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Auteurs, E-mail : Guybrush
Dernière Mise à jour : 10/04/2004

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.:: La création des cartes Decipher de Weta : Une interview avec Daniel Falconer, de Weta Workshop ::.

A ce jour, vous avez vu la première série des cartes Decipher décrivant des personnages des romans du Seigneur des Anneaux – mais qui n’apparaissent pas dans les films – qui ont été créées pour le TCG du Seigneur des Anneaux. Tom Bombadil, Goldberry, Glorfindel et Radagast arriveront ce printemps comme des cartes preview dans la Collection Countdown et comme cartes de jeu dans l’ensemble Reflections ; des cartes supplémentaires feront leur apparition dans d’autres produits TCG du Seigneur des Anneaux et les campagnes de publicité commenceront mi-2004. Comme annoncé récemment, les images des cartes Decipher sont créées par Weta Workshop, le studio d’effets spéciaux lauréat d’un Oscar, qui a créé la plupart des supports et effets spéciaux des films. Les images à créer n’incluent pas seulement des personnages, mais aussi un certain nombre de photos d’armes, des Anneaux de Pouvoir, et du Palantir qui n’ont été vus que brièvement (ou pas du tout) dans les films.

Plus tôt cette année, le « creative director », Dan Burns, faisait le voyage pour la Terre du Milieu – la Nouvelle-Zélande, donc – pour superviser les prises de photo de Weta Workshop et pour s’assurer que les buts de Decipher et les concepts étaient réalisés. Pendant son séjour de trois semaines, en plus des quelques photos exclusives des coulisses et du fait d’avoir joué en Denethor costumé pour des plans rapprochés de son épée (une de celles qui apparaîtra dans l’ensemble Reflections), Dan a aussi longuement discuté avec le designer le plus haut placé de Weta Workshop, Daniel Falconer, à propos du processus de casting et du fait de créer des costumes pour les personnages pour cette prise unique de photos.

Dan Burns interviewe Daniel Falconer

Quelles sont vos pensées concernant le projet Decipher et le fait d’y être impliqué ?

Ce que j’aime, c’est le fait que cela nous donne une chance de revenir en arrière et d’étendre le monde de la création de films. C’est vraiment super d’être capable de faire des choses qui se passent dans les romans et qui, pour une raison quelconque, ont été coupées ou n’allaient jamais coller à l’histoire. C’est agréable de faire un retour en arrière et de les mettre en place, et j’ai aussi le sentiment qu’avec tout le travail sur les films, j’ai appris beaucoup plus. Donc c’est agréable d’être capable d’y appliquer une partie de cette connaissance et d’y revenir. J’aime tellement la Terre du Milieu que je n’ai pas vraiment envie de la quitter, donc c’est une bonne excuse (rires) pour y rester un petit peu plus longtemps.

Au départ, était-il prévu d’inclure certains de ces personnages dans le film?

Certains d’entres eux. Pendant un moment il y avait des discussions sur Radagast faisant une apparition, au moins à l’arrière-plan d’une séquence. Un costume a été créé pour lui, et bien entendu nous ne finissons jamais le tournage, alors c’était une chance de l’utiliser. Et de manière assez intéressante, notre Radagast dans ces cartes allait en fait également être le Radagast pour le film, ce qui est cool.

Alors c’est presque comme un retour au point de départ.

Ouais, il a eu sa chance bien qu’il n’ait pas pu le faire dès le début devant la caméra.

Ou de finir par terre, dans la salle de montage.

Oui (rires).

Et pour le reste ?


Glorfindel, pour ce que j’en sais, n’en a jamais fait partie. Mais Jarl Benzon, dont le frère joue Rumil, le frère de Haldir, a été un figurant elfe pendant très longtemps. Il a aussi eu sa chance de briller, ce qui est bien. Je ne crois pas que nous avions de véritables projets pour Tom et Goldberry. Ils faisaient partie de ces choses qui ont été coupées très tôt. Je peux comprendre pourquoi. Mais en ayant dit ça, je sais que vous n’avez qu’à regarder sur Internet pour voir l’affection qu’ils ont pour ces personnages. Donc c’est vraiment super de les faire pour le jeu.

Je crois que Tom est probablement un des personnages qui est toujours mentionné par les fans, qui auraient souhaité le voir dans le film.

Absolument. Avec un peu de chance, nous donnons aux gens quelque chose d’excitant dans une moindre mesure – au moins avec ces cartes, et puis ils semblent sortir tout droit du même monde que les autres personnages du film.

Jusqu’à présent ça a l’air excellent. Quels styles de défi avez-vous traversés en essayant de recréer tout cela en photographie, de manière digitale, et grâce à Photoshop ?

Il y a des challenges dans le sens où nous n’avions pas beaucoup de temps à passer là-dessus, donc nous devons faire autant que possible de manière créative pour réutiliser les choses que nous avons déjà. Soit des choses qui n’ont pas fonctionné devant la caméra ou qui ont été entrevues si brièvement qu’elles ne sont pas reconnaissables, soit des choses que nous pouvons modifier de manière digitale. Nous avons essayé de ne pas avoir à faire trop de nouvelles choses, en particulier pour eux. Le bâton de Radagast était une des seules choses que nous avons commencée à partir d’une ébauche et que nous avons complètement créée parce que nous n’avions rien de vraiment approprié pour cela. Mais d’autres choses, comme les costumes, étaient des réutilisations créatives de différents personnages, re-coloriés soit de manière digitale soit re-habillés différemment. C’était vraiment super d’avoir les mêmes personnes qui travaillent sur le maquillage et les costumes pour ces prises de vue que nous avions dans les films, donc c’était une grande chance pour eux d’appliquer tout ce qu’ils avaient appris. Et ils ont une connaissance profonde de tous leurs domaines donc ils étaient capables de trouver des moyens intéressants pour changer ces personnages et en donnant pourtant l’impression qu’ils venaient du même monde. Comme Tom Bombadil – son costume est en fait un très vieux costume de test pour Gandalf, qui n’est jamais allé très loin. Ca n’allait pas sur lui, et nous le lui avons fait un petit peu plus bleu pour coller avec la description du livre. Et son chapeau est un chapeau de Hobbit. Je pense que c’est ce que nous lui avons mis et colorié.

Comment ont été choisis les acteurs pour cette prise de vue ?

Autant que possible – simplement pour des raisons d’accès et également juste pour son côté amusant – nous avons essayé de choisir les personnages venant de Weta Workshop et de l’équipe du Seigneur des Anneaux. Nous avons eu la chance d’utiliser Yal, qui a été un elfe pendant sept ans sur le film, donc on n’a pas du tout besoin de coacher ce gars. Il peut marcher droit sur le plateau, et il sait exactement comment il doit se tenir et de quoi il doit avoir l’air, donc c’est un choix idéal pour ça. Mais la plupart des autres membres de la distribution ont été tirés de l’équipe de Weta, ce qui est super parce que ce sont des personnes qui voulaient vraiment une chance d’être dans les films et ça a fonctionné très longtemps, alors maintenant ils ont leur petit moment de gloire. Et il y a également quelques stars étonnantes parmi eux. Certains des acteurs sont si différents dans la vraie vie par rapport à ce qu’ils sont dans le film – comme Peter Lyons, le principal fabriquant d’épée.

Quelle a été votre inspiration pour les arrangements, l’imagerie et la phase de conception – était-ce principalement pris de J.R.R. Tolkien ?

Oui, c’était principalement pris des livres, mais nous avons aussi essayé de placer ces descriptions au travers du « filtre PJ ».

Qu’est-ce que le « filtre PJ » ?

Et bien, bonne question. En regardant les films, on obtient quelque chose qui, dans la plupart des cas, adhère à ce qui est décrit dans le livre, mais aussi avec la touche de quelque chose d’autre. C’est une petite saveur, un goût d’autre chose. Nous essayons de tous les combiner avec une saveur que l’on retrouve dans les films. C’est quelque chose d’énorme d’essayer d’y mettre ses doigts, mais le fait de tenter d’apporter ça également à ces cartes – des petites surprises ou peut-être de belles petites choses. On essaie juste de leur donner les mêmes sensations que les films procurent. C’est le « facteur PJ », bien que cela soit difficile de le confirmer.

C’est en quelque sorte un parfait moment d’émotion qui, dans un sens, le saisit quelques fois.

Le processus tel que je l’ai vu était de lire un passage du livre pour ce personnage, l’adapter, et puis ensemble on arrivait avec quelque chose qui, selon nous, fonctionnerait pour cette scène en particulier. L’accent a été sur la narration, qui, je pense, et totalement appropriée. Dans chaque petite image, nous n’essayons pas seulement de saisir un moment dans le temps mais en fait de raconter une petite histoire et de la placer dans un contexte pour le jeu.

C’est comme un instant statique du film qui ne s’est jamais produit.

Oui, un instant statique de quelque chose qui, dans un monde idéal, serait la version de neuf ou dix heures de La Communauté de l’Anneau ou des Deux Tours. C’est amusant parce qu’en regardant les films je pense – et ceci est certainement notre espoir – qu’on peut s’éloigner à n’importe quel moment du film, sortir de l’histoire principale, et simplement continuer de marcher sur la Terre du Milieu, et cela serait un véritable lieu. C’est une chose sur laquelle nous avons travaillé, en essayant de créer l’ambiance du film. Donc avec un peu de chance ces cartes vous donneront l’impression de voyager, et vous pourrez en fait partir trouver ces personnages vivants quelque part en Terre du Milieu, alors que nous n’y sommes jamais allé avec nos caméras. C’est aussi une partie de l’impression que j’adorerais donner.

Parlez-nous des choix concernant les armes et les costumes.

Et bien, les choix pour les armes et les costumes ont été plus que tout conduits par ce qui n’avait pas encore été beaucoup traité. Ce que nous pouvions réutiliser et rhabiller, les choses que nous n’avions pas beaucoup utilisé et auxquelles nous voulions donner une chance d’être vues. Donc, il y avait une chance de réutiliser certaines choses du Rohan, en particulier des affaires de Théodred qui a à peine été vu. Vous savez, on le voit en cadavre et c’est à peu près tout. Alors c’était une chance de vraiment montrer certains des magnifiques travaux accomplis qui n’apparaissent quasiment pas à l’écran.

Et, de manière ironique, la personne qui l’a fait en est aussi le modèle.

Oui, exactement, ce qui est vraiment agréable. A nouveau, ils ont utilisé quelqu’un de l’atelier. Mike Grealish a l’air si fantastiquement héroïque. Dès qu’ils lui mettent la longue perruque, il ressemble à un soldat du Rohan, donc c’est étonnant qu’il n’ait jamais fait son petit bout de chemin dans le film.

Et cette sensation de fierté qui ressort en étant dans l’armure.

En effet – cela s’exprime vraiment sur lui. C’est un homme plutôt humble, mais il y a une chance pour lui d’intervenir dans quelque chose qu’il porte et dont il se sent fier. C’était vraiment super. Oh, les Rôdeurs – en utilisant Warren Mahy et Gareth McGhie. Tous deux sont des super Rôdeurs et ils ont vraiment aimé faire ça. Et Ben Wooten a savouré son rôle – sa chance de jouer Brand. Et il a passé un super moment. Je sais que lorsque vous autres étiez en train de tourner, il avait des idées très fermes de ce qu’il devait faire. Il adorait ça, simplement. Il demandait tous les jours, « C’est toujours demain, n’est-ce pas ? On va toujours le faire ? »

Ouais, il a apporté beaucoup d’énergie sur le tournage et un lien avec le personnage.

Je pense que le bon côté en faisant la distribution à partir de l’équipe, c’est que les gens aussi sont enthousiastes pour ça. Ils rentraient tous chez eux et ils lisaient leur passage dans les livres encore une fois pour être sûrs qu’ils tenaient bien leur personnage.

Comme la situation avec « Les Elfes ne se penchent pas. »

Oui, exactement. Le photographe disait à Jarl, « Penches-toi un peu en avant, s’il-te-plait », et Glorfindel répondait, « Les elfes ne se penchent pas. » (rires)

Tout s’est assemblé très rapidement et en très peu de temps. D’après moi, c’était une opportunité qui disparaissait très vite. Je vois ici à Weta Workshop des choses qui vont dans des caisses et le travail sur King Kong qui avance.

Et, en ayant accès à des gens comme Emily Sturrock qui connaît extrêmement bien l’inventaire de Weta et qui a passé tant de temps sur le plateau, elle connaît ainsi toutes les autres personnes. Elle était la personne parfaite pour entrer en liaison avec Amanda Neil, qui était aussi notre modèle pour Goldberry, et d’avoir Frankie (qui préfère ne pas utiliser son nom de famille) et Susan Durno pour faire le maquillage. Ces gens ont tous travaillé ensemble pendant des années – ils se connaissent tous très bien, ils connaissent leurs capacités, et ils ont une telle confiance les uns envers les autres qu’ils peuvent être sûrs que chacun fera bien son boulot.

Et Grant, le photographe, était excellent. Il a déjà pris plusieurs photos pour certains livres de Harper Collins – pour la plupart des artefacts et d’autres choses – donc c’est agréable de l’avoir avec nous. Et, il a aussi apporté sa camaraderie.

Et bien, j’espère incontestablement qu’on peut revenir en arrière et faire plus. J’adorerais certainement ça. Ca a été vraiment amusant. En fait, je suis en train de savourer la chance d’utiliser Photoshop et de toutes les compléter et de sortir certaines cartes magnifiques. J’ai commencé à faire les cartes parce que je pense juste qu’elles ont l’air super. Bien qu’on ait le jeu – elles ont l’air supers. Alors, avec un peu de chance elles seront plus ressemblantes de cette manière.

Y avait-il un personnage en particulier parmi tous les personnages existants qui était intimidant à réaliser ?

Oui, les Êtres de Galgal. Et encore, même après le tournage, je ne suis pas complètement sûr de quoi il ressemble exactement. Je pense que ce sera OK. On a des visuels, c’est quelque chose qui ressortira quand on le regarde, quand on y travaille, et quand on essaie différentes choses dessus. Ce sont des personnages très complexes à faire sans entrer dans le territoire des spectres de l’Anneau.

Et les descriptions que J.R.R. Tolkien a mises en avant sont vagues.

Oh, ouais, elles sont très nébuleuses, ce qui est du Tolkien. Ses descriptions du Balrog sont très vagues et nébuleuses. Il n’y a pas d’images fortes à en tirer, et c’est toujours prétentieux – ce qu’une personne interprète ne va pas être la même chose pour une autre personne. Même avec ces cartes, certaines personnes peuvent dire, « Et bien, ce n’est pas du tout comme ça que je m’imaginais Tom Bombadil ». De la même manière que dans les films, on ne peut jamais plaire à tout le monde. On vise le but de plaire à la plupart des gens, et le plus souvent possible, et au moins s’ils ne sont pas d’accord avec nous, on peut espérer qu’ils diront, « Oh, et bien, ce n’est pas ce que j’imaginais, mais c’est plutôt cool – ça ne me dérange pas. » Donc avec un peu de chance ce sera le cas.

Et bien, vous prenez ça en compte, n’est-ce pas, quand vous concevez comment vous aimeriez que ce personnage fonctionne ?

Absolument, à la fin c’est toujours ce qu’on souhaite. On travaille sur sa propre inspiration. Dans ce cas particulier, nous n’avions pas un réalisateur que nous essayions de contenter ; nous essayions de contenter tout le monde.

Mais l’esprit de PJ était toujours là.

C’est difficile de s’en éloigner maintenant. C’est tellement immergé dans Le Seigneur des Anneaux. Et on sait que PJ va probablement les voir à un certain moment, donc on espère qu’il les regardera en disant, « Oh, super ! »

En fait, ce que je suis en train de savourer – que cela se passe ou non, mais j’espère que cela arrivera – c’est de mettre maintenant des personnages tels que ces demi-Trolls et ces Trolls de la Moria, en essayant de prendre certaines des images que nous avons et d’essayer de les placer ailleurs. Je pense que cela va être très amusant. Le Troll des Cavernes de la Moria était « LE » Troll. Tous les autres Trolls que nous avons vus dans Les Deux Tours et Le Retour du Roi étaient ce Troll, modifié, transformé, et trafiqué. J’espère qu’on peut faire exactement la même chose une fois encore pour essayer d’en créer d’autres intéressants pour ces nouvelles cartes. L’autre chose, aussi, avec ces cartes, je pense que nous débutions avec quelque chose qui pourrait être plutôt stoïque et tranquille au niveau du design et quand nous en sommes arrivés aux prises de vue, le concept a bien changé pour en faire une scène d’action, ce qui était amusant parce que je crois que la scène d’action est bien plus dramatique, bien plus excellente et intéressante – et encore une fois, elles racontent une histoire. Ce n’est pas simplement un gars qui se tient devant la caméra, en posant.

Donc vous avez travaillé sur les films du Seigneur des Anneau pendant longtemps – depuis quand ?

Je suis allé à un meeting pour le design en 1997 avec Richard et quelques autres designers. Nous sommes allés chez Peter et nous nous sommes assis pour manger du poisson et des chips à la table de sa cuisine et nous avons parlé des idées pour le projet et quels personnages il voulait que nous commencions à dessiner – c’était il y a sept ans maintenant, donc c’est vraiment remarquable. Cela fait si longtemps.

Avez-vous un sentiment de fin par rapport à ça ?

Pas encore. Ce n’est jamais vraiment terminé. Chaque fois que je pense avoir terminé, il y a toujours quelque chose d’autre – le fait d’être dans le merchandising avec Sideshow Weta ou, dans ce cas, ces cartes, ce qui pour moi est en fait plus excitant parce qu’on fait des choses nouvelles au lieu de refaire ce que nous avons déjà. Nous arrivons en fait avec des nouveaux personnages et nous élargissons le monde. Et, moi-même et certains des autres designers sommes tellement amoureux de la Terre du Milieu que nous avons fini par signer avec Decipher pour faire des illustrations pour le jeu de rôle, ce qui a été très amusant. Je suppose que dans mon cœur je suis plutôt réticent à partir. J’aime tant la Terre du Milieu. Les gens se plaignent que Le Retour du Roi avait une fin plutôt longue – certains n’aiment pas ça. Je l’ai adorée parce que je ne voulais pas que cela se finisse. Je voulais juste que ça continue encore et encore, et encore. C’est un long « au revoir » d’une certaine manière. Peut-être que, si je suis chanceux, je peux l’étendre suffisamment longtemps jusqu’à ce que quelqu’un découvre qu’ils vont faire Le Hobbit, et peut-être pourrais-je en faire partie. Ce serait un scénario idéal.

Et puis on aura une opportunité pour encore plus de cartes.

Oh oui, exactement !

-> Article originel