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.:: Entretien
IGN FilmForce avec Sean Astin ::.
Une interview avec Sean Astin
Nous parlons longuement avec l'ancien Goonie et
Hobbit.
En tant que personnage de l'aventure
épique de Tolkien, Le Seigneur des Anneaux,
Sam Gamgee est un modèle de force, d'intégrité
et d'honnêteté. La même chose
peut être dite à propos de l'acteur
qui a incarné Sam, Sean Astin.
Si vous pensez que je suis proche de l'exagération,
lisez l'interview avec Sean à travers les
pages suivantes.
Dans notre profonde discussion, nous avons parlé
de son histoire, sa carrière, et de rôles
mémorables (Goonies, par exemple ?). A
travers cela, vous découvrirez de fréquentes
fuites qui illuminent un peu la philosophie personnelle
de M. Astin sur plusieurs sujets.
Assez de bavardages - commençons l'interview
!
IGN FILMFORCE
: Beaucoup de personnes connaissent une bonne
partie de votre histoire et de vos origines -
diriez-vous que cela est conduit par le fait que
vous continuez à faire carrière,
ou est-ce quelque chose que vous avez découvert
par vous-même et que vous avez simplement
des « parents célèbres »
?
SEAN ASTIN : Et bien, non. Je
veux dire, je suis un produit biologique de mes
parents, et mon éducation - la question
de la personnalité et de culture est, je
trouve, éternellement fascinante. Mais
non, je pense que l'entière construction
de ma conscience a évolué en relation
directe de ce que mes parents ont fait de leur
vie, et de ce qu'ils ont fait par passion - dans
le cas de mon père et de certaines de ses
activités dans la création de films.
Si mes parents n'étaient pas des acteurs,
je ne sais pas si je serais acteur ou créateur
de film.
IGNFF : Quand
vous parlez de personnalité contre culture,
il y a certainement un moment où vous pouvez
dire, « Mes parents font ceci. » mais
avant cela, étiez-vous le genre d'enfant
qui interprétait naturellement ?
ASTIN : Ouais. Il y a un sujet
complet que l'on pourrait développer avec
une conversation dans un domaine particulier,
mais John Astin est mon père adoptif. Il
est mon père pour les choses principales,
mais en fait j'ai des origines génétiquement
différentes du côté paternel,
donc la question est d'autant plus étrange
pour moi et je ne connais pas les réponses.
Mais j'ai toujours été un petit
garçon très courtois, sociable,
convivial. un tout petit garçon. Ma mère
raconte des blagues à propos de comment
je faisais - et ils doivent m'avoir programmé
pour faire cela parce que je ne m'en souviens
pas, mais je me souviens de l'histoire - lorsque
je faisais des aller-retours dans le corridor
des avions alors que j'avais 2 ou 3 ans et que
je disais, « Salut, mon nom est Sean et
je veux être maire ! » Et les gens
ont toujours dit de moi - un producteur a parler
très récemment de moi à un
cadre - que j'étais en quelque sorte l'ambassadeur
de la gentillesse. On pourrait se présenter
à des shows en tant que petits enfants,
comme pour Noël. Mon frère et moi
pourrions arriver avec des perruques et on pourrait
les incarner. J'ai définitivement une très
forte interprétation liée à
ma personnalité depuis que je suis très
jeune, et je pense que mes parents l'ont cultivée,
l'on chérie et l'ont encouragée,
et je pense que ma mère m'a permis d'avoir
une très forte personnalité, et
a permis à mon esprit de devenir un enfant
énergique et honnête. Je parle de
choses datant de mes 2, 3, 4 ans, donc je suis
sûr que le sort en était jeté
par rapport à mon désir de continuer
dans ce style de vie, par manque d'une meilleure
limite.
IGNFF : Y
avait-il des doutes de leur part, alors que vous
grandissiez, qui faisaient penser que vous les
suiviez dans un business qui n'est pas vraiment
connu pour être facile ou financièrement
consistant ?
ASTIN : Je pense qu'il y avait
une réelle prudence dans l'esprit et le
cur de mon père et ma mère.
Mon père a toujours été conscient
de l'importance d'une éducation scolaire
formelle, et a donc insisté pour que, peu
importe l'activité que je pouvais choisir,
celle-ci soit toujours en conjonction avec ou
complètement réconciliable avec
une bonne éducation, forte, et classique.
Donc cela a toujours été son ordre,
et ils étaient tous deux très clairs
avec moi concernant certains types de danger qui
pourraient exister si je jouais la comédie
professionnellement à un jeune âge.
Je veux dire, en pensant aux drogues, ou qu'on
profite de vous, la pédophilie, quoique
ce soit. Mes parents m'ont protégé.
Ils ont créé un environnement sûr
pour que j'aie une vie professionnelle alors que
je travaillais également très dur
pour construire une sorte de normalité
hors du show-business. Et ma maman, je pense,
a vu le fait de m'éduquer comme une opportunité
de régler certaines mauvaises choses qui
lui sont arrivées. Elle a été
capable de démontrer que mon argent pouvait
être l'argent que je me faisais, que mon
argent allait sur mon compte et qu'elle n'avait
pas à y toucher, même si elle avait
légalement le droit de le faire si elle
le voulait. Elle en a été très
fière. Donc je pense que ses précautions
ont amené cette sorte de protection - non
pas 'devrais-tu ou non être impliqué',
mais « Laisse-moi te créer une opportunité
d'être impliqué et d'avoir une vie
professionnelle très jeune, » parce
qu'elle pourrait dire que je le veux et que j'aime
ça, et elle m'a demandé. Je n'ai
jamais ressenti de pression pour le faire. J'avais
l'impression qu'elle créait une opportunité
et j'étais capable de la saisir et de le
faire. Ils étaient conscients qu'ils ne
pourraient pas toujours être là avec
moi si je travaillais alors qu'ils faisaient de
même, donc ils avaient besoin d'être
sûr qu'ils pouvaient fournir le bon style
de guide et de protection pour moi, simplement
par rapport à qui ils allaient engager
- ou m'autoriser à engager - pour être
mon protecteur lorsque j'étais un petit
enfant.
IGNFF : Alors ils voulaient juste
être sûrs que l'environnement était
favorable par rapport à la direction que
vous choisiriez.
ASTIN : Ouais ! Ils étaient
incroyablement consciencieux, incroyablement attentifs,
et incroyablement ouverts à n'importe quelle
possibilité se trouvant en face d'eux,
et m'ont autorisé, fondamentalement, à
faire ce que je voulais quand je le souhaitais,
en étant cohérent, avec un bon jugement
et de la responsabilité.
IGNFF : Y
a-t-il eu quelque chose où vous vous êtes
opposé à eux, soit en continuant
une éducation universitaire, ou votre carrière,
ou quelque chose comme ça ?
ASTIN : J'ai obtenu un travail
dans un cinéma alors que j'avais 16 ans
et ma maman a fait un commentaire stupide du style,
'Non, mon fils va travailler dans un cinéma
! » Et alors j'ai dit, « Et bien maman,
qui penses-tu que nous sommes ? »
IGNFF : Et
on dépense de l'argent.
ASTIN : C'est amusant, parce qu'on
peut se faire 10'000 dollars en travaillant dans
une spéciale « after-school »,
ou 50'000-80'000 dollars en travaillant sur une
mini-série, ou 85'000 dollars en travaillant
sur un film, mais j'étais aussi content
et simplement aussi comblé en gagnant 4.85
dollars de l'heure dans le cinéma. Et j'avais
l'impression d'y participer. Et mon père
était vraiment fier de moi pour ça.
Mais vous m'avez demandé si je m'étais
opposé à elle à propos de
quelque chose - c'est plutôt marrant et
ironique que la seule chose pour laquelle je me
serais opposé à elle va à
l'encontre de ce dont la plupart des parents seraient
fiers de ce que leur enfant a fait, en prenant
cette initiative. C'était pendant l'école
d'été. J'y allais le matin, et ensuite
je prenais le bus depuis l'école jusqu'à
Westlake Village, et je travaillais au Mann's,
et j'avais l'impression de faire partie du panthéon
des grandes légendes d'Hollywood qui avaient
commencé par des choses humbles. Je portais
un badge avec un nom différent - j'avais
pris mon deuxième prénom, Patrick,
ainsi je n'étais pas reconnu. Mais non.
je ne me suis jamais vraiment opposé à
ma mère. Je l'ai fait quelques fois en
réalisant et en produisant des courts métrages
- ma maman était vraiment inquiète
en pensant que j'allais mettre en danger une équipe
de volontaires. Je me souviens qu'elle était
vraiment contrariée lorsque j'ai appelé
cette équipe pour m'aider dans ce déluge
torrentiel, et elle réagissait vraiment
à plein d'histoires sensationnelles dans
les news concernant cette sorte de cataclysme
qui visitait Los Angeles - ils font beaucoup de
grandes news à la TV concernant le mauvais
temps, donc elle se sentait vraiment concernée
pour que je ne le fasse pas. Et elle a aussi à
un certain moment eu un peu de scepticisme concernant
un choix de sujet pour mon deuxième court
métrage - quand j'avais choisi le sujet
qui parlait d'un gang kidnappant un policier blanc
parce qu'ils pensent qu'il est coupable de meurtre
et le seul moyen de faire la justice c'est de
la faire par eux-même dans leur sous-sol.
J'ai dit ceci à ma maman, et elle était
genre, « Chéri, pourquoi ferais-tu
ce film ? » Les parenthèses implicites
étaient, « Pourquoi un enfant blanc
d'une famille riche ferait une histoire sur laquelle
on a aucune perspective ? » , Plusieurs
fois dans ma vie, ma maman a en quelque sorte
remis en cause certaines choses que je faisais
sans vraiment les comprendre, mais ensuite elle
finissait par être très fière
de moi, ou elle appréciait vraiment ce
que j'essayais de faire, après coup.
IGNFF : Donc elle remettait plus
souvent en cause les buts de l'activité
plutôt que l'activité elle-même
?
ASTIN : Et bien, quand on dit
« remettre en cause ».
IGNFF : Elle
exprimait ses soucis.
ASTIN : Ouais, exprimait ses soucis,
ou plaçait sa désapprobation ou
confusion sur moi. C'est une femme très
démodée et qui aime les choses qui
ont un genre de convenances à elles - mais
elle ne m'a jamais donné un mode d'emploi
pour savoir comment vivre exactement selon sa
vision du monde. Je veux dire, je pense qu'elle
supposait que c'était implicite ou acquis
- que ceux-ci sont les moyens sûrs d'être,
qui ont un sens et qui sont bons. Et je pense
qu'elle acceptait quelques fois le fait que je
savais ce qu'elle savait. Que j'avais l'expérience
qu'elle avait. Je veux dire, elle m'a définitivement
appris à respecter l'autorité et
à comprendre qui sont les businessman sur
un show, et qu'ils sont ton boss, et ton boulot
c'est de te faire remarquer et de dire tes répliques.
J'ai l'impression que ce qu'elle a réussi
à m'enseigner, c'est une appréciation
de la mentalité de la classe ouvrière,
que je peux « invoquer » et qui est
très utile en tant que personne professionnelle.
Alors pour cela, je lui en suis éminemment
reconnaissant. Et je crois que j'apprécie
aussi cette sorte de capacité de penser
de manière critique, que je n'aurais pas
si mon père n'avait pas donné autant
d'importance à l'éducation. Donc
j'ai vraiment l'impression d'être bénéficiaire
de différents mondes et de différentes
écoles de pensées.
IGNFF : Lorsque
vous rencontrez d'autres acteurs sur les shows,
avez-vous tendance à voir en eux différentes
façons d'être, et d'autres histoires
qui vous font apprécier celle que vous
avez eue ? Peut-être en voyant comment ils
se sortent d'une situation, et en appréciant
le fait que votre histoire vous permette d'avoir
une certaine approche.
ASTIN : Ouais, je dirais que j'ai
ressenti cela quelques fois. Je dirais aussi que
j'ai le sentiment que lorsque je regarde les expériences
des gens et en raison de mon éducation,
je suis dans une position avantageuse et unique
pour développer une attitude ou opinion
à propos de leur expérience qui
est peut-être plus élogieuse envers
eux et de ce qu'ils ont accompli plutôt
que ce dont ils seraient capables, pour certaines
raisons. Je veux dire, Elijah Wood est mon héros,
dans le sens où il a réussi à
découper un travail de haute qualité
sur une période prolongée. En fait
je pense que la qualité de son travail
en tant que jeune interprète était
vaste. Et bien, j'admire simplement le fait qu'il
soit en relation avec sa propre créativité
et sa propre vision, et la façon dont il
gère sa carrière. Et je pense que
sa mère et lui ont un niveau de sophistication
sur la façon de gérer une jeune
carrière que ma mère et moi n'avions
pas. Et ce n'est pas pour désavouer quoique
ce soit ou pour être impoli ou ingrat à
propos de ce qui m'a été donné
- je reconnais simplement à quel point
Elijah a un talent spécial et à
quel point sa mère a été
une force puissante et unique dans sa vie. Et
donc si je n'avais pas mon expérience,
je ne saurais même pas penser de cette manière
ou voir cela. Malcolm Jamal-Warner, avec lequel
je travaille en ce moment (sur Jeremiah), a eu
un super succès en étant jeune,
et je suis vraiment capable d'en apprendre beaucoup
à propos de moi-même et de lui, et
je suis sûr que l'endroit depuis lequel
je commence à l'estimer lui en tant qu'un
être humain vient de mon histoire. Mais
je pense que ce que vous me demandez est une question
différente, qui est de savoir s'il y a
des gens qui souffrent de ne pas avoir eu le genre
d'anxiétés protectrices que j'ai
eues, et suis-je dans un état où
je reconnais à quel point je suis chanceux
et à quel point d'autres personnes sont
malchanceuses de ne pas avoir les mêmes
ressources - simplement en terme de support spirituel,
mental ou social que mes parents m'ont donné.
IGNFF : Et
bien, vous avez vu le revers de l'expérience
Elijah et vous avez rencontré d'autres
acteurs au cours de votre carrière.
ASTIN : Et à cette fin,
je suis incroyablement inspiré par les
gens qui sont capables de surmonter une sorte
d'adversité. Je veux dire, Corey Feldman
est un gars avec lequel j'ai beaucoup travaillé
étant jeune enfant, et je l'ai en estime
dans mon esprit et mon cour. Il est en quelque
sorte l'enfant de la pub, je suppose que pour
certaines personnes, il est « l'enfant célèbre
rendu fou », par rapport à ses arrestations
et ainsi de suite. Mais il est un gars qui, je
pense, a surmonté beaucoup, et il revient
de loin. J'apprécie cela venant de lui.
Je suppose répondre à votre question
- je sens un ton de moralité.
IGNFF : Mes
excuses si vous l'avez ressenti comme ça.
C'était juste une façon de faire
une comparaison entre les expériences.
ASTIN : Oui mec, bien entendu.
Si on est sobre, innocent et énergique
et vivant la vie à 100 pour-cent, on ne
peut s'empêcher de voir comment les autres
vivent leurs vies et s'en faire une opinion, mais
les jugements sont dangereux, et que celui qui
n'a jamais fait ça me jette la première
pierre. Je comprends définitivement, chez
tous les êtres humains - mais je suppose
encore plus chez les jeunes interprètes
- l'impact que leurs parents ont sur eux. En tant
que créateur de film, je pense être
plus sensible aux questions de sécurité
par rapport aux enfants - ou même pas seulement
les enfants, les questions de sécurité
concernent tout le monde, parce que j'ai été
éduqué avec une conscience pour
cela. Donc le fait de travailler des heures pour
des enfants ou la santé mentale de jeunes
interprètes - toutes ces choses sont actives
et vivantes dans mon esprit, et je suis toujours
motivé et attentif à cela lorsque
je parle à de jeunes interprètes.
J'en ai rencontré plein - Dakota Fanning,
je l'ai rencontré - et je cherche toujours
la vérité dans leurs yeux, et j'essaie
de voir s'ils ont une expérience saine
ou non. et on pourrait dire que cela semble dépassé
et impétueux, mais cela n'est pas intentionnel.
Mais c'est simplement vrai. Je regarde les gens,
et je ne regarde pas simplement les enfants acteurs
comme ça - je regarde également
chaque être humain avec lequel j'interagis,
et je passe un moment en essayant d'évaluer
la qualité de leur existence, et j'essaie
d'avoir un impact positif sur leur vie. C'est
juste ce que je suis en tant que personne, je
suppose.
IGNFF : Les gens adorent lancer
des rumeurs à Hollywood, mais vous semblez
battre tout le monde en étant un gars solide
et authentique. Cela semble-t-il raisonnable ?
ASTIN : Ouais. c'est un super
compliment. Je l'apprécie. Je veux dire,
je dirais simplement que tout le monde hésite
et fait des erreurs, mais je pense que j'ai essayé
de vivre ma vie avec intégrité et
décence - avec énormément
de remous, et d'ambition répandue d'une
bonne façon - mais ouais, j'apprécie
ce compliment. Honnêtement je. je vois le
meilleur chez tout le monde. J'essaie de voir
le meilleur chez tout le monde, et cela me déçoit
vraiment lorsque des gens se comporte d'une manière
qui n'est pas aussi bonne que ce qu'ils voudraient
être à d'autres moments de leur vie.
Je suis aussi plutôt tolérant par
rapport à ça, vous savez. Les gens
sont les gens. Que puis-je dire ?
IGNFF : En revenant un peu en
arrière, quand diriez-vous que vous êtes
monté pour la première fois sur
scène et que vous avez interprété
quelque chose ?
ASTIN : Et bien, la première
scène que j'ai faite c'était les
escaliers dans le couloir du salon. Il y avait
une très jolie plate-forme, et quand des
gens étaient assis dans le salon, c'était
en quelque sorte une plate-forme élevée
et on faisait des shows, on mettait des perruques.
C'était plutôt un vibrant, sinon
sécurisant, chaudron bouillonnant d'un
forum pour commencer à m'affirmer. Je pense
que le premier style de représentation
publique était. je pense qu'il y avait
une sorte de classe de ballet, mais je ne m'en
souviens pas trop, je n'étais qu'un petit,
petit enfant.
IGNFF : Et à la maison,
c'était vous et votre petit frère
(Mackenzie) qui jouaient la comédie ?
ASTIN : Ouais. Et nous avons fait
des annonces de service publique pour le Coast
Guard, et nous faisions des lancements pour les
téléthons - à New York, on
était au Plaza, et ensuite on allait au
studio TV et on faisait des lancements et on répondait
aux appels téléphoniques. Mais avant
cela, je pense que j'était au Bellagio
Road School à Bel Air, où j'ai fait
l'école publique pendant quelques années.
J'étais dans une pièce de théâtre
là-bas. J'étais dans Annie Get Your
Gun, nous avons également fait une petite
critique mélangée de certaines choses
et j'étais sur scène là-bas.
C'était un bon divertissement. J'étais
Snoopy dans You're a Good Man, Charlie Brown à
la 6ème ou 7ème place dans St.Paul
the Apostle, à West LA. J'ai aussi fait
quelques autres styles d'interprétations
là-bas - on a joué un poème
de Shel Silverstein et avons fait quelques autres
choses là-bas. Donc j'ai définitivement
adoré le fait d'aller sur scène,
j'ai adoré le sentiment de nervosité
et l'interprétation et la façon
de faire cela. Cela donnait toujours l'impression
d'être naturel et inévitable et logique.
IGNFF : Y
avait-il d'autres choses divertissantes à
part le fait de jouer la comédie ?
ASTIN : Ouais, plein de choses.
Et je les garde en quelque sorte en tête
depuis ce jour. C'était une partie de l'idée
d'avoir une éducation basée sur
les arts libéraux - History and American
Literature & Culture de UCLA, et de faire
mon éducation au collège communautaire
à Los Angeles au Valley College - j'ai
été suffisamment chanceux de voyager
dans le monde et de rencontrer des gens super,
mais je me sentais comme un touriste. Dans cette
vie, je me sentais comme un touriste. Je voulais
communiquer avec certains des plus grands esprit
de l'histoire. Certains des plus grands écrivains
et penseurs. Et j'ai donc vraiment aimé
cette expérience à l'UCLA. Alors
maintenant j'ai la capacité d'enseigner,
si j'en ai envie. J'ai à l'esprit le fait
d'avoir une vie politique, peut-être, une
fois. je ne sais pas. peut-être.
IGNFF : Et
votre récente visite à Washington
en est un signe.
ASTIN : Oui ! Vous savez, j'ai
vraiment l'impression de mener une existence magique.
Jusqu'à ce que cela cesse d'être
ainsi, je continuerai d'y croire.
IGNFF : Y
a-t-il la peur harcelante, par rapport à
la profession d'interprète, que le fond
pourrait lâcher à tout moment ?
ASTIN : Et bien, je ne considère
rien comme étant permanent. Je sais que
les carrières sont très délicates
- les réputations encore plus. la vie humaine
est tellement fragile, et n'importe quoi peut
arriver. Je me console avec la pensée que,
lorsque je suis dans un avion, « Tu sais,
je ne pense vraiment pas devoir mourir sur ce
vol. Je pense qu'il y a encore à faire
pour moi et dans cette vie. » J'espère
vivre une longue vie et une vie très productive,
mais pour l'instant je me réjouis à
un plus grand degré de confiance concernant
ma carrière - simplement parce que Le Seigneur
des Anneaux est tant couronné de succès
et j'ai l'impression d'être un peu plus
intelligent aujourd'hui que je ne l'étais
hier. et c'est une tendance qui se produit depuis
quelques jours, donc si cela peut continuer ainsi,
je serai heureux.
IGNFF : Et
vous vous êtes définitivement diversifié,
spécialement avec votre réalisation
de shows. J'ai aimé votre épisode
d'Angel et je l'ai trouvé très bien
fait.
ASTIN : Oh, merci infiniment !
C'est un très bon compliment, et je vais
l'accepter.
IGNFF : Et bien, je le donne gratuitement.
ASTIN : C'était plus difficile
pour moi, cet épisode, que ce que je m'imaginais.
Mon travail pour celui-ci, je pense. Je me suis
amélioré dans l'apprentissage à
travers l'épisode. Mais je sais que s'ils
peuvent faire une autre saison et me laisser collaborer
avec eux encore une fois, comme ils me l'ont laissé
entendre, alors mon travail sera encore meilleur
la prochaine fois.
IGNFF : Habituellement
lorsqu'un réalisateur arrive dans un show
basé sur un fil conducteur comme celui-ci,
la réalisation d'épisodes de ce
genre ont tendance à avoir un style mécanique.
Votre épisode, d'un autre côté,
a tendance à avoir un style particulier.
ASTIN : Mon sentiment, c'est que
je l'ai appréhendé avec tant de
passion et de détermination, que je pense
que certains membres de la distribution et de
l'équipe l'ont apprécié,
et je crois honoré le fait de l'avoir appréhendé
de cette manière. C'est un long marathon
pour les gens sur un show. Ils disent toujours
que « le réalisateur-invité
est en double file, » mais je suis vraiment
préoccupé par ce que je fais quand
je le fais. Un de mes bons amis m'a donné
sa définition effective du pouvoir, qui
est d'être vraiment concentré sur
ce qu'on fait quand on le fait. C'est ainsi que
je me sens. Je n'avais pas vraiment plus de temps
avec l'éditeur, ou pas vraiment de temps,
et ma grande illusion - ou désillusion
- de générer plein de notes de modification
pour eux ne s'est pas produite, et donc à
la base je leur ai fourni le métrage et
ils ont assemblé le show en mon absence,
et alors j'étais un peu découragé
de voir qu'il y avait des choses bien plus stylées
que j'avais faites qui n'y étaient pas.
Je n'ai pas encore fini de regretter la perte
de ces choses. Néanmoins, j'apprécie
vraiment votre commentaire.
IGNFF : Quelle
était la courbe d'étude, en allant
dans une situation telle que celle-ci ?
ASTIN : Et bien, c'était
très raide. Je veux dire, c'était
vraiment comme un angle droit.
IGNFF : La
dernière TV que vous avez faite, c'était
quoi, Perversions of Science ?
ASTIN : Non, je pense que j'ai
fait 100 Deeds for Eddie McDowd depuis. J'ai fait
une apparition dans West Wing et Six Feet Under
et Family Law, et dans un show TV que mon frère
a fait, nommé The First Years, avec Tim
Busfield, et j'ai suivi Charlie Haid sur The Court.
J'ai investi beaucoup de temps en suivant des
réalisateurs TV de classe mondiale et en
les étudiant. Donc je pense que j'avais
le bénéfice de toute cette récente
expérience en moi lorsque je suis monté
sur la chaise pour Angel. Mais c'est vraiment
une méthode d'auteur et d'acteur je pense,
la plupart du temps. Et certainement pour un show
comme celui-ci, le but est d'entretenir la vision
de Joss, et celui-ci n'était pas vraiment
souvent là - il était ailleurs -
alors c'est un défi difficile et excitant
d'essayer et de dupliquer, ou au moins d'une certaine
manière d'honorer, la créativité
du créateur du show. Mais il y a également
des chemins semés d'embûches pour
les réalisateurs sur un show comme celui-ci.
Si tu n'es pas vraiment proche de Joss et qu'ils
ne te connaissent pas très bien et que
tu n'as pas complètement la connaissance
du show, il y a des chemins semés d'embûches.
Tu connais ton boulot. C'est un genre très
proscrit de circonstances. Alors pour moi, le
fait d'essayer de comprendre où je pourrais
mettre mon autorisation, et tout le temps passé
à remplir mon obligation de ne pas faire
dérailler le train que nous avons mis des
années à mettre en place - et aussi
le fait de manouvrer avec les contraintes de temps
restreint de l'émission TV, c'est très
pénible. Je voulais faire tellement plus
de choses que ce dont j'étais capable de
faire, donc le fait de mourir 15-20 fois de morts
créatives et d'essayer de ne pas être
découragé et d'essayer d'avoir 30
naissances créatives par-dessus celles-là
- c'était émotionnellement traumatisant.
IGNFF : Y
a-t-il eu un moment où ils étaient
suffisamment à l'aise avec vous pour vous
laisser agir un peu à votre manière
?
ASTIN : Non, je ne crois pas.
Mais je ne pense pas que cela me remette en doute
d'une quelconque façon. Je crois simplement
que toutes les personnes qui seraient dans une
telle position - les auteurs étaient occupé
à écrire leur prochain truc. ils
avaient juste besoin d'être sûr que
ça n'allait pas échouer. Je veux
dire, peut-être un peu avec les acteurs.
J'ai acquis un peu de confiance avec certains
d'entre eux. Vincent (Kartheiser) en particulier,
et David Boreanaz étaient je pense réceptifs
à mes suggestions, mes idées et
mes pensées, et j'admirais complètement
ce qu'ils faisaient. Alexis Denisof, je pense,
a un vrai talent. Mais en terme de show - Kelly
Manners, le producteur du show, j'avais l'impression
dans mon cour qu'il voulait que je réussisse.
Et je crois qu'il était tolérant
envers moi, dans le sens où c'était
important - pour ne pas écraser mon esprit
- et je pense qu'il est allé au-delà
de l'appel du devoir pour m'aider à apprendre
la connaissance du show. Je veux dire, j'avais
observé David Greenwalt pour un épisode
et Tim Minnear pour quelques épisodes,
donc j'étais dans le vestibule de la famille
Angler avant d'y entrer, mais je ne crois que
cela aurait été approprié
de leur part de dire, « Tu as carte blanche
pour faire ce que tu veux » ou « Tu
peux diriger ceci à ta manière.
» J'avais les permissions qu'un réalisateur
en visite pour un drame obtient - autant que n'importe
quel réalisateur, je pense. Je n'ai simplement
pas pris de liberté ou fait plus que ce
que j'aurais voulu faire, parce que je ne trouvais
pas cela approprié. Donc c'est plus une
question de savoir comment j'ai essayé
de m'intégrer et d'apprendre ce qui était
réalisable et ce qui ne l'était
pas. Vous voyez ?
IGNFF : Mais dans pleins de drame,
on peut s'éloigner de l'aspect stylé.
Sur un show comme Angel, si on est pas assez stylé,
cela devient plat - parce que c'est un show hautement
stylé.
ASTIN : Je pense que Ross (Berryman),
le cinéaste, a beaucoup de mérite,
parce que c'est son travail de contenir le look
visuel du show. Et aussi vite que je bougeais
et autant de mises en place que je souhaitais
obtenir et autant j'ai poussé, poussé,
poussé pour obtenir que les choses soient
faites, je pense qu'il a fait un vraiment bon
travail en conservant intact le look du show.
Et puis pour le ton, les jeunes auteurs étaient
là, et ils étaient en quelque sorte
- si je faisais une légère erreur
de ton, ou que je n'obtenais pas quelque chose
tel que c'était convenu, j'avais l'impression
qu'ils avaient des questions à ce sujet,
et cela m'a aussi aidé. Je veux dire, il
y a beaucoup de soutien pour un réalisateur
invité sur un show. Beaucoup de soutien
pour moi, et beaucoup d'intérêt pour
que le show ait du succès. Je prends confiance
pour bien faire mon travail, mais je dois aussi
reconnaître tous les différents composants
qui entrent en jeu pour permettre ce style auquel
vous avez fait allusion.
IGNFF : Qui
vous a amené dans Angel ?
ASTIN : David Greenwalt, tout
d'abord, et Tim Minnear est allé parlementer
pour moi et Kelly Manners m'a accepté.
IGNFF : Avez-vous
connu David et Tim avant cela ?
ASTIN : J'ai rencontré
David grâce à Dan Petrie Jr., qui
est un de mes mentors et ami de longue date, alors
qu'il réalisait Toy Soldiers quand j'avais
20 ans. Et donc dans un but social il m'a présenté
à Greenwalt, et je le connaissais depuis
quelques années. Ainsi quand je suis revenu
du Seigneur des Anneaux, j'ai simplement dit,
« Greenie, je veux réaliser Angel.
» Et il a dit, « Et bien, tu devrais
venir et apprendre un peu le show. » Et
j'ai dit, « Et bien, je suis dévoué
pour le faire. Je suis sérieux, et je veux
le faire. » Alors il m'a invité,
et j'ai accepté l'invitation, et finalement
cela m'a donné une super opportunité
- ma première réalisation de show
de drame - donc je serai toujours reconnaissant
envers David Greenwalt pour cela.
IGNFF : Alors
quel sera votre deuxième ?
ASTIN : Et bien, Showtime et Joe
Straczynski viennent de me demander de réaliser
l'épisode 12 de Jeremiah, dans lequel je
joue en ce moment. Donc je commence à me
préparer la semaine prochaine et je tourne
la semaine suivante, et cela sera mon deuxième
drame que je réalise. J'ai été
invité à réaliser une épisode
de The Twilight Zone que, si nous pouvons établir
les programmes, je suis impatient de faire.
IGNFF : Donc
vous avez attrapé le virus.
ASTIN : Le virus de la réalisation
?
IGNFF : Ouais.
ASTIN : Oh, j'ai su que je voulais
profiter de cette opportunité depuis longtemps.
Un de mes premiers mentors en tant que réalisateur
était Richard Donner. Alors que j'avais
12 ans, je me souviens être assis en train
de regarder Gilligan's Island un week-end, et
lorsque le nom de Dick Donner est apparu à
l'écran en tant que réalisateur
d'un épisode de Gilligan's Island c'était
un moment déterminant pour moi, parce que
j'ai juste pensé, du style, « Oh
mon dieu ! Si le même gars qui peut réaliser
un épisode de Gilligan's Island peut aussi
réaliser LadyHawke et Goonies et Superman,
alors c'est clairement la voie pour faire ce que
je veux faire, » qui est de réaliser
sur de plus grands canevas. Mais la télévision
a tant évolué que cette épiphanie
que j'avais - mon show favori à la télévision
est West Wing, et Aaron Sorkin m'a permis de passer
une semaine à suivre Alex Graves, et je
me serais mis le feu pour réaliser un épisode
de ce show. Sur CSI, l'agent de mon réalisateur,
Carl Cutler, m'a mis en contact avec Richard Lewis,
qui a réalisé un épisode
de ce show, et ainsi je l'ai suivi pendant quelques
jours et j'ai trouvé cette expérience
incroyablement stimulante. Je veux avoir une grande
vie et je veux accomplir beaucoup de choses, et
je suis une sorte d'entrepreneur et j'aspire à
être créateur de film, donc j'ai
beaucoup de choses en vue, pour ainsi dire. Mais
j'adorerais continuer la réalisation d'épisodes
TV. Je veux dire, Danny DeVito est un grand modèle,
ainsi que Ron Howard ou Woody Allen ou Mel Gibson.
Ce sont des gars qui ont dirigé leur carrière
pour eux-même en réalisant et en
jouant la comédie. Je veux vraiment rester
ouvert pour que n'importe quel opportunité
se présente par elle-même. Cela me
passionne de travailler avec des gens vraiment
talentueux et créatifs - donc si Ang Lee
réalise un film en avril, quand je serai
disponible, et qu'il y a un rôle pour moi,
je tuerais pour être dans un film d'Ang
Lee. Je veux trouver de grands créateurs
de film et travailler avec eux. Je veux acquérir
de grandes histoires et les leur raconter. Je
veux juste continuer de créer et de m'exprimer
moi-même grâce à ce moyen.
IGNFF : Lorsque
j'ai parlé avec Donner, nous avons discuté
du « plafond de verre » qui a souvent
existé pour les réalisateurs TV
essayant de faire la transition vers les films,
ce qu'il n'a pas vraiment rompu jusqu'à
The Omen. Le « plafond » est toujours
présent, mais il ne semble pas aussi puissant
aujourd'hui.
ASTIN : La réputation,
de mon point de vue, s'acquiert grâce à
une fonction accomplissant ce qu'on va faire quand
on dit qu'on va le faire, et en ne laissant pas
tomber les gens ou en faisant des promesses que
l'ont ne peut tenir. Je ne peux en dire assez
concernant la valeur de la courtoisie dans les
échanges journaliers et dans l'environnement
de travail.
IGNFF : En
tant que personne devant traiter avec des publicistes
et des agents de manière journalière,
c'est hallucinant de voir combien il y a un manque
de courtoisie commune.
ASTIN : Et bien, je suis triste
de dire ça. J'espère que cela changera
pour le meilleur. J'essaie de faire de mon mieux
pour être sûr que cela va changer.
Je veux dire, les choses se passent quand on se
dépêche et qu'on bouscule tout.
IGNFF : Malheureusement,
plus de gens semblent penser que cela nécessite
plus d'efforts d'être discourtois que d'être
courtois.
ASTIN : Ouais, je pense que cela
vaut la peine d'y penser et que ça vaut
la peine de faire un effort, et je crois qu'il
faut le faire. Ce qui est remarquable, c'est quand
les gens peuvent faire sembler cela naturel. Maintenant,
ceci est super. Mais les gens essaient d'accomplir
beaucoup, survivent, et font ce qu'ils ont à
faire, donc je suis plutôt indulgent - mais
en même temps, il n'y a aucune raison de
ne pas pouvoir à la fois être poli
et travailler dur.
IGNFF : Et
tout revient en retour à la fin. Si on
agit de la bonne manière, cela sera réciproque.
Mais si on est méchant avec les gens, cela
sera aussi réciproque.
ASTIN : J'y crois. Je veux dire,
je vois des personnes qui ont une mauvaise langue
et qui ne se gênent pas de critiquer les
gens qui semblent accomplir beaucoup sur une courte
période de temps, mais je ne pense pas
que je serais heureux si c'était ma façon
de vivre. Je veux travailler dur et être
bon envers les gens. J'adorerais vivre dans un
monde où les gens vivent pleinement chaque
jour - un jour complet de 24 heures. Je veux essayer
d'amener un niveau d'intégrité et
de créativité sur ce que je suis
capable de faire.
IGNFF : En
tant que quelqu'un qui a été dans
le business pendant plus de 20 ans, quand vous
regardez le travail accompli avec Goonies et Toy
Soldiers et que vous le comparez au travail que
vous avez fait pour le Seigneur des Anneaux ou
vos travaux de réalisation, qui sont disséminés
dans la presse et sur Internet, quelques fois
des années avant même qu'ils sortent,
comment ce changement dans la considération
affecte votre travail ou vos perspectives ?
ASTIN : Et bien, je suppose que
j'en suis vigilant. Je suppose en être conscient.
De quelle manière cela l'affecte, je pense
en tant qu'artiste, ou être créatif,
soit on sait ce qu'on sait et on aime ce qu'on
aime et on fait ce qu'on fait, soit ce n'est pas
le cas. Mais je pense que nos esprits sont capables
d'absorber de larges quantités d'information,
et j'aime bien l'idée d'assimiler toute
cette information disparate qui vient à
moi - que je la cherche ou qu'elle me trouve.
C'est fascinant. C'est un nouveau monde audacieux.
C'est le temps d'Aldous Huxley à la télévision
et dans la création de film, et je pense
que c'est inégal par rapport à la
tâche qui consiste à essayer de survivre
dans une longue carrière. en réconciliant
mes propres passions avec cet environnement dynamique.
Je ne sais pas comment l'exprimer. Je ne sais
pas comment le communiquer.
IGNFF : Est-ce
quelque chose qui vous a directement affecté
- là où vous l'avez consciemment
considéré ? Ou cela a-t-il toujours
été proche, là où
vous auriez pu le considérer mais cela
n'avait pas eu un impact direct sur ce que vous
faites ?
ASTIN : Je pense qu'il y a des
moyens subtils sur lesquels l'impact est basé.
En fait je n'ai pas réalisé d'épisode
de Lizzie McGuire, mais j'ai rencontré
Stan Rogow, et il m'a demandé de réaliser
un épisode, et nous avons parlé
de ce truc sur Internet. Il a dit à quel
point les gens sur Internet adorent les habits
qu'elle porte. J'aurais probablement été
plus focalisé sur les idées du show
ou les idées des personnages ou les éléments
thématiques ou certaines nuances de personnages
- ce genre de choses - mais je ne crois pas que
j'aurais été nécessairement
conscient de l'évidence du style actuel
des habits que la fille porte, qui est en partie
une raison pour laquelle le show continue d'exister.
J'aurais été respectueux envers
les acteurs s'ils avaient voulu voir d'une certaine
manière, et je leur aurais permis de voir
de leur manière, mais je n'aurais pas nécessairement
pensé, « Oh, ce que les gens aiment
c'est le fait que cette fille porte des vêtements
cool et tendances. » Et dès que Stan
m'a dit ça, cela m'a fait penser à
mon propre enfant - cela m'a simplement ouvert
l'esprit vers mon propre enfant et ma propre vie.
Donc ouais, une des parties de l'image absolue
de qui on est en tant que créateur de film
- ce genre de retour que l'on reçoit ne
peut empêcher d'avoir un impact concret
et spécifique sur ce qu'on fait. On ne
peut pas remettre le génie dans la bouteille.
Je vais sur le site de Harry Knowles, Ain't It
Cool News, et il a fait une super critique de
mon court métrage quand c'était
Sundance. Je lis les commentaires que certaines
personnes ont faits, et certains sont super et
enthousiastes, et d'autres sont simplement injustes
et agressifs. Le seul instant où cela fait
mal, c'est lorsqu'il y a une part de vérité
dans ce qu'ils disent, qui résonne en moi
et quand cette une chose à laquelle j'avais
pensé. Cela me donne juste envie d'aiguiser
les couteaux de mon instrument créatif,
de repartir, et de découper une autre dinde,
vous voyez ce que je veux dire ?
IGNFF : Dans
les cercles Hollywoodiens, il y a une quantité
énorme de c****** qui affecte les opinions
de beaucoup de personnes. Pensez-vous que le forum
ouvert d'Internet est positif dans le sens où
cela permet de voir des jugements non filtrés
?
ASTIN : Et bien, j'étais
justement en train de penser au peu que j'ai appris
concernant la théorie fractale. Le fait
que dans le chaos, il y ait une signification.
Il y a quelque chose à dire pour sortir
des styles de communication directe qui vient
à vous lorsque vous interagissez avec des
gens et leur courtoisie et leurs bonnes manières,
ou leur insolence que vous n'aimez peut-être
pas. quand les gens disent quelque chose venant
de leur cour ou de leur esprit pour une raison
quelconque, qu'ils soient une personne optimiste
ou pessimiste - quand on a cette vérité
pure comme le cristal, et en tant qu'artiste on
peut en quelque sorte aller dans cette direction
- on sent si c'est chaud ou froid. On en est conscient.
Je ne sais pas si vous changerez à cause
de ça. Je ferai ce que je ferai, je chercherai
les opportunités qui sont là pour
moi, j'attirerai la société de la
manière la plus utile et qui peut m'aider
à fournir de la nourriture, un abris, des
habits, et une bonne éducation et des soins
pour ma famille. Je vais juste me réconcilier
avec ces choses et essayer de vivre selon la remontrance
de mon père envers moi pour créer
la valeur avec ma vie. C'est ce que je vais faire.
C'est tout autour de nous, cette chose dont nous
parlons - le fait que les gens communiquent dans
le cyberespace et j'en suis conscient. Je ne suis
pas aussi innocent que je l'étais avant.
Quand j'ai signé pour Le Seigneur des Anneaux,
je n'étais pas aussi conscient de tout
ça. Mon niveau de conscience concernant
cela a augmenté grâce au Seigneur
des Anneaux et grâce à la rencontre
avec Harry Knowles, et grâce au fait d'avoir
travaillé avec Elijah Wood et le fait de
savoir comment il approche cela, et de voir comment
Peter Jackson réagissait face à
l'opinion populaire et comment il pouvait la lier
à sa volonté et à sa technique.
C'est tout autour de nous. Il y a beaucoup à
récolter et à apprendre autour de
nous. Que puis-je dire ? Je suis excité
par la réalité de ceci. Dans la
mesure où cela me sera utile, je l'emploierai.
Dans la mesure où c'est quelque chose qui
pourrait me mettre en danger, j'essayerai de m'en
protéger.
IGNFF : Que
pensez-vous des douzaines de sites de fan de Sean
Astin ?
ASTIN : Et bien, je pense que
les gens. je ne sais pas. Je ne me suis pas vraiment
posé la question pendant longtemps, quand
j'ai vu que ça se passait. Je pense que
c'est important de garder à l'esprit, pour
moi, quel puissant moyen est le cinéma,
et quel puissant outil est la télévision.
Et pour prendre la responsabilité d'utiliser
cette puissance ou d'acquérir vraiment
cette puissance, je pense qu'il y a avec cela
une confiance sérieuse et sacrée
et une responsabilité que l'on peut saisir,
et je choisis de saisir ce sens de responsabilité
- ce qui ne veut pas dire que je suis immunisé
contre l'échec. Nous essayons juste de
faire de notre mieux. Par pouvoir, je veux dire
qu'il a cette capacité d'être vu
par les gens. Quand les gens voient des choses,
cela les affecte.
IGNFF : En se reliant au potentielles
aspirations politiques, ou la capacité
de se lancer dans une cause, pensez-vous que la
quantité de responsabilité est plutôt
grande ?
ASTIN : Absolument. Absolument
et précisément. Et je vais vous
dire ce pourquoi je me suis battu, c'est l'idée
de vouloir créer autant de bonté
dans ce monde que c'est humainement possible.
Je peux presque entendre les forces du cynisme
se regroupant contre ce genre de sentiment, mais
quoiqu'il en soit, c'est vrai. Je le fais. Je
veux créer de la bonté, je veux
créer de la valeur, je veux avoir un impact
positif sur le monde. Je veux laisser au monde
un endroit un peu meilleur que ce que j'ai obtenu
ici. J'ai envie de nettoyer derrière moi.
Vous voyez ce que je veux dire ? Je suis un peu
conscient du fait qu'on peut se surexposer - que
le visage d'une seule personne ou l'image ou l'icône
ou la réputation peut être directement
liée à une cause particulière
ou à une façon d'être ou à
un planning, ou quelque chose comme ça,
que l'on peut atteindre un point de non-retour.
On peut tellement se faire étaler, et la
raison pour laquelle on essaie de faire quelque
chose peut ne pas résonner, et alors une
sorte de sentiment est provoqué chez les
gens, du genre, « Oh, cette personne fait
ça pour se glorifier elle-même ou
pour des raisons très égoïstes.
»
IGNFF : Ou,
« Mon dieu. Quelle sera la cause de Sean
cette semaine ? »
ASTIN : Ouais. Ouais.
IGNFF : Donc
c'est une question d'être sélectif
dans ce que vous faites ? Vous avez mentionné
le fait de vous battre pour ça. Y a-t-il
aussi le risque des organisations prenant le dessus
sur vous ?
ASTIN : Ouais, je suppose que
le danger existe. Je pense que c'est important
d'avoir un bon esprit stratégique. Une
des grandes choses que j'ai apprise de Peter Jackson
c'était à quel point il était
malin en tant que stratège, assemblant
les choses et faisant ce qu'il aime. C'est important
d'être un bon stratège, mais je pense
aussi que si on est trop calculateur.
IGNFF : On
peut manquer d'un certain sentiment d'authenticité
?
ASTIN : Et bien, je pense simplement
qu'il y a un danger dans le fait d'être
trop calculateur. J'en deviens conscient avec
ce pouvoir d'Internet. Mon webmaster me dit qu'il
y a eu 4 millions de hits sur mon site web. Et
c'était hallucinant pour moi. Absolument
hallucinant qu'il y ait quelques 90'000 hits par
jour sur le site web. Donc j'ai instantanément
réagi à cette information en créant
quelques liens vers certaines choses sur le site.
Je fais certaines choses en ce moment, comme ce
court métrage que je tourne le dimanche
matin - un des appels qui a été
passé lorsque nous parlions était
ma femme, qui m'appelait pour me dire que notre
emplacement ne serait pas disponible aussi tôt
que je le voulais, alors elle fait de la production
et elle travaille avec d'autres personnes. Mais
je veux produire cette chose, et puis je veux
la mettre en vente sur mon site web. J'essaie
de découvrir comment influencer ce qui
vient au service de ma muse et mon talent et ma
technique et tout.
IGNFF : Qui
possède les droits de vos autres courts
métrages ?
ASTIN : Moi-même.
IGNFF : Donc
vous pourriez sortir un DVD avec tous ceux-ci,
avec votre propre commentaire audio et ainsi de
suite, sur le web.
ASTIN : J'y travaille présentement.
Tout cela sera, si tout va bien, disponible très
bientôt sur mon site web pour acheter. C'est
un nouveau monde audacieux, et il y a beaucoup
de choses excitantes qui s'y passent. Donc en
continuant de repousser mon agenda philanthropique
- pour raffiner ce que je veux et l'impact que
je souhaite voir - c'est quelque chose dont je
suis conscient. J'ai servi en tant qu'aide civile
au Secretary of the Army depuis 95, je viens d'être
appointé au White House Council au Service
and Civic Participation. Je suis fier d'en faire
partie, et il y a des liens vers ces deux choses.
J'attends avec impatience de peut-être aller
sur le circuit éloquent à un certain
moment. Tous ces styles de choses se produisent,
et pourtant mon manager et mes agents ont le mandat
- s'il vous plait, essayez de me trouver un super
boulot d'acteur dans un grand film pour Avril/Mai/Juin.
S'il vous plait, trouvez-moi un super épisode
de télévision à réaliser
dès que je serai disponible. S'il vous
plait, aidez-moi à obtenir certains de
ces films que j'avais développés
avec ma société pendant des années.
Donc je pousse sur tous ces fronts, et j'ai suffisamment
d'enthousiasme et d'énergie et de passion
pour continuer à faire ça. Ma seule
vigilance c'est de vouloir avant tout être
un bon, et solide mari et père pour mes
enfants. Je veux simplement continuer de défier
l'univers dans l'intérêt de la bonté.
C'est mon but.
IGNFF : Est-ce comme de nager
à contre-sens dans l'industrie pour essayer
d'accomplir tous ces buts ?
ASTIN : Quelques fois c'est comme
de nager à contre-sens, et puis le courant
change et on nage dans le bon sens ! C'est un
instant nouveau. C'était une année
vraiment amusante, cette année, grâce
au succès du deuxième film, et le
fait qu'une partie de mon travail ait été
évalué par beaucoup d'une manière
différente cette fois, contrairement au
réactions après le premier film,
le fait que j'aie un peu d'argent dans ma poche,
venant de show TV que je fais, et comme je disais
- je suis un peu plus intelligent aujourd'hui
qu'hier. Je suis également en meilleure
forme physique qu'avant. Donc cela a été
une année excitante, et je suis impatient
d'essayer de faire le plus possible. Je ne crois
pas que c'est aussi dur. Cela peut être
dur de convaincre certaines personnes qui sont
dans une position d'influence que je suis digne
d'un rôle principal dans un grand film.
C'est quelque chose que j'adorerais vraiment faire.
Je ne sais pas si ma croyance innée en
moi-même est consistante avec les attitudes
des autres personnes ou des opinions sur moi.
Il peut y avoir quelques esprits qui doivent être
agrandis ou ajustés ou changés,
ou je pourrais échouer dans cette tentative
particulière. Je pense avoir beaucoup à
offrir en tant qu'acteur-à-engager, en
tant que réalisateur-à-engager,
en tant que créature vivante qui évolue.
Je pense avoir de la valeur et du mérite.Je
crois et je me réjouis du fait que dans
le temps, les gens qui ont vu les films dans lesquels
j'étais l'on ressenti et m'en donnent un
retour. Maintenant, j'honore cela - et je l'ai
toujours honoré et je continuerai de l'honorer
- mais j'adorerais que des gens désabusés
deviennent plus ambitieux. en terme de ressources
que certaines personnes ont à leur disposition.
j'espère qu'ils ont envie de faire briller
leurs lumières sur moi. J'adorerais cela.
Beaucoup. Et j'essayerais d'utiliser cette attention
de manière responsable.
IGNFF : Pensez-vous que jusque
là votre carrière a été
une guerre d'usure - où il y a eu des mouvements
vers l'avant, mais cela n'a jamais été
facile et il n'y a jamais eu un très grand
rôle qui vous a ouvert toutes les portes
?
ASTIN : Je pense avoir graduellement
brisé les chaînes, et je crois que
je suis revenu en arrière. des retraites
stratégiques. et il y a eu quelques fois
où j'ai été pris dans une
sorte de mélasse à cause de l'excentricité
de mon propre esprit et de mes propres délires,
alors je pense que je suis exactement là
où je suis supposé être en
ce moment. Je suis confiant en pensant que serai
exactement là où je suis supposé
être dans le futur. Je ne le remets pas
en question - j'essaie juste de me défendre,
et je fais confiance à l'univers, que les
choses vont fonctionner de la manière dont
elles sont supposées fonctionner. Mais
vous demandez quelque chose concernant la carrière.
Après que Rudy soit sorti, j'étais
choqué de ne pas recevoir plus d'offres
de films. Etonné, en fait. Et j'étais
dévoué pour aller au collège
à ce moment-là, au collège
communautaire, mais le mot pour mes agents William
Morris était clair, c'était que
je voulais faire les deux - jouer la comédie
et aller à l'école - ou que j'arrêterais
d'aller à l'école si le bon boulot
arrivait. Et je ne sais pas s'ils faisaient correctement
la promotion ou si c'était parce que Rudy
avait fait seulement 25 millions de dollars et
Hoosiers avait fait 60 millions de dollars, que
certaines personnes ont peut-être décidé
que je ne collais pas à la liste d'acteurs.
Je ne sais vraiment pas. Je ne sais pas si c'était
peut-être parce que j'était un peu
plus corpulent après le film - j'ai pris
beaucoup de poids lorsque j'étais au collège.
Je ne suis pas sûr.
IGNFF : Est-ce que ce genre de
chose est démoralisante ? Parce qu'évidemment
Rudy est devenu un des ces films cultes que tout
le monde aime.
ASTIN : C'est frustrant. C'est
certainement une expérience émotionnellement
douloureuse, mais je ne sais pas si c'est démoralisant.
Je crois que je n'ai jamais eu peur d'aller de
l'avant. Ma frustration a toujours été
liée au fait de penser et de croire et
de savoir qu'il y a quelqu'un à un téléphone
qui pourrait avoir une pensée courageuse
et prendre une décision, et ma vie pourrait
être bien plus simple. Et j'aurais l'autorisation
d'avoir un impact encore plus positif sur la culture
américaine que ce dont j'ai été
capable jusqu'à présent.
IGNFF : Donc vous réalisez
qu'une bonne partie de ce qui détermine
le succès de chacun dans l'industrie est
en fait hors de votre portée. Vous pouvez
seulement faire de votre mieux, et au-delà
de ça, il ne s'agit que de circonstances
et de chance.
ASTIN : La vérité
c'est que je ne sais simplement pas. Mon sentiment
c'est que certaines personnes sont très
intelligentes et s'allient stratégiquement
avec des gens qui peuvent les aider à construire
une super carrière.
IGNFF : Mais
à quel point la stratégie nous emporte
? Parce qu'on peut s'allier avec quelqu'un d'important
sur le moment, mais qui pourrait être has
been demain - et vous emporter avec lui. Donc
la stratégie échoue à cause
des remous de l'industrie.
ASTIN : Et bien, écoutez,
cela emporte plusieurs choses. J'aime bien plaisanter
en disant que je suis toujours sur le marché
pour un « Sugar Daddy ». Mais la vérité
c'est qu'une société « méritocratique
» promeut probablement les gens qui essaient
encore plus de faire le mieux possible, donc c'est
de cette manière que je me réconcilierais
dans mon propre esprit.
IGNFF : Hollywood
n'a jamais été une méritocratie.
ASTIN : Et bien, cela dépend
sur quoi vous attribuez le mérite.
IGNFF : Capitaliste, oui. Méritocratique,
non. Vous pouvez avoir la meilleure pièce
d'art, mais si cela ne rapporte pas d'argent,
Hollywood n'en veut pas.
ASTIN : Je suis conscient des
réalités fiscales du business et
du capitalisme - si j'étais vous, je le
traiterais d'une manière différente,
mais je ne suis pas roi, alors.
IGNFF : Pourtant
il reste du temps.
ASTIN : Et bien, peut-être
que quelqu'un m'engagera pour incarner un roi.
Je ne sais pas. Je voulais incarner Alexandre
le Grand, mais je crois que Russel Crowe a eu
le boulot. Helen Mirren m'a dit quelque chose
au SAG awards l'année passée et
j'ai essayé de lui faire le plus beau compliment
que je pouvais faire, et je ne l'ai probablement
pas bien fait, mais elle a simplement dit, «
Oh mon cher, on reste en contact ! » Et
j'ai pensé, « Oh, c'est cool. On
reste simplement en contact. » Je vais rester
en contact, et si une des têtes des studios
ou les réseaux veulent entrer en contact
avec moi et me permettent d'utiliser l'influence
économique, j'essaierai de faire cela avec
un bon jugement et de la responsabilité,
et dans le meilleur effort pour célébrer
la détermination et la créativité.
Ce serait mon but.
IGNFF : Mais je crois que c'est
un super accomplissement de rester en contact,
quand on considère combien d'acteurs au
chômage il y a, qui ont dû trouver
des « vrais » boulots parce que ça
n'allait simplement pas pour eux.
ASTIN : Je pense qu'il y a un
danger dans le fait de voir Hollywood ou le show-business
comme un prisme robuste à travers lequel
regarder la qualité d'une vie. Je comprends
que les gens aient besoin d'avoir une source de
revenus et que le fait de construire une carrière
est un business délicat, et que certaines
personnes sont plus superficielles et dynamiques
et la bonne étoile est là pour certaines
personnes, et le véritable talent monte
au plus haut, et quelques fois la plus petite
personne peut créer un plus pour elle-même
et en museler d'autres alors qu'ils dépriment
et tout ça - mais quand j'entends votre
commentaire, j'ai l'impression que c'est important
de dire que Hollywood et le show-business sont
un étonnant chaudron bouillonnant d'un
microcosme de l'humanité. Et il y a une
véritable valeur à créer
et un véritable pouvoir à utiliser,
mais c'est n'est pas le seul jeu. Le fait d'apprendre
comment lire et écrire et d'éduquer
nos enfants - nous avons un écosystème
global complexe dans lequel certaines personnes
ont une passion ou un désir d'accomplir
quelque chose à Hollywood. Les gens devraient
suivre leurs rêves, mais on doit être
sûr de savoir pourquoi on fait ce qu'on
fait. Et |