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.:: Interview
avec Viggo Mortensen et Sean Bean ::.
Un entretien à Cannes
en 2001 avec deux des stars du Seigneur des Anneaux.
N.B : les deux acteurs parlaient
très tranquillement et le vieux magnétophone
n'a pas pu tout enregistrer de façon tout
à fait audible. Beaucoup de réponses
sont paraphrasées. Un grand merci à
mon amie Amy pour avoir apporter de la qualité
à cette interview.
Reporter : A quel
point vous êtes vous plonger dans ce rôle,
et pourquoi ?
Viggo Mortensen
: Je pense de la même façon que tout
le monde. Je ne voulais certainement pas laisser
tomber un coté du personnage. Je voulais
faire de mon mieux pendant une longue période
d'un an et demi. Mais c'est la seule chance de
rendre justice à ce personnage et à
cette partie de l'histoire. J'ai toujours fait
de mon mieux dans n'importe lequel des jobs que
j'ai eus - il se trouve juste que c'est un des
meilleurs jobs que j'ai jamais eu. Le fondement
est basé sur une sorte de mythologie dont
Tolkien s'est inspiré. Cela peut être
la mythologie nordique, celtique ou finlandaise.
J'ai grandi dans une certaine mesure avec ces
choses, elles m'étaient familières.
Et je voulais le faire bien.
R : Qu'en est-il
d'Aragorn ?
V.M : Est-ce
que je l'ai aimé ? Et bien la chose qui
me fascinait à propos de la Communauté
dans son ensemble c'est que chaque individu possède
une force propre, des hauts et des bas, et leurs
propres doutes. Il n'y a pas un seul héros,
vraiment, peu importe si quelqu'un peut vouloir
ou ne peut pas vouloir, qu'il n'y en est qu'un
ce n'est pas le cas. Ils doivent le décrire
ou le vendre d'une certaine façon. Personne
dans la Communauté n'est le héros
de l'histoire. Chacun a ses imperfections. Et
Pete (NDLR : Peter Jackson, le réalisateur)
en fait, vous savez, je veux dire que je ne peux
imaginer personne d'autre le faire mieux. Ayant
l'endurance de la faire de cette façon
et travailler aussi dur que possible pour être
sur que vous verrez les personnages sous toutes
leurs facettes et dans beaucoup de situations.
Il y a d'autres, je ne vais pas les nommer, mais
il y a d'autres formes de films épiques
où vous savez qu'ils se développent
à partir des mêmes mythes mais ça
n'apparaît pas aussi complet ou approfondi
parce que les personnages et les relations entre
eux ne paraissent pas autant en chair et d'os.
Pete accordait une grande importance aux détails,
une fois que vous pouvez avoir le gros film, et
ce que vous voyiez, le film que vous voyiez, l'étendue
des choses, Harry (d'Ain't it cool news) était
là, il a vu certains des trucs se faire,
et il y a beaucoup de nuances dans la caractérisation
des personnages. Personne ne reste le même
tout le temps. Tous les personnages ont des hauts
et des bas.
Sean Bean :
Oui, ils ont tous leurs problèmes. Une
fois ou plusieurs fois, un membre de la Communauté
semble traverser une sorte de crise, ou de faiblesse
et le reste de l'équipe est une sorte de
soutien pour le personnage. C'est ce qui est très
intéressant avec la Communauté.
Ils ne sont pas tous parfaits, mais ils ne sont
pas typiquement invincibles, très humain
d'une façon, même s'il y a des hobbits
et des elfes. Ils ont tous leur faiblesse. C'est
pourquoi ça vous force à être
intéressé. Vous pensez qu'il se
pourrait qu'ils ne le fassent pas, ils se pourraient
qu'ils ne soient pas capables d'achever leur mission,
ils ont tout contre eux. Ils ne sont pas ensemble
tout le temps.
R : Je présume
qu'il en a été de même avec
les acteurs, vous avez tous besoin de vous laisser
aller. Car vous êtes aller à travers
des terres inexplorées. Pour si longtemps.
S.B : Oui, on ne
savait pas à quoi s'attendre. On avait
une idée générale des choses
qui allaient être prises. Mais personne
n'aurait pu imaginer ou s'attendre à la
façon dont elles allaient être prises.
C'est sur une route très venteuse que Peter
nous à amener. Et c'était une partie
de l'excitation, le fait que rien ne soit réellement
planifier. Ca vous prenait juste où et
quand Peter le prenait.
VM : Quelques fois toi ou
moi ou quelqu'un d'autre était fatigué,
ou dans un mauvais jour, ou une mauvaise semaine,
et ensuite tout le monde voulait soutenir la ou
les personnes qui avaient été dans
un mauvais jour. Vous savez, à travers
une aventure d'un an et demi, vous allez avoir
des mauvais jours, vous ne vous sentez pas bien
par rapport à vous et vos amis.
R : Y avez-t-il
des fois ou au milieu de tout cela vous vous disiez
" Cela ne va t-il jamais finir ? "
SB : Tu (Viggo)
étais plus impliqué que je ne l'étais.
VM : Tu (Sean) pouvais en sortir
pour un moment.
SB : Oui, mais je m'y plongeais
dedans. D'un plateau à un autre. Vous savez,
il y avait environ 5 unités à un
endroit.
VM : C'était vraiment une
sorte de contre-la-montre.
SB : Mais quand vous voyez
la passion et l'engagement de chacun.
R : Depuis que vous
avez passé autant de temps sur le tournage,
avez vous vraiment compris le sens de ce que vous
viviez dans cet environnement ? Ce n'est pas comme
si vous quittiez le tournage et que vous retrouviez
une vie normale ?
SB : Vous oubliez
notre vie dans le monde extérieur. Nous
étions dans un endroit très éloigné
et quelquefois vous n'aviez pas de télé
ou ce genre de trucs. Mais ça n'avez pas
tellement une grande importance. C'était
un peu un soulagement de s'en aller quelque fois.
VM : De plus, l'équipe
était en train de vivre l'histoire pendant
qu'elle était filmée. C'est toujours
bénéfique quand l'équipe
aime en fait l'histoire et pas seulement des gens
travaillant pour toucher leur chèque chaque
semaine. C'était une équipe qui
a été plongé dedans pendant
longtemps. A travers des grossesses, des morts,
des divorces, des mariages et des blessures
SB : Oui, croyez-moi !
VM : C'était dur. Vous
voyiez cela parmi les membres de l'équipe.
Tout à coup quelqu'un est dans un coin
en train de pleurer et quelqu'un passe devant,
le prend dans ses bras et marche avec lui un moment.
L'interaction entre l'équipe de tournage
et les acteurs donnait une équipe complète.
C'était d'une certaine façon une
Communauté de centaines de personnes qui
voyageait d'un endroit à l'autre. Je me
suis toujours senti en sécurité.
Je ne me sentais pas toujours en sécurité
dans les sens où vous deviez parfois vous
plonger dans une scène où vous êtes
du style : " Je ne sais pas comment je vais
réussir à faire cela bien maintenant,
les nuages arrivent, nous allons devoir y faire
face
"
SB : Ou bien il y a le Troll de
la Moria
VM : Ouais ! Eh. Mais à
la fin de la journée, je pensais qu'il
y avait une certaine sécurité dans
la famille que nous formions dans cet isolement.
Je pense que c'est bien qu'il ne l'ait pas tourné
en Amérique du Nord, mais en Nouvelle-Zélande,
on se sent différent là-bas.
R : En général,
quel est pour vous le pouvoir de la Fantasy ?
Pourquoi les gens l'apprécient-t-ils ?
VM : Et bien,
ce genre a des racines, comme je le disais. Il
y a une base mythologique à cette histoire.
C'est une partie des êtres humains, si vous
êtes originaires du Japon ou du Canada,
il y a une certaine mémoire, une mémoire
physique que les gens ont des choses. Personnellement,
quand je regarde des films de fantasy, je n'ai
pas l'habitude de les apprécier parce que
je trouve un effroyable manque d'attention sur
les détails et un réalisme graveleux.
Ce que Pete a fait avec ça, il a obtenu
les plans les plus fantastiques et imaginatifs
et a pensé à des dialogues provocants
tout en gardant une vision très réaliste.
C'était rude quand ça devait l'être,
c'était froid. Et c'était sale quand
ça devait l'être. Il a beaucoup tourné.
Peu importait que les conditions soient extrêmes,
il a tourné tellement de gros-plans pour
tous les personnages. Il n'y avait nulle part
où se cacher de cette façon. Ca
n'avait pas d'importance que vous soyez le plus
petit ou le plus grand des personnages, de l'ennemi
à la Communauté, vous voyiez dans
leurs yeux ce qui se passe et où leurs
faiblesses et leurs forces sont. C'était
comme jouer avec des gens et en être très
proche. Nous avons joué comme ça
et il a filmé comme ça. C'est pourquoi
c'est différent.
R : N'est-ce pas
difficile de passer d'un film où l'on joue
l'un des personnages principaux à un film
où ce n'est plus le cas ?
SB : Ca a vraiment
été un film très spécial
pour tout le monde. Je pense que vous devez obtenir
ce genre d'attention et d'encadrement je pense,
plus que tout autre film sur lequel j'ai travaillé.
Ca a été le meilleur pour moi. Beaucoup
d'enthousiasme de partout. Ca été
un film très spécial. On aurait
pu aller travailler sur autre chose, mais c'est
quelque chose qui n'aurait pas eu une once de
ce charme et de sentiment. Ce n'est pas très
souvent que vous avez à travailler, ou
que des films comme ça passent entre vos
mains.
R : Dans un
sens, vous êtes un peu gâté
dans un film comme ça.
VM : Cependant,
en un an et demi, il y a eu beaucoup de moments,
à cause de WETA, juste à cause des
circonstances, les conditions favorables d'un
lieu de tournage, ou quoi que ce soit, où
nous n'avions vraiment pas beaucoup de temps.
Nous avons du apprendre à être très
flexible sur ce film, ou vous auriez péri
sous le poids de l'attente de vous-mêmes.
Nous n'avons pas eu le temps de faire cela bien.
C'est pourquoi c'est spécial.
(il questionne Viggo sur ses activités
artistiques et la Nouvelle-Zélande).
VM : Et le département
artistique était étonnant, le meilleur
que j'ai jamais vu.
SB : Ils étaient tous enthousiastes.
Ils avaient tous lu le livre. Ils savaient tous
exactement qu'est ce qui arrivait à chaque
moment donné. Vous savez, un minuscule
petit détail, que peut être vous
n'aviez jamais vu, mais il y était. Cela
vous fait vous sentir bien.
VM : Si vous aviez une scène
de bataille, une grosse scène avec des
armées, les figurants en fond, ils ont
pu ne pas mettre les boutons comme il fallait
ou avoir remplacé un vêtement par
cuir par quelque chose de synthétique.
Mais ces gars voudraient te rendre crédible
à un point, ça peut être WETA
ou le département des costumes. Toutes
les armes, toutes, vous voyez l'attention qui
leur a été apporté. Les figurants
dans les scènes de batailles, et c'est
aussi valable pour les cascadeurs, comme si vous
voyiez une bataille où les acteurs au premier
plan et en fond sont habillés pareils,
mais, vous ne le voyez pas dans beaucoup de films
(ces films sont des sortes de batailles médiévales.)
Vous pouvez voir des gens en fond qui font tourner
leurs armes et qui manquent clairement leur cible.
Mais nous avions des gens à 50-100 yards
(45-90 mètres environ) et ils semblaient
qu'ils sont sur le point de se faire tuer. Chaque
département, si un département avait
voulu s'arrêter, les autres départements
les auraient rendus honteux de façon à
ce qu'ils n'y pensent même pas. Chaque département
fut constamment comme cela.
R : Vous pouviez
imaginer chacun qui est inspiré.
VM : Vous voudriez
voir certains cascadeurs et des gars des armes
ayant certains vraies disputes sur la façon
dont on donnait les coups au treizième
siècle. J'aurais dit " Okay, quand
vous êtes prêt. "
R : Combien
de blessures avez vous subi ?
VM : La plupart
des gens ont été blessé à
un certain point. Non ?
SB : Oui, parce que l'on faisait
cela presque tous les jours. Nous répétions
avons de commencer.
VM : J'en
ai fait beaucoup. J'ai fait beaucoup de longues
séquences de batailles. On a du m'enlever
une dent, un doigt de pied cassé, beaucoup
de coupures et de foulures, des muscles claqués
Mais tout le monde est passé par-là.
R : Est-il
vrai que vous vouliez recoller votre dent et continuer
la scène ?
VM : Um
ouais.
SB: Il a mis du chewing-gum dessus!
VM : C'est au moment de
déjeuner, donc je suis allé chez
le dentiste, je suis revenu et j'ai continué
à partir de là. Je voulais dire
que certains des doubleurs ont vraiment pris des
coups. Peu importe ce que nous traversions ce
n'était rien.
R : Vous êtes-vous
tous les deux entraîner avec Bob Anderson
?
SB : Oui.
R : Comment
c'était ? Il est une référence
pour beaucoup qui aime ce genre d'action.
VM : C'était
génial. Il était très strict
mais il nous prêtait toujours son soutien.
Je pense qu'il nous a beaucoup aidé. Nous
devions apprendre rapidement.
SB : Oui, nous avons du apprendre
rapidement. Nous nous battions avec des mouvements
différents à chaque fois, et ensuite
avec les Orcs. Et ensuite quelque chose avec une
épée.
VM : Ils chorégraphiaient
un combat spécifique dans la salle de sport
ou ailleurs, et ensuite le plateau n'était
pas encore construit, et ensuite on y allait et
on lui demandait pour les angles et les besoins
des scènes. Nous avons eu à faire
des ajustements. Nous avons du nous faire vraiment
confiance entre nous. Les joueurs, les cascadeurs
et nous. Et nous combattant ensemble.
SB : Ca semble un peu confus.
Beaucoup de slashes.
VM : Oui, il y a plus de désespoir
dans cela.
SB : Vous avez vraiment le sentiment
que vous vous battez pour sauver votre vie.
VM : Frappant, donnant des coups
de pied, des coups de tête, autant que de
bonnes scènes de combat à l'épée.
R (Harry) : Vous
avez tous les deux des personnages qui ont des
changements radicaux. Grand-pas et Aragorn, Boromir
normal et la façon dont il est influencé
par l'Anneau.
SB : La question
de l'Anneau est quelque chose qui a été
critiquée par Boromir dès le début
de la Quête. Car il est un humain dans un
pays d'hommes, et il est plus susceptible à
son pouvoir. Et plus enclin à être
tenté. C'est une chose dont, à travers
tout le voyage, il est toujours en train d'essayer
de garder secrète. Et ramène cette
tentation, cette sorte de besoin, pour porter
l'anneau. Pour juste l'avoir en sa présence.
A la fin, quand il voit Frodon, dans un de ses
moments de faiblesse, ça vient finalement
à bout de lui. C'est comme une drogue.
Ca le mine. Il succombe à l'anneau à
ce moment. Ensuite, il est totalement désolé.
Il est dévasté par ça. Et
d'une certaine façon, il sent qu'il ne
peut plus continuer. Il sent qu'il ne peut plus
être entier à nouveau. Il laisse
tout le monde à terre. Donc, il a fait
un voyage et il est la meilleure personne pour
cela. Parce qu'il est venu pour voir qu'il y a
en fait plus pour son existence en Terre du Milieu
qu'il ne l'avait imaginé. Il imaginait
au départ cela d'un point de vue militaire
avec des combats. Gondor tenant l'ennemi en échec.
Il veut juste utiliser l'Anneau pour combattre
l'ennemi. C'est une bêtise de vouloir le
laisser l'utiliser. Il devient plus prudent et
ouvert. Il dit à Aragorn à un moment
: " Je n'avais pas réalisé
ce que je sais maintenant. " Mais par la
suite, il était trop tard.
R : Le voyez-vous
comme un héros faible ou est-il mauvais,
qui ne s'en rend déjà pas compte
?
SB : Non, je
ne pense pas qu'il soit mauvais. Il s'en rend
compte. Il a de très bonnes intentions.
Il avait juste une opinion différente.
Mais il réalisait qu'il était sujet
au pouvoir de l'Anneau. Et qu'il peut devenir
mauvais avec son peuple. Ils doivent se sentir
grands pendant qu'ils l'ont, mais ils ne se rendent
pas compte de ce qui se passe à l'intérieur
d'eux. C'est très illusoire. Je pense qu'il
est quelqu'un de bien. Avec de très bonnes
intentions. Un homme très honorable. Mais
il était très enclin au pouvoir
de l'Anneau.
R : C'est un
personnage très Shakespirien de ce coté.
Le héros tragique. Les gens les aiment.
SB : C'est
l'émotion humaine. Vous ne pouvez vous
rendre compte de cette chose parfois.
R : Et quelle
est la différence entre Grand-Pas et Aragorn
?
VM : Et bien,
de toute évidence ils sont un dans la même
personne. Je pense que le personnage est comme
un tout (je vois la trilogie comme un tout, comme
une seule histoire), c'est le début de
ce film. Je sais que Tolkien, quand il a commencé
à écrire le personnage de Grand-Pas,
il était comme un guide forestier. Quelqu'un
habile à la chasse et connaissant la foret.
Et il ne savait pas vraiment où il allait.
Mais j'ai la chance, comme chaque personne qui
a lu le livre, de savoir qui il est vraiment.
Il est, dans un sens, une sorte d'âme seule,
qui le sait. A l'opposé de Boromir, qui
connaît un autre aspect de l'histoire de
la Terre du Milieu, à cause de son éducation
chez les elfes, et il comprend le danger que représente
l'Anneau d'une manière différente.
Vous êtes moins enclin à faire confiance
aux elfes et aux nains. Alors qu'Aragorn, à
cause de son éducation chez les elfes,
a une connaissance de sa propre histoire et de
sa race d'homme, et de leur connexion avec le
monde elfique en particulier. Il place une valeur
aux différentes espèces intelligentes
dans la Terre du Milieu. Il voit la valeur de
l'Alliance. D'un autre coté, en ayant la
connaissance que ces ancêtres lui ont donnée,
des hommes qui été de durs individus,
mais qui à la fin ont succombé à
l'attrait de l'Anneau et ont perdu leur individualité,
et leurs âmes pour parler. Il ne sait pas
s'il sera capable de faire quelque chose, ou de
faire quelque chose de bien. C'est d'une certaine
façon une malédiction d'avoir trop
de connaissances sur l'Anneau. Il aurait voulu
ne jamais le toucher. Pendant que Boromir le considère
à un niveau pratique comme une arme "
Utilise la chose damnée. " Mais ce
n'est pas ça. C'est une sorte de malédiction
de savoir. Et aussi, connaître la fragilité,
la faiblesse des hommes et leur histoire., la
manière dont ils se sont comportés
envers les elfes et envers eux, avec cupidité
et tout cela. Cela le fait douter de lui et de
ses propres capacités. Donc, dans le cas
de sa relation avec Boromir
Boromir lui
apprend qu'il a quelque chose intrinsèquement
valable sur les hommes, qui sont courageux, qui
en valent la peine, et qu'en dépit des
doutes que Grand-Pas/Aragorn a à propos
de lui-même et de la valeur d'un homme,
en tant que race, à part des autres, il
y a une grande force en eux. C'est ce qu'il lui
dit. Ce qu'il lui montre.
SB : Boromir lui montre qu'il
y a de bonnes choses qui peuvent être trouvé
dans l'homme.
VM : J'envie sa certitude d'une
certaine façon.
SB :
car tu es un homme,
et un des aspects de la connaissance est l'ignorance.
VM : Je pense que c'est quelque
chose dont Tolkien a parlé. Il a dit que
trop de connaissance peut être dangereux.
Des personnages comme Elrond, ou Gandalf, ou Galadriel,
ou Aragorn, qui ont la chance d'avoir cette vue
totale sur l'histoire de la Terre du Milieu, sont
très prudent à dire à quelqu'un
ce qu'il doit faire. Les gens doivent être
amené à prendre la bonne décision
par leur propre volonté. La chose la plus
précieuse de la Terre du Milieu n'est pas
l'Anneau, mais le fait de pouvoir faire librement
ses choix. Le mauvais coté de l'Anneau
est qu'il fait disparaître l'individualité
de chacun. Vous vous perdez. Cela vous tente en
vous disant que vous allez devenir plus grand,
mais en fait vous ne devenez rien.
R : Viggo,
pourriez vous nous parler un peu de votre travail
avec Liv (Tyler, Arwen) ? Etant donné qu'une
bonne partie de vos scènes étaient
avec elle.
VM : Elle est
l'inspiration d'Aragorn, à un certain niveau,
de tout son être. Elle est une muse. Il
y a un aspect fatal dans leur relation. Il est
toujours conscient, d'une certaine façon,
que c'est sa destinée d'être avec
elle quelque part. Je pense aussi qu'il se sent
coupable par rapport à son héritage,
et les dommages qui ont été causés
par ses aïeux. Il se sent aussi coupable
par le fait d 'être avec elle. S'il voulait
être avec elle, il devrait la priver de
son immortalité. Si un elfe est avec un
humain, il la perd.
R : Et Travailler
avec Liv ?
VM : Travailler
avec Liv c'était bien. Elle faisait partie
de l'équipe comme tout le monde. Tout le
monde se soutenait.
R : Allons
nous voir une représentation du rêve
prophétique qui hante Boromir et son frère
? Au moins une représentation de cela ?
SB : Oui.
R : Merci.
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