| .:: Interview
de John Noble ::.
Emma Burgess (EB) : Comment était
le premier jour au Fellowship Festival ?
John Noble (JN) : Le festival
est magnifiquement organisé. J'ai toujours
eu l'impression que cela serait vraiment spécial,
et en fait si je n'avais pas pensé que
je serais probablement parti, je n'aurais pas
participé à la semaine suivante,
mais je trouvais que trop de travail et de dévotion
étaient impliqués. Et les fans sont
un excellent amusement.
EB : Avez-vous eu des bonnes séances
de Questions & Réponses ?
JN : En fait j'en ai fait deux,
une avec la Tolkien Society, très en profondeur
et une plus légère après,
c'était amusant !
EB : Y a-t-il une différence
entre les fans du film et les fans du livre ?
JB : Les fans du livre se réfèrent
à la littérature et donc ils posent
des questions qui concernent la littérature
comme contre les films, qui sont une interprétation
de la littérature, et cela peut être
délicat, mais j'ai apprécié
ça.
Je n'ai jamais eu de critiques
concernant la façon dont je joue Denethor
ou les choix que j'ai faits et donc cela ne m'intimide
pas quand quelqu'un dit, « Oh oui, mais
ce n'était pas exactement comme ça
? » C'est une interprétation valide,
et une interprétation valide dans un film
sous-entend qu'il [Denethor] devait être
un personnage fort et dangereux, et pas un vieil
homme peu convaincant, sinon le personnage serait
mort.
EB : Est-ce que le personnage
de Denethor a eu un impact sur vous personnellement
?
JN : C'est un super personnage.
C'est le meilleur personnage que j'aie jamais
joué ! Cela revient à jouer un grand
rôle Shakespearien comme le Roi Lear et
c'est la profondeur du personnage et pouvoir faire
ça dans un film c'est vraiment un cadeau
[pour l'acteur].
EB : Quelle était votre
partie préférée du film,
qu'avez-vous le plus aimé ?
JN : Aimer est un mot amusant,
je veux dire que c'était incroyablement
intense et toutes les scènes de Denethor
sont des scènes vraiment puissamment chargées
émotionnellement, donc il n'y avait pas
beaucoup de fous rires ! C'était toujours
très intense... d'une très bonne
manière... sur le plateau.
Je suppose que ma partie préférée
doit être lorsque Billy a chanté
cette chanson. C'était si touchant, et
pas parce que j'y suis, mais je crois sincèrement
que Peter Jackson a fait un morceau de magie cinématographique
lorsqu'il a monté cette scène.
Comme je le dis ce n'est pas parce
que j'y suis... Je regarde la juste position de
Pippin en train de chanter, Faramir chevauchant
vers cette mission suicide et le pauvre Roi dérangé
juste en train de manger ! Avec les sons et la
musique... Je pense que c'est un passage de génie
! Qu'il soit béni [Peter Jackson] !
EB : Je suis complètement
d'accord avec ça, c'est tellement émotionnel
que les larmes montent face aux images...
JN : Absolument... Absolument
! Et vous êtes déchiré ; que
cet homme soit juste là en train de manger...
c'est une énorme métaphore... Juste
en train de se bâfrer, et il y a cet adorable
garçon en train de chanter cette triste
complainte, et ce cher, charmant Faramir se dirigeant
vers ce qui est une mort certaine, parce qu'il
essaie d'obtenir l'approbation de son père...
terriblement triste ! Mais une scène magnifique.
EB : Y aura-t-il des scènes
supplémentaires entre Denethor, Faramir
et Boromir ?
JN : Oui, il y a une scène
incroyable, en fait je pense que c'est ma préférée,
c'est un retour en arrière, entre moi [Denethor]
et Faramir... De manière assez intéressante
dans cette scène à un moment Denethor
a une illusion en regardant Faramir et il voit
en fait Boromir... et bien sûr Sean Bean
entre dans cette scène... mais c'est une
illusion ; et dans ce dixième de seconde
vous voyez un Denethor complètement différent,
c'est genre [il imite] « C'est mon fils...
Aaah ». Et il disparaît... vraiment
intéressant.
EB : Wow, j'ai vraiment hâte
de voir ça, et tout sera dans la version
longue ?
JN : Oui ! Il y aura plutôt
beaucoup... La version longue que j'ai vue est
incroyable. Tout ce qui concerne les Maisons de
Guérison est dedans, et beaucoup de choses.
Et bien qu'il n'y ait qu'une nouvelle scène
avec moi, beaucoup des scènes que j'ai
faites ont été en quelque sorte
coupées, et elles sont de retour avec gloire.
J'étais vraiment content
lorsque je l'ai vue et j'ai dit au producteur,
qui faisait le DVD à Los Angeles, j'ai
dit « pouvez-vous s'il vous plait dire merci
à Peter Jackson », et il l'a fait
!
Je pense que tous les acteurs
vous diront que certaines de leurs scènes
ont été omises, je veux dire que
Bernard [Hill] vous dira la même chose,
et en effet dans « Les Deux Tours »
j'ai trouvé tragique l'omission de la scène
entre Faramir, Denethor et Boromir ! Mais c'est
un travail délicat, le fait de choisir,
je veux dire comment faire...
Vous savez je considère
tout ce qui était dedans mais qui aurait
coûté des larmes de sang à
Peter Jackson...
[Ici nous avons plus parlé
des scènes de la version longue, du génie
de Peter Jackson, etc. Mais on nous a demandé
de supprimer cette partie du texte]
EB : Beaucoup de fans ont fait
le « marathon » [les trois films à
la suite], avez-vous fait ça ?
JN : [rires] Non, c'est intéressant,
je préfère les versions longues,
tellement plus, je les trouve bien plus satisfaisantes
que les autres. Mais vous savez, assez souvent
à la maison les enfants en visionneront
un et j'entendrai la musique obsédante
d'Howard Shore de quelque part ou alors, quand
le film passera...
Je joue beaucoup de musique.
Je pense que la musique... en
parlant de génies, nous étions bénis
de l'avoir... Je considère qu'il est peut-être
un des meilleurs compositeurs contemporains, si
ce n'est le meilleur compositeur contemporain/classique
existant. La musique est stupéfiante !
C'est tellement magnifique, et c'est un type tellement
adorable ! Un homme si charmant !
Je l'ai vu deux fois diriger la
symphonie... Oh mon dieu ! La première
fois que je l'ai vu c'était à Wellington,
et c'était deux nuits avant le vrai commencement
et donc il était en train de diriger, et
je ne savais en quelque sorte pas à quoi
m'attendre, c'était absolument abasourdissant,
les larmes coulaient le long de mon visage.
Nous avions une grande journée
le jour suivant, et ils m'ont dit « Tu veux
aller à l'after party ? », mais on
a dit « Ah non », et puis j'ai dit
à ma femme « écoute, oublie
ce que j'ai dit, je ne l'ai jamais rencontré,
je veux juste y aller et lui serrer la main »,
donc j'ai attendu qu'il arrive, et je suis allé
vers lui et j'ai dit « M. Shore, je suis
John Noble, je voulais juste vous dire merci »
[Ici j'ai demandé quel
était son prochain projet et la conversation
a dévié sur son nouveau film, à
nouveau cela a été supprimé
pour des raisons de copyright, mais les prochaines
sections sont bonnes pour la publication]
JN [parlant de son nouveau film]
: Il ne sortira pas sous ce nom, je pense qu'il
sortira, nous espérons, nommé «
The Gat », qui est un ancien nom pour un
pistolet, et c'est le thème...il y aura
normalement la première au Sundance Festival.
Son dernier film était
« The Cooler » qui venait de nulle
part et puis qui a été nominé
deux fois aux Oscars. Donc il a des bases plutôt
bonnes, ce jeune réalisateur, et il a aussi
écrit celui-ci.
JN [parlant du réalisateur]
: C'est un type légèrement maniéré,
charmant, gentil homme et à l'esprit si
tordu. Je veux dire c'est ce qu'on disait [sur
le plateau] « T'es tordu mec ! » Des
choses horribles ! Je veux dire, tuer un enfant
! [rires par rapport à l'absurdité]
Il y a cet enfant de onze ans avec tous ces monstres
autour de lui tirant, visant sa tête avec
des pistolets, et je suis un type australien dehors
sur la glace, demandant à mes joueurs de
hockey de tirer des pucks sur sa tête !
C'est juste... brutal !!
Mais c'était très
amusant [sur le plateau] et nous avons ri, il
y a eu beaucoup de fous rires.
EB : Qui étaient vos héros
lorsque vous avez grandi, et aujourd'hui ?
JN : Dans le métier d'acteur
?
EB : Dans tout, vraiment, qui
vous a influencé ?
JN : C'est amusant, je veux dire
je suppose qu'enfant la plupart des gens que j'admirais
étaient des sportifs. Ce qui est plutôt
typique en Australie. Je veux dire j'ai toujours
fait du sport et j'en fais toujours. Donc c'était
principalement des joueurs de cricket.
[on continue la discussion sur
la façon dont il a été influencé
pour devenir un acteur]
JN : Dans un sens, je n'en
avais pas... J'ai été élevé
dans le pays et je n'avais aucun concept pour
en fait devenir un acteur, aucune idée
! Je veux dire nous sommes allés au cinéma
et nous avons vu des films, mais je n'avais aucune
idée.
Je suis allé à l'Université
à Adelaide et je n'avais toujours aucune
idée ! J'ai été invité
une fois à faire une lecture [il n'a pas
dit quelle lecture c'était], ce que j'ai
trouvé amusant, et comme conséquence
le professeur a dit « Doux jésus...
ALLEZ-Y !!! » et cela a continué
depuis là, et j'ai trouvé quelque
chose que j'adorais faire, et bien plus que la
Loi je peux vous dire ! [rires]
EB : Alors quel était votre
premier rôle ?
JN : J'ai joué le chœur
dans « Antigidy » {orthographe?},
qui était une production d'étudiant.
C'était en fait un morceau de mouvement.
EB : Et c'est parti de là...
JN : [il sourit] c'est parti de
là, oui.
EB : Etes-vous un grand lecteur
? Lisez-vous quelque chose en ce moment ?
JN : Oui, je viens de finir tous
les livres de Dan Brown, donc les quelques semaines
passées je les ai lus. [il réfléchit]
Que suis-je en train de lire maintenant... ? [après
une courte pause] Je lis un livre nommé
« A History of Just About Everything »
[NdT : « Une Histoire qui Concerne Simplement
Tout »]
EB : J'ai aussi ce livre, je ne
l'ai pas encore lu !
JN : C'est super, c'est super
! Je le lisais dans l'avion et j'en suis à
peu près au tiers, c'est excellent !
A ce point j'ai pensé que
j'avais retenu le pauvre John assez longtemps
et donc nous avons conclu la discussion, j'ai
remercié John pour le temps accordé,
nous nous sommes serré la main et nous
sommes partis nous asseoir et prendre un cigare.
Un homme charmant, vraiment.
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