| .:: Interview
de Sir Ian McKellen ::.
Est-ce que
le personnage de Gandalf vous manque ?
Me manquer
? « Gandy », je le nomme. Est-ce qu'il
me manque ? Et bien, il n'a pas eu le temps de
me manquer. La dernière chose que j'ai
faite avec Gandalf c'était d'enregistrer
la réplique de Londres à Wellington,
en ajoutant les bruits finaux pour la bataille.
C'était il y a trois semaines. Donc je
devais continuer de penser à lui parce
que son image est partout. Mais depuis que nous
avons fini le tournage principal, j'ai joué
dans une pièce de théâtre
à Broadway, et au West End, et j'ai fait
deux films, donc cela n'a pas été
une obsession continuelle comme cela a été
le cas pour le réalisateur.
Qu'avez-vous
retenu comme expérience en travaillant
sur cette trilogie ?
Et bien,
une confirmation comme quoi j'aime travailler
avec d'autres personnes. Je pense que l'image
que les gens ont des acteurs, c'est qu'ils sont
égoïstes et narcissiques et obsédés
et se flattent eux-mêmes pour booster leurs
ego, mais en fait, alors que ces choses peuvent
continuer. la plupart du temps, ce qui se passe
c'est qu'on s'accommode aux autres personnes,
et on travaille comme une équipe - une
communauté si vous voulez. C'était
certainement vrai avec beaucoup de personnes,
donc les relations sont devenues plus intenses
et significatives parce qu'on était loin
de la maison. En parallèle il y avait une
autre expérience, qui était de vivre
dans un pays dans lequel je n'avais jamais vécu
auparavant, la Nouvelle-Zélande, et tomber
amoureux de tous ses aspects.
Vous déplaceriez-vous
là-bas pour toujours ?
Je ne pense
pas que je le ferais, parce que j'aime vivre à
Londres, et j'aime la vie en ville. Et la vie
en ville en Nouvelle-Zélande n'est pas
aussi bonne qu'à Londres.
Où
est votre tatouage, et avez-vous eu besoin d'encouragements
supplémentaires pour le faire ?
Non, j'étais
ravi de cette idée. Nous arrivions à
la fin de la grosse partie du travail ; ils avaient
tous cette idée, et ils voulaient que le
vieil homme en fasse partie. C'était adorable.
Vous avez
dit dans des interviews que Gandalf le Gris est
un personnage plus dynamique que Gandalf le Blanc.
Dans Le Retour du Roi, comment avez-vous trouvé
les motivations de votre personnage ?
Et bien,
je pense que j'aime plus Gandalf le Gris parce
que c'est le gars avec qui j'aimerais passer une
soirée. Il est plus sociable, n'est-ce
pas ? Il aime boire, fumer, discuter, et c'est
un homme plutôt paresseux ; il ne se concentre
pas trop sur le travail. Il prend du temps libre.
Il aime les vacances. Qui voudrait passer une
soirée avec le commandant ? L'homme déterminé
renvoyé pour terminer le travail, en sachant
que la fin est proche, et que lorsque le travail
sera terminé, ce sera la fin de Gandalf
pour toujours. C'est dans ce sens qu'il est déterminé.
Donc c'est une personne moins heureuse. Et je
n'étais pas encore conscient du troisième
film. Je savais juste que la pause entre le Gris
et le Blanc arrivait pour moi. Quelle partie du
Blanc était à tel moment du film,
cela n'était peut-être même
pas établi dans l'esprit de Peter Jackson,
parce que de manière évidente des
choses ont été changées,
déplacées, coupées et re-arrangées.
Et le tiraillement émotionnel entre Gandalf
choisissant Frodon et l'acceptation de Frodon
pour la responsabilité a été
ajouté la dernière fois que nous
sommes retournés en Nouvelle-Zélande
pour filmer, ce qui était en juin et juillet.
Ils voulaient améliorer et donner de la
force à cette relation.
Et maintenant
vous allez en Australie pour faire DANCE OF DEATH
?
En effet.
Brièvement. Pour le Arts Festival.
Vous reprenez
ce rôle pour la 3eme fois, ça devient
une habitude.
Et bien,
au 19ème siècle, les acteurs avaient
un répertoire de rôles qu'ils jouaient
encore bien longtemps, vous voyez ? On ne devrait
pas jouer Hamlet quand on a soixante ans, je ne
le pense pas. Mais j'ai revitalisé Macbeth
encore et encore, et RICHARD III a fait le tour
du monde, et ensuite nous l'avons filmé.
J'ai fait DANCE OF DEATH à Broadway, nous
l'avons fait à Londres avec une autre distribution.
C'était mieux, je pense. Plus profond.
C'est un des grands rôles. Je ne pense pas
l'avoir épuré, donc je le ferai
peut-être à Sydney.
Je me demandais
si vous pensiez peut-être le filmer ?
Hem. oui.
Mais pas plus que ça. Nous avons fait une
petite vidéo avec deux cameras; bien que
je ne l'aie pas encore vue. Nous verrons à
quoi ça ressemble.
Quand le faites-vous
?
Le 6 janvier.
Vous avez
joué tant de personnages Shakespearien
; rapportez-vous Gandalf à quelqu'un en
particulier ?
Vous savez,
Shakespeare est si unique et comprenant tant de
choses que vous le rabaissez en comparant n'importe
qui d'autres à ses accomplissements. Mais
je dirais que Frodon est un personnage Shakespearien
dans un sens, parce qu'il part faire une quête
de découverte. Il y a tant de personnage
dans Shakespeare qui partent faire une quête,
comme Edgar dans KING LEAR - des jeunes hommes
qui découvrent leur propre valeur dans
le feu de l'action. Mais en ayant fait du Shakespeare,
ce qui est souvent très intime, souvent
très réaliste, on joue avec de la
rhétorique qui exige d'être criée
sur les toits. et bien, cette portée est
couverte par Gandalf, qui pourrait prendre une
pinte, et quelque minutes plus tard abattre un
Balrog. Cela ne m'a pas alarmé de devoir
faire quelques gros rôles. En fait, j'ai
longtemps été intrigué de
voir à quel point on peut être grand
dans un film. Certaines des interprétations
que nous apprécions le plus sont de très
grandes interprétations.
Est-ce que
ces deux personnages (Gandalf et Magneto) se parlaient
d'une manière ou d'une autre ?
Non. Ils
sont tous les deux, pour moi, des ouvres sérieuses.
Très divertissants, mais ils ont un but
sérieux.
Je voulais
juste dire en terme d'êtres magiques avec
un poste de leader.
Et bien,
il y avait une connexion évidente, mais
non. Le problème lié au deux c'est
qu'ils sont surhumains, et un est immortel. On
ne peut jouer cela. Si on joue Jésus Christ,
il est le fils de Dieu. Jouer l'homme. Gandalf.
oublier l'immortalité, oublier les 7000
ans. Jouer l'homme. Avoir la bonne relation.
Mais ils disent
tous les deux aux gens autour d'eux, « Si
vous ne faites pas ce que je dis, notre race va
mourir. »
Et bien,
ils disent ça de différentes manières.
Mais ne me demandez pas de tirer des parallèles
entre les deux, car ce que j'essaie constamment
de faire en jouant, c'est de ne pas me répéter.
Je ne veux pas qu'on pense à quel point
ils sont similaires ; je pense à eux d'une
manière totalement différente.
Avez-vous
discuté de X3 ?
Je le ferai
ce soir avec Bryan Singer, qui vient voir la première.
Je devrais peut-être essayer de le piéger
parce qu'il a dit dans un email que, s'il y en
a un troisième, il aimerait le réaliser,
et s'il le réalise, j'aimerais que Magneto
en face partie. Mais il ne m'a pas dit qu'il allait
me demander de jouer Magneto. Cela pourrait être
un Magneto plus jeune. Ces histoires de X-MEN
vont en avant et en arrière dans le temps.
C'est évidemment
très, très important pour vous de
retourner au théâtre. Est-ce que
cela vous rappelle pourquoi vous êtes un
acteur aussi opposé au travail sur les
films ?
Non, non,
non. J'ai appris comment le faire, alors pourquoi
jeter une expérience que j'ai acquise pendant
quarante ans ? J'ai beaucoup à apprendre
concernant le jeu d'acteur dans les films, mais
j'apprécie aussi de faire cela.
Et maintenant
vous jouez Antiono dans THE MERCHANT OF VENICE
?
Malheureusement,
non !
Non ?
Cela va
se passer, mais pas avec moi parce qu'ils ont
retardé et retardé, et maintenant,
cela entre en conflit avec DANCE OF DEATH.
Cela vous
donnerait l'opportunité de faire Antonio
au lieu de Al Pacino en tant que Shylock.
Et bien,
j'ai très peu d'ambitions, et une d'elle
serait de jouer Antonio, le personnage principal
ouvertement gay de Shakespeare. « En fait,
je ne sais pas pourquoi je suis si triste, »
ainsi commence la pièce. Et bien, tout
le monde sait pourquoi il est triste; son petit
ami vient de lui dire qu'il allait se marier.
C'est de cela dont il s'agit, mais on ne le voit
pas joué de cette manière. Et, «
enfin », j'allais le jouer dans un film.
Et ma perte est la récompense de Jeremy
Iron. (Beaks voudrait remarquer que si Irons fera
sans doute un bon Antonio, quelqu'un *doit* donner
sa chance à McKellen de jouer l'homosexuel
mélancolique de Shakespeare).
Quand a été
faite la production de EDWARD II ?
Et bien,
on l'a faite sur plateau en 1969 à Londres,
et ensuite nous l'avons faite à la télévision.
probablement en 1970. Je pense que c'était
sur PBS.
C'était
sur PBS en 75.
Vous ne
vous en rappelez probablement pas.
Oh, si certainement.
« N'embrassez pas ma main, Gaveston. »
Oh, ça
c'est bien !
Cela a laissé
une impression énorme.
C'est bien
!
(Une question
incompréhensible est ensuite posée
sur le fait de monter à cheval et, je pense,
de tenir un bâton en même temps.)
C'est très,
très difficile, mais en fait je ne l'ai
pas fait. (Rires) Je l'ai fait, mais la plupart
du temps j'étais sur une barre couverte
avec une peau de vache, en prétendant être
sur un cheval. J'avais un ami qui est mort en
faisant un film où il chevauchait, lorsque
le cheval a fait un faux pas et l'a écrasé.
Je ne suis pas aussi courageux et imprudent. Donc,
en particulier pour chevaucher Grispoil, qui n'a
aucun étrier, bride, selle, on doit être
expert pour accomplir cela. Alors je laisse Basil
(Clapham, le doubleur de Sir Ian) s'en occuper.
Après
quarante ans, y a-t-il un personnage que vous
brûlez d'envie de jouer ?
Et bien,
Antonio ! Je suis si contrarié ! En passant,
il y en a un autre (la production MERCHANT OF
VENICE). Patrick Stewart veut faire un film se
passant dans un Hôtel Vénitien à
Las Vegas. Il m'a dit, « Tu ne veux pas
porter quelque chose pour Mike Radford ; tu peux
venir et porter du Armani pour moi à Las
Vegas ! »
Patrick va
le réaliser ?
Non, il
ne va pas le faire. Je veux aussi jouer une Dame
dans Pantomime. Pantomime est la première
chose que les enfants Britanniques voient au théâtre
quand ils sont très, très jeunes.
Et c'est rempli de danse, de chanson, de poésie,
d'histoire simple, de participation du public
et de changements d'habits : le garçon
principal est joué par une fille, et la
mère, la Dame comique, est toujours jouée
par un homme. Je pense que c'est pourquoi les
Britanniques adorent autant le théâtre.
Ils le voient comme. un gâteau de Noël.
Et ils en veulent plus. Remarquez, quelques fois
je pense que Pantomime les rend également
confus. Quoiqu'il en soit, Noël prochain,
je jouerai finalement une Dame.
Jusque là,
je n'ai posé aucune question personnelle
aux acteurs, mais celle-ci est pour vous. Vous
avez travaillé avec plein d'acteurs masculins
étonnement mignons.
Je sais
! Ne suis-je pas chanceux ?
Hugh Jackman.
Hugh Jackman,
Brendan Fraser, Brad Renfro, Elijah Wood, Orlando
Bloom.
Lequel est
le plus mignon ?
Oh, je n'étiquette
pas les gens comme ça, Je me sens le plus
proche, je suppose, de Brendan Fraser. Brad Renfro,
j'ai été très touché
par lui. Je pense qu'il avait un esprit merveilleux
et une vie difficile. Vraiment, je lui souhaite
bonne chance. Et Robert Downey, j'ai travaillé
avec lui dans RESTORATION, et il est ensuite venu
faire RICHARD III avec moi. Et bien, il est un
des plus beaux hommes que je connaisse, physiquement
et spirituellement. Et je lui ai toujours souhaité
le meilleur. Et maintenant cette multitude de
beautés dans LE SEIGNEUR DES ANNEAUX. Ils
sont tous charmants. Je me suis réveillé
dans le vol pour la Nouvelle-Zélande. J'ai
dormi un moment, mais je me suis réveillé
dans la même chambre sur ce vol que Orlando
Bloom, Liv Tyler, Elijah Wood et Viggo Mortensen,
et j'ai pensé, « Et bien, ne suis-je
pas l'homme le plus chanceux au monde ? ».
Un petit rêve entre ciel et terre.
Je voulais
juste dire qu'il y a eu des discussions lorsque
vous avez fait GODS AND MONSTERS, cela pouvait
être des plaisanteries, à propos
de vous et Brendan Fraser faisant un film policier
ensemble.
Et bien,
je n'ai pas entendu parlé de cela.
Il y avait
une interview où vous plaisantiez là-dessus.
Oh, cela
devait être son idée. Ce n'est pas
une phrase que je connais, « Film policier
». Mais, non, je ne serais pas contre. C'est
un acteur formidable.
Serez-vous
impliqué dans la narration pour KINSEY
?
Non, j'ai
été supprimé de cela également.
Pourquoi ?
C'est que
je suis trop cher. Bill Condon, qui réalise
KINSEY. J'adore l'idée du Rapport de Kinsey,
qui a été une grande chose dans
ma vie. Très importante.
Cela pourrait
être un film très important ces temps.
Cela pourrait.
Et la manière dont Kinsey a été
injurié est sinistre, je pense. Ils essaient
de nier les conclusions basiques du livre. Vous
savez. cela n'a rien à voir, mais je parlais
au responsable des bénéfices pour
la Democratic Party - je ne connais pas son nom
- à un événement gay - je
ne pense pas qu'il soit gay, mais il était
là - et il a dit que les prochaines élections
seraient les plus importantes dans l'histoire
de l'Amérique, parce qu'il craint que si
le président y reste encore, on aura une
théocratie. Je ne voudrais pas ça
pour vous, et je ne le voudrais certainement pas
pour le monde. Je pense que la tentative de démasquer
Kinsey est une partie du re-établissement
de vieilles notions de l'attitude humaine, qui
n'a rien à voir avec ce que je connais
de la vie. Mais je ne sais pas pourquoi j'ai été
coupé de KINSEY, mais je l'ai été.
Pensez-vous
qu'un candidat présidentiel -
Oh, non
! Je ne dois pas m'aventurer plus loin !
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