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.:: Entretien
avec Virginia Lee ::.
Le 03/07/2002
Virgina Lee, une
artiste tolkiennienne de seconde génération
a trouvé asile chez Weta Workshops.
Si vous avez lu le livre, ou vu
le film, il y a des chances pour que vous ayez
vu la Terre du Milieu, le lieu mythique du Seigneur
des Anneaux de J.R.R. Tolkien, à travers
la vision de l'illsutre artiste Alan Lee. Avec
John Howe, Alan Lee a illustré le monde
de Tolkien depuis déjà une dizaine
d'années formant et modelant la vision
de générations de lecteurs du Seigneur
des Anneaux, et a récemment travaillé
les designs conceptuels avec John Howe sur l'adaptation
du chef d'uvre littéraire par Peter
Jackson. Mais Alan n'est pas le seul Lee à
partager au monde ses interprétations de
la Terre du Milieu.
Virginia Lee est artiste et sculpteur,
fille d'Alan Lee, elle a travaillé sur
le tournage du film du Seigneur des Anneaux
dans le département de l'Art et fait maintenant
ses débuts commerciaux comme créatrice
des premières "plaques de mur"
pour Sideshow/Weta. Dans une interview
exclusive, Lee partage avec nous les expériences
qu'elle a eu sur le tournage du film et sa vie
en Nouvelle-Zélande. Elle nous donne un
aperçu privilégié du défi
créateur et technique de capturer un événement
dramatique du film en une sculpture à collectionner.
"Je suis arrivée (d'Angleterre
en Nouvelle-Zélande) en Mars 2000 et j'ai
sculpté des éléments architecturaux
comme des statues et des fontaines, en particulier
pour Minas Tirith. Je n'avais pas même fini
mon Degré d'Illustration à Londres.
J'ai toujours dessiné et j'ai commencé
à sculpter quand je devais avoir à
peu près 14 ans. Je faits un peu des deux
dans mon Degré d'Illustration, incorporant
mes sculptures d'une manière illustrative.
J'ai aussi travaillé en Angleterre, produisant
mes propres sculptures, mais aussi en créant
des accessoires pour accompagner les travaux des
fameux fabricants de poupées Wendy Froud.
Elle était ma principale inspiration, pour
la sculpture."
Elle nous raconte comment elle
a étendu son domaine d'activités
dans le Département de l'Art de 3F6,
apprenant de nouvelles techniques et travaillant
avec de nouveaux matériaux. " Je n'avais
pas encore une large expérience en sculpture,
notamment à une si grande échelle.
(Pour le film du Seigneur des Anneaux)
Je sculptais principalement des statues en plasticine
qui étaient ensuite refaçonnées
car c'était un travail raffiné.
J'ai eu un petit flirt avec le polystyrène
à la fin de mon séjour. J'ai adoré
toute cette expérience. J'ai sculpté
en relief (des proéminences en perpective
forcées), des statues dans des alcoves
et des fontaines décoratives à Minas
Tirith."
Cela a en quelque sorte préparé
Lee pour la tâche qu'elle devra assumer
quand les sculptures seront finis pour le Département
de l'Art. Elle commence à sculpter pour
Weta Workshops. Weta a fourni les effets spéciaux
pour le Seigneur des Anneaux et a diversifié
ses activités en négociant des partenariats
avec par exemple Sideshow Toy de Los Angeles,
pour fournir des sculptures de haute qualité
basées sur les films. Néanmoins
Lee signale que jamais le travail qu'elle a effectuée
sur le film du Seigneur des Anneaux n'était
aussi détaillé que ce que Weta demandait.
La première tâche
que Lee a entrepris est la création de
la plaque "Escape from the Road". La
plaque de mur que Lee a confectionnée est
la première d'une nouvelle série
de bas-relief à collectionner, décrivant
des scènes dramatiques de la Communauté
de l'Anneau. La plaque est assez large afin
de respecter le format cinéma du film.
Le défi prenait forme au
fur et à mesure que Lee découvrait
le travail de si extrêmes détails,
qu'il fallait passer outre les difficultés
techniques de la perspective forcée. J'ai
commencé par m'inspirer d'un croquis de
Christian Rivers (Directeur des effets spéciaux
dans le Département de l'Art), mais j'ai
ensuite suivi mon propre chemin. J'ai fait une
maquette en plasticine d'abord afin de travailler
la forme globale et de confectionner les différents
plans avec lesquelles je devrait jongler, quelle
profondeur ils devaient avoir, etc
C'était
ensuite question de détails. La scène
n'est pas vraiment comme celle du film, il y a
un sentiment artistique qui en ressort afin de
faire valoir la sculpture.
La perspective de faire un tel
objet était assez intimidant. Je tâtonnais
au début, me focalisant sur un espace à
la fois. J'ai ensuite compris qu'il fallait ébaucher
très tôt dans le processus tous les
éléments afin que ceux-ci se confondent
harmonieusement. C'était une pièce
très difficile à faire. Je pense
que le défi le plus important était
le fait de travailler sur autant de détails
en une si longue période. Je n'ai jamais
travaillé plus d'un mois sur mes projets
(la durée totale de la sculpture de la
plaque est de douze semaines).
La perspective forcée n'était
pas aussi ardue à faire que je ne le pensais
d'abord. Il fallait juste que je prenne en considération
que ce qu'il y avait en premier plan devait avoir
plus de relief que ce qu'il y avait au second
plan, dont je ne donnais que quelques millimètres
d'épaisseur. J'ai laissé ensuite
la sculpture évoluée. Je ne pense
pas qu'il y ait une méthode particulière
pour élaborer une telle plaque, le travail
est réellement intuitif. Mais je suis sûr
qu'il y a des moyens logiques pour arriver à
cette fin.
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