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Interview de Dominic Monaghan et Billy Boyd ::. 
Ils
étaient le souffle comique de La Communauté de l'Anneau, les hobbits Meriadoc
"Merry" Brandebouc et Peregrin "Pippin" Touc ont arrachés des sourires au publics
au cinéma, mais les acteurs qui les jouent, Dominic Monaghan et Billy Boyd, en
ont certainement arraché plus dans leurs interviews ou dans les bonus du DVD.
Quand vous lirez vous devez vous imaginer l'accent anglais de Monaghan et la petite
pointe d'accent écossais de Boyd. Nous les retrouvons dans le pays des Ents, prenant
le thé avec Sylvebarbe. Enlevez ça les gars… Billy Boyd
: Sylvebarbe est très douloureux pour votre derrière. Nous étions dessus douze
heures par jour. La chose étrange est qu'ils ont construit cet arbre, il faisait
20 pieds de hauts, ils ont rendu le jeu plus facile parce que son visage était
là en automate, il y avait un acteur qui lisait les lignes, ça nous a beaucoup
aidé. Et quand Sylvebarbe se baisse pour nous regarder, nous étions surmontés
par 20 pieds, ça avait l'air très réel. Mais nous devions être harnachés pour
des raisons de sécurité, avec les mains et les branches, la position naturelle
pour s'asseoir est d'à peu près 45°, donc vous êtes toujours plus ou moins pendu.
J'en suis arrivé au point où il était si difficile d'enlever le harnais, de descendre
l'échelle et remonter pour tout recommencer que je ne descendais plus que pour
le déjeuner. Donc pour les pauses thé, ils nous passaient des tasses, et puis
ils quittaient le studio donc il ne restait que moi, Dom et Sylvebarbe, assis
là, prenant une tasse de thé. Dominic Monaghan : C'est une bonne expérience
de ses propres limites. En fait, vous avez été attachés
tous les deux pendant les trois dernières années. Qu'est-ce qui ressort de cette
relation ? Dominic Monaghan : De l'amour. De l'amour bien
assis. Mais pas sur des bases sexuelles. Non, effectivement, nous sommes toujours
ensemble, nous nous comprenons très bien, nous savons ce qui embête l'autre, et
pour ce qui est de nos carrières, nous aimerions tous les deux travailler ensemble
pour le reste de nos vies. Seulement jusqu'au jour de notre mort. Certaines
personnes pensent vraiment que vous êtes frères. Dominic
Monaghan : Et bien, nous sommes frères. Nous sommes tous frères. Elijah et Sean
et Orlando et Viggo et Ian, Billy et moi-même, nous avons tous partagés cette
expérience incroyable. Nous essayons autant que nous pouvons de vous expliquer
ces moments que nous avons passé en Nouvelle-Zélande, mais à la fin, les seules
personnes qui comprennent vraiment ce que nous avons vécu sont les gens du film
et de l'équipe. C'est le plus long tournage de tous les temps. Vous savez, vous
entendez les acteurs dire combien ils se sont liés avec les gens sur un tournage
de 6 ou 8 semaines - imaginez avoir été ensemble pendant presque deux ans. Ca
devient une extension de votre famille. Nous sommes très, très chanceux. Est-ce
que vous faites des cauchemars sur le fait que vous images de hobbits vous collent
à la peau ? Billy Boyd : Etre catalogués ? Non. C'est à
vous d'être sûr que vos choix ne vous limitent pas, que les gens puissent vous
voir faire autre chose. Cette année, j'ai fait un court-métrage sur un astronaute,
et dans le dernier film que j'ai fait avec Peter Weir, je joue un personnage aussi
éloigné de Pippin qu'il est possible. Un gars qui sait où est sa place dans son
monde et en est très content. Il est sur un bateau et il est l'un des meilleurs
marins, il peut faire le travail de tout le monde. Alors, vous savez, vous devez
juste vous convaincre que le catalogage n'existe pas. C'est
le film avec Russell Crowe ? Billy Boyd : Oui. Qui
sera intitulé ? Billy Boyd : Je n'en suis pas encore sûr.
Soit Master and Commander soit The Far Side of the World. C'est
basé sur un livre de Patrick O'Brien. Est-ce que je peux
vous demander pourquoi vous avez " trees " écrit sur votre main ? Dominic
Monaghan : C'est une très bonne question. Billy et moi avons réalisé que cette
tournée d'interviews est comme une scène pour nous pour parler des problèmes que
nous trouvons importants. Et avec ce film, être Merry et Pippin sur un arbre,
et un arbre faisant finalement son maximum pour sauver l'humanité, nous avons
pensé que ce serait une bonne chose de rester dans l'esprit des gens avec le message
que nous devons sauver les arbres. Vous savez, Tolkien parlait de ça dans les
années 40, et il ne semble pas que ça ait été un problème à aborder. Je me suis
attaché avec des gens qui travaillent pour Greenpeace à Los Angeles, ils m'ont
dit que l'équivalent de 11 terrains de football sont détruits chaque jour dans
la forêt équatoriale. Et rien n'est replanté. C'est quelque chose qui va finir
par nous tuer et signer la fin du monde parce que les arbres sont les poumons
du monde, ils sont ce qui nous aide à respirer, et nous sommes tellement occupées
par cette guerre pour le pétrole, qui est finalement une guerre pour le pouvoir
et l'argent. Et je pense que c'est ridicule quand la vraie chose qui devrait nous
occuper est de continuer à vivre sur cette planète. Et ça ne va jamais arriver
- ça n'arrivera jamais si les forêts sont détruites. En ce moment, il y a quelque
chose qui est en train de se faire à travers New Line qui - croisons les doigts
- va aboutir à planter des arbres sur tous les continents du monde. A travers
le film du Seigneur des Anneaux. Nous voudrions que les gens s'impliquent pour
conserver leur environnement, je pense que c'est le problème le plus important
de nos jours, autrement il n'y aura plus de monde à sauver. Est-ce
que vous pouvez décrire un peu ce projet ? Pas vraiment,
non, parce que ce n'est pas encore sûr. Ca serait un énorme replantage d'arbres
dans tout le monde. Pour avoir des forêts sur tous les continents et que les gens
puissent les visiter. Vous iriez en Lorien en Nouvelle-Zélande, ou visiter la
Comté en Angleterre, et ça pourrait être sponsorisé par une compagnie de cinéma.
C'est l'idée de base. Depuis le premier film, le tourisme
en Nouvelle-Zélande a augmenté de 20%… Billy Boyd : Je crois
que c'est le bon chiffre. Quelqu'un nous a dit que le chiffre des enfants qui
lisent des romans a aussi augmenté de 20%. Et puis Dom est 20% plus beau que quand
il a commencé le film. Dominic Monaghan : Vous pouvez le voir, pas vrai ? Je pense
que c'est flagrant. Billy Boyd : Oui. Je dirai même que c'est plus, 30 ou 35%.
Dominic Monaghan : Non, je pense que c'est bien que la Nouvelle Zélande puisse
se développer comme ça. C'est un pays merveilleux à explorer. Il y a tout, dans
un périmètre réduit, vous pouvez aller de la montagne à une forêt incroyable et
puis conduire jusqu'à un désert. Vous pouvez aller dans quelques-unes des plus
vieilles forêts dans le monde et voir des fougères préhistoriques et tout ça.
Je ne pense pas que j'y serai jamais allé si je n'avais pas été impliqué dans
le Seigneur des Anneaux. Je pensais que c'était comme l'Australie, une sorte de
pays désolé, mais ce n'est pas comme ça, la faune et la flore sont plus comme
celle de l'Angleterre ou de l'Europe. C'est merveilleux, je vais acheter une maison
là-bas et aller y élever mes enfants. Vraiment ? Dominic
Monaghan : Bon, je n'ai pas encore d'enfants. Billy Boyd : Et bien, tu devrais
en faire. Dominic Monaghan : Je vais en faire. Billy Boyd : Tu devrais commencer
à y travailler. Dominic Monaghan : Je le ferai. Billy Boyd : Bien. A
quel niveau est-ce que jouer ces rôles a changé vos vies ? Billy
Boyd : Pas énormément en fait. La vie est à peu près la même qu'elle a toujours
été. Pour moi, je vis toujours en Ecosse, je vois toujours les mêmes personnes,
je vais aux mêmes endroits. Si ça a changé quelque chose, c'est que mon travail
est maintenant vu sur un plan plus international, ce qui est bien. Ca veut dire
que vous avez la chance de travailler avec des gens avec qui vous avez rêvé de
travailler. C'est super. Mais je pense qu'on vous reconnaît
plus souvent au supermarché. Billy Boyd : Oui, il y a ça,
ce qui est assez bizarre. Vous oubliez parfois que les gens vous ont vu, surtout
quand vous êtes à l'étranger. Je trouve ça bizarre d'être reconnu à Paris, vous
avez l'habitude de ça chez vous ou en Angleterre même. Dominic Monaghan :
Je marchais dehors la nuit dernière et un gamin, un français est passé devant
moi et Elijah et il a dit " l'anglais! " Elijah était étonné, il m'a dit " l'anglais!
" et il m'a frappé. Billy Boyd : T'es sérieux ? Dominic Monaghan : Oui.
Billy Boyd : Vraiment ? Dominic Monaghan : Oui. Billy Boyd : Qu'est-ce
que " l'anglais " veut dire ? Dominic Monaghan : Anglais. C'est ce problème
entre Français et Anglais. Ils nous détestent. Billy Boyd : Par contre ils
aiment les Ecossais. Dominic Monaghan : Oui. Billy Boyd : La bataille
de Neville's Cross et tout ça. Dominic Monaghan : Il t'aurait fait un câlin.
Billy Boyd : Oui. Elijah a gardé l'anneau dans une
boite comme souvenir. Est-ce que vous avez gardé quelque chose du tournage ? Dominic
Monaghan : J'ai quelques pieds. J'ai un anneau aussi. Et quelques oreilles. Quelques
choses, le script original et quelques livres que j'ai fait signer par tout le
monde. Billy Boyd : Je n'ai rien. Non ? Billy
Boyd : Non. Je suis probablement l'homme le plus paresseux du monde, alors je
n'ai pas pu aller voir tout le monde pour les faire signer le livre. J'ai perdu
le script. Je suis juste…je ne pense jamais à ce genre de choses, vous savez ?
Je suis rentré chez moi et j'ai pensé, vous savez, j'ai fait ça pendant un an
et demi et qu'est-ce que j'ai ? Un tatouage. Dominic Monaghan : Rien !
Billy Boyd : Un tatouage ! Dominic Monaghan : J'ai signé son cul.
Vous pourriez demander à Dom de vous donner quelques pieds. Billy
Boyd : Oui. Dominic Monaghan : Non, je ne lui donne rien. Billy Boyd
: Allez. Dominic Monaghan : Non. Billy Boyd : Allez. Dominic Monaghan
: Ils ne t'iraient pas de toutes manières, ce sont mes pieds. Billy Boyd
: Et bien, vole mes pieds la prochaine fois. Dominic Monaghan : Ok.
Billy Boyd : Merci. Est-ce que vous pensez que la fantasy
remplace la science fiction ? Il y a un autre Star Wars et un autre Star
Trek qui arrivent et ils ne semblent pas aussi intéressants que tout ce monde
fantasy. Etes-vous encore fans de science fiction ? Est-ce que vous attendez Star
Trek par exemple ? Billy Boyd : Oui, effectivement. J'adore
Star Trek. Dominic Monaghan : Menteur. Billy Boyd : Non, j'adore.
Dominic Monaghan : Il y a des modes à Hollywood. Un chargement entier de
films de guerre va être fait sur le Vietnam ou un chargement de, vous savez, des
films de snowboard ou de surf. Ca marche par vagues. Mais je ne vois pas vraiment
Le Seigneur des Anneaux comme un film de fantasy. Il n'a pas été écrit
dans cet esprit, on dirait une sorte de film historique. De la manière dont Tolkien
a approché ça et de la manière dont Pete a semblé l'approcher, il semble que ce
soient des histoires qui se sont passées avant nous, et qu'elles traitent de la
manière dont le monde a été formé. Donc, c'est plus historique que fantasy. Mais
vous vous demander ce que la science fonction pourrait apporter à une fantasy
aussi riche que celle-là. Dominic Monaghan : Et bien, Soderbergh
vient juste de sortir Solaris, que j'ai vu à LA et c'est très bon. Un merveilleux
film. Mais je ne sais pas, ce sont les modes, il va y avoir un retour contre les
films fantasy à un moment et les gens vont demander où sont passés leurs bons
vieux films. Ca va et ça vient. Dans un an, vous ferez ça à nouveau avec, plus
ou moins, le même film. Etes vous habitués à ça et au film
ou est-ce que c'est toujours nouveau ? Billy Boyd : Pour
moi, c'est super d'amener des amis voir le film, j'ai des amis qui sont de gros
fans du livre, être dedans est super, mais pouvoir amener votre famille et vos
amis à la première et les voir prendre du bon temps - c'est un vrai cadeau. |