Retour au SeuilLes Webmestres, etc...Page PrécédentePage SuivanteMettez ce site dans vos favorisLes Forums concernant le film, Tolkien, la Fantasy, etc...Venez chatter !Venez signer ou lire le livre d' orCe site vous plait ? Conseillez le à un ami !Section achat d' Elbakin.net
 

Auteurs, E-mail : Thys
Dernière Mise à jour : 18/04/2003

Retour Index Film

.:: Craig Parker, interprète d'Haldir ::.

Le plus beau cadavre du gouffre de Helm.
Une interview de Craig Parker.

Craig Parker est né le 17 juin 1970 à Suva dans les îles Fiji, il aime écouter REM et David Bowie. C'est un comédien né (il en a d'ailleurs fait son métier) et un charme enfantin émane de sa conversation. Il est déjà connu du public allemand pour ses apparitions dans Xena et dans l'adaptation du roman de Stephen King les Tommyknockers (1993).
Parker dit des nains de fantasy : « Pour des gens laids, malodorants et mauvais qui vivent dans des grottes je pense qu'ils sont extras. »
Dans La Communauté de l'Anneau et Les Deux Tours Parker incarne Haldir, un elfe des bois de Lorien, qui mènera une grande armée d'elfes au gouffre de Helm pour aider les cavaliers de Rohan.

M. Parker, à la différence du roman, vous apparaissez aussi dans la seconde partie de l'adaptation cinématographique.

Guten Morgen. Malheureusement, c'est tout ce que je sais dire en allemand (rire). Oui, c'est un changement par rapport à l'histoire de Tolkien. Peter voulait que les elfes soient présents au gouffre de Helm. De cette manière, on montre que le temps de elfes touche à sa fin, pas seulement avec leur départ depuis les Havres Gris, mais aussi par leur mort au gouffre de Helm. Et bien sûr c'est aussi un moyen de montrer leur élégance, leur maîtrise des armes dans la bataille. Ils sont très calmes, presque sans émotion, mais mortels pour leurs ennemis. Quand les humains se battent, le sang coule à flot et tout est couvert de poussière et de sueur. Dans les scènes avec les elfes, c'est différent.
Et bien sûr, j'ai eu beaucoup de chance avec Haldir, j';ai été très glücklich. Excusez-moi, c'est l'un de mes mots préférés : glücklich ! ("heureux" en allemand). Dans le premier film, nous passions beaucoup plus de temps avec la communauté. Tout ça a été coupé, ça m'a un peu déçu. Mais c'était trop long. Alors bien sûr je comprends pourquoi ils ont du le couper. (sourire)

Quelle a été votre première impression quand vous avez vu le film ?

C'est super, grandiose! Ca a été ma première impression. Quand vous travaillez si longtemps sur un film, seulement toujours dans quelques scènes, alors vous êtes surpris de voir au cinéma à quel travail énorme vous avez participé.

Et est-ce que vous vous aimez dans le film ?

(Eclats de rire) Je ne sais pas s'il a y des acteurs qui se trouvent bien à l'écran. Mais quand je me suis vu là dans le premier film, avec ces oreilles et cette perruque, j'ai pensé « Oh mon Dieu, j'ai l'air d'un travesti après une nuit passée à faire la bringue. »

Quand avez-vous lu le Seigneur des Anneaux pour la première fois?

J'ai essayé quand j'étais adolescent, mais j'ai laissé tomber quelque part dans le premier livre et je l'ai mis de côté. Il y avait tant de détails déroutants. Le premier livre en particulier est plein de détails, et c'était trop pour moi à l'époque. Les bases de l'intrigue sont là. A l'époque, il n'y avait pas assez d'action pour moi dans le premier livre, ce n'était pas comme Star Wars. Alors j'ai saisi la chance plus tard de pouvoir connaître Tolkien à travers les films (sourire). Tolkien a créé une mythologie pour le monde occidental. La Bien affrontant le Mal pour protéger les innocents. Cette histoire est la base du Seigneur des Anneaux aussi bien que de Star Wars, et n'importe qui ayant grandi en occident la connaît. Quand j'ai auditionné, j'avais bien sûr lu les livres pour me préparer. Mais le premier livre était toujours difficile à lire (rires).

Aviez-vous un personnage préféré?

Je faisais partie de Animatic, une forme antérieure du film, une pièce à la radio avec des cartoons. Là, je disais le rôle de Frodon, et je le trouvais excellent. Mais bien sûr, il est bien trop vieux pour moi (sourire). Frodon est très paisible, c'est un personnage très amical et Elijah Wood le joue à la perfection : avec une force intérieure. Le héros est effrayé mais finalement il surmonte sa peur. Elijah Wood est super en tant que hobbit paniqué et effrayé qui affronte malgré tout la plus grande force maléfique du monde. Au début il devait juste y avoir deux films. Qu'ils finissent par en faire trois a été décidé juste quelques semaines avant le début du tournage.

Quel a été votre plus grand défi avec le rôle d'Haldir ?

(Après un long moment de réflexion) Les elfes sont étranges pour nous les humains. Et il est très dur d'avoir mille ans, jouer cette connaissance, cette paisibilité et irradier ce calme intérieur parfait tout en restant humain dans un sens. Et dans tout ça je devais rester moi-même. C'est vraiment plus facile de faire ça sur scène, où vous jouez constamment, alors que dans un film les scènes sont tournées dans le désordre et remises ensemble plus tard. Parfois il se passait deux mois entre deux de mes jours de tournage. En comparaison, c'était presque plus facile pour les neufs marcheurs parce qu'ils se voyaient au moins tous les jours et qu'ils étaient en face de la caméra quotidiennement. Mais d'un autre côté ils étaient séparés de leur famille pour un an ou plus.
Le gouffre de Helm a été aussi assez dur pour moi : la dernière fois que j'avais été dans une bagarre j'étais un petit garçon, alors c'est un défi de devoir se battre contre 16 Ourouk-Hai et gagner. Mais c'était marrant, j'aime le combat à l'épée. Notre chorégraphe pour les combat à l'épée des elfes avait travaillé avec Erroll Flynn, c'est un vrai artiste, tout est élégant, avec des mouvements doux. C'était super.
Et puis il fallait marcher (ricanement). Vous n'aviez pas le droit de regarder le sol, vous deviez flotter de manière très gracieuse... et tomber constamment sur un sol inégal. Et le tout en tant qu'elfe toujours propre et radieux ! Combien de fois avons-nous du changer de costume et recommencer les scènes parce que quelqu'un avait trébuché dans sa robe. J'ai arrêté de compter passé un temps.
Les elfes ont aussi eu des moments durs sur le plateau. Il y avait des panneaux dans le bureau de casting disant « Nous détestons les elfes » ou « Pas d'elfe ici » ou « Aire sans elfes » (sourire). Ils ont du auditionner de jeunes bellâtres de 20 ans, je pense qu'ils n'ont pas beaucoup aimé ça.

Les acteurs qui jouent des hobbits ont décrit une atmosphère spéciale dans l'équipe à Hobbitbourg. Avez-vous ressenti quelque chose de similaire avec les elfes ?

Non, c'était un peu différent. Pour les hobbits c'était sûrement quelque chose de nécessaire ! Avec ce film, Peter savait qui allait emmener beaucoup de gens loin de leur maisons dans un pays étranger pour deux ans, et les faire travailler jour après jour. Avec ces conditions, il devait y avoir une atmosphère spéciale pour qu'un projet si énorme marche. En plus il était très important pour Peter qu'il y ait un esprit de famille et un climat de travail agréable. Je ne l'ai jamais vu perdre son calme. Je suis sûr qu'il s'est arraché les cheveux plusieurs fois. Mais sur le plateau il était toujours calme, amical et attentif. J'ai toujours eu l'impression qu'il aimait être là et qu'il était heureux de faire le film. Et les conditions dans lesquelles les gens ont du travailler étaient parfois si dures que c'était le seul moyen de finir le film. Et ça a été payant : pas un seul acteur n'est parti en plein milieu ou ne s'est conduit comme une primadonna, avec de terribles migraines et autres choses du genre !

Est-ce que vous aimez la fantasy personnellement ?

J'ai lu beaucoup de science fiction : les romans de Ian Banks. C'est probablement mon auteur préféré, en science fiction et en littérature classique. Quand j'étais jeune, j'ai aussi lu du Robert Heinlein... quand j'étais très très jeune (rires).

Est-ce que vous passiez aussi des jours sur le plateau quand vous n'étiez pas devant la caméra?

Il y avait beaucoup de jours où j'étais sur le plateau et où nous ne tournions pas. Vraiment beaucoup ! Parfois je pense qu'un acteur est payé pour s'asseoir et attendre, et que le jeu, il le fait gratuitement. Et il y a une certaine ironie là-dedans : vous vous levez à 5 heures du matin pour vous habiller et vous maquiller à temps, et alors vous vous asseyez toute la journée et vous buvez du café. J'ai fumé incroyablement plus pendant ce temps, des jours entiers. Ne faites jamais ça ! (rires) Mais c'était quand même super : comme si vous tourniez un film de famille avec 600 acteurs et un budget de 600 millions de dollars (sourire).

On peut aussi vous entendre dans le film, autrement qu'en Haldir...

Oui, j'ai aidé à faire les hurlements des spectres de l'Anneau, ces gémissements effrayants et haut perchés, comme ça : (hurlement). Non, ça c'était pathétique, j'étais bien meilleur que ça (rires).

Qu'allez-vous faire après Le Seigneur des Anneaux?

Bientôt je vais jouer une version théâtre du Rocky Horror Picture Show en Nouvelle-Zélande. Mon voyage actuel (à Ringcon 2003) est aussi prévu là-dedans. Dès que je reviens, je monte sur scène. En février 2003 je tournerai une production télé appelé Mercy Peak, un film hospitalier en Nouvelle-Zélande, jusqu'en septembre.

Peut-être qu'alors vous reviendrez en Allemagne pour Ringcon 2004?

Oui, avec plaisir. Je n'étais jamais venu à une convention comme celle-ci. C'est super de voir à quel point les histoires de Tolkien et le film sont importants pour les visiteurs. Et puis il y a des femmes qui portent des T-shirt avec marqué « Haldir Président » partout. J'adore ces T-shirt ! Sérieusement c'est un peu embarrassant. Et je me demande où étaient toutes ces merveilleuses femmes quand j'avais 14 ans (sourire)."

-> Article originel