histoire Shakespearienne vraiment. Et ensuite Tolkien, qui a sa propre imagination, qui est au-delà de Shakespeare, quelque chose Shakespeare n'a jamais vraiment essayé de faire. Vous ne l'avez pas vraiment vu. Vous n'avez pas vu les grandes scènes encore. Alors vous vous dites que Tolkien est là avec Shakespeare et.. .. Je n'estime pas qu'il y ait une grande division bien que, vous puissiez faire des catégories, "Oh, voici un film de fantaisy, voici un film d'action..." Shakespeare n'avait pas de sens et a prévu tous les deux.

Note d'auteur : (j'ai sauté une pleine discussion sur les origines des histoires de Shakespeare et les Rois d'Angleterre.)

IM : J'espère que cela vous a donné envie de voir le film. (Rires)

JRD : Vous pouvez imaginer à quoi ressemblait les conversations sur le plateau.