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Auteurs, E-mail : Guybrush
Dernière Mise à jour : 27/09/2004

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.:: Interview de John Noble ::.

Emma Burgess (EB) : Comment était le premier jour au Fellowship Festival ?

John Noble (JN) : Le festival est magnifiquement organisé. J'ai toujours eu l'impression que cela serait vraiment spécial, et en fait si je n'avais pas pensé que je serais probablement parti, je n'aurais pas participé à la semaine suivante, mais je trouvais que trop de travail et de dévotion étaient impliqués. Et les fans sont un excellent amusement.

EB : Avez-vous eu des bonnes séances de Questions & Réponses ?

JN : En fait j'en ai fait deux, une avec la Tolkien Society, très en profondeur et une plus légère après, c'était amusant !

EB : Y a-t-il une différence entre les fans du film et les fans du livre ?

JB : Les fans du livre se réfèrent à la littérature et donc ils posent des questions qui concernent la littérature comme contre les films, qui sont une interprétation de la littérature, et cela peut être délicat, mais j'ai apprécié ça.

Je n'ai jamais eu de critiques concernant la façon dont je joue Denethor ou les choix que j'ai faits et donc cela ne m'intimide pas quand quelqu'un dit, « Oh oui, mais ce n'était pas exactement comme ça ? » C'est une interprétation valide, et une interprétation valide dans un film sous-entend qu'il [Denethor] devait être un personnage fort et dangereux, et pas un vieil homme peu convaincant, sinon le personnage serait mort.

EB : Est-ce que le personnage de Denethor a eu un impact sur vous personnellement ?

JN : C'est un super personnage. C'est le meilleur personnage que j'aie jamais joué ! Cela revient à jouer un grand rôle Shakespearien comme le Roi Lear et c'est la profondeur du personnage et pouvoir faire ça dans un film c'est vraiment un cadeau [pour l'acteur].

EB : Quelle était votre partie préférée du film, qu'avez-vous le plus aimé ?

JN : Aimer est un mot amusant, je veux dire que c'était incroyablement intense et toutes les scènes de Denethor sont des scènes vraiment puissamment chargées émotionnellement, donc il n'y avait pas beaucoup de fous rires ! C'était toujours très intense... d'une très bonne manière... sur le plateau.

Je suppose que ma partie préférée doit être lorsque Billy a chanté cette chanson. C'était si touchant, et pas parce que j'y suis, mais je crois sincèrement que Peter Jackson a fait un morceau de magie cinématographique lorsqu'il a monté cette scène.

Comme je le dis ce n'est pas parce que j'y suis... Je regarde la juste position de Pippin en train de chanter, Faramir chevauchant vers cette mission suicide et le pauvre Roi dérangé juste en train de manger ! Avec les sons et la musique... Je pense que c'est un passage de génie ! Qu'il soit béni [Peter Jackson] !

EB : Je suis complètement d'accord avec ça, c'est tellement émotionnel que les larmes montent face aux images...

JN : Absolument... Absolument ! Et vous êtes déchiré ; que cet homme soit juste là en train de manger... c'est une énorme métaphore... Juste en train de se bâfrer, et il y a cet adorable garçon en train de chanter cette triste complainte, et ce cher, charmant Faramir se dirigeant vers ce qui est une mort certaine, parce qu'il essaie d'obtenir l'approbation de son père... terriblement triste ! Mais une scène magnifique.

EB : Y aura-t-il des scènes supplémentaires entre Denethor, Faramir et Boromir ?

JN : Oui, il y a une scène incroyable, en fait je pense que c'est ma préférée, c'est un retour en arrière, entre moi [Denethor] et Faramir... De manière assez intéressante dans cette scène à un moment Denethor a une illusion en regardant Faramir et il voit en fait Boromir... et bien sûr Sean Bean entre dans cette scène... mais c'est une illusion ; et dans ce dixième de seconde vous voyez un Denethor complètement différent, c'est genre [il imite] « C'est mon fils... Aaah ». Et il disparaît... vraiment intéressant.

EB : Wow, j'ai vraiment hâte de voir ça, et tout sera dans la version longue ?

JN : Oui ! Il y aura plutôt beaucoup... La version longue que j'ai vue est incroyable. Tout ce qui concerne les Maisons de Guérison est dedans, et beaucoup de choses. Et bien qu'il n'y ait qu'une nouvelle scène avec moi, beaucoup des scènes que j'ai faites ont été en quelque sorte coupées, et elles sont de retour avec gloire.

J'étais vraiment content lorsque je l'ai vue et j'ai dit au producteur, qui faisait le DVD à Los Angeles, j'ai dit « pouvez-vous s'il vous plait dire merci à Peter Jackson », et il l'a fait !

Je pense que tous les acteurs vous diront que certaines de leurs scènes ont été omises, je veux dire que Bernard [Hill] vous dira la même chose, et en effet dans « Les Deux Tours » j'ai trouvé tragique l'omission de la scène entre Faramir, Denethor et Boromir ! Mais c'est un travail délicat, le fait de choisir, je veux dire comment faire...

Vous savez je considère tout ce qui était dedans mais qui aurait coûté des larmes de sang à Peter Jackson...

[Ici nous avons plus parlé des scènes de la version longue, du génie de Peter Jackson, etc. Mais on nous a demandé de supprimer cette partie du texte]

EB : Beaucoup de fans ont fait le « marathon » [les trois films à la suite], avez-vous fait ça ?

JN : [rires] Non, c'est intéressant, je préfère les versions longues, tellement plus, je les trouve bien plus satisfaisantes que les autres. Mais vous savez, assez souvent à la maison les enfants en visionneront un et j'entendrai la musique obsédante d'Howard Shore de quelque part ou alors, quand le film passera...

Je joue beaucoup de musique.

Je pense que la musique... en parlant de génies, nous étions bénis de l'avoir... Je considère qu'il est peut-être un des meilleurs compositeurs contemporains, si ce n'est le meilleur compositeur contemporain/classique existant. La musique est stupéfiante ! C'est tellement magnifique, et c'est un type tellement adorable ! Un homme si charmant !

Je l'ai vu deux fois diriger la symphonie... Oh mon dieu ! La première fois que je l'ai vu c'était à Wellington, et c'était deux nuits avant le vrai commencement et donc il était en train de diriger, et je ne savais en quelque sorte pas à quoi m'attendre, c'était absolument abasourdissant, les larmes coulaient le long de mon visage.

Nous avions une grande journée le jour suivant, et ils m'ont dit « Tu veux aller à l'after party ? », mais on a dit « Ah non », et puis j'ai dit à ma femme « écoute, oublie ce que j'ai dit, je ne l'ai jamais rencontré, je veux juste y aller et lui serrer la main », donc j'ai attendu qu'il arrive, et je suis allé vers lui et j'ai dit « M. Shore, je suis John Noble, je voulais juste vous dire merci »

[Ici j'ai demandé quel était son prochain projet et la conversation a dévié sur son nouveau film, à nouveau cela a été supprimé pour des raisons de copyright, mais les prochaines sections sont bonnes pour la publication]

JN [parlant de son nouveau film] : Il ne sortira pas sous ce nom, je pense qu'il sortira, nous espérons, nommé « The Gat », qui est un ancien nom pour un pistolet, et c'est le thème...il y aura normalement la première au Sundance Festival.

Son dernier film était « The Cooler » qui venait de nulle part et puis qui a été nominé deux fois aux Oscars. Donc il a des bases plutôt bonnes, ce jeune réalisateur, et il a aussi écrit celui-ci.

JN [parlant du réalisateur] : C'est un type légèrement maniéré, charmant, gentil homme et à l'esprit si tordu. Je veux dire c'est ce qu'on disait [sur le plateau] « T'es tordu mec ! » Des choses horribles ! Je veux dire, tuer un enfant ! [rires par rapport à l'absurdité] Il y a cet enfant de onze ans avec tous ces monstres autour de lui tirant, visant sa tête avec des pistolets, et je suis un type australien dehors sur la glace, demandant à mes joueurs de hockey de tirer des pucks sur sa tête ! C'est juste... brutal !!

Mais c'était très amusant [sur le plateau] et nous avons ri, il y a eu beaucoup de fous rires.

EB : Qui étaient vos héros lorsque vous avez grandi, et aujourd'hui ?

JN : Dans le métier d'acteur ?

EB : Dans tout, vraiment, qui vous a influencé ?

JN : C'est amusant, je veux dire je suppose qu'enfant la plupart des gens que j'admirais étaient des sportifs. Ce qui est plutôt typique en Australie. Je veux dire j'ai toujours fait du sport et j'en fais toujours. Donc c'était principalement des joueurs de cricket.

[on continue la discussion sur la façon dont il a été influencé pour devenir un acteur]

JN : Dans un sens, je n'en avais pas... J'ai été élevé dans le pays et je n'avais aucun concept pour en fait devenir un acteur, aucune idée ! Je veux dire nous sommes allés au cinéma et nous avons vu des films, mais je n'avais aucune idée.

Je suis allé à l'Université à Adelaide et je n'avais toujours aucune idée ! J'ai été invité une fois à faire une lecture [il n'a pas dit quelle lecture c'était], ce que j'ai trouvé amusant, et comme conséquence le professeur a dit « Doux jésus... ALLEZ-Y !!! » et cela a continué depuis là, et j'ai trouvé quelque chose que j'adorais faire, et bien plus que la Loi je peux vous dire ! [rires]

EB : Alors quel était votre premier rôle ?

JN : J'ai joué le chœur dans « Antigidy » {orthographe?}, qui était une production d'étudiant. C'était en fait un morceau de mouvement.

EB : Et c'est parti de là...

JN : [il sourit] c'est parti de là, oui.

EB : Etes-vous un grand lecteur ? Lisez-vous quelque chose en ce moment ?

JN : Oui, je viens de finir tous les livres de Dan Brown, donc les quelques semaines passées je les ai lus. [il réfléchit] Que suis-je en train de lire maintenant... ? [après une courte pause] Je lis un livre nommé « A History of Just About Everything » [NdT : « Une Histoire qui Concerne Simplement Tout »]

EB : J'ai aussi ce livre, je ne l'ai pas encore lu !

JN : C'est super, c'est super ! Je le lisais dans l'avion et j'en suis à peu près au tiers, c'est excellent !

A ce point j'ai pensé que j'avais retenu le pauvre John assez longtemps et donc nous avons conclu la discussion, j'ai remercié John pour le temps accordé, nous nous sommes serré la main et nous sommes partis nous asseoir et prendre un cigare. Un homme charmant, vraiment.

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