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Auteurs, E-mail : Guybrush
Dernière Mise à jour : 20/12/2003

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.:: Interview de Sir Ian McKellen ::.

Est-ce que le personnage de Gandalf vous manque ?

Me manquer ? « Gandy », je le nomme. Est-ce qu'il me manque ? Et bien, il n'a pas eu le temps de me manquer. La dernière chose que j'ai faite avec Gandalf c'était d'enregistrer la réplique de Londres à Wellington, en ajoutant les bruits finaux pour la bataille. C'était il y a trois semaines. Donc je devais continuer de penser à lui parce que son image est partout. Mais depuis que nous avons fini le tournage principal, j'ai joué dans une pièce de théâtre à Broadway, et au West End, et j'ai fait deux films, donc cela n'a pas été une obsession continuelle comme cela a été le cas pour le réalisateur.

Qu'avez-vous retenu comme expérience en travaillant sur cette trilogie ?

Et bien, une confirmation comme quoi j'aime travailler avec d'autres personnes. Je pense que l'image que les gens ont des acteurs, c'est qu'ils sont égoïstes et narcissiques et obsédés et se flattent eux-mêmes pour booster leurs ego, mais en fait, alors que ces choses peuvent continuer. la plupart du temps, ce qui se passe c'est qu'on s'accommode aux autres personnes, et on travaille comme une équipe - une communauté si vous voulez. C'était certainement vrai avec beaucoup de personnes, donc les relations sont devenues plus intenses et significatives parce qu'on était loin de la maison. En parallèle il y avait une autre expérience, qui était de vivre dans un pays dans lequel je n'avais jamais vécu auparavant, la Nouvelle-Zélande, et tomber amoureux de tous ses aspects.

Vous déplaceriez-vous là-bas pour toujours ?

Je ne pense pas que je le ferais, parce que j'aime vivre à Londres, et j'aime la vie en ville. Et la vie en ville en Nouvelle-Zélande n'est pas aussi bonne qu'à Londres.

Où est votre tatouage, et avez-vous eu besoin d'encouragements supplémentaires pour le faire ?

Non, j'étais ravi de cette idée. Nous arrivions à la fin de la grosse partie du travail ; ils avaient tous cette idée, et ils voulaient que le vieil homme en fasse partie. C'était adorable.

Vous avez dit dans des interviews que Gandalf le Gris est un personnage plus dynamique que Gandalf le Blanc. Dans Le Retour du Roi, comment avez-vous trouvé les motivations de votre personnage ?

Et bien, je pense que j'aime plus Gandalf le Gris parce que c'est le gars avec qui j'aimerais passer une soirée. Il est plus sociable, n'est-ce pas ? Il aime boire, fumer, discuter, et c'est un homme plutôt paresseux ; il ne se concentre pas trop sur le travail. Il prend du temps libre. Il aime les vacances. Qui voudrait passer une soirée avec le commandant ? L'homme déterminé renvoyé pour terminer le travail, en sachant que la fin est proche, et que lorsque le travail sera terminé, ce sera la fin de Gandalf pour toujours. C'est dans ce sens qu'il est déterminé. Donc c'est une personne moins heureuse. Et je n'étais pas encore conscient du troisième film. Je savais juste que la pause entre le Gris et le Blanc arrivait pour moi. Quelle partie du Blanc était à tel moment du film, cela n'était peut-être même pas établi dans l'esprit de Peter Jackson, parce que de manière évidente des choses ont été changées, déplacées, coupées et re-arrangées. Et le tiraillement émotionnel entre Gandalf choisissant Frodon et l'acceptation de Frodon pour la responsabilité a été ajouté la dernière fois que nous sommes retournés en Nouvelle-Zélande pour filmer, ce qui était en juin et juillet. Ils voulaient améliorer et donner de la force à cette relation.

Et maintenant vous allez en Australie pour faire DANCE OF DEATH ?

En effet. Brièvement. Pour le Arts Festival.

Vous reprenez ce rôle pour la 3eme fois, ça devient une habitude.

Et bien, au 19ème siècle, les acteurs avaient un répertoire de rôles qu'ils jouaient encore bien longtemps, vous voyez ? On ne devrait pas jouer Hamlet quand on a soixante ans, je ne le pense pas. Mais j'ai revitalisé Macbeth encore et encore, et RICHARD III a fait le tour du monde, et ensuite nous l'avons filmé. J'ai fait DANCE OF DEATH à Broadway, nous l'avons fait à Londres avec une autre distribution. C'était mieux, je pense. Plus profond. C'est un des grands rôles. Je ne pense pas l'avoir épuré, donc je le ferai peut-être à Sydney.

Je me demandais si vous pensiez peut-être le filmer ?

Hem. oui. Mais pas plus que ça. Nous avons fait une petite vidéo avec deux cameras; bien que je ne l'aie pas encore vue. Nous verrons à quoi ça ressemble.

Quand le faites-vous ?

Le 6 janvier.

Vous avez joué tant de personnages Shakespearien ; rapportez-vous Gandalf à quelqu'un en particulier ?

Vous savez, Shakespeare est si unique et comprenant tant de choses que vous le rabaissez en comparant n'importe qui d'autres à ses accomplissements. Mais je dirais que Frodon est un personnage Shakespearien dans un sens, parce qu'il part faire une quête de découverte. Il y a tant de personnage dans Shakespeare qui partent faire une quête, comme Edgar dans KING LEAR - des jeunes hommes qui découvrent leur propre valeur dans le feu de l'action. Mais en ayant fait du Shakespeare, ce qui est souvent très intime, souvent très réaliste, on joue avec de la rhétorique qui exige d'être criée sur les toits. et bien, cette portée est couverte par Gandalf, qui pourrait prendre une pinte, et quelque minutes plus tard abattre un Balrog. Cela ne m'a pas alarmé de devoir faire quelques gros rôles. En fait, j'ai longtemps été intrigué de voir à quel point on peut être grand dans un film. Certaines des interprétations que nous apprécions le plus sont de très grandes interprétations.

Est-ce que ces deux personnages (Gandalf et Magneto) se parlaient d'une manière ou d'une autre ?

Non. Ils sont tous les deux, pour moi, des ouvres sérieuses. Très divertissants, mais ils ont un but sérieux.

Je voulais juste dire en terme d'êtres magiques avec un poste de leader.

Et bien, il y avait une connexion évidente, mais non. Le problème lié au deux c'est qu'ils sont surhumains, et un est immortel. On ne peut jouer cela. Si on joue Jésus Christ, il est le fils de Dieu. Jouer l'homme. Gandalf. oublier l'immortalité, oublier les 7000 ans. Jouer l'homme. Avoir la bonne relation.

Mais ils disent tous les deux aux gens autour d'eux, « Si vous ne faites pas ce que je dis, notre race va mourir. »

Et bien, ils disent ça de différentes manières. Mais ne me demandez pas de tirer des parallèles entre les deux, car ce que j'essaie constamment de faire en jouant, c'est de ne pas me répéter. Je ne veux pas qu'on pense à quel point ils sont similaires ; je pense à eux d'une manière totalement différente.

Avez-vous discuté de X3 ?

Je le ferai ce soir avec Bryan Singer, qui vient voir la première. Je devrais peut-être essayer de le piéger parce qu'il a dit dans un email que, s'il y en a un troisième, il aimerait le réaliser, et s'il le réalise, j'aimerais que Magneto en face partie. Mais il ne m'a pas dit qu'il allait me demander de jouer Magneto. Cela pourrait être un Magneto plus jeune. Ces histoires de X-MEN vont en avant et en arrière dans le temps.

C'est évidemment très, très important pour vous de retourner au théâtre. Est-ce que cela vous rappelle pourquoi vous êtes un acteur aussi opposé au travail sur les films ?

Non, non, non. J'ai appris comment le faire, alors pourquoi jeter une expérience que j'ai acquise pendant quarante ans ? J'ai beaucoup à apprendre concernant le jeu d'acteur dans les films, mais j'apprécie aussi de faire cela.

Et maintenant vous jouez Antiono dans THE MERCHANT OF VENICE ?

Malheureusement, non !

Non ?

Cela va se passer, mais pas avec moi parce qu'ils ont retardé et retardé, et maintenant, cela entre en conflit avec DANCE OF DEATH.

Cela vous donnerait l'opportunité de faire Antonio au lieu de Al Pacino en tant que Shylock.

Et bien, j'ai très peu d'ambitions, et une d'elle serait de jouer Antonio, le personnage principal ouvertement gay de Shakespeare. « En fait, je ne sais pas pourquoi je suis si triste, » ainsi commence la pièce. Et bien, tout le monde sait pourquoi il est triste; son petit ami vient de lui dire qu'il allait se marier. C'est de cela dont il s'agit, mais on ne le voit pas joué de cette manière. Et, « enfin », j'allais le jouer dans un film. Et ma perte est la récompense de Jeremy Iron. (Beaks voudrait remarquer que si Irons fera sans doute un bon Antonio, quelqu'un *doit* donner sa chance à McKellen de jouer l'homosexuel mélancolique de Shakespeare).

Quand a été faite la production de EDWARD II ?

Et bien, on l'a faite sur plateau en 1969 à Londres, et ensuite nous l'avons faite à la télévision. probablement en 1970. Je pense que c'était sur PBS.

C'était sur PBS en 75.

Vous ne vous en rappelez probablement pas.

Oh, si certainement. « N'embrassez pas ma main, Gaveston. »

Oh, ça c'est bien !

Cela a laissé une impression énorme.

C'est bien !

(Une question incompréhensible est ensuite posée sur le fait de monter à cheval et, je pense, de tenir un bâton en même temps.)

C'est très, très difficile, mais en fait je ne l'ai pas fait. (Rires) Je l'ai fait, mais la plupart du temps j'étais sur une barre couverte avec une peau de vache, en prétendant être sur un cheval. J'avais un ami qui est mort en faisant un film où il chevauchait, lorsque le cheval a fait un faux pas et l'a écrasé. Je ne suis pas aussi courageux et imprudent. Donc, en particulier pour chevaucher Grispoil, qui n'a aucun étrier, bride, selle, on doit être expert pour accomplir cela. Alors je laisse Basil (Clapham, le doubleur de Sir Ian) s'en occuper.

Après quarante ans, y a-t-il un personnage que vous brûlez d'envie de jouer ?

Et bien, Antonio ! Je suis si contrarié ! En passant, il y en a un autre (la production MERCHANT OF VENICE). Patrick Stewart veut faire un film se passant dans un Hôtel Vénitien à Las Vegas. Il m'a dit, « Tu ne veux pas porter quelque chose pour Mike Radford ; tu peux venir et porter du Armani pour moi à Las Vegas ! »

Patrick va le réaliser ?

Non, il ne va pas le faire. Je veux aussi jouer une Dame dans Pantomime. Pantomime est la première chose que les enfants Britanniques voient au théâtre quand ils sont très, très jeunes. Et c'est rempli de danse, de chanson, de poésie, d'histoire simple, de participation du public et de changements d'habits : le garçon principal est joué par une fille, et la mère, la Dame comique, est toujours jouée par un homme. Je pense que c'est pourquoi les Britanniques adorent autant le théâtre. Ils le voient comme. un gâteau de Noël. Et ils en veulent plus. Remarquez, quelques fois je pense que Pantomime les rend également confus. Quoiqu'il en soit, Noël prochain, je jouerai finalement une Dame.

Jusque là, je n'ai posé aucune question personnelle aux acteurs, mais celle-ci est pour vous. Vous avez travaillé avec plein d'acteurs masculins étonnement mignons.

Je sais ! Ne suis-je pas chanceux ?

Hugh Jackman.

Hugh Jackman, Brendan Fraser, Brad Renfro, Elijah Wood, Orlando Bloom.

Lequel est le plus mignon ?

Oh, je n'étiquette pas les gens comme ça, Je me sens le plus proche, je suppose, de Brendan Fraser. Brad Renfro, j'ai été très touché par lui. Je pense qu'il avait un esprit merveilleux et une vie difficile. Vraiment, je lui souhaite bonne chance. Et Robert Downey, j'ai travaillé avec lui dans RESTORATION, et il est ensuite venu faire RICHARD III avec moi. Et bien, il est un des plus beaux hommes que je connaisse, physiquement et spirituellement. Et je lui ai toujours souhaité le meilleur. Et maintenant cette multitude de beautés dans LE SEIGNEUR DES ANNEAUX. Ils sont tous charmants. Je me suis réveillé dans le vol pour la Nouvelle-Zélande. J'ai dormi un moment, mais je me suis réveillé dans la même chambre sur ce vol que Orlando Bloom, Liv Tyler, Elijah Wood et Viggo Mortensen, et j'ai pensé, « Et bien, ne suis-je pas l'homme le plus chanceux au monde ? ». Un petit rêve entre ciel et terre.

Je voulais juste dire qu'il y a eu des discussions lorsque vous avez fait GODS AND MONSTERS, cela pouvait être des plaisanteries, à propos de vous et Brendan Fraser faisant un film policier ensemble.

Et bien, je n'ai pas entendu parlé de cela.

Il y avait une interview où vous plaisantiez là-dessus.

Oh, cela devait être son idée. Ce n'est pas une phrase que je connais, « Film policier ». Mais, non, je ne serais pas contre. C'est un acteur formidable.

Serez-vous impliqué dans la narration pour KINSEY ?

Non, j'ai été supprimé de cela également.

Pourquoi ?

C'est que je suis trop cher. Bill Condon, qui réalise KINSEY. J'adore l'idée du Rapport de Kinsey, qui a été une grande chose dans ma vie. Très importante.

Cela pourrait être un film très important ces temps.

Cela pourrait. Et la manière dont Kinsey a été injurié est sinistre, je pense. Ils essaient de nier les conclusions basiques du livre. Vous savez. cela n'a rien à voir, mais je parlais au responsable des bénéfices pour la Democratic Party - je ne connais pas son nom - à un événement gay - je ne pense pas qu'il soit gay, mais il était là - et il a dit que les prochaines élections seraient les plus importantes dans l'histoire de l'Amérique, parce qu'il craint que si le président y reste encore, on aura une théocratie. Je ne voudrais pas ça pour vous, et je ne le voudrais certainement pas pour le monde. Je pense que la tentative de démasquer Kinsey est une partie du re-établissement de vieilles notions de l'attitude humaine, qui n'a rien à voir avec ce que je connais de la vie. Mais je ne sais pas pourquoi j'ai été coupé de KINSEY, mais je l'ai été.

Pensez-vous qu'un candidat présidentiel -

Oh, non ! Je ne dois pas m'aventurer plus loin !