|
.:: La création
des cartes Decipher de Weta : Une interview
avec Daniel Falconer, de Weta Workshop ::.

A ce jour, vous
avez vu la première série des cartes
Decipher décrivant des personnages des
romans du Seigneur des Anneaux – mais qui
n’apparaissent pas dans les films –
qui ont été créées
pour le TCG du Seigneur des Anneaux. Tom Bombadil,
Goldberry, Glorfindel et Radagast arriveront ce
printemps comme des cartes preview dans la Collection
Countdown et comme cartes de jeu dans l’ensemble
Reflections ; des cartes supplémentaires
feront leur apparition dans d’autres produits
TCG du Seigneur des Anneaux et les campagnes de
publicité commenceront mi-2004. Comme annoncé
récemment, les images des cartes Decipher
sont créées par Weta Workshop, le
studio d’effets spéciaux lauréat
d’un Oscar, qui a créé la
plupart des supports et effets spéciaux
des films. Les images à créer n’incluent
pas seulement des personnages, mais aussi un certain
nombre de photos d’armes, des Anneaux de
Pouvoir, et du Palantir qui n’ont été
vus que brièvement (ou pas du tout) dans
les films.
Plus tôt
cette année, le « creative director »,
Dan Burns, faisait le voyage pour la Terre du
Milieu – la Nouvelle-Zélande, donc
– pour superviser les prises de photo de
Weta Workshop et pour s’assurer que les
buts de Decipher et les concepts étaient
réalisés. Pendant son séjour
de trois semaines, en plus des quelques photos
exclusives des coulisses et du fait d’avoir
joué en Denethor costumé pour des
plans rapprochés de son épée
(une de celles qui apparaîtra dans l’ensemble
Reflections), Dan a aussi longuement discuté
avec le designer le plus haut placé de
Weta Workshop, Daniel Falconer, à propos
du processus de casting et du fait de créer
des costumes pour les personnages pour cette prise
unique de photos.
Dan Burns interviewe
Daniel Falconer
Quelles sont vos
pensées concernant le projet Decipher et
le fait d’y être impliqué ?
Ce que j’aime,
c’est le fait que cela nous donne une chance
de revenir en arrière et d’étendre
le monde de la création de films. C’est
vraiment super d’être capable de faire
des choses qui se passent dans les romans et qui,
pour une raison quelconque, ont été
coupées ou n’allaient jamais coller
à l’histoire. C’est agréable
de faire un retour en arrière et de les
mettre en place, et j’ai aussi le sentiment
qu’avec tout le travail sur les films, j’ai
appris beaucoup plus. Donc c’est agréable
d’être capable d’y appliquer
une partie de cette connaissance et d’y
revenir. J’aime tellement la Terre du Milieu
que je n’ai pas vraiment envie de la quitter,
donc c’est une bonne excuse (rires) pour
y rester un petit peu plus longtemps.
Au départ,
était-il prévu d’inclure certains
de ces personnages dans le film?
Certains d’entres
eux. Pendant un moment il y avait des discussions
sur Radagast faisant une apparition, au moins
à l’arrière-plan d’une
séquence. Un costume a été
créé pour lui, et bien entendu nous
ne finissons jamais le tournage, alors c’était
une chance de l’utiliser. Et de manière
assez intéressante, notre Radagast dans
ces cartes allait en fait également être
le Radagast pour le film, ce qui est cool.
Alors c’est
presque comme un retour au point de départ.
Ouais, il a eu
sa chance bien qu’il n’ait pas pu
le faire dès le début devant la
caméra.
Ou de finir par
terre, dans la salle de montage.
Oui (rires).
Et pour le reste ?
Glorfindel, pour ce que j’en sais, n’en
a jamais fait partie. Mais Jarl Benzon, dont le
frère joue Rumil, le frère de Haldir,
a été un figurant elfe pendant très
longtemps. Il a aussi eu sa chance de briller,
ce qui est bien. Je ne crois pas que nous avions
de véritables projets pour Tom et Goldberry.
Ils faisaient partie de ces choses qui ont été
coupées très tôt. Je peux
comprendre pourquoi. Mais en ayant dit ça,
je sais que vous n’avez qu’à
regarder sur Internet pour voir l’affection
qu’ils ont pour ces personnages. Donc c’est
vraiment super de les faire pour le jeu.
Je crois que Tom
est probablement un des personnages qui est toujours
mentionné par les fans, qui auraient souhaité
le voir dans le film.
Absolument. Avec
un peu de chance, nous donnons aux gens quelque
chose d’excitant dans une moindre mesure
– au moins avec ces cartes, et puis ils
semblent sortir tout droit du même monde
que les autres personnages du film.
Jusqu’à
présent ça a l’air excellent.
Quels styles de défi avez-vous traversés
en essayant de recréer tout cela en photographie,
de manière digitale, et grâce à
Photoshop ?
Il y a des challenges
dans le sens où nous n’avions pas
beaucoup de temps à passer là-dessus,
donc nous devons faire autant que possible de
manière créative pour réutiliser
les choses que nous avons déjà.
Soit des choses qui n’ont pas fonctionné
devant la caméra ou qui ont été
entrevues si brièvement qu’elles
ne sont pas reconnaissables, soit des choses que
nous pouvons modifier de manière digitale.
Nous avons essayé de ne pas avoir à
faire trop de nouvelles choses, en particulier
pour eux. Le bâton de Radagast était
une des seules choses que nous avons commencée
à partir d’une ébauche et
que nous avons complètement créée
parce que nous n’avions rien de vraiment
approprié pour cela. Mais d’autres
choses, comme les costumes, étaient des
réutilisations créatives de différents
personnages, re-coloriés soit de manière
digitale soit re-habillés différemment.
C’était vraiment super d’avoir
les mêmes personnes qui travaillent sur
le maquillage et les costumes pour ces prises
de vue que nous avions dans les films, donc c’était
une grande chance pour eux d’appliquer tout
ce qu’ils avaient appris. Et ils ont une
connaissance profonde de tous leurs domaines donc
ils étaient capables de trouver des moyens
intéressants pour changer ces personnages
et en donnant pourtant l’impression qu’ils
venaient du même monde. Comme Tom Bombadil
– son costume est en fait un très
vieux costume de test pour Gandalf, qui n’est
jamais allé très loin. Ca n’allait
pas sur lui, et nous le lui avons fait un petit
peu plus bleu pour coller avec la description
du livre. Et son chapeau est un chapeau de Hobbit.
Je pense que c’est ce que nous lui avons
mis et colorié.
Comment ont été
choisis les acteurs pour cette prise de vue ?
Autant que possible
– simplement pour des raisons d’accès
et également juste pour son côté
amusant – nous avons essayé de choisir
les personnages venant de Weta Workshop et de
l’équipe du Seigneur des Anneaux.
Nous avons eu la chance d’utiliser Yal,
qui a été un elfe pendant sept ans
sur le film, donc on n’a pas du tout besoin
de coacher ce gars. Il peut marcher droit sur
le plateau, et il sait exactement comment il doit
se tenir et de quoi il doit avoir l’air,
donc c’est un choix idéal pour ça.
Mais la plupart des autres membres de la distribution
ont été tirés de l’équipe
de Weta, ce qui est super parce que ce sont des
personnes qui voulaient vraiment une chance d’être
dans les films et ça a fonctionné
très longtemps, alors maintenant ils ont
leur petit moment de gloire. Et il y a également
quelques stars étonnantes parmi eux. Certains
des acteurs sont si différents dans la
vraie vie par rapport à ce qu’ils
sont dans le film – comme Peter Lyons, le
principal fabriquant d’épée.
Quelle a été
votre inspiration pour les arrangements, l’imagerie
et la phase de conception – était-ce
principalement pris de J.R.R. Tolkien ?
Oui, c’était
principalement pris des livres, mais nous avons
aussi essayé de placer ces descriptions
au travers du « filtre PJ ».
Qu’est-ce
que le « filtre PJ » ?
Et bien, bonne
question. En regardant les films, on obtient quelque
chose qui, dans la plupart des cas, adhère
à ce qui est décrit dans le livre,
mais aussi avec la touche de quelque chose d’autre.
C’est une petite saveur, un goût d’autre
chose. Nous essayons de tous les combiner avec
une saveur que l’on retrouve dans les films.
C’est quelque chose d’énorme
d’essayer d’y mettre ses doigts, mais
le fait de tenter d’apporter ça également
à ces cartes – des petites surprises
ou peut-être de belles petites choses. On
essaie juste de leur donner les mêmes sensations
que les films procurent. C’est le « facteur
PJ », bien que cela soit difficile
de le confirmer.
C’est en
quelque sorte un parfait moment d’émotion
qui, dans un sens, le saisit quelques fois.
Le processus tel
que je l’ai vu était de lire un passage
du livre pour ce personnage, l’adapter,
et puis ensemble on arrivait avec quelque chose
qui, selon nous, fonctionnerait pour cette scène
en particulier. L’accent a été
sur la narration, qui, je pense, et totalement
appropriée. Dans chaque petite image, nous
n’essayons pas seulement de saisir un moment
dans le temps mais en fait de raconter une petite
histoire et de la placer dans un contexte pour
le jeu.
C’est comme
un instant statique du film qui ne s’est
jamais produit.
Oui, un instant
statique de quelque chose qui, dans un monde idéal,
serait la version de neuf ou dix heures de La
Communauté de l’Anneau ou des Deux
Tours. C’est amusant parce qu’en regardant
les films je pense – et ceci est certainement
notre espoir – qu’on peut s’éloigner
à n’importe quel moment du film,
sortir de l’histoire principale, et simplement
continuer de marcher sur la Terre du Milieu, et
cela serait un véritable lieu. C’est
une chose sur laquelle nous avons travaillé,
en essayant de créer l’ambiance du
film. Donc avec un peu de chance ces cartes vous
donneront l’impression de voyager, et vous
pourrez en fait partir trouver ces personnages
vivants quelque part en Terre du Milieu, alors
que nous n’y sommes jamais allé avec
nos caméras. C’est aussi une partie
de l’impression que j’adorerais donner.
Parlez-nous des
choix concernant les armes et les costumes.
Et bien, les choix
pour les armes et les costumes ont été
plus que tout conduits par ce qui n’avait
pas encore été beaucoup traité.
Ce que nous pouvions réutiliser et rhabiller,
les choses que nous n’avions pas beaucoup
utilisé et auxquelles nous voulions donner
une chance d’être vues. Donc, il y
avait une chance de réutiliser certaines
choses du Rohan, en particulier des affaires de
Théodred qui a à peine été
vu. Vous savez, on le voit en cadavre et c’est
à peu près tout. Alors c’était
une chance de vraiment montrer certains des magnifiques
travaux accomplis qui n’apparaissent quasiment
pas à l’écran.
Et, de manière
ironique, la personne qui l’a fait en est
aussi le modèle.
Oui, exactement,
ce qui est vraiment agréable. A nouveau,
ils ont utilisé quelqu’un de l’atelier.
Mike Grealish a l’air si fantastiquement
héroïque. Dès qu’ils
lui mettent la longue perruque, il ressemble à
un soldat du Rohan, donc c’est étonnant
qu’il n’ait jamais fait son petit
bout de chemin dans le film.
Et cette sensation
de fierté qui ressort en étant dans
l’armure.
En effet –
cela s’exprime vraiment sur lui. C’est
un homme plutôt humble, mais il y a une
chance pour lui d’intervenir dans quelque
chose qu’il porte et dont il se sent fier.
C’était vraiment super. Oh, les Rôdeurs
– en utilisant Warren Mahy et Gareth McGhie.
Tous deux sont des super Rôdeurs et ils
ont vraiment aimé faire ça. Et Ben
Wooten a savouré son rôle –
sa chance de jouer Brand. Et il a passé
un super moment. Je sais que lorsque vous autres
étiez en train de tourner, il avait des
idées très fermes de ce qu’il
devait faire. Il adorait ça, simplement.
Il demandait tous les jours, « C’est
toujours demain, n’est-ce pas ? On
va toujours le faire ? »
Ouais, il a apporté
beaucoup d’énergie sur le tournage
et un lien avec le personnage.
Je pense que le
bon côté en faisant la distribution
à partir de l’équipe, c’est
que les gens aussi sont enthousiastes pour ça.
Ils rentraient tous chez eux et ils lisaient leur
passage dans les livres encore une fois pour être
sûrs qu’ils tenaient bien leur personnage.
Comme la situation
avec « Les Elfes ne se penchent pas. »
Oui, exactement.
Le photographe disait à Jarl, « Penches-toi
un peu en avant, s’il-te-plait »,
et Glorfindel répondait, « Les
elfes ne se penchent pas. » (rires)
Tout s’est
assemblé très rapidement et en très
peu de temps. D’après moi, c’était
une opportunité qui disparaissait très
vite. Je vois ici à Weta Workshop des choses
qui vont dans des caisses et le travail sur King
Kong qui avance.
Et, en ayant accès
à des gens comme Emily Sturrock qui connaît
extrêmement bien l’inventaire de Weta
et qui a passé tant de temps sur le plateau,
elle connaît ainsi toutes les autres personnes.
Elle était la personne parfaite pour entrer
en liaison avec Amanda Neil, qui était
aussi notre modèle pour Goldberry, et d’avoir
Frankie (qui préfère ne pas utiliser
son nom de famille) et Susan Durno pour faire
le maquillage. Ces gens ont tous travaillé
ensemble pendant des années – ils
se connaissent tous très bien, ils connaissent
leurs capacités, et ils ont une telle confiance
les uns envers les autres qu’ils peuvent
être sûrs que chacun fera bien son
boulot.
Et Grant, le photographe,
était excellent. Il a déjà
pris plusieurs photos pour certains livres de
Harper Collins – pour la plupart des artefacts
et d’autres choses – donc c’est
agréable de l’avoir avec nous. Et,
il a aussi apporté sa camaraderie.
Et bien, j’espère
incontestablement qu’on peut revenir en
arrière et faire plus. J’adorerais
certainement ça. Ca a été
vraiment amusant. En fait, je suis en train de
savourer la chance d’utiliser Photoshop
et de toutes les compléter et de sortir
certaines cartes magnifiques. J’ai commencé
à faire les cartes parce que je pense juste
qu’elles ont l’air super. Bien qu’on
ait le jeu – elles ont l’air supers.
Alors, avec un peu de chance elles seront plus
ressemblantes de cette manière.
Y avait-il un
personnage en particulier parmi tous les personnages
existants qui était intimidant à
réaliser ?
Oui, les Êtres
de Galgal. Et encore, même après
le tournage, je ne suis pas complètement
sûr de quoi il ressemble exactement. Je
pense que ce sera OK. On a des visuels, c’est
quelque chose qui ressortira quand on le regarde,
quand on y travaille, et quand on essaie différentes
choses dessus. Ce sont des personnages très
complexes à faire sans entrer dans le territoire
des spectres de l’Anneau.
Et les descriptions
que J.R.R. Tolkien a mises en avant sont vagues.
Oh, ouais, elles
sont très nébuleuses, ce qui est
du Tolkien. Ses descriptions du Balrog sont très
vagues et nébuleuses. Il n’y a pas
d’images fortes à en tirer, et c’est
toujours prétentieux – ce qu’une
personne interprète ne va pas être
la même chose pour une autre personne. Même
avec ces cartes, certaines personnes peuvent dire,
« Et bien, ce n’est pas du tout
comme ça que je m’imaginais Tom Bombadil ».
De la même manière que dans les films,
on ne peut jamais plaire à tout le monde.
On vise le but de plaire à la plupart des
gens, et le plus souvent possible, et au moins
s’ils ne sont pas d’accord avec nous,
on peut espérer qu’ils diront, « Oh,
et bien, ce n’est pas ce que j’imaginais,
mais c’est plutôt cool – ça
ne me dérange pas. » Donc avec
un peu de chance ce sera le cas.
Et bien, vous
prenez ça en compte, n’est-ce pas,
quand vous concevez comment vous aimeriez que
ce personnage fonctionne ?
Absolument, à
la fin c’est toujours ce qu’on souhaite.
On travaille sur sa propre inspiration. Dans ce
cas particulier, nous n’avions pas un réalisateur
que nous essayions de contenter ; nous essayions
de contenter tout le monde.
Mais l’esprit
de PJ était toujours là.
C’est difficile
de s’en éloigner maintenant. C’est
tellement immergé dans Le Seigneur des
Anneaux. Et on sait que PJ va probablement les
voir à un certain moment, donc on espère
qu’il les regardera en disant, « Oh,
super ! »
En fait, ce que
je suis en train de savourer – que cela
se passe ou non, mais j’espère que
cela arrivera – c’est de mettre maintenant
des personnages tels que ces demi-Trolls et ces
Trolls de la Moria, en essayant de prendre certaines
des images que nous avons et d’essayer de
les placer ailleurs. Je pense que cela va être
très amusant. Le Troll des Cavernes de
la Moria était « LE »
Troll. Tous les autres Trolls que nous avons vus
dans Les Deux Tours et Le Retour du Roi étaient
ce Troll, modifié, transformé, et
trafiqué. J’espère qu’on
peut faire exactement la même chose une
fois encore pour essayer d’en créer
d’autres intéressants pour ces nouvelles
cartes. L’autre chose, aussi, avec ces cartes,
je pense que nous débutions avec quelque
chose qui pourrait être plutôt stoïque
et tranquille au niveau du design et quand nous
en sommes arrivés aux prises de vue, le
concept a bien changé pour en faire une
scène d’action, ce qui était
amusant parce que je crois que la scène
d’action est bien plus dramatique, bien
plus excellente et intéressante –
et encore une fois, elles racontent une histoire.
Ce n’est pas simplement un gars qui se tient
devant la caméra, en posant.
Donc vous avez
travaillé sur les films du Seigneur des
Anneau pendant longtemps – depuis quand ?
Je suis allé
à un meeting pour le design en 1997 avec
Richard et quelques autres designers. Nous sommes
allés chez Peter et nous nous sommes assis
pour manger du poisson et des chips à la
table de sa cuisine et nous avons parlé
des idées pour le projet et quels personnages
il voulait que nous commencions à dessiner
– c’était il y a sept ans maintenant,
donc c’est vraiment remarquable. Cela fait
si longtemps.
Avez-vous un sentiment
de fin par rapport à ça ?
Pas encore. Ce
n’est jamais vraiment terminé. Chaque
fois que je pense avoir terminé, il y a
toujours quelque chose d’autre – le
fait d’être dans le merchandising
avec Sideshow Weta ou, dans ce cas, ces cartes,
ce qui pour moi est en fait plus excitant parce
qu’on fait des choses nouvelles au lieu
de refaire ce que nous avons déjà.
Nous arrivons en fait avec des nouveaux personnages
et nous élargissons le monde. Et, moi-même
et certains des autres designers sommes tellement
amoureux de la Terre du Milieu que nous avons
fini par signer avec Decipher pour faire des illustrations
pour le jeu de rôle, ce qui a été
très amusant. Je suppose que dans mon cœur
je suis plutôt réticent à
partir. J’aime tant la Terre du Milieu.
Les gens se plaignent que Le Retour du Roi avait
une fin plutôt longue – certains n’aiment
pas ça. Je l’ai adorée parce
que je ne voulais pas que cela se finisse. Je
voulais juste que ça continue encore et
encore, et encore. C’est un long « au
revoir » d’une certaine manière.
Peut-être que, si je suis chanceux, je peux
l’étendre suffisamment longtemps
jusqu’à ce que quelqu’un découvre
qu’ils vont faire Le Hobbit, et peut-être
pourrais-je en faire partie. Ce serait un scénario
idéal.
Et puis on aura
une opportunité pour encore plus de cartes.
Oh oui, exactement !
-> Article
originel
|