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Auteurs, E-mail : Sylvadoc
Dernière Mise à jour : 15/07/2002

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.:: Entretien avec Barrie M. Osborne et Mark Ordesky ::.

Le 15/07/2002

Cet interview provient du magazine australien, DVD Now. Barrie M. Osborne et Mark Ordesky (les producteurs du Seigneur des Anneaux) parlent des prochains dvds de la Communauté de l'Anneau ainsi que des Deux Tours et du Retour du Roi, le temps de quelques allusions.

DVD Now : Qu'est ce qui vous a convaincu dans la filmographie de Peter Jackson qu'il était capable de mener un projet de cette ampleur ?

Ordesky : Il n'y avait rien dans sa filmographie. Mais nous ne l'avons pas choisit en fonction de ça. Je connais personnellement Peter depuis 1987. Il est toujours convenu que si Hollywood n'a pas déjà fait un tel projet, c'est qu'il est impossible à faire. Et c'est précisément ce type de raisonnement qui mène à des films insipides. Il y avait quelques studios, dont je tairais le nom, qui n'ont pas même pris le temps de rencontrer Peter Jackson lorsqu'il est arrivé à Los Angeles. Pouvez-vous l'imaginer ?

DN : Quel est votre film préféré dans sa filmographie ?

Ordesky : à part le Seigneur des Anneaux ?

DN : à part le Seigneur des Anneaux.

Osborne : Pour moi, Créatures Célestes.

Ordesky : C'est probablement vrai pour la qualité intrinsèque de la réalisation d'un film. J'ai une véritable passion pour Bad Taste car il a été le premier. C'est le premier que j'ai vu. J'ai essayé de l'acheter quand j'étais dans une autre compagnie pour quelques centaines de milliers de dollars mais on m'a alors dit que je devais être fou.

DN : Comment avez-vous réussi à convaincre New Line, sachant qu'ils devaient mettre à peu près tout ce qu'ils avaient sur le tapis ?

Odersky : C'est peut être surprenant, mais ça n'a pas été trop difficile compte tenu des investissements. Bien que le film ait été qualifié de voué à l'échec à Hollywood, bien que l'entreprise demandait un effort colossale, une fois que le premier film a été vu comme un immense succès, il est devenu comme la plus prolifique des décisions économiques dans l'histoire contemporaine du cinéma car nous avons deux séquelles à un prix incroyablement bas.

Osborne : Cela dit, j'encourage quiconque ayant lu cet article de faire un film à la fois.

Odersky : Ne faites pas ça chez vous ! Je me retrouve avec la taille d'un hobbit alors que j'étais plutôt grand !

DN : Lequel préférez vous des trois ?

Odersky : Oh, il est assez difficile de s'exprimer là-dessus. Ce que je peux dire de façon sûre, c'est que ça devient toujours mieux et toujours plus grand. On considère que le premier film est épique, mais ils n'ont aucune idée. Le premier film n'était qu'un amuse-gueule comparé au deuxième. Et le troisième est encore plus gigantesque.

DN : Pourquoi attendez-vous une année entre la sortie des différents films ?

Odersky : la nature même de l'emploi du temps de la post-production nécessite une année. Et il faut aussi s'inscrire dans le fait de la location des vidéos et des DVDs et des droits télévisuels. Vous commencez à sortir un film au cinéma alors que le premier arrive tout juste en vidéo.

Osborne : J'étais pour une sortie semestrielle.

Odersky : On a effectivement essayé de planifier un Noël-Eté-Noël. Mais vérifications faites sur le planning de la post-production, on s'est dit que c'était démentiel.

Osborne : Heureusement que je me suis trompé. Nous serions mort.

Odersky : Mais ça marche. Je suis content de l'idée qu'on puisse retrouver le Seigneur des Anneaux à Noël et qu'on puisse voir les DVDs et les vidéos pendant l'été.

DN : Etant donné le succès du Seigneur des Anneaux, comptez-vous réaliser Bilbo le Hobbit ?

Odersky : New Line et United Artists sont en conflit concernant ces droits. Et tant que la situation restera pareille, il n'y aucune chance de voir un film sur Bilbo le Hobbit.

Dn : Pouvez-vous nous décrire les différences entre la première et la seconde version du DVD ?

Osborne : La première version restitue le film dans sa dimension cinéma. Je dois aussi dire que la qualité de l'image est impeccable. Pour le deuxième film, nous ferons un transfert digitale directe pour que la qualité de l'image soit optimale. La seconde version du DVD est une version étendue du montage. Les deux versions sont des montages de Peter Jackson. Il n'a pas de préférence pour l'une ou pour l'autre. La version étendue est probablement une version incompatible avec le format cinéma. C'est assez lent et le rythme n'est pas assez soutenu. Mais cela a l'avantage de donner plus de profondeurs aux personnages et de comprendre ainsi lmes tenants et les aboutissants de l'histoire de chacun.

Odersky : Peter a conscience que l'on regarde différemment un film au cinéma et un film chez soi. Aujourd'hui, notre fantasme serait de coupler toutes les versions étendues des trois films pour sortir le résultat dans les salles. Ce serait cool !

DN : Avez-vous une préférence ?

Osborne : Non j'aime réellement les deux car se sont toutes deux des œuvres d'art. La trentaine de minutes de scènes que l'on a rajouté s'inscrit véritablement dans le déroulement du film.

Odersky : Oui, vous n'avez pas conscience que des scènes ont été rajoutées dans le film. A moins que vous n'ayez une connaissance approfondie de la version cinéma, vous ne pouvez pas vous apercevoir qu'il y a eu une scène de rajoutée. Cela se fait de manière fluide, tout comme la musique d'Howard Shore.

-> Article Originel