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Auteurs, E-mail : Guybrush
Dernière Mise à jour : 31/12/2003

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.:: Entretien IGN FilmForce avec Sean Astin ::.


Une interview avec Sean Astin
Nous parlons longuement avec l'ancien Goonie et Hobbit.

En tant que personnage de l'aventure épique de Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, Sam Gamgee est un modèle de force, d'intégrité et d'honnêteté. La même chose peut être dite à propos de l'acteur qui a incarné Sam, Sean Astin.
Si vous pensez que je suis proche de l'exagération, lisez l'interview avec Sean à travers les pages suivantes.
Dans notre profonde discussion, nous avons parlé de son histoire, sa carrière, et de rôles mémorables (Goonies, par exemple ?). A travers cela, vous découvrirez de fréquentes fuites qui illuminent un peu la philosophie personnelle de M. Astin sur plusieurs sujets.
Assez de bavardages - commençons l'interview !

IGN FILMFORCE : Beaucoup de personnes connaissent une bonne partie de votre histoire et de vos origines - diriez-vous que cela est conduit par le fait que vous continuez à faire carrière, ou est-ce quelque chose que vous avez découvert par vous-même et que vous avez simplement des « parents célèbres » ?

SEAN ASTIN : Et bien, non. Je veux dire, je suis un produit biologique de mes parents, et mon éducation - la question de la personnalité et de culture est, je trouve, éternellement fascinante. Mais non, je pense que l'entière construction de ma conscience a évolué en relation directe de ce que mes parents ont fait de leur vie, et de ce qu'ils ont fait par passion - dans le cas de mon père et de certaines de ses activités dans la création de films. Si mes parents n'étaient pas des acteurs, je ne sais pas si je serais acteur ou créateur de film.

IGNFF : Quand vous parlez de personnalité contre culture, il y a certainement un moment où vous pouvez dire, « Mes parents font ceci. » mais avant cela, étiez-vous le genre d'enfant qui interprétait naturellement ?

ASTIN : Ouais. Il y a un sujet complet que l'on pourrait développer avec une conversation dans un domaine particulier, mais John Astin est mon père adoptif. Il est mon père pour les choses principales, mais en fait j'ai des origines génétiquement différentes du côté paternel, donc la question est d'autant plus étrange pour moi et je ne connais pas les réponses. Mais j'ai toujours été un petit garçon très courtois, sociable, convivial. un tout petit garçon. Ma mère raconte des blagues à propos de comment je faisais - et ils doivent m'avoir programmé pour faire cela parce que je ne m'en souviens pas, mais je me souviens de l'histoire - lorsque je faisais des aller-retours dans le corridor des avions alors que j'avais 2 ou 3 ans et que je disais, « Salut, mon nom est Sean et je veux être maire ! » Et les gens ont toujours dit de moi - un producteur a parler très récemment de moi à un cadre - que j'étais en quelque sorte l'ambassadeur de la gentillesse. On pourrait se présenter à des shows en tant que petits enfants, comme pour Noël. Mon frère et moi pourrions arriver avec des perruques et on pourrait les incarner. J'ai définitivement une très forte interprétation liée à ma personnalité depuis que je suis très jeune, et je pense que mes parents l'ont cultivée, l'on chérie et l'ont encouragée, et je pense que ma mère m'a permis d'avoir une très forte personnalité, et a permis à mon esprit de devenir un enfant énergique et honnête. Je parle de choses datant de mes 2, 3, 4 ans, donc je suis sûr que le sort en était jeté par rapport à mon désir de continuer dans ce style de vie, par manque d'une meilleure limite.

IGNFF : Y avait-il des doutes de leur part, alors que vous grandissiez, qui faisaient penser que vous les suiviez dans un business qui n'est pas vraiment connu pour être facile ou financièrement consistant ?

ASTIN : Je pense qu'il y avait une réelle prudence dans l'esprit et le cœur de mon père et ma mère. Mon père a toujours été conscient de l'importance d'une éducation scolaire formelle, et a donc insisté pour que, peu importe l'activité que je pouvais choisir, celle-ci soit toujours en conjonction avec ou complètement réconciliable avec une bonne éducation, forte, et classique. Donc cela a toujours été son ordre, et ils étaient tous deux très clairs avec moi concernant certains types de danger qui pourraient exister si je jouais la comédie professionnellement à un jeune âge. Je veux dire, en pensant aux drogues, ou qu'on profite de vous, la pédophilie, quoique ce soit. Mes parents m'ont protégé. Ils ont créé un environnement sûr pour que j'aie une vie professionnelle alors que je travaillais également très dur pour construire une sorte de normalité hors du show-business. Et ma maman, je pense, a vu le fait de m'éduquer comme une opportunité de régler certaines mauvaises choses qui lui sont arrivées. Elle a été capable de démontrer que mon argent pouvait être l'argent que je me faisais, que mon argent allait sur mon compte et qu'elle n'avait pas à y toucher, même si elle avait légalement le droit de le faire si elle le voulait. Elle en a été très fière. Donc je pense que ses précautions ont amené cette sorte de protection - non pas 'devrais-tu ou non être impliqué', mais « Laisse-moi te créer une opportunité d'être impliqué et d'avoir une vie professionnelle très jeune, » parce qu'elle pourrait dire que je le veux et que j'aime ça, et elle m'a demandé. Je n'ai jamais ressenti de pression pour le faire. J'avais l'impression qu'elle créait une opportunité et j'étais capable de la saisir et de le faire. Ils étaient conscients qu'ils ne pourraient pas toujours être là avec moi si je travaillais alors qu'ils faisaient de même, donc ils avaient besoin d'être sûr qu'ils pouvaient fournir le bon style de guide et de protection pour moi, simplement par rapport à qui ils allaient engager - ou m'autoriser à engager - pour être mon protecteur lorsque j'étais un petit enfant.

IGNFF : Alors ils voulaient juste être sûrs que l'environnement était favorable par rapport à la direction que vous choisiriez.

ASTIN : Ouais ! Ils étaient incroyablement consciencieux, incroyablement attentifs, et incroyablement ouverts à n'importe quelle possibilité se trouvant en face d'eux, et m'ont autorisé, fondamentalement, à faire ce que je voulais quand je le souhaitais, en étant cohérent, avec un bon jugement et de la responsabilité.

IGNFF : Y a-t-il eu quelque chose où vous vous êtes opposé à eux, soit en continuant une éducation universitaire, ou votre carrière, ou quelque chose comme ça ?

ASTIN : J'ai obtenu un travail dans un cinéma alors que j'avais 16 ans et ma maman a fait un commentaire stupide du style, 'Non, mon fils va travailler dans un cinéma ! » Et alors j'ai dit, « Et bien maman, qui penses-tu que nous sommes ? »

IGNFF : Et on dépense de l'argent.

ASTIN : C'est amusant, parce qu'on peut se faire 10'000 dollars en travaillant dans une spéciale « after-school », ou 50'000-80'000 dollars en travaillant sur une mini-série, ou 85'000 dollars en travaillant sur un film, mais j'étais aussi content et simplement aussi comblé en gagnant 4.85 dollars de l'heure dans le cinéma. Et j'avais l'impression d'y participer. Et mon père était vraiment fier de moi pour ça. Mais vous m'avez demandé si je m'étais opposé à elle à propos de quelque chose - c'est plutôt marrant et ironique que la seule chose pour laquelle je me serais opposé à elle va à l'encontre de ce dont la plupart des parents seraient fiers de ce que leur enfant a fait, en prenant cette initiative. C'était pendant l'école d'été. J'y allais le matin, et ensuite je prenais le bus depuis l'école jusqu'à Westlake Village, et je travaillais au Mann's, et j'avais l'impression de faire partie du panthéon des grandes légendes d'Hollywood qui avaient commencé par des choses humbles. Je portais un badge avec un nom différent - j'avais pris mon deuxième prénom, Patrick, ainsi je n'étais pas reconnu. Mais non. je ne me suis jamais vraiment opposé à ma mère. Je l'ai fait quelques fois en réalisant et en produisant des courts métrages - ma maman était vraiment inquiète en pensant que j'allais mettre en danger une équipe de volontaires. Je me souviens qu'elle était vraiment contrariée lorsque j'ai appelé cette équipe pour m'aider dans ce déluge torrentiel, et elle réagissait vraiment à plein d'histoires sensationnelles dans les news concernant cette sorte de cataclysme qui visitait Los Angeles - ils font beaucoup de grandes news à la TV concernant le mauvais temps, donc elle se sentait vraiment concernée pour que je ne le fasse pas. Et elle a aussi à un certain moment eu un peu de scepticisme concernant un choix de sujet pour mon deuxième court métrage - quand j'avais choisi le sujet qui parlait d'un gang kidnappant un policier blanc parce qu'ils pensent qu'il est coupable de meurtre et le seul moyen de faire la justice c'est de la faire par eux-même dans leur sous-sol. J'ai dit ceci à ma maman, et elle était genre, « Chéri, pourquoi ferais-tu ce film ? » Les parenthèses implicites étaient, « Pourquoi un enfant blanc d'une famille riche ferait une histoire sur laquelle on a aucune perspective ? » , Plusieurs fois dans ma vie, ma maman a en quelque sorte remis en cause certaines choses que je faisais sans vraiment les comprendre, mais ensuite elle finissait par être très fière de moi, ou elle appréciait vraiment ce que j'essayais de faire, après coup.

IGNFF : Donc elle remettait plus souvent en cause les buts de l'activité plutôt que l'activité elle-même ?

ASTIN : Et bien, quand on dit « remettre en cause ».

IGNFF : Elle exprimait ses soucis.

ASTIN : Ouais, exprimait ses soucis, ou plaçait sa désapprobation ou confusion sur moi. C'est une femme très démodée et qui aime les choses qui ont un genre de convenances à elles - mais elle ne m'a jamais donné un mode d'emploi pour savoir comment vivre exactement selon sa vision du monde. Je veux dire, je pense qu'elle supposait que c'était implicite ou acquis - que ceux-ci sont les moyens sûrs d'être, qui ont un sens et qui sont bons. Et je pense qu'elle acceptait quelques fois le fait que je savais ce qu'elle savait. Que j'avais l'expérience qu'elle avait. Je veux dire, elle m'a définitivement appris à respecter l'autorité et à comprendre qui sont les businessman sur un show, et qu'ils sont ton boss, et ton boulot c'est de te faire remarquer et de dire tes répliques. J'ai l'impression que ce qu'elle a réussi à m'enseigner, c'est une appréciation de la mentalité de la classe ouvrière, que je peux « invoquer » et qui est très utile en tant que personne professionnelle. Alors pour cela, je lui en suis éminemment reconnaissant. Et je crois que j'apprécie aussi cette sorte de capacité de penser de manière critique, que je n'aurais pas si mon père n'avait pas donné autant d'importance à l'éducation. Donc j'ai vraiment l'impression d'être bénéficiaire de différents mondes et de différentes écoles de pensées.

IGNFF : Lorsque vous rencontrez d'autres acteurs sur les shows, avez-vous tendance à voir en eux différentes façons d'être, et d'autres histoires qui vous font apprécier celle que vous avez eue ? Peut-être en voyant comment ils se sortent d'une situation, et en appréciant le fait que votre histoire vous permette d'avoir une certaine approche.

ASTIN : Ouais, je dirais que j'ai ressenti cela quelques fois. Je dirais aussi que j'ai le sentiment que lorsque je regarde les expériences des gens et en raison de mon éducation, je suis dans une position avantageuse et unique pour développer une attitude ou opinion à propos de leur expérience qui est peut-être plus élogieuse envers eux et de ce qu'ils ont accompli plutôt que ce dont ils seraient capables, pour certaines raisons. Je veux dire, Elijah Wood est mon héros, dans le sens où il a réussi à découper un travail de haute qualité sur une période prolongée. En fait je pense que la qualité de son travail en tant que jeune interprète était vaste. Et bien, j'admire simplement le fait qu'il soit en relation avec sa propre créativité et sa propre vision, et la façon dont il gère sa carrière. Et je pense que sa mère et lui ont un niveau de sophistication sur la façon de gérer une jeune carrière que ma mère et moi n'avions pas. Et ce n'est pas pour désavouer quoique ce soit ou pour être impoli ou ingrat à propos de ce qui m'a été donné - je reconnais simplement à quel point Elijah a un talent spécial et à quel point sa mère a été une force puissante et unique dans sa vie. Et donc si je n'avais pas mon expérience, je ne saurais même pas penser de cette manière ou voir cela. Malcolm Jamal-Warner, avec lequel je travaille en ce moment (sur Jeremiah), a eu un super succès en étant jeune, et je suis vraiment capable d'en apprendre beaucoup à propos de moi-même et de lui, et je suis sûr que l'endroit depuis lequel je commence à l'estimer lui en tant qu'un être humain vient de mon histoire. Mais je pense que ce que vous me demandez est une question différente, qui est de savoir s'il y a des gens qui souffrent de ne pas avoir eu le genre d'anxiétés protectrices que j'ai eues, et suis-je dans un état où je reconnais à quel point je suis chanceux et à quel point d'autres personnes sont malchanceuses de ne pas avoir les mêmes ressources - simplement en terme de support spirituel, mental ou social que mes parents m'ont donné.

IGNFF : Et bien, vous avez vu le revers de l'expérience Elijah et vous avez rencontré d'autres acteurs au cours de votre carrière.

ASTIN : Et à cette fin, je suis incroyablement inspiré par les gens qui sont capables de surmonter une sorte d'adversité. Je veux dire, Corey Feldman est un gars avec lequel j'ai beaucoup travaillé étant jeune enfant, et je l'ai en estime dans mon esprit et mon cour. Il est en quelque sorte l'enfant de la pub, je suppose que pour certaines personnes, il est « l'enfant célèbre rendu fou », par rapport à ses arrestations et ainsi de suite. Mais il est un gars qui, je pense, a surmonté beaucoup, et il revient de loin. J'apprécie cela venant de lui. Je suppose répondre à votre question - je sens un ton de moralité.

IGNFF : Mes excuses si vous l'avez ressenti comme ça. C'était juste une façon de faire une comparaison entre les expériences.

ASTIN : Oui mec, bien entendu. Si on est sobre, innocent et énergique et vivant la vie à 100 pour-cent, on ne peut s'empêcher de voir comment les autres vivent leurs vies et s'en faire une opinion, mais les jugements sont dangereux, et que celui qui n'a jamais fait ça me jette la première pierre. Je comprends définitivement, chez tous les êtres humains - mais je suppose encore plus chez les jeunes interprètes - l'impact que leurs parents ont sur eux. En tant que créateur de film, je pense être plus sensible aux questions de sécurité par rapport aux enfants - ou même pas seulement les enfants, les questions de sécurité concernent tout le monde, parce que j'ai été éduqué avec une conscience pour cela. Donc le fait de travailler des heures pour des enfants ou la santé mentale de jeunes interprètes - toutes ces choses sont actives et vivantes dans mon esprit, et je suis toujours motivé et attentif à cela lorsque je parle à de jeunes interprètes. J'en ai rencontré plein - Dakota Fanning, je l'ai rencontré - et je cherche toujours la vérité dans leurs yeux, et j'essaie de voir s'ils ont une expérience saine ou non. et on pourrait dire que cela semble dépassé et impétueux, mais cela n'est pas intentionnel. Mais c'est simplement vrai. Je regarde les gens, et je ne regarde pas simplement les enfants acteurs comme ça - je regarde également chaque être humain avec lequel j'interagis, et je passe un moment en essayant d'évaluer la qualité de leur existence, et j'essaie d'avoir un impact positif sur leur vie. C'est juste ce que je suis en tant que personne, je suppose.

IGNFF : Les gens adorent lancer des rumeurs à Hollywood, mais vous semblez battre tout le monde en étant un gars solide et authentique. Cela semble-t-il raisonnable ?

ASTIN : Ouais. c'est un super compliment. Je l'apprécie. Je veux dire, je dirais simplement que tout le monde hésite et fait des erreurs, mais je pense que j'ai essayé de vivre ma vie avec intégrité et décence - avec énormément de remous, et d'ambition répandue d'une bonne façon - mais ouais, j'apprécie ce compliment. Honnêtement je. je vois le meilleur chez tout le monde. J'essaie de voir le meilleur chez tout le monde, et cela me déçoit vraiment lorsque des gens se comporte d'une manière qui n'est pas aussi bonne que ce qu'ils voudraient être à d'autres moments de leur vie. Je suis aussi plutôt tolérant par rapport à ça, vous savez. Les gens sont les gens. Que puis-je dire ?

IGNFF : En revenant un peu en arrière, quand diriez-vous que vous êtes monté pour la première fois sur scène et que vous avez interprété quelque chose ?

ASTIN : Et bien, la première scène que j'ai faite c'était les escaliers dans le couloir du salon. Il y avait une très jolie plate-forme, et quand des gens étaient assis dans le salon, c'était en quelque sorte une plate-forme élevée et on faisait des shows, on mettait des perruques. C'était plutôt un vibrant, sinon sécurisant, chaudron bouillonnant d'un forum pour commencer à m'affirmer. Je pense que le premier style de représentation publique était. je pense qu'il y avait une sorte de classe de ballet, mais je ne m'en souviens pas trop, je n'étais qu'un petit, petit enfant.

IGNFF : Et à la maison, c'était vous et votre petit frère (Mackenzie) qui jouaient la comédie ?

ASTIN : Ouais. Et nous avons fait des annonces de service publique pour le Coast Guard, et nous faisions des lancements pour les téléthons - à New York, on était au Plaza, et ensuite on allait au studio TV et on faisait des lancements et on répondait aux appels téléphoniques. Mais avant cela, je pense que j'était au Bellagio Road School à Bel Air, où j'ai fait l'école publique pendant quelques années. J'étais dans une pièce de théâtre là-bas. J'étais dans Annie Get Your Gun, nous avons également fait une petite critique mélangée de certaines choses et j'étais sur scène là-bas. C'était un bon divertissement. J'étais Snoopy dans You're a Good Man, Charlie Brown à la 6ème ou 7ème place dans St.Paul the Apostle, à West LA. J'ai aussi fait quelques autres styles d'interprétations là-bas - on a joué un poème de Shel Silverstein et avons fait quelques autres choses là-bas. Donc j'ai définitivement adoré le fait d'aller sur scène, j'ai adoré le sentiment de nervosité et l'interprétation et la façon de faire cela. Cela donnait toujours l'impression d'être naturel et inévitable et logique.

IGNFF : Y avait-il d'autres choses divertissantes à part le fait de jouer la comédie ?

ASTIN : Ouais, plein de choses. Et je les garde en quelque sorte en tête depuis ce jour. C'était une partie de l'idée d'avoir une éducation basée sur les arts libéraux - History and American Literature & Culture de UCLA, et de faire mon éducation au collège communautaire à Los Angeles au Valley College - j'ai été suffisamment chanceux de voyager dans le monde et de rencontrer des gens super, mais je me sentais comme un touriste. Dans cette vie, je me sentais comme un touriste. Je voulais communiquer avec certains des plus grands esprit de l'histoire. Certains des plus grands écrivains et penseurs. Et j'ai donc vraiment aimé cette expérience à l'UCLA. Alors maintenant j'ai la capacité d'enseigner, si j'en ai envie. J'ai à l'esprit le fait d'avoir une vie politique, peut-être, une fois. je ne sais pas. peut-être.

IGNFF : Et votre récente visite à Washington en est un signe.

ASTIN : Oui ! Vous savez, j'ai vraiment l'impression de mener une existence magique. Jusqu'à ce que cela cesse d'être ainsi, je continuerai d'y croire.

IGNFF : Y a-t-il la peur harcelante, par rapport à la profession d'interprète, que le fond pourrait lâcher à tout moment ?

ASTIN : Et bien, je ne considère rien comme étant permanent. Je sais que les carrières sont très délicates - les réputations encore plus. la vie humaine est tellement fragile, et n'importe quoi peut arriver. Je me console avec la pensée que, lorsque je suis dans un avion, « Tu sais, je ne pense vraiment pas devoir mourir sur ce vol. Je pense qu'il y a encore à faire pour moi et dans cette vie. » J'espère vivre une longue vie et une vie très productive, mais pour l'instant je me réjouis à un plus grand degré de confiance concernant ma carrière - simplement parce que Le Seigneur des Anneaux est tant couronné de succès et j'ai l'impression d'être un peu plus intelligent aujourd'hui que je ne l'étais hier. et c'est une tendance qui se produit depuis quelques jours, donc si cela peut continuer ainsi, je serai heureux.

IGNFF : Et vous vous êtes définitivement diversifié, spécialement avec votre réalisation de shows. J'ai aimé votre épisode d'Angel et je l'ai trouvé très bien fait.

ASTIN : Oh, merci infiniment ! C'est un très bon compliment, et je vais l'accepter.

IGNFF : Et bien, je le donne gratuitement.

ASTIN : C'était plus difficile pour moi, cet épisode, que ce que je m'imaginais. Mon travail pour celui-ci, je pense. Je me suis amélioré dans l'apprentissage à travers l'épisode. Mais je sais que s'ils peuvent faire une autre saison et me laisser collaborer avec eux encore une fois, comme ils me l'ont laissé entendre, alors mon travail sera encore meilleur la prochaine fois.

IGNFF : Habituellement lorsqu'un réalisateur arrive dans un show basé sur un fil conducteur comme celui-ci, la réalisation d'épisodes de ce genre ont tendance à avoir un style mécanique. Votre épisode, d'un autre côté, a tendance à avoir un style particulier.

ASTIN : Mon sentiment, c'est que je l'ai appréhendé avec tant de passion et de détermination, que je pense que certains membres de la distribution et de l'équipe l'ont apprécié, et je crois honoré le fait de l'avoir appréhendé de cette manière. C'est un long marathon pour les gens sur un show. Ils disent toujours que « le réalisateur-invité est en double file, » mais je suis vraiment préoccupé par ce que je fais quand je le fais. Un de mes bons amis m'a donné sa définition effective du pouvoir, qui est d'être vraiment concentré sur ce qu'on fait quand on le fait. C'est ainsi que je me sens. Je n'avais pas vraiment plus de temps avec l'éditeur, ou pas vraiment de temps, et ma grande illusion - ou désillusion - de générer plein de notes de modification pour eux ne s'est pas produite, et donc à la base je leur ai fourni le métrage et ils ont assemblé le show en mon absence, et alors j'étais un peu découragé de voir qu'il y avait des choses bien plus stylées que j'avais faites qui n'y étaient pas. Je n'ai pas encore fini de regretter la perte de ces choses. Néanmoins, j'apprécie vraiment votre commentaire.

IGNFF : Quelle était la courbe d'étude, en allant dans une situation telle que celle-ci ?

ASTIN : Et bien, c'était très raide. Je veux dire, c'était vraiment comme un angle droit.

IGNFF : La dernière TV que vous avez faite, c'était quoi, Perversions of Science ?

ASTIN : Non, je pense que j'ai fait 100 Deeds for Eddie McDowd depuis. J'ai fait une apparition dans West Wing et Six Feet Under et Family Law, et dans un show TV que mon frère a fait, nommé The First Years, avec Tim Busfield, et j'ai suivi Charlie Haid sur The Court. J'ai investi beaucoup de temps en suivant des réalisateurs TV de classe mondiale et en les étudiant. Donc je pense que j'avais le bénéfice de toute cette récente expérience en moi lorsque je suis monté sur la chaise pour Angel. Mais c'est vraiment une méthode d'auteur et d'acteur je pense, la plupart du temps. Et certainement pour un show comme celui-ci, le but est d'entretenir la vision de Joss, et celui-ci n'était pas vraiment souvent là - il était ailleurs - alors c'est un défi difficile et excitant d'essayer et de dupliquer, ou au moins d'une certaine manière d'honorer, la créativité du créateur du show. Mais il y a également des chemins semés d'embûches pour les réalisateurs sur un show comme celui-ci. Si tu n'es pas vraiment proche de Joss et qu'ils ne te connaissent pas très bien et que tu n'as pas complètement la connaissance du show, il y a des chemins semés d'embûches. Tu connais ton boulot. C'est un genre très proscrit de circonstances. Alors pour moi, le fait d'essayer de comprendre où je pourrais mettre mon autorisation, et tout le temps passé à remplir mon obligation de ne pas faire dérailler le train que nous avons mis des années à mettre en place - et aussi le fait de manouvrer avec les contraintes de temps restreint de l'émission TV, c'est très pénible. Je voulais faire tellement plus de choses que ce dont j'étais capable de faire, donc le fait de mourir 15-20 fois de morts créatives et d'essayer de ne pas être découragé et d'essayer d'avoir 30 naissances créatives par-dessus celles-là - c'était émotionnellement traumatisant.

IGNFF : Y a-t-il eu un moment où ils étaient suffisamment à l'aise avec vous pour vous laisser agir un peu à votre manière ?

ASTIN : Non, je ne crois pas. Mais je ne pense pas que cela me remette en doute d'une quelconque façon. Je crois simplement que toutes les personnes qui seraient dans une telle position - les auteurs étaient occupé à écrire leur prochain truc. ils avaient juste besoin d'être sûr que ça n'allait pas échouer. Je veux dire, peut-être un peu avec les acteurs. J'ai acquis un peu de confiance avec certains d'entre eux. Vincent (Kartheiser) en particulier, et David Boreanaz étaient je pense réceptifs à mes suggestions, mes idées et mes pensées, et j'admirais complètement ce qu'ils faisaient. Alexis Denisof, je pense, a un vrai talent. Mais en terme de show - Kelly Manners, le producteur du show, j'avais l'impression dans mon cour qu'il voulait que je réussisse. Et je crois qu'il était tolérant envers moi, dans le sens où c'était important - pour ne pas écraser mon esprit - et je pense qu'il est allé au-delà de l'appel du devoir pour m'aider à apprendre la connaissance du show. Je veux dire, j'avais observé David Greenwalt pour un épisode et Tim Minnear pour quelques épisodes, donc j'étais dans le vestibule de la famille Angler avant d'y entrer, mais je ne crois que cela aurait été approprié de leur part de dire, « Tu as carte blanche pour faire ce que tu veux » ou « Tu peux diriger ceci à ta manière. » J'avais les permissions qu'un réalisateur en visite pour un drame obtient - autant que n'importe quel réalisateur, je pense. Je n'ai simplement pas pris de liberté ou fait plus que ce que j'aurais voulu faire, parce que je ne trouvais pas cela approprié. Donc c'est plus une question de savoir comment j'ai essayé de m'intégrer et d'apprendre ce qui était réalisable et ce qui ne l'était pas. Vous voyez ?

IGNFF : Mais dans pleins de drame, on peut s'éloigner de l'aspect stylé. Sur un show comme Angel, si on est pas assez stylé, cela devient plat - parce que c'est un show hautement stylé.

ASTIN : Je pense que Ross (Berryman), le cinéaste, a beaucoup de mérite, parce que c'est son travail de contenir le look visuel du show. Et aussi vite que je bougeais et autant de mises en place que je souhaitais obtenir et autant j'ai poussé, poussé, poussé pour obtenir que les choses soient faites, je pense qu'il a fait un vraiment bon travail en conservant intact le look du show. Et puis pour le ton, les jeunes auteurs étaient là, et ils étaient en quelque sorte - si je faisais une légère erreur de ton, ou que je n'obtenais pas quelque chose tel que c'était convenu, j'avais l'impression qu'ils avaient des questions à ce sujet, et cela m'a aussi aidé. Je veux dire, il y a beaucoup de soutien pour un réalisateur invité sur un show. Beaucoup de soutien pour moi, et beaucoup d'intérêt pour que le show ait du succès. Je prends confiance pour bien faire mon travail, mais je dois aussi reconnaître tous les différents composants qui entrent en jeu pour permettre ce style auquel vous avez fait allusion.

IGNFF : Qui vous a amené dans Angel ?

ASTIN : David Greenwalt, tout d'abord, et Tim Minnear est allé parlementer pour moi et Kelly Manners m'a accepté.

IGNFF : Avez-vous connu David et Tim avant cela ?

ASTIN : J'ai rencontré David grâce à Dan Petrie Jr., qui est un de mes mentors et ami de longue date, alors qu'il réalisait Toy Soldiers quand j'avais 20 ans. Et donc dans un but social il m'a présenté à Greenwalt, et je le connaissais depuis quelques années. Ainsi quand je suis revenu du Seigneur des Anneaux, j'ai simplement dit, « Greenie, je veux réaliser Angel. » Et il a dit, « Et bien, tu devrais venir et apprendre un peu le show. » Et j'ai dit, « Et bien, je suis dévoué pour le faire. Je suis sérieux, et je veux le faire. » Alors il m'a invité, et j'ai accepté l'invitation, et finalement cela m'a donné une super opportunité - ma première réalisation de show de drame - donc je serai toujours reconnaissant envers David Greenwalt pour cela.

IGNFF : Alors quel sera votre deuxième ?

ASTIN : Et bien, Showtime et Joe Straczynski viennent de me demander de réaliser l'épisode 12 de Jeremiah, dans lequel je joue en ce moment. Donc je commence à me préparer la semaine prochaine et je tourne la semaine suivante, et cela sera mon deuxième drame que je réalise. J'ai été invité à réaliser une épisode de The Twilight Zone que, si nous pouvons établir les programmes, je suis impatient de faire.

IGNFF : Donc vous avez attrapé le virus.

ASTIN : Le virus de la réalisation ?

IGNFF : Ouais.

ASTIN : Oh, j'ai su que je voulais profiter de cette opportunité depuis longtemps. Un de mes premiers mentors en tant que réalisateur était Richard Donner. Alors que j'avais 12 ans, je me souviens être assis en train de regarder Gilligan's Island un week-end, et lorsque le nom de Dick Donner est apparu à l'écran en tant que réalisateur d'un épisode de Gilligan's Island c'était un moment déterminant pour moi, parce que j'ai juste pensé, du style, « Oh mon dieu ! Si le même gars qui peut réaliser un épisode de Gilligan's Island peut aussi réaliser LadyHawke et Goonies et Superman, alors c'est clairement la voie pour faire ce que je veux faire, » qui est de réaliser sur de plus grands canevas. Mais la télévision a tant évolué que cette épiphanie que j'avais - mon show favori à la télévision est West Wing, et Aaron Sorkin m'a permis de passer une semaine à suivre Alex Graves, et je me serais mis le feu pour réaliser un épisode de ce show. Sur CSI, l'agent de mon réalisateur, Carl Cutler, m'a mis en contact avec Richard Lewis, qui a réalisé un épisode de ce show, et ainsi je l'ai suivi pendant quelques jours et j'ai trouvé cette expérience incroyablement stimulante. Je veux avoir une grande vie et je veux accomplir beaucoup de choses, et je suis une sorte d'entrepreneur et j'aspire à être créateur de film, donc j'ai beaucoup de choses en vue, pour ainsi dire. Mais j'adorerais continuer la réalisation d'épisodes TV. Je veux dire, Danny DeVito est un grand modèle, ainsi que Ron Howard ou Woody Allen ou Mel Gibson. Ce sont des gars qui ont dirigé leur carrière pour eux-même en réalisant et en jouant la comédie. Je veux vraiment rester ouvert pour que n'importe quel opportunité se présente par elle-même. Cela me passionne de travailler avec des gens vraiment talentueux et créatifs - donc si Ang Lee réalise un film en avril, quand je serai disponible, et qu'il y a un rôle pour moi, je tuerais pour être dans un film d'Ang Lee. Je veux trouver de grands créateurs de film et travailler avec eux. Je veux acquérir de grandes histoires et les leur raconter. Je veux juste continuer de créer et de m'exprimer moi-même grâce à ce moyen.

IGNFF : Lorsque j'ai parlé avec Donner, nous avons discuté du « plafond de verre » qui a souvent existé pour les réalisateurs TV essayant de faire la transition vers les films, ce qu'il n'a pas vraiment rompu jusqu'à The Omen. Le « plafond » est toujours présent, mais il ne semble pas aussi puissant aujourd'hui.

ASTIN : La réputation, de mon point de vue, s'acquiert grâce à une fonction accomplissant ce qu'on va faire quand on dit qu'on va le faire, et en ne laissant pas tomber les gens ou en faisant des promesses que l'ont ne peut tenir. Je ne peux en dire assez concernant la valeur de la courtoisie dans les échanges journaliers et dans l'environnement de travail.

IGNFF : En tant que personne devant traiter avec des publicistes et des agents de manière journalière, c'est hallucinant de voir combien il y a un manque de courtoisie commune.

ASTIN : Et bien, je suis triste de dire ça. J'espère que cela changera pour le meilleur. J'essaie de faire de mon mieux pour être sûr que cela va changer. Je veux dire, les choses se passent quand on se dépêche et qu'on bouscule tout.

IGNFF : Malheureusement, plus de gens semblent penser que cela nécessite plus d'efforts d'être discourtois que d'être courtois.

ASTIN : Ouais, je pense que cela vaut la peine d'y penser et que ça vaut la peine de faire un effort, et je crois qu'il faut le faire. Ce qui est remarquable, c'est quand les gens peuvent faire sembler cela naturel. Maintenant, ceci est super. Mais les gens essaient d'accomplir beaucoup, survivent, et font ce qu'ils ont à faire, donc je suis plutôt indulgent - mais en même temps, il n'y a aucune raison de ne pas pouvoir à la fois être poli et travailler dur.

IGNFF : Et tout revient en retour à la fin. Si on agit de la bonne manière, cela sera réciproque. Mais si on est méchant avec les gens, cela sera aussi réciproque.

ASTIN : J'y crois. Je veux dire, je vois des personnes qui ont une mauvaise langue et qui ne se gênent pas de critiquer les gens qui semblent accomplir beaucoup sur une courte période de temps, mais je ne pense pas que je serais heureux si c'était ma façon de vivre. Je veux travailler dur et être bon envers les gens. J'adorerais vivre dans un monde où les gens vivent pleinement chaque jour - un jour complet de 24 heures. Je veux essayer d'amener un niveau d'intégrité et de créativité sur ce que je suis capable de faire.

IGNFF : En tant que quelqu'un qui a été dans le business pendant plus de 20 ans, quand vous regardez le travail accompli avec Goonies et Toy Soldiers et que vous le comparez au travail que vous avez fait pour le Seigneur des Anneaux ou vos travaux de réalisation, qui sont disséminés dans la presse et sur Internet, quelques fois des années avant même qu'ils sortent, comment ce changement dans la considération affecte votre travail ou vos perspectives ?

ASTIN : Et bien, je suppose que j'en suis vigilant. Je suppose en être conscient. De quelle manière cela l'affecte, je pense en tant qu'artiste, ou être créatif, soit on sait ce qu'on sait et on aime ce qu'on aime et on fait ce qu'on fait, soit ce n'est pas le cas. Mais je pense que nos esprits sont capables d'absorber de larges quantités d'information, et j'aime bien l'idée d'assimiler toute cette information disparate qui vient à moi - que je la cherche ou qu'elle me trouve. C'est fascinant. C'est un nouveau monde audacieux. C'est le temps d'Aldous Huxley à la télévision et dans la création de film, et je pense que c'est inégal par rapport à la tâche qui consiste à essayer de survivre dans une longue carrière. en réconciliant mes propres passions avec cet environnement dynamique. Je ne sais pas comment l'exprimer. Je ne sais pas comment le communiquer.

IGNFF : Est-ce quelque chose qui vous a directement affecté - là où vous l'avez consciemment considéré ? Ou cela a-t-il toujours été proche, là où vous auriez pu le considérer mais cela n'avait pas eu un impact direct sur ce que vous faites ?

ASTIN : Je pense qu'il y a des moyens subtils sur lesquels l'impact est basé. En fait je n'ai pas réalisé d'épisode de Lizzie McGuire, mais j'ai rencontré Stan Rogow, et il m'a demandé de réaliser un épisode, et nous avons parlé de ce truc sur Internet. Il a dit à quel point les gens sur Internet adorent les habits qu'elle porte. J'aurais probablement été plus focalisé sur les idées du show ou les idées des personnages ou les éléments thématiques ou certaines nuances de personnages - ce genre de choses - mais je ne crois pas que j'aurais été nécessairement conscient de l'évidence du style actuel des habits que la fille porte, qui est en partie une raison pour laquelle le show continue d'exister. J'aurais été respectueux envers les acteurs s'ils avaient voulu voir d'une certaine manière, et je leur aurais permis de voir de leur manière, mais je n'aurais pas nécessairement pensé, « Oh, ce que les gens aiment c'est le fait que cette fille porte des vêtements cool et tendances. » Et dès que Stan m'a dit ça, cela m'a fait penser à mon propre enfant - cela m'a simplement ouvert l'esprit vers mon propre enfant et ma propre vie. Donc ouais, une des parties de l'image absolue de qui on est en tant que créateur de film - ce genre de retour que l'on reçoit ne peut empêcher d'avoir un impact concret et spécifique sur ce qu'on fait. On ne peut pas remettre le génie dans la bouteille. Je vais sur le site de Harry Knowles, Ain't It Cool News, et il a fait une super critique de mon court métrage quand c'était Sundance. Je lis les commentaires que certaines personnes ont faits, et certains sont super et enthousiastes, et d'autres sont simplement injustes et agressifs. Le seul instant où cela fait mal, c'est lorsqu'il y a une part de vérité dans ce qu'ils disent, qui résonne en moi et quand cette une chose à laquelle j'avais pensé. Cela me donne juste envie d'aiguiser les couteaux de mon instrument créatif, de repartir, et de découper une autre dinde, vous voyez ce que je veux dire ?

IGNFF : Dans les cercles Hollywoodiens, il y a une quantité énorme de c****** qui affecte les opinions de beaucoup de personnes. Pensez-vous que le forum ouvert d'Internet est positif dans le sens où cela permet de voir des jugements non filtrés ?

ASTIN : Et bien, j'étais justement en train de penser au peu que j'ai appris concernant la théorie fractale. Le fait que dans le chaos, il y ait une signification. Il y a quelque chose à dire pour sortir des styles de communication directe qui vient à vous lorsque vous interagissez avec des gens et leur courtoisie et leurs bonnes manières, ou leur insolence que vous n'aimez peut-être pas. quand les gens disent quelque chose venant de leur cour ou de leur esprit pour une raison quelconque, qu'ils soient une personne optimiste ou pessimiste - quand on a cette vérité pure comme le cristal, et en tant qu'artiste on peut en quelque sorte aller dans cette direction - on sent si c'est chaud ou froid. On en est conscient. Je ne sais pas si vous changerez à cause de ça. Je ferai ce que je ferai, je chercherai les opportunités qui sont là pour moi, j'attirerai la société de la manière la plus utile et qui peut m'aider à fournir de la nourriture, un abris, des habits, et une bonne éducation et des soins pour ma famille. Je vais juste me réconcilier avec ces choses et essayer de vivre selon la remontrance de mon père envers moi pour créer la valeur avec ma vie. C'est ce que je vais faire. C'est tout autour de nous, cette chose dont nous parlons - le fait que les gens communiquent dans le cyberespace et j'en suis conscient. Je ne suis pas aussi innocent que je l'étais avant. Quand j'ai signé pour Le Seigneur des Anneaux, je n'étais pas aussi conscient de tout ça. Mon niveau de conscience concernant cela a augmenté grâce au Seigneur des Anneaux et grâce à la rencontre avec Harry Knowles, et grâce au fait d'avoir travaillé avec Elijah Wood et le fait de savoir comment il approche cela, et de voir comment Peter Jackson réagissait face à l'opinion populaire et comment il pouvait la lier à sa volonté et à sa technique. C'est tout autour de nous. Il y a beaucoup à récolter et à apprendre autour de nous. Que puis-je dire ? Je suis excité par la réalité de ceci. Dans la mesure où cela me sera utile, je l'emploierai. Dans la mesure où c'est quelque chose qui pourrait me mettre en danger, j'essayerai de m'en protéger.

IGNFF : Que pensez-vous des douzaines de sites de fan de Sean Astin ?

ASTIN : Et bien, je pense que les gens. je ne sais pas. Je ne me suis pas vraiment posé la question pendant longtemps, quand j'ai vu que ça se passait. Je pense que c'est important de garder à l'esprit, pour moi, quel puissant moyen est le cinéma, et quel puissant outil est la télévision. Et pour prendre la responsabilité d'utiliser cette puissance ou d'acquérir vraiment cette puissance, je pense qu'il y a avec cela une confiance sérieuse et sacrée et une responsabilité que l'on peut saisir, et je choisis de saisir ce sens de responsabilité - ce qui ne veut pas dire que je suis immunisé contre l'échec. Nous essayons juste de faire de notre mieux. Par pouvoir, je veux dire qu'il a cette capacité d'être vu par les gens. Quand les gens voient des choses, cela les affecte.

IGNFF : En se reliant au potentielles aspirations politiques, ou la capacité de se lancer dans une cause, pensez-vous que la quantité de responsabilité est plutôt grande ?

ASTIN : Absolument. Absolument et précisément. Et je vais vous dire ce pourquoi je me suis battu, c'est l'idée de vouloir créer autant de bonté dans ce monde que c'est humainement possible. Je peux presque entendre les forces du cynisme se regroupant contre ce genre de sentiment, mais quoiqu'il en soit, c'est vrai. Je le fais. Je veux créer de la bonté, je veux créer de la valeur, je veux avoir un impact positif sur le monde. Je veux laisser au monde un endroit un peu meilleur que ce que j'ai obtenu ici. J'ai envie de nettoyer derrière moi. Vous voyez ce que je veux dire ? Je suis un peu conscient du fait qu'on peut se surexposer - que le visage d'une seule personne ou l'image ou l'icône ou la réputation peut être directement liée à une cause particulière ou à une façon d'être ou à un planning, ou quelque chose comme ça, que l'on peut atteindre un point de non-retour. On peut tellement se faire étaler, et la raison pour laquelle on essaie de faire quelque chose peut ne pas résonner, et alors une sorte de sentiment est provoqué chez les gens, du genre, « Oh, cette personne fait ça pour se glorifier elle-même ou pour des raisons très égoïstes. »

IGNFF : Ou, « Mon dieu. Quelle sera la cause de Sean cette semaine ? »

ASTIN : Ouais. Ouais.

IGNFF : Donc c'est une question d'être sélectif dans ce que vous faites ? Vous avez mentionné le fait de vous battre pour ça. Y a-t-il aussi le risque des organisations prenant le dessus sur vous ?

ASTIN : Ouais, je suppose que le danger existe. Je pense que c'est important d'avoir un bon esprit stratégique. Une des grandes choses que j'ai apprise de Peter Jackson c'était à quel point il était malin en tant que stratège, assemblant les choses et faisant ce qu'il aime. C'est important d'être un bon stratège, mais je pense aussi que si on est trop calculateur.

IGNFF : On peut manquer d'un certain sentiment d'authenticité ?

ASTIN : Et bien, je pense simplement qu'il y a un danger dans le fait d'être trop calculateur. J'en deviens conscient avec ce pouvoir d'Internet. Mon webmaster me dit qu'il y a eu 4 millions de hits sur mon site web. Et c'était hallucinant pour moi. Absolument hallucinant qu'il y ait quelques 90'000 hits par jour sur le site web. Donc j'ai instantanément réagi à cette information en créant quelques liens vers certaines choses sur le site. Je fais certaines choses en ce moment, comme ce court métrage que je tourne le dimanche matin - un des appels qui a été passé lorsque nous parlions était ma femme, qui m'appelait pour me dire que notre emplacement ne serait pas disponible aussi tôt que je le voulais, alors elle fait de la production et elle travaille avec d'autres personnes. Mais je veux produire cette chose, et puis je veux la mettre en vente sur mon site web. J'essaie de découvrir comment influencer ce qui vient au service de ma muse et mon talent et ma technique et tout.

IGNFF : Qui possède les droits de vos autres courts métrages ?

ASTIN : Moi-même.

IGNFF : Donc vous pourriez sortir un DVD avec tous ceux-ci, avec votre propre commentaire audio et ainsi de suite, sur le web.

ASTIN : J'y travaille présentement. Tout cela sera, si tout va bien, disponible très bientôt sur mon site web pour acheter. C'est un nouveau monde audacieux, et il y a beaucoup de choses excitantes qui s'y passent. Donc en continuant de repousser mon agenda philanthropique - pour raffiner ce que je veux et l'impact que je souhaite voir - c'est quelque chose dont je suis conscient. J'ai servi en tant qu'aide civile au Secretary of the Army depuis 95, je viens d'être appointé au White House Council au Service and Civic Participation. Je suis fier d'en faire partie, et il y a des liens vers ces deux choses. J'attends avec impatience de peut-être aller sur le circuit éloquent à un certain moment. Tous ces styles de choses se produisent, et pourtant mon manager et mes agents ont le mandat - s'il vous plait, essayez de me trouver un super boulot d'acteur dans un grand film pour Avril/Mai/Juin. S'il vous plait, trouvez-moi un super épisode de télévision à réaliser dès que je serai disponible. S'il vous plait, aidez-moi à obtenir certains de ces films que j'avais développés avec ma société pendant des années. Donc je pousse sur tous ces fronts, et j'ai suffisamment d'enthousiasme et d'énergie et de passion pour continuer à faire ça. Ma seule vigilance c'est de vouloir avant tout être un bon, et solide mari et père pour mes enfants. Je veux simplement continuer de défier l'univers dans l'intérêt de la bonté. C'est mon but.

IGNFF : Est-ce comme de nager à contre-sens dans l'industrie pour essayer d'accomplir tous ces buts ?

ASTIN : Quelques fois c'est comme de nager à contre-sens, et puis le courant change et on nage dans le bon sens ! C'est un instant nouveau. C'était une année vraiment amusante, cette année, grâce au succès du deuxième film, et le fait qu'une partie de mon travail ait été évalué par beaucoup d'une manière différente cette fois, contrairement au réactions après le premier film, le fait que j'aie un peu d'argent dans ma poche, venant de show TV que je fais, et comme je disais - je suis un peu plus intelligent aujourd'hui qu'hier. Je suis également en meilleure forme physique qu'avant. Donc cela a été une année excitante, et je suis impatient d'essayer de faire le plus possible. Je ne crois pas que c'est aussi dur. Cela peut être dur de convaincre certaines personnes qui sont dans une position d'influence que je suis digne d'un rôle principal dans un grand film. C'est quelque chose que j'adorerais vraiment faire. Je ne sais pas si ma croyance innée en moi-même est consistante avec les attitudes des autres personnes ou des opinions sur moi. Il peut y avoir quelques esprits qui doivent être agrandis ou ajustés ou changés, ou je pourrais échouer dans cette tentative particulière. Je pense avoir beaucoup à offrir en tant qu'acteur-à-engager, en tant que réalisateur-à-engager, en tant que créature vivante qui évolue. Je pense avoir de la valeur et du mérite.Je crois et je me réjouis du fait que dans le temps, les gens qui ont vu les films dans lesquels j'étais l'on ressenti et m'en donnent un retour. Maintenant, j'honore cela - et je l'ai toujours honoré et je continuerai de l'honorer - mais j'adorerais que des gens désabusés deviennent plus ambitieux. en terme de ressources que certaines personnes ont à leur disposition. j'espère qu'ils ont envie de faire briller leurs lumières sur moi. J'adorerais cela. Beaucoup. Et j'essayerais d'utiliser cette attention de manière responsable.

IGNFF : Pensez-vous que jusque là votre carrière a été une guerre d'usure - où il y a eu des mouvements vers l'avant, mais cela n'a jamais été facile et il n'y a jamais eu un très grand rôle qui vous a ouvert toutes les portes ?

ASTIN : Je pense avoir graduellement brisé les chaînes, et je crois que je suis revenu en arrière. des retraites stratégiques. et il y a eu quelques fois où j'ai été pris dans une sorte de mélasse à cause de l'excentricité de mon propre esprit et de mes propres délires, alors je pense que je suis exactement là où je suis supposé être en ce moment. Je suis confiant en pensant que serai exactement là où je suis supposé être dans le futur. Je ne le remets pas en question - j'essaie juste de me défendre, et je fais confiance à l'univers, que les choses vont fonctionner de la manière dont elles sont supposées fonctionner. Mais vous demandez quelque chose concernant la carrière. Après que Rudy soit sorti, j'étais choqué de ne pas recevoir plus d'offres de films. Etonné, en fait. Et j'étais dévoué pour aller au collège à ce moment-là, au collège communautaire, mais le mot pour mes agents William Morris était clair, c'était que je voulais faire les deux - jouer la comédie et aller à l'école - ou que j'arrêterais d'aller à l'école si le bon boulot arrivait. Et je ne sais pas s'ils faisaient correctement la promotion ou si c'était parce que Rudy avait fait seulement 25 millions de dollars et Hoosiers avait fait 60 millions de dollars, que certaines personnes ont peut-être décidé que je ne collais pas à la liste d'acteurs. Je ne sais vraiment pas. Je ne sais pas si c'était peut-être parce que j'était un peu plus corpulent après le film - j'ai pris beaucoup de poids lorsque j'étais au collège. Je ne suis pas sûr.

IGNFF : Est-ce que ce genre de chose est démoralisante ? Parce qu'évidemment Rudy est devenu un des ces films cultes que tout le monde aime.

ASTIN : C'est frustrant. C'est certainement une expérience émotionnellement douloureuse, mais je ne sais pas si c'est démoralisant. Je crois que je n'ai jamais eu peur d'aller de l'avant. Ma frustration a toujours été liée au fait de penser et de croire et de savoir qu'il y a quelqu'un à un téléphone qui pourrait avoir une pensée courageuse et prendre une décision, et ma vie pourrait être bien plus simple. Et j'aurais l'autorisation d'avoir un impact encore plus positif sur la culture américaine que ce dont j'ai été capable jusqu'à présent.

IGNFF : Donc vous réalisez qu'une bonne partie de ce qui détermine le succès de chacun dans l'industrie est en fait hors de votre portée. Vous pouvez seulement faire de votre mieux, et au-delà de ça, il ne s'agit que de circonstances et de chance.

ASTIN : La vérité c'est que je ne sais simplement pas. Mon sentiment c'est que certaines personnes sont très intelligentes et s'allient stratégiquement avec des gens qui peuvent les aider à construire une super carrière.

IGNFF : Mais à quel point la stratégie nous emporte ? Parce qu'on peut s'allier avec quelqu'un d'important sur le moment, mais qui pourrait être has been demain - et vous emporter avec lui. Donc la stratégie échoue à cause des remous de l'industrie.

ASTIN : Et bien, écoutez, cela emporte plusieurs choses. J'aime bien plaisanter en disant que je suis toujours sur le marché pour un « Sugar Daddy ». Mais la vérité c'est qu'une société « méritocratique » promeut probablement les gens qui essaient encore plus de faire le mieux possible, donc c'est de cette manière que je me réconcilierais dans mon propre esprit.

IGNFF : Hollywood n'a jamais été une méritocratie.

ASTIN : Et bien, cela dépend sur quoi vous attribuez le mérite.

IGNFF : Capitaliste, oui. Méritocratique, non. Vous pouvez avoir la meilleure pièce d'art, mais si cela ne rapporte pas d'argent, Hollywood n'en veut pas.

ASTIN : Je suis conscient des réalités fiscales du business et du capitalisme - si j'étais vous, je le traiterais d'une manière différente, mais je ne suis pas roi, alors.

IGNFF : Pourtant il reste du temps.

ASTIN : Et bien, peut-être que quelqu'un m'engagera pour incarner un roi. Je ne sais pas. Je voulais incarner Alexandre le Grand, mais je crois que Russel Crowe a eu le boulot. Helen Mirren m'a dit quelque chose au SAG awards l'année passée et j'ai essayé de lui faire le plus beau compliment que je pouvais faire, et je ne l'ai probablement pas bien fait, mais elle a simplement dit, « Oh mon cher, on reste en contact ! » Et j'ai pensé, « Oh, c'est cool. On reste simplement en contact. » Je vais rester en contact, et si une des têtes des studios ou les réseaux veulent entrer en contact avec moi et me permettent d'utiliser l'influence économique, j'essaierai de faire cela avec un bon jugement et de la responsabilité, et dans le meilleur effort pour célébrer la détermination et la créativité. Ce serait mon but.

IGNFF : Mais je crois que c'est un super accomplissement de rester en contact, quand on considère combien d'acteurs au chômage il y a, qui ont dû trouver des « vrais » boulots parce que ça n'allait simplement pas pour eux.

ASTIN : Je pense qu'il y a un danger dans le fait de voir Hollywood ou le show-business comme un prisme robuste à travers lequel regarder la qualité d'une vie. Je comprends que les gens aient besoin d'avoir une source de revenus et que le fait de construire une carrière est un business délicat, et que certaines personnes sont plus superficielles et dynamiques et la bonne étoile est là pour certaines personnes, et le véritable talent monte au plus haut, et quelques fois la plus petite personne peut créer un plus pour elle-même et en museler d'autres alors qu'ils dépriment et tout ça - mais quand j'entends votre commentaire, j'ai l'impression que c'est important de dire que Hollywood et le show-business sont un étonnant chaudron bouillonnant d'un microcosme de l'humanité. Et il y a une véritable valeur à créer et un véritable pouvoir à utiliser, mais c'est n'est pas le seul jeu. Le fait d'apprendre comment lire et écrire et d'éduquer nos enfants - nous avons un écosystème global complexe dans lequel certaines personnes ont une passion ou un désir d'accomplir quelque chose à Hollywood. Les gens devraient suivre leurs rêves, mais on doit être sûr de savoir pourquoi on fait ce qu'on fait. Et