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Auteurs, E-mail : Cyan
Dernière Mise à jour : 13/09/2001

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.:: Interview avec Viggo Mortensen et Sean Bean ::.

Un entretien à Cannes en 2001 avec deux des stars du Seigneur des Anneaux.

N.B : les deux acteurs parlaient très tranquillement et le vieux magnétophone n'a pas pu tout enregistrer de façon tout à fait audible. Beaucoup de réponses sont paraphrasées. Un grand merci à mon amie Amy pour avoir apporter de la qualité à cette interview.

Reporter : A quel point vous êtes vous plonger dans ce rôle, et pourquoi ?

Viggo Mortensen : Je pense de la même façon que tout le monde. Je ne voulais certainement pas laisser tomber un coté du personnage. Je voulais faire de mon mieux pendant une longue période d'un an et demi. Mais c'est la seule chance de rendre justice à ce personnage et à cette partie de l'histoire. J'ai toujours fait de mon mieux dans n'importe lequel des jobs que j'ai eus - il se trouve juste que c'est un des meilleurs jobs que j'ai jamais eu. Le fondement est basé sur une sorte de mythologie dont Tolkien s'est inspiré. Cela peut être la mythologie nordique, celtique ou finlandaise. J'ai grandi dans une certaine mesure avec ces choses, elles m'étaient familières. Et je voulais le faire bien.

R : Qu'en est-il d'Aragorn ?

V.M : Est-ce que je l'ai aimé ? Et bien la chose qui me fascinait à propos de la Communauté dans son ensemble c'est que chaque individu possède une force propre, des hauts et des bas, et leurs propres doutes. Il n'y a pas un seul héros, vraiment, peu importe si quelqu'un peut vouloir ou ne peut pas vouloir, qu'il n'y en est qu'un ce n'est pas le cas. Ils doivent le décrire ou le vendre d'une certaine façon. Personne dans la Communauté n'est le héros de l'histoire. Chacun a ses imperfections. Et Pete (NDLR : Peter Jackson, le réalisateur) en fait, vous savez, je veux dire que je ne peux imaginer personne d'autre le faire mieux. Ayant l'endurance de la faire de cette façon et travailler aussi dur que possible pour être sur que vous verrez les personnages sous toutes leurs facettes et dans beaucoup de situations. Il y a d'autres, je ne vais pas les nommer, mais il y a d'autres formes de films épiques où vous savez qu'ils se développent à partir des mêmes mythes mais ça n'apparaît pas aussi complet ou approfondi parce que les personnages et les relations entre eux ne paraissent pas autant en chair et d'os. Pete accordait une grande importance aux détails, une fois que vous pouvez avoir le gros film, et ce que vous voyiez, le film que vous voyiez, l'étendue des choses, Harry (d'Ain't it cool news) était là, il a vu certains des trucs se faire, et il y a beaucoup de nuances dans la caractérisation des personnages. Personne ne reste le même tout le temps. Tous les personnages ont des hauts et des bas.

Sean Bean : Oui, ils ont tous leurs problèmes. Une fois ou plusieurs fois, un membre de la Communauté semble traverser une sorte de crise, ou de faiblesse et le reste de l'équipe est une sorte de soutien pour le personnage. C'est ce qui est très intéressant avec la Communauté. Ils ne sont pas tous parfaits, mais ils ne sont pas typiquement invincibles, très humain d'une façon, même s'il y a des hobbits et des elfes. Ils ont tous leur faiblesse. C'est pourquoi ça vous force à être intéressé. Vous pensez qu'il se pourrait qu'ils ne le fassent pas, ils se pourraient qu'ils ne soient pas capables d'achever leur mission, ils ont tout contre eux. Ils ne sont pas ensemble tout le temps.

R : Je présume qu'il en a été de même avec les acteurs, vous avez tous besoin de vous laisser aller. Car vous êtes aller à travers des terres inexplorées. Pour si longtemps.

S.B : Oui, on ne savait pas à quoi s'attendre. On avait une idée générale des choses qui allaient être prises. Mais personne n'aurait pu imaginer ou s'attendre à la façon dont elles allaient être prises. C'est sur une route très venteuse que Peter nous à amener. Et c'était une partie de l'excitation, le fait que rien ne soit réellement planifier. Ca vous prenait juste où et quand Peter le prenait.

VM : Quelques fois toi ou moi ou quelqu'un d'autre était fatigué, ou dans un mauvais jour, ou une mauvaise semaine, et ensuite tout le monde voulait soutenir la ou les personnes qui avaient été dans un mauvais jour. Vous savez, à travers une aventure d'un an et demi, vous allez avoir des mauvais jours, vous ne vous sentez pas bien par rapport à vous et vos amis.

R : Y avez-t-il des fois ou au milieu de tout cela vous vous disiez " Cela ne va t-il jamais finir ? "

SB : Tu (Viggo) étais plus impliqué que je ne l'étais.

VM : Tu (Sean) pouvais en sortir pour un moment.

SB : Oui, mais je m'y plongeais dedans. D'un plateau à un autre. Vous savez, il y avait environ 5 unités à un endroit.

VM : C'était vraiment une sorte de contre-la-montre.

SB : Mais quand vous voyez la passion et l'engagement de chacun.

R : Depuis que vous avez passé autant de temps sur le tournage, avez vous vraiment compris le sens de ce que vous viviez dans cet environnement ? Ce n'est pas comme si vous quittiez le tournage et que vous retrouviez une vie normale ?

SB : Vous oubliez notre vie dans le monde extérieur. Nous étions dans un endroit très éloigné et quelquefois vous n'aviez pas de télé ou ce genre de trucs. Mais ça n'avez pas tellement une grande importance. C'était un peu un soulagement de s'en aller quelque fois.

VM : De plus, l'équipe était en train de vivre l'histoire pendant qu'elle était filmée. C'est toujours bénéfique quand l'équipe aime en fait l'histoire et pas seulement des gens travaillant pour toucher leur chèque chaque semaine. C'était une équipe qui a été plongé dedans pendant longtemps. A travers des grossesses, des morts, des divorces, des mariages et des blessures…

SB : Oui, croyez-moi !

VM : C'était dur. Vous voyiez cela parmi les membres de l'équipe. Tout à coup quelqu'un est dans un coin en train de pleurer et quelqu'un passe devant, le prend dans ses bras et marche avec lui un moment. L'interaction entre l'équipe de tournage et les acteurs donnait une équipe complète. C'était d'une certaine façon une Communauté de centaines de personnes qui voyageait d'un endroit à l'autre. Je me suis toujours senti en sécurité. Je ne me sentais pas toujours en sécurité dans les sens où vous deviez parfois vous plonger dans une scène où vous êtes du style : " Je ne sais pas comment je vais réussir à faire cela bien maintenant, les nuages arrivent, nous allons devoir y faire face… "

SB : Ou bien il y a le Troll de la Moria…

VM : Ouais ! Eh. Mais à la fin de la journée, je pensais qu'il y avait une certaine sécurité dans la famille que nous formions dans cet isolement. Je pense que c'est bien qu'il ne l'ait pas tourné en Amérique du Nord, mais en Nouvelle-Zélande, on se sent différent là-bas.

R : En général, quel est pour vous le pouvoir de la Fantasy ? Pourquoi les gens l'apprécient-t-ils ?

VM : Et bien, ce genre a des racines, comme je le disais. Il y a une base mythologique à cette histoire. C'est une partie des êtres humains, si vous êtes originaires du Japon ou du Canada, il y a une certaine mémoire, une mémoire physique que les gens ont des choses. Personnellement, quand je regarde des films de fantasy, je n'ai pas l'habitude de les apprécier parce que je trouve un effroyable manque d'attention sur les détails et un réalisme graveleux. Ce que Pete a fait avec ça, il a obtenu les plans les plus fantastiques et imaginatifs et a pensé à des dialogues provocants tout en gardant une vision très réaliste. C'était rude quand ça devait l'être, c'était froid. Et c'était sale quand ça devait l'être. Il a beaucoup tourné. Peu importait que les conditions soient extrêmes, il a tourné tellement de gros-plans pour tous les personnages. Il n'y avait nulle part où se cacher de cette façon. Ca n'avait pas d'importance que vous soyez le plus petit ou le plus grand des personnages, de l'ennemi à la Communauté, vous voyiez dans leurs yeux ce qui se passe et où leurs faiblesses et leurs forces sont. C'était comme jouer avec des gens et en être très proche. Nous avons joué comme ça et il a filmé comme ça. C'est pourquoi c'est différent.

R : N'est-ce pas difficile de passer d'un film où l'on joue l'un des personnages principaux à un film où ce n'est plus le cas ?

SB : Ca a vraiment été un film très spécial pour tout le monde. Je pense que vous devez obtenir ce genre d'attention et d'encadrement je pense, plus que tout autre film sur lequel j'ai travaillé. Ca a été le meilleur pour moi. Beaucoup d'enthousiasme de partout. Ca été un film très spécial. On aurait pu aller travailler sur autre chose, mais c'est quelque chose qui n'aurait pas eu une once de ce charme et de sentiment. Ce n'est pas très souvent que vous avez à travailler, ou que des films comme ça passent entre vos mains.

R : Dans un sens, vous êtes un peu gâté dans un film comme ça.

VM : Cependant, en un an et demi, il y a eu beaucoup de moments, à cause de WETA, juste à cause des circonstances, les conditions favorables d'un lieu de tournage, ou quoi que ce soit, où nous n'avions vraiment pas beaucoup de temps. Nous avons du apprendre à être très flexible sur ce film, ou vous auriez péri sous le poids de l'attente de vous-mêmes. Nous n'avons pas eu le temps de faire cela bien. C'est pourquoi c'est spécial.

(il questionne Viggo sur ses activités artistiques et la Nouvelle-Zélande).

VM : Et le département artistique était étonnant, le meilleur que j'ai jamais vu.

SB : Ils étaient tous enthousiastes. Ils avaient tous lu le livre. Ils savaient tous exactement qu'est ce qui arrivait à chaque moment donné. Vous savez, un minuscule petit détail, que peut être vous n'aviez jamais vu, mais il y était. Cela vous fait vous sentir bien.

VM : Si vous aviez une scène de bataille, une grosse scène avec des armées, les figurants en fond, ils ont pu ne pas mettre les boutons comme il fallait ou avoir remplacé un vêtement par cuir par quelque chose de synthétique. Mais ces gars voudraient te rendre crédible à un point, ça peut être WETA ou le département des costumes. Toutes les armes, toutes, vous voyez l'attention qui leur a été apporté. Les figurants dans les scènes de batailles, et c'est aussi valable pour les cascadeurs, comme si vous voyiez une bataille où les acteurs au premier plan et en fond sont habillés pareils, mais, vous ne le voyez pas dans beaucoup de films (ces films sont des sortes de batailles médiévales.) Vous pouvez voir des gens en fond qui font tourner leurs armes et qui manquent clairement leur cible. Mais nous avions des gens à 50-100 yards (45-90 mètres environ) et ils semblaient qu'ils sont sur le point de se faire tuer. Chaque département, si un département avait voulu s'arrêter, les autres départements les auraient rendus honteux de façon à ce qu'ils n'y pensent même pas. Chaque département fut constamment comme cela.

R : Vous pouviez imaginer chacun qui est inspiré.

VM : Vous voudriez voir certains cascadeurs et des gars des armes ayant certains vraies disputes sur la façon dont on donnait les coups au treizième siècle. J'aurais dit " Okay, quand vous êtes prêt. "

R : Combien de blessures avez vous subi ?

VM : La plupart des gens ont été blessé à un certain point. Non ?

SB : Oui, parce que l'on faisait cela presque tous les jours. Nous répétions avons de commencer.

VM : J'en ai fait beaucoup. J'ai fait beaucoup de longues séquences de batailles. On a du m'enlever une dent, un doigt de pied cassé, beaucoup de coupures et de foulures, des muscles claqués… Mais tout le monde est passé par-là.

R : Est-il vrai que vous vouliez recoller votre dent et continuer la scène ?

VM : Um… ouais.

SB: Il a mis du chewing-gum dessus!

VM : C'est au moment de déjeuner, donc je suis allé chez le dentiste, je suis revenu et j'ai continué à partir de là. Je voulais dire que certains des doubleurs ont vraiment pris des coups. Peu importe ce que nous traversions ce n'était rien.

R : Vous êtes-vous tous les deux entraîner avec Bob Anderson ?

SB : Oui.

R : Comment c'était ? Il est une référence pour beaucoup qui aime ce genre d'action.

VM : C'était génial. Il était très strict mais il nous prêtait toujours son soutien. Je pense qu'il nous a beaucoup aidé. Nous devions apprendre rapidement.

SB : Oui, nous avons du apprendre rapidement. Nous nous battions avec des mouvements différents à chaque fois, et ensuite avec les Orcs. Et ensuite quelque chose avec une épée.

VM : Ils chorégraphiaient un combat spécifique dans la salle de sport ou ailleurs, et ensuite le plateau n'était pas encore construit, et ensuite on y allait et on lui demandait pour les angles et les besoins des scènes. Nous avons eu à faire des ajustements. Nous avons du nous faire vraiment confiance entre nous. Les joueurs, les cascadeurs et nous. Et nous combattant ensemble.

SB : Ca semble un peu confus. Beaucoup de slashes.

VM : Oui, il y a plus de désespoir dans cela.

SB : Vous avez vraiment le sentiment que vous vous battez pour sauver votre vie.

VM : Frappant, donnant des coups de pied, des coups de tête, autant que de bonnes scènes de combat à l'épée.

R (Harry) : Vous avez tous les deux des personnages qui ont des changements radicaux. Grand-pas et Aragorn, Boromir normal et la façon dont il est influencé par l'Anneau.

SB : La question de l'Anneau est quelque chose qui a été critiquée par Boromir dès le début de la Quête. Car il est un humain dans un pays d'hommes, et il est plus susceptible à son pouvoir. Et plus enclin à être tenté. C'est une chose dont, à travers tout le voyage, il est toujours en train d'essayer de garder secrète. Et ramène cette tentation, cette sorte de besoin, pour porter l'anneau. Pour juste l'avoir en sa présence. A la fin, quand il voit Frodon, dans un de ses moments de faiblesse, ça vient finalement à bout de lui. C'est comme une drogue. Ca le mine. Il succombe à l'anneau à ce moment. Ensuite, il est totalement désolé. Il est dévasté par ça. Et d'une certaine façon, il sent qu'il ne peut plus continuer. Il sent qu'il ne peut plus être entier à nouveau. Il laisse tout le monde à terre. Donc, il a fait un voyage et il est la meilleure personne pour cela. Parce qu'il est venu pour voir qu'il y a en fait plus pour son existence en Terre du Milieu qu'il ne l'avait imaginé. Il imaginait au départ cela d'un point de vue militaire avec des combats. Gondor tenant l'ennemi en échec. Il veut juste utiliser l'Anneau pour combattre l'ennemi. C'est une bêtise de vouloir le laisser l'utiliser. Il devient plus prudent et ouvert. Il dit à Aragorn à un moment : " Je n'avais pas réalisé ce que je sais maintenant. " Mais par la suite, il était trop tard.

R : Le voyez-vous comme un héros faible ou est-il mauvais, qui ne s'en rend déjà pas compte ?

SB : Non, je ne pense pas qu'il soit mauvais. Il s'en rend compte. Il a de très bonnes intentions. Il avait juste une opinion différente. Mais il réalisait qu'il était sujet au pouvoir de l'Anneau. Et qu'il peut devenir mauvais avec son peuple. Ils doivent se sentir grands pendant qu'ils l'ont, mais ils ne se rendent pas compte de ce qui se passe à l'intérieur d'eux. C'est très illusoire. Je pense qu'il est quelqu'un de bien. Avec de très bonnes intentions. Un homme très honorable. Mais il était très enclin au pouvoir de l'Anneau.

R : C'est un personnage très Shakespirien de ce coté. Le héros tragique. Les gens les aiment.

SB : C'est l'émotion humaine. Vous ne pouvez vous rendre compte de cette chose parfois.

R : Et quelle est la différence entre Grand-Pas et Aragorn ?

VM : Et bien, de toute évidence ils sont un dans la même personne. Je pense que le personnage est comme un tout (je vois la trilogie comme un tout, comme une seule histoire), c'est le début de ce film. Je sais que Tolkien, quand il a commencé à écrire le personnage de Grand-Pas, il était comme un guide forestier. Quelqu'un habile à la chasse et connaissant la foret. Et il ne savait pas vraiment où il allait. Mais j'ai la chance, comme chaque personne qui a lu le livre, de savoir qui il est vraiment. Il est, dans un sens, une sorte d'âme seule, qui le sait. A l'opposé de Boromir, qui connaît un autre aspect de l'histoire de la Terre du Milieu, à cause de son éducation chez les elfes, et il comprend le danger que représente l'Anneau d'une manière différente. Vous êtes moins enclin à faire confiance aux elfes et aux nains. Alors qu'Aragorn, à cause de son éducation chez les elfes, a une connaissance de sa propre histoire et de sa race d'homme, et de leur connexion avec le monde elfique en particulier. Il place une valeur aux différentes espèces intelligentes dans la Terre du Milieu. Il voit la valeur de l'Alliance. D'un autre coté, en ayant la connaissance que ces ancêtres lui ont donnée, des hommes qui été de durs individus, mais qui à la fin ont succombé à l'attrait de l'Anneau et ont perdu leur individualité, et leurs âmes pour parler. Il ne sait pas s'il sera capable de faire quelque chose, ou de faire quelque chose de bien. C'est d'une certaine façon une malédiction d'avoir trop de connaissances sur l'Anneau. Il aurait voulu ne jamais le toucher. Pendant que Boromir le considère à un niveau pratique comme une arme " Utilise la chose damnée. " Mais ce n'est pas ça. C'est une sorte de malédiction de savoir. Et aussi, connaître la fragilité, la faiblesse des hommes et leur histoire., la manière dont ils se sont comportés envers les elfes et envers eux, avec cupidité et tout cela. Cela le fait douter de lui et de ses propres capacités. Donc, dans le cas de sa relation avec Boromir… Boromir lui apprend qu'il a quelque chose intrinsèquement valable sur les hommes, qui sont courageux, qui en valent la peine, et qu'en dépit des doutes que Grand-Pas/Aragorn a à propos de lui-même et de la valeur d'un homme, en tant que race, à part des autres, il y a une grande force en eux. C'est ce qu'il lui dit. Ce qu'il lui montre.

SB : Boromir lui montre qu'il y a de bonnes choses qui peuvent être trouvé dans l'homme.

VM : J'envie sa certitude d'une certaine façon.

SB : …car tu es un homme, et un des aspects de la connaissance est l'ignorance.

VM : Je pense que c'est quelque chose dont Tolkien a parlé. Il a dit que trop de connaissance peut être dangereux. Des personnages comme Elrond, ou Gandalf, ou Galadriel, ou Aragorn, qui ont la chance d'avoir cette vue totale sur l'histoire de la Terre du Milieu, sont très prudent à dire à quelqu'un ce qu'il doit faire. Les gens doivent être amené à prendre la bonne décision par leur propre volonté. La chose la plus précieuse de la Terre du Milieu n'est pas l'Anneau, mais le fait de pouvoir faire librement ses choix. Le mauvais coté de l'Anneau est qu'il fait disparaître l'individualité de chacun. Vous vous perdez. Cela vous tente en vous disant que vous allez devenir plus grand, mais en fait vous ne devenez rien.

R : Viggo, pourriez vous nous parler un peu de votre travail avec Liv (Tyler, Arwen) ? Etant donné qu'une bonne partie de vos scènes étaient avec elle.

VM : Elle est l'inspiration d'Aragorn, à un certain niveau, de tout son être. Elle est une muse. Il y a un aspect fatal dans leur relation. Il est toujours conscient, d'une certaine façon, que c'est sa destinée d'être avec elle quelque part. Je pense aussi qu'il se sent coupable par rapport à son héritage, et les dommages qui ont été causés par ses aïeux. Il se sent aussi coupable par le fait d 'être avec elle. S'il voulait être avec elle, il devrait la priver de son immortalité. Si un elfe est avec un humain, il la perd.

R : Et Travailler avec Liv ?

VM : Travailler avec Liv c'était bien. Elle faisait partie de l'équipe comme tout le monde. Tout le monde se soutenait.

R : Allons nous voir une représentation du rêve prophétique qui hante Boromir et son frère ? Au moins une représentation de cela ?

SB : Oui.

R : Merci.